BREUIL - en - AUGE

Canton de Blangy-le-Château

Les habitants de la commune de Le Breuil-en-Auge sont des

Août 1868   -   Un suicide.   -   Mercredi le Parquet de Pont-l'Evêque s'est transporté en la commune du Breuil, au domicile de la veuve Gosset, dont la maison venait d'être la proie des flammes.

Il paraîtrait, qu'après avoir mis le feu à sa demeure, cette femme, âgée de 65 à 68 ans, se serait d'abord, à l'aide d'un rasoir, porté un coup de cet instrument dans l'abdomen, mais comme cette blessure ne pouvait déterminer une mort immédiate, elle se serait porté un second coup plus décisif en avant du cou.

Bien que tous les muscles de cette région, ainsi que la trachée artère aient été complètement divisés, la mort cependant n'a pas été instantanée, ce qui a tenu à ce que l'instrument tranchant n'ayant pas divisé les artères carotides, c'était plutôt à une hémorragie veineuse qu'artérienne, que la femme Gosset avait succombé 10 minutes environ après l'accident.

Malgré ses plaies béantes et ruisselantes de sang, cette malheureuse avait eu encore la volonté, avant de rendre le dernier soupir, de serrer dans le tiroir de son buffet le rasoir dont elle s'était servie.  

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  Encore deux incendies qui nous sont transmis par notre correspondant de Coquainvilliers :

Le premier à Coquainvilliers : le 23 novembre, M. Alphonse Guesnet, propriétaire au Breuil, passait par la roule de Coquainvilliers vers les 9 heures, du soir, lorsqu'il vit le four de M. Huet enflammé. M Guesnet éveilla aussitôt le fermier, prit des brocs et éteignit ce commencement d'incendie, la perte, couverte par  l’Assurance Mutuelle, peut être évaluée à 20 francs, mais les dégâts auraient été considérables si on n'y eût apporté de prompts secours, à cause des bâtiments voisins couverts en chaume.

Le 2e sinistre a eu lieu au Breuil, dans la nuit de dimanche à lundi, un bâtiment couvert en chaume et à usage d'étables, a été complètement brûlé. Ce bâtiment appartenait à M. Loriot, cultivateur à Pierrefitte. La perte est évaluée de 4 à 500 fr., non assuré. M. Guesnet est encore un de ceux qui est arrivé des premiers pour porter des secours. Dans ces incendies on attribue la cause du feu à la malveillance.

 

Novembre 1871   -  Fait divers.   -  Un incendie, dont la cause est inconnu, a éclaté le 28 novembre, vers une heure du matin, en la commune du Breuil, Canton de Blangy, et a consumé deux bâtiments construits en colombage et argile, couverts en chaume, refermant du foin et de la paille. La perte de l'immeuble et de la paille, appartenait au sieur Arsène Dubreuil, cultivateur à St-Germain-de-Livet, est estimée à 3.120 fr., dont 3.000 couverts par une assurance. Le foin (650 bottes), estimé à 160 fr., appartenant au sieur Louis Toutain, cultivateur au Breuil, n'était pas assuré.

 

Mai 1872   -  Fait divers.   -  La récolte du blé sera abondante cette année et le pain bon marché. Qui dit cela ? La caille, d'après le dicton ancien : « Autant de fois chante la caille, autant de pistoles vaut le sac de blé. » Or, cette année, la caille fait entendre son chant criard quatre fois consécutives : signe d'abondance et le blé à 40 fr. le sac. L'année dernière, elle le répétait six et sept fois ; présage de cherté. En effet, le blé n'a-t-il pas, en ces derniers jours, monté à plus de 60 fr.

 

Juin 1872   -  Accident.   -  Un accident déplorable est arrivé, le 8 de ce mois, dans la filature de laine du Breuil, le sieur Jean-Baptiste Poutrel, âgé de 45 ans, contremaître dans cet établissement, a été entraîné par la grande courroie de l'arbre découche, au moment où il faisait tomber cette courroie. Il a été lancé avec tant de violence contre une poutre, que la tête a été broyée et les bras séparés du tronc.

Cet affreux spectacle se passait sous les yeux de sa femme et de son enfant, qui étaient employés dans l'établissement.

 

Août 1873   -   Glanage.   -   Au moment des récoltes, il est utile de rappeler un arrêt de la Cour de cassation qui concerne le droit de glanage. Les propriétaires et fermiers pensent faire un acte de générosité en laissant les pauvres de la commune qu'ils habitent râteler et grappiller après l'achèvement de la récolte. 

C’est une erreur, il résulte de la jurisprudence de la cour suprême que ce n'est pas un acte de philanthropie qu'ils exercent, mais un devoir qu'ils accomplissent. 

 

Août 1873   -   Suicide ou crime.   -  Samedi dernier, vers une heure après-midi, un ouvrier occupé au vannage de l'usine de M. Cerf, au Breuil, a trouvé dans la rivière un cadavre arrêté par les vannes. Prévenu au sitôt, le garde champêtre de la commune n'est arrivé qu'a 7 heures et demie du soir, et c'est à cette heure seulement que le corps de ce malheureux a été retiré de l'eau, il a été reconnu pour être un individu du pays, nommé Manneville, ancien marin, revenu du service depuis peu de temps. Il portait à la tête une blessure assez profonde d'où le sang s'échappait encore au moment où il a été retiré de l'eau. Déposé dans un pré voisin, ce n'est que le lendemain, à 8 heures du soir, que le corps a été porté au cimetière. On ne sait si ce décès est le résultat d'un crime ou d'un accident.

 

Mai 1875   -   Condamnation.  -  Louis-Léon Marie, 28 ans, journalier au Breuil, dont les antécédents ne sont pas mauvais, était accusé d'avoir porté des coups à un gendarme qui voulait constater, une contravention dont il s'était rendu coupable. Marie a été condamné à 6 mois et 16 fr. d'amende.  

 

Janvier 1881  -  Blessure accidentelle.  -  Dimanche, le nommé Aimable Letrou, gardien d'herbage au Breuil-en-Auge rentrait de la chasse aux canards. Transi de froid, il déposa son fusil prés d’une table et se hâta, d'aller s'agenouiller devant la cheminée ou flambait un bon feu. Pendant qu’il se réchauffait ainsi, une personne de la maison vint à heurter la table, le fusil tomba et le choc le fit partir, de telle façon que toute la charge traversa le pied droit du malheureux chasseur. Il a été transporté à l'hospice de Lisieux.  

 

Mars 1883  -  Incurie. –  Dimanche soir, une voiture contenant cinq personnes rencontrait, sur le pont du Breuil, une autre voiture. La première, pour se ranger, dut s'approcher du côté de l'abreuvoir qui n'est protégé par aucune barrière ni banquette de terre. Le cheval ayant eu peur est tombé dans l'abreuvoir, en entraînant la voiture et les cinq personnes qu'elle contenait, et sans le secours des voisins, accourus en toute hâte, ces personnes allaient être entraînées par le courant. Le maire répondra-t-il encore, comme il le fait chaque fois qu'on lui parle de ce pont : « Que cha l'y casse la tête toutes ces affaires-là, et qui n'veut pas en entendre causer. »  

 

Mai 1888  -  Épilogue d’un drame.  -  On a trouvé dans la Touques un cadavre ou plutôt un squelette. Les vêtements ont fait connaître que c'était le cadavre du sieur Charles-Arsène-Célestin Férar, âgé de 44 ans, demeurant au Breuil-en-Auge. Férar était tombé ou s'était jeté à l'eau, il y a environ trois mois, à la suite d'une malheureuse histoire conjugale.  

 

Novembre 1890  -  Suicide.  -  La demoiselle Marie Levillain, 26 ans, habitait chez ses parents au Breuil, près Blangy. Mardi matin, au petit jour, elle se levait et quittait sa mère prétextant un besoin de sortir. Celle-ci ne la voyant pas revenir fut prise d'inquiétude et se mit à la recherche de sa fille, qu'elle trouva pendue dans un petit bâtiment qui n'était jamais fréquenté, et dont la porte avait été barricadée à l'intérieur. Ce suicide doit être attribué à une douloureuse maladie dont était atteinte la demoiselle Levillain.  

 

Janvier 1891  -  Le mauvais temps.  -   La semaine dernière, gelée et verglas, suivis d'accidents nombreux, cette semaine, gelée et neige, avec la misère pour beaucoup. Vrai, ce n'est pas gai.  (Source B-N)

 

Janvier 1891  -  Décès d’une centenaire.  -  Mme David, née Rosalie Violette, est décédée au Breuil près Pont-l'Evêque , dans sa 102e année. (Source B-N)

 

Février 1892  -  Découvertes de cadavres.  -  Dimanche matin, il a été trouvé dans la Touques, entre Trouville et Deauville, le cadavre d'un individu de 35 à 40 ans dont on n'a pu connaître l'identité. Cet homme n'avait ni papiers ni argent. Il n'a été trouvé sur lui qu'un mouchoir sans initiales. D'après le docteur, cet homme a dû séjourner 15 jours dans l'eau. 

— Mercredi, on a retrouvé dans la Touques, au Breuil-en-Auge, le cadavre de Vaugeois, cantonnier à Coquainvilliers, disparu il y a quelques semaines. L'enquête a révélé qu'il y avait eu suicide. Vaugeois laisse une veuve et de nombreux enfants.  (Source B-N)

 

Novembre 1894  -  Coups de pied de cheval.   -  Dernièrement, le sieur Eugène Ferral, ouvrier couvreur chez M. Mollet, à Cormeilles, était allé avec son patron chercher de l'ardoise à la gare du Breuil-Blangy. Comme Ferral allait donner à manger à son cheval, un autre cheval, attaché près la porte, lui lança une ruade qui l'envoya rouler à terre. Il se traîna pour se mettre hors de portée de l'animal, puis il perdit connaissance. Depuis ce jour, Ferral est obligé de garder le lit, et le médecin qui le soigne n'a pu se prononcer sur les suites de cet accident. (source B. N.)  

 

Décembre 1894  -  Le froid.   -  Il fait un froid glacial depuis quelques jours. Le temps est à la neige. A Paris, il en est tombé et le froid a déjà fait des victimes. (source B. N.)

 

Décembre 1894  -  On demande un parrain et une marraine.   -  Les habitants de la section du Breuil, près Mézidon, ont fait une souscription pour remplacer la clochette de leur paroisse. On ne peut pas la placer, parce que l'on ne trouve ni parrain ni marraine. 

Monsieur ou Madame Pierre ne veulent pas de Madame ou de Monsieur Jean, et c'est comme cela depuis longtemps. Question religieuse à part, une bonne cloche est cependant indispensable dans une commune, surtout en cas d'incendie. (source B. N.)  

 

Juillet 1895  -  A chacun son du.  -  On vient d'inaugurer la lumière électrique à Mézidon. Au banquet, des harangues ont été prononcées. C'est le maire actuel, M. Brunet, qui a débuté. Il a fait l'historique de ce bourg célèbre par sa résistance à l'Empire et nommé les personnes qui ont, à différents titres, fait parler d'elles. Mais il a oublié de nommer le maire de 1870, M. Dupont, aujourd'hui conseiller général du canton. M. Tillaye n'y a pas davantage fait allusion. Beaucoup auraient donc pu supposer que Mézidon n'était pas représenté à notre assemblée départemental, si M. Jourdain n'avait pas réparé cet oubli, volontaire ou non, en portant un toast à M. Dupont, le conseiller général actuel du canton, le maire de 1870, qui a eu la fermeté de résister aux exigences fantaisistes de certains, francs-tireurs, l’organisateur, en l’année terribles des ambulances où ont été accueillis et soignés nos malheureux enfants malades, dont quelques-uns étaient atteints de la fièvre typhoïde. 

Les habitants de la section du Breuil se plaignent que les fêtes de l'inauguration de la lumière électrique à Mézidon et du 14 Juillet aient été concentrées dans Mézidon même. Ce sont les contribuables qui paient les frais, et ceux, très nombreux, du Breuil y contribuent cependant comme les habitants de Mézidon. (source B. N.)  

 

Juillet 1895  -  Les vacances.  -  Écoles primaires du Calvados. Sortie : le mercredi soir 31 juillet, rentrée : lundi 16 septembre. La distribution du lycée de Caen est fixée au 31 juillet, 9 heures du matin. (source B. N.)

 

Août 1895  -  Crime ou suicide.  -  Le sieur Émile Beaudoin, 49 ans, journalier à Ouilly-le-Vicomte, quittait son domicile pour se rendre à Lisieux. Beaudoin n'avait pas reparu chez lui. 

Mercredi, son corps a été retrouvé dans la Touques, territoire du Breuil-en-Auge. Il devait être porteur d'un porte-monnaie contenant une dizaine de francs, d'un couteau et d'une clef qui n'ont pas été retrouvés. Il résulte de l'autopsie que Beaudoin a reçu huit coups derrière la tête, dont trois au moins étaient mortels. On ne saurait encore se prononcer sur les causes de la mort. L'enquête qui se poursuit éclaircira sans doute ce mystère. (source B. N.)  

 

Avril 1896  -  Révélation mystérieuse.  -  Désiré Alexandre, 24 ans, né à Pont-l'Evêque, domestique chez le sieur Marie cultivateur, à Fourneville, a été arrêté pour vol. Il a déclaré que le cadavre de l'individu trouvé, il y a deux ans, dans une mare, sur le territoire du Breuil, avait été noyé pour le voler. (source B. N.)

 

Avril 1896  -  Conseil Général.  -   Comme il était facile de le prévoir, l'impôt sur le revenu n'a pas été bien accueilli par la presque totalité des conseils généraux. Celui du Calvados, à l'unanimité moins deux abstentions, celles de MM. Knell et Bunel, a émis le vœu que le projet du gouvernement soit repoussé. (source B. N.)  

 

Mai 1896  -  Découverte d’un cadavre.  -  Au Breuil-en-Auge, on a découvert, dans un grenier à foin situé sur une cour isolée appartenant à M, Lhérondel, le cadavre de la veuve Bazin, 51 ans, journalière au Breuil, disparue depuis plus d'un an. On croit à un crime. (source B. N.)  

 

Mai 1896  -  Coups mortels.  -  Nous avons dit que le cadavre de la veuve Bazin, 51 ans, avait été trouvé dans le grenier d’un bâtiment isolé, au Breuil-en-Auge. La mort remonte à quinze mois. Ce grenier avait été mis à la disposition d'Edmond Grellebin, 38 ans, par M. Lherondel. Grellebin vivait avec la femme Bazin, qui mendiait pour le nourrir. Plusieurs personnes se rappellent, vers l'époque où a disparu la veuve Bazin, avoir entendu partir du grenier les cris : « Tu me tues, tu m'assassines ! » 

Mais comme Grellebin et sa maîtresse se battaient souvent, elles n'y firent pas attention. Grellebin a été arrêté. On suppose, avec raison, que la veuve Bazin est morte des suites des coups qu'il a portés. Grellebin, depuis la disparition de la veuve Bazin, est resté dans le pays et quand on lui parlait de sa vieille : « Elle est partie, répondait-il, tant mieux, j'en suis débarrassé ». (source B. N.)  

 

Janvier 1897  -  Mise en liberté.  -  M. Raymond Lecourt, du Breuil-en-Auge, qui avait tiré un coup de revolver sur son associé, M. Lechantre, ancien huissier, et qui avait été arrêté par la gendarmerie de Blangy, a été remis en liberté. Les faits sont, parait-il, moins graves qu'on ne l'avait cru d'abord. (source B. N.)  

 

Janvier 1897  -  Tentatives de meurtre.  -  Mardi, au Breuil-en-Auge, au cours d'une discussion d'intérêts, le sieur Lecourt, distillateur, a tiré un coup de revolver sur le sieur Lechantre, son associé, ancien huissier à Pont-l'Evêque, en criant : « Il faut que je te tue ! » Un maçon, qui se trouvait là, releva l'arme et Lechantre fut blessé sans gravit é à la tête.

 -  Jeudi, à Magny-le-Freule, un rôdeur du nom de Chollet, 60 ans, a été assailli par un individu qui lui demandait de l'argent et qui, sur son refus, lui a porté deux coups de couteau. L'agresseur a pris la fuite. L'état de Chollet est grave. (source B. N.)

 

Juillet 1902  -  Descente d'un ballon.  -  Samedi matin, vers 11 heures, un ballon monté par un officier et deux sous-officiers du 1er génie en garnison à Versailles, est descendu dans un  pré situé à 150 mètres de la mairie du Breuil-en-Auge. L'atterrissement avait été suivi avec beaucoup d'intérêt par plusieurs personnes, et celles -ci se sont empressées d'accourir au secours des aéronautes.

Les officiers étaient partis à 6 heures du matin de Versailles ; ils ont parcouru 230 kilomètres en moins de 5 heures. 18 pigeons ont été lancés en cours de route.

 

Septembre 1913  -  Effroyable accident. -  Mlle Henriette Reynande, 25 ans, maîtresse fromagère à la fromagerie Blondel, a trouvé la mort dans un accident atroce. Voulant remplacer une courroie de transmission en marche, dans la salle de lavage, la malheureuse eut un bras pris dans l'engrenage. Elle poussa un cri, puis fut enlevée et broyée avec la rapidité de la  foudre. Le corps abominablement déchiré restait adhérent à l'arbre de transmission : la boîte crânienne roula sur le sol ; la matière cérébrale gicla de tous côtés. Cette jeune fille était employée à la fromagerie depuis le 16 août 1912.

 

Juin 1916  -  Les coups du malheur.  -  Une ouvrière de la fromagerie Blondel, au Breuil-en-Auge, Mme Guesnel, 22 ans, déchargeait des bidons de lait de sa voiture dans un wagon, à la gare. La machine ayant tamponné le wagon sur lequel elle avait un pied posé, la malheureuse tomba sur la voie et eut les deux jambes broyées. On a dû l'amputer d’une jambe, on espère pouvoir éviter la même opération pour l'autre. Mme Guesnel a eu son mari tué à la guerre.  

 

Novembre 1916  -  Une victime de la guerre.   -  M. Isidore Halard, 68 ans, rentier au Breuil-en-Auge, canton de Blangy, s'est pendu dans une étable. Ce malheureux n'avait pu surmonter  le chagrin que lui avait causé la mort de son fils, tombé au champ d'honneur, en mai dernier. Déjà, au mois d'août, il avait tenté de se noyer, mais au dernier moment, le courage lui avait manqué. Sa femme l'avait fait soigner dans un asile de la Seine-Inférieure. Il en était sorti fin octobre et semblait aller un peu mieux.

 

Août 1920  -  Tentation de meurtre au Breuil-en-Auge. —  Hervé Toux, .journalier au Breuil, rentrait, le soir, à son domicile, lorsqu'il fut attaqué par deux vauriens qui le rouèrent de coups et le laissèrent sur place : Louis Pichery, 31 ans, né a Paimboeuf, journalier à Coquainvilliers ; Robert  Bitarelle, 19 ans, né à Saint-Pierre-du-Regard (Orne), journalier au Breuil.

Pichery, qui s'est bien conduit pendant la guerre, peut être amnistié. Deux solutions s'offrent au tribunal : retenir l'affaire en poursuivant Bitarelle et en attendant l'amnistie, en ce qui concerne Pichery, ou se déclarer incompétent. En raison de la gravité des faits, le Tribunal préfère la seconde solution et renvoie les prévenus, désormais inculpés d'un crime, devant les  Assises. 

 

Octobre 1922  -  Incendie.  -   Vendredi soir, un violent incendie a détruit un bâtiment à usage d'habitation, d'étable, de hangar à bestiaux et de grenier à fourrages, appartenant à Mme de Saleneuve, demeurant château de la Forge, Douville (Gironde), loué à M. Herrier, du Breuil et habité par M. Ernest Platel, journalier et sa famille.
Ce bâtiment était situé à 50 mètres de la gare du Breuil et à quelques mètres de la voie ferrée. Le feu a pris, à 20 h. 15, alors que M. Platel prenait son repas et les flammes sont apparues sur le pignon du bâtiment.
M. Herrier, qui était à la gare du Breuil, organisa immédiatement les secours et M. Blondel, maire du Breuil, appela les pompiers de Pont-l'Evèque, qui arrivèrent assez rapidement avec
une pompe. Leur rôle devait se borner à circonscrire le fléau et à protéger un bâtiment voisin.
Par le plus grand des hasards, un grave accident a été évité. Un fusil chargé était accroché à la poutre de la cuisine et si la charge était partie au moment du sinistre. les sauveteurs auraient pu être gravement atteints. Fort heureusement, le coup ne partit que samedi, vers midi, alors qu il n'y avait personne à proximité.
M. Herrier a perdu, dans ce sinistre, pour 6.000 francs de fourrages. On a pu sauver pour 700 francs environ des meubles de M. Platel. Une enquête est ouverte pour rechercher les causes de cet incendie. Pendant le sinistre, M. Mesnier lieutenant des pompiers de Pont-l'Evêque, a été blessé au pied, alors qu’il retenait des poutres en feu. On espère heureusement que cette blessure ne nécessitera qu'un peu de repos.  

 

Juin 1925  -  Voleur de vaches arrêté.  -  Dans la nuit du 10 au 11 juin courant, une vache fut dérobée au préjudice de M. Mazé, curé de Manneville-la-Raoult, et un bœuf appartenant à M. Bultey, cultivateur au dit lieu. Volé également.
La gendarmerie de Beuzeville (Eure), immédiatement prévenue, ouvrit une enquête, et après de patientes recherches, découvrit l'un des animaux volés chez un cultivateur de Fourneville, qui l'avait acheté le 11 juin, près du Breuil-en-Auge.

Le signalement des vendeurs put être recueilli, et dans une récente soirée, la gendarmerie de Lisieux fut assez heureuse de rencontrer, dans un café de Lisieux, trois individus correspondant au signalement. L'un d'eux, un nommé Raymond Lemire, âgé de 22 ans, cimentier, sans domicile fixe, est incontestablement l'un des voleurs. Il parait faire partie d'une bande organisée ayant opéré et opérant encore dans le département de l'Eure. Cette individu a été immédiatement mis à la disposition du Parquet de Pont-Audemer.

 

Avril 1931  -  Subventions.  -  La demande présentée par la commune du Breuil-en-Auge, en vue d'obtenir une subvention du département pour l'acquisition d'une moto-pompe.

Considérant que ladite commune, ne possède pas un corps de sapeurs-pompiers régulièrement organisé, qu'elle ne peut, de ce fait, prétendre au concours financier de l'État pour l'achat de matériel d'incendie, regrette de ne pouvoir accueillir favorablement la demande qui lui est soumise.

En réponse : M. Duchesne-Fournet, précise, qu’il s'agit de l'achat, non pas d'une moto-pompe, mais d'une pompe à bras. La commune du Breuil-en-Auge a réalisé cet achat à bon compte, mais il lui faut maintenant acquérir le matériel nécessaire au fonctionnement de la pompe, et c'est pour payer cette acquisition supplémentaire que la commune demande qu'une  subvention lui soit accordée sur le crédit de 2.000 francs inscrit au budget départemental pour cet objet.

 

Mai 1936  -  Obsèques.  -  La semaine dernière, ont été célébrées, au Breuil-en-Auge, les obsèques de M. Arthur Blondel, décédé à Trouville dans sa 80e année.

M. Arthur Blondel avait été pendant longtemps propriétaire d'une importante fromagerie, au Breuil et du château voisin. Il avait été maire de la commune pendant 35 ans. Il était chevalier du Mérite Agricole et officier d'Académie.  

 

Décembre 1936  -   Les fluctuations du chômage en France.  -  Suivant les chiffres donnés par le service central de la main d'œuvre, pour la semaine du 16 au 21 novembre, il y avait, à cette dernière date et pour toute la France, 408 101 chômeurs, 308 824 hommes et 99 277 femmes. La semaine précédente, le total était de 406 444 et pendant la semaine correspondante de l'année dernière de 404 228. Il y a donc, pour la semaine du 16 au 21 novembre 1936, une augmentation de 1 657 chômeurs sur la semaine précédente et de 3 873 sur l'année dernière. (source le M. du C.)

 

Décembre 1936  -   On demande des ouvriers pour les mines de fer de l’Est.  -  En vue de procurer aux mines de fer de l'Est, situées dans les départements de la Meurthe-et-Moselle et de la Moselle, la main-d’œuvre qui leur manque, l'Office Départemental de placement et de main-d’œuvre, rue Georges-Lebret, 9, à Caen, se tient pour tous renseignements jusqu'au 12 décembre courant, à la disposition des travailleurs en chômage français ou étrangers, âgés de 21 à 40 ans, et désireux de travailler dans ces mines.

Sont aptes au travail de chargeur, tous les carriers, terrassiers et manœuvres vigoureux.

Ne seront acceptés que les ouvriers auxquels auront été reconnues les aptitudes physiques nécessaires.

Salaires journaliers pour les catégories recherchées : mineur: 38 à 45 frs. ; chargeur de minerai : 32 à 40 francs.

Les frais de voyage sont en principe à la charge de la Mine. (source le M. du C.)

 

Décembre 1939  -  Accident de la circulation.  -  Vendredi, dans la matinée, Mme Kerné, commerçante, demeurant à Pont-l'Evêque, qui circulait en automobile sur la route de Lisieux à Pont-l'Evêque, fut surprise, au Breuil-en-Auge, par l'arrivée inopinée d'une voiture débouchant du chemin de la Gare. Pour éviter la collision, Mme Kerné donna un brusque coup de volant qui projeta l'automobile dans le mur de la propriété de M. Leproux, bordant la route nationale.

Aucun blessé fort heureusement, mais les dégâts matériels sont importants.

 

Février 1940  -  Un vrai mariage de guerre.  -  Un mariage a étélébré au Breuil-en-Auge, dans l'intimité par M. l'abbé Duclos, curé de la paroisse, actuellement maréchal des logis d'artillerie aux armées.
Il bénissait Mlle Isabelle Herrier, fille de M. Herrier, adjoint faisant fonctions de maire, et M. Henri Ehrhart, instituteur actuellement sous-lieutenant d'infanterie de forteresse aux armées.
Le mariage civil avait été célébré par M. Hébert, maire du Breuil-en-Auge, mobilisé le lendemain comme brigadier d'artillerie aux armées.
Les fonctions de secrétaire de mairie étaient remplies pa
r le capitaine Chabassol, des Chasseurs alpins. Le témoin de la mariée était son frère, M. Gabriel Herrier, caporal dans un régiment de pionniers, et celui du marié, son beau-frère, M. Foessel, sergent-chef.  

 

Mars 1940  -  Giboulées de mars.  -  Une violente tempête s'est abattue sur la région de Pont-1'Evêque dans la journée de jeudi. Des rafales de vent, accompagnées de pluie et de grêle se succédèrent sans arrêt.

On ne signale aucun accident sérieux. Au Breuil-en-Auge pourtant, la chute d'un sapin sur une ligne à haute tension provoqua une interruption de courant à laquelle les services intéressés remédièrent le plus rapidement possible.

 

Mai 1943   -   Faits divers.   -    Dans le seul mois de mars, 47 bovins ont été abattus clandestinement chez M. C………, cultivateur au Breuil-en-Auge, avec la complicité de M. B……….,  cultivateur aux Authieux-sur-Calonne, pour le compte des frères D……, de Deauville.  

 

Mai 1945  -  Les engins de guerre ont fait de nouvelles victimes.  -  En maniant une grenade qu’il avait prise pour une fusée, M. Bernard Gauchat, 24, du Breuil-en-Auge, a été grièvement blessé sur différentes parties du corps. Il a du subir l’amputation de la main gauche.  

 

Septembre 1945  -  Voies de communication.  -  Les voies de communication rurales comprennent les chemins vicinaux et les chemins ruraux reconnus ou non reconnus (chemins dits d'exploitation).

Aucune de ces voies de communication n'a été normalement entretenue depuis 1939, pour les chemins ruraux le défaut d'entretien remonte en fait beaucoup plus loin.

Il faut restaurer, élargir ces voies de communication, en construire d'autres partout où cela est nécessaire, et dans les régions sinistrées procéder rapidement à leur réfection en application de l'ordonnance du 10 avril 1945.  

 

Octobre 1946  -  Une heureuse amélioration.  -  Alerté par les usagers du chemin de fer des gares du Breuil-en-Auge et de Fierville-les-Parcs désireux de voir un train s’arrêter au début de l’après-midi dans la direction de Lisieux, avec retour vers la fin de la journée, M. Caplan, conseiller général est intervenu prés de la S.N.C.F. L’horaire va paraître prochainement. Il serait question de 14 h. aller et 17 h. 30 retour. (source B. L.)

41.  Lisieux et Environs  -  Le Breuil-en-Auge  -  Vue Route de Lisieux

  LE BREUIL-EN-AUGE  (Calvados)  -  La Rue de l'Église

4  -  LE BREUIL-en-AUGE  (Calvados) -  Le Bourg  -  Route de Trouville à Paris

LE BREUIL-en-AUGE  (Calvados) -  La Rue de l'Église
   LE BREUIL   -   Villa de M. Auvray.

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