BREUIL - en - BESSIN

Canton de Trévières

Les habitants de Le Breuil-en-Bessin sont appelés les .


Juin 1868   -   Un accident.    -   Jeudi, un malheureux événement est venu attrister la commune du Breuil. Un jeune homme, âgé de 16 ans, le sieur François Albert Eugène François, dit Lenjalley, de Gueron, qui conduisait, sur la route de Littry, une voiture chargée de grain, ayant voulu ramasser sont fouet tombé à terre, s'est laissé surprendre par la roue et a été écrasé.  

 

Juin 1870   -  Fait divers.   -   Un incendie considérable, occasionné par un feu de cheminée, a éclaté mardi, vers quatre heures d'après-midi, au village de Goville, commune du Breuil, chez M. Eugène Lécot, propriétaire. Au moment où est arrivée la pompe de l'administration des mines, conduite et accompagnée par la population entière du bourg des Mines, le feu avait déjà consumé la couverture en chaume de la maison d'habitation, ainsi que la maison de M. Fantray, située de l'autre côté de la Petite Rue, couverte également en chaume.

Grâce à l'habile direction donnée à la pompe des Mines et à celle de la commune de Littry qui n'a pas tardé à lui venir en aide, l'incendie a pu être concentré dans la partie supérieure des bâtiments que nous venons d'indiquer, et l'on a pu préserver tout un groupe, assez important, de maisons voisines qui, sans les vigoureux efforts de hardis et dévoués travailleurs, étaient sur le point de fournir un nouvel aliment au sinistre.

On est vraiment effrayé à la pensée d'un semblable accident survenu la nuit. Le mobilier des maisons atteintes a pu être préservé, mais non sans de graves avaries. Le mobilier et les immeubles sont assurés.

 

Mai 1875   -   Condamnation.  -  Louis-Léon Marie, 28 ans, journalier au Breuil, dont les antécédents ne sont pas mauvais, était accusé d'avoir porté des coups à un gendarme qui voulait constater, une contravention dont il s'était rendu coupable. Marie a été condamné à 6 mois et 16 fr. d'amende.  

 

Décembre 1877   -  Une femme tuée par un cheval emporté.  -  Le nommé Anne, 18 ans, domestique au Breuil, chez le sieur Lefrançois, se rendait au marché de Trévières avec un banneau. La chambrière de cette voiture s'étant décrochée, le cheval prit le mors aux dents, et, arrivé a l'entrée du bourg, il renversa la femme Yger, âgée de 70 ans, qui n'avait pas eu le temps de se garer. Du coup violent à la tempe gauche la renversa, la mort a été instantanée. Le conducteur, qui ignorait les conséquences de cet accident est parvenu, non sans efforts, à vaincre le cheval, en s'exposant lui-même à une mort presque certaine, mais il n'a éprouvé que des contusions sans gravité.  

 

Janvier 1879  -  Construction d’écoles.  -   Pour le Calvados, 25 constructions nouvelles dans 22 communes, dans l’arrondissement de Bayeux : Le Breuil, une école mixte ; Juaye-Mondaye, de 2 écoles ; Longraye, d’une école mixte ; Maisons, d’une école mixte ; Hottot, d’une école de garçons.

 

Mars 1883  -  Écrasé. –  La semaine dernière, le nommé Jean Michel, 42 ans, charretier chez M. Ladroue, au Breuil, conduisait une charrette vide au bois du Molay. Il avait passé une partie de la nuit précédente à boire et dormait assis sur le devant de la voiture. Il est tombé et une des roues lui a écrasé la poitrine, la mort a été presque instantanée.  

 

Novembre 1883  -  Une femme éventrée par une vache.    Mercredi, à la tombée du jour, une dame Yon, du Breuil, canton de Trevières, se rendait, accompagnée de sa fille et de sa petite-fille, dans une de ses pièces pour traire une de ses vaches. Au moment où elle approchait de l'une d'elles, la bête et devenue tout à coup furieuse se précipite vers l'enfant que la pauvre grand'mère s'efforce de protéger. La vache alors se tourne contre elle, la laboure de coups de cornes, l'a renverse et la piétine avec rage. Le corps de la malheureuse femme n'était plus qu'une plaie quand on parvint à la délivrer, et quelques heures après elle succombait à ses affreuses blessures.

 

Mars 1891  -  Excitation de mineurs à la débauche.  -  La veuve Binval, 45 ans, demeurant à Bures, attirait chez elle de jeunes garçons et, moyennant finances, leur procurait une fillette, « remplie de bonté d'âme », qui ne demandait pas mieux que de se livrer à ce petit commerce. La veuve Binval a été condamnée à un an de prison et à 50 fr. d'amende.

Pour la femme Marets, 45 ans, dentellière à Cully, c'est une autre chanson. Elle attirait aussi chez elle des garçons de 15 à 16 ans et leur faisait payer ses vieilles faveurs... Et, comme les choses se passaient en commun, elle a été poursuivie pour excitation de mineurs à la débauche et pour outrage public à la pudeur, puis condamnée à deux ans de prison et 50 fr. d'amende.    (Source B.N.)

 

Avril 1893  -  Mort accidentelle.  -  Samedi, au Breuil, près Tréviéres, la nommée Désirée Huault, veuve Perrée, 39 ans, voulant puiser de l'eau dans une mare de son habitation, est tombée dans l'eau et s'est noyée.   (Source B.N.)

 

Décembre 1893  -  Homicide par imprudence.  -  Une fille Marie Laurent, servante à St-Ebremond (Manche), chez un sieur Germain, a été l'objet d'un procès-verbal au sujet d'un homicide par imprudence commis sur son enfant, âgé de deux jours. Cette fille s'était retirée au Breuil, canton de Trévières, où elle a été arrêtée. (Source B.N.)  

 

Janvier 1894  -  Ce n’est pas cela.  -  Plusieurs de nos confrères racontent qu'une fille Marie Laurent avait été écrouée à la prison de Bayeux, sous l'inculpation d'infanticide par imprudence. La fille Marie Laurent ne s'est point rendue coupable d'un infanticide, elle a simplement eu l'imprudence de faire à pied, au mois de décembre et dès le lendemain de son accouchement, le chemin de St-Ebremond au Breuil, et son enfant, qu'elle tenait dans ses bras, est mort de froid. (Source B.N.)

 

Janvier 1902 - Chiens attelés. - Samedi dernier, Ernest Guyenro, marchand de poisson au Breuil, était parti acheter son poisson à Port. Monté dans son camion, il se laissait emporter sur la route de Trevières au galop de ses cinq chiens, quand, à Maisons, les gendarmes l'invitèrent à s'arrêter.

- Ça y est ! S'exclama-t-il, je suis pincé !       Il était pincé, en effet.

 

Octobre 1923  -  Élection d’un Maire  - M. Piquot Adolphe a été élu maire en remplacement de M. Goubot, démissionnaire.

 

Juillet 1924  -  A bout de patience, elle tire un coup de fusil sur son mari.  -  Le 22 juillet, les gendarmes de Balleroy on arrêté Louise Jeanne, femme Ygouf, 35 ans, journalière au Breuil-en-Bessin, inculpée de tentative de meurtre sur la personne de son mari. Louis Ygouf, 48 ans. Depuis 11 ans qu'elle est mariée, son mari n'a pour ainsi dire jamais travaillé, bien qu'il soit valide. Chaque jour, alors qu'elle allait travailler, elle remettait à son mari l’argent nécessaire pour sa nourriture. Mais non content de ce qu'on lui donnait Ygouf faisait disparaître de temps à autre des objets mobiliers pour se procurer de l'argent et boire. Or, lundi dernier, on vient prévenir Mme Ygouf. que son mari était en train de ménager du mobilier. Furieuse, elle se rendit à son domicile, d'où son mari était absent. Comme il arrivait par un petit chemin, elle se saisit d'un fusil chargé, qui se trouvait dans la cuisine, et visant son mari, elle tira. Heureusement, Ygouf ne fut pas atteint. Il prit la fuite et alla se cacher dans une cave, les gendarmes le trouvèrent quand ils se présentèrent à la maison des époux Ygouf. Interrogée, la femme Ygouf déclara que son mari était revenu, elle aurait tiré une seconde fois. C'eût d'ailleurs été une fois.
 De plus sans domicile pour le mari car Mme Ygouf avait rechargé son fusil a contre sens, mettant d'abord dans le canon du fusil la charge de plomb, une bourre de papier et la poudre par dessus.
La femme Ygouf a été amenée au parquet de Bayeux et écrouée la maison d'arrêt.

 

Août 1924  -  Querelle entre voisins.  -  Mme Veuve Gabrielle Jouanne, née Lecornu, 44 ans, demeurant au Breuil-en-Bessin, a pour voisins depuis 15 mois les époux Fleury. Tout ce petit monde vit en mauvaise intelligence et souvent il y a des discussions. A la suite d'une de ces scènes, dimanche au soir, il y aurait eu échange de coups avec menaces et injures entre la veuve Jouanne et le sieur Jules Fleury, 25 ans. Un nom Léonce Thomas, 33 ans, se serait également engagé dans cette rixe. Tous les trois sont poursuivis pour injures, menaces et coups réciproques.

 

Août 1926  -  Incendie.  -  Le 5 août, au matin, le feu s'est déclaré chez Mme Virginie, née Godin, 22 ans, pendant l'absence de celle-ci qui était chez sa mère, à Littry. Un lit et un berceau ont été complètement brûlés. L'incendie fut rapidement circonscrit par les voisins et les pompiers de Littry. Préjudice, 1.500 francs. Il y a assurance.

 

Août 1926  -  Accident mortel.  -  ̃M. Marcel Lamare, herbager au Breuil-en-Bessin, était allé passer la journée de lundi au bord de la mer avec sa femme, son fils et plusieurs amis. Tous étaient en voiture attelée d'un cheval. Le soir, en quittant St-Laurent-sur-Mer, M. Lamare qui conduisait, voulu éviter un cycliste, mais heurta une automobile arrêtée près l'Hôtel Lebassacq.
Le choc fut tel que la carriole de M. Lamare se renversa et son fils, âgé de 6 ans, tué sur le coup. Les autres occupants sortirent indemnes de cet accident.

Les obsèques du pauvre petit ont eu lieu hier jeudi en l'église du Breuil-en-Bssin, au milieu d'une nombreuse assistance.

 

Juillet 1931   -   Pour une vache.   -   Mme veuve Duval Pierre, cultivatrice à Saint-Georges-de-Bohon, vient de saisir la gendarmerie d'une plainte pour une vache volée dans ses herbages.
Le vol a été commis par sa propre fille, Madeleine, qui avait quitté le toit maternel depuis quelques jours.
Les renseignements recueillis permirent d'apprendre que la vache amouillante avait été vendue 2.500 fr. à M. Lamarre Marcel, marchand de bestiaux au Breuil-en-Bessin.
Cette vache valait au minimum 4.300 francs. Mme Duval l'a réclamée à M. Lamarre en offrant de lui restituer les 2.500 francs versés à sa fille. Le courtier a refusé, d'où plainte. Le Parquet appréciera
.

 

Décembre 1944  -  Un wagon déraille : Une blessée.  -  Au Breuil-en-Bessin heurté par une locomotive, un wagon a déraillé et a été projeté contre la maison du garde-barrière. Mme Boyer. Cette dernière a été légèrement blessée.  

 

Mars 1945  -  Une bonne prise.  -  MM. Maurice Lacour et Raoul Naveau, de passage au Breuil-en-Bessin, ont aperçu quatre prisonniers allemands évadés, ils ont réussi à en appréhender trois qu’ils ont remis aux autorités britanniques à Littry. Le quatrième fugitif a été repris aux environs de Crouay. (source B-N)

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