BROUAY

Canton de Balleroy

Les habitants de la commune de Brouay sont des


Mai 1890  -  Mort accidentelle.  -  Le sieur Julien Martin, 43 ans, journalier, né à St-Germain-d'Ectot, abattait des arbres dans la propriété de M. d'Abboville, à Brouay. Une branche l'a atteint sur la tête, il est tombé la face contre terre, baignant dans son sang. Il est décédé deux heures après sans avoir prononcé une seule parole. Il laisse une veuve et deux enfants en bas âge.

 

Janvier 1904  -  Découverte d'un cadavre.  -  On a trouvé un mort dans un champ sur le territoire de la commune de Brouay, un individu inconnu paraissant âgé de 65 a 70 ans. Sa mort est due à une congestion.  

 

Juillet 1907  -  Piétiné par une vache.  -  Un cultivateur, Jules Jeanne, âgé de 33 ans, était occupé vendredi l'après-midi à faucher une pièce de foin à Brouay, lorsqu'une vache qui était au piquet dans un herbage voisin se détacha tout à coup et fonça sur lui. M. Jeanne fut renversé et piétiné par l'animal, devenu soudainement furieux. À ses cris, des personnes qui travaillaient non loin de là accoururent et parvint à saisir la bête par les naseaux. M. Jeanne fut relevé assez sérieusement blessé, mais ses blessures ne mettent pas sa vie en danger.

 

Juillet 1918 -  A la Cour d’Assises  -  Vol qualifié.  -   A la première audience des assises, comparaissent Georges Cangiolli, 29 ans, et Louis Frilley, 19 ans. Voici les faits qui leur sont reprochés.
Le 13 août 1916, à la fin de l'après-midi, la dame Quesnelle, rentrant chez elle à Brouay, après une absence d'une heure et demie constata qu'un carreau était brisé à une fenêtre de sa maison, donnant sur la cour, et que, dans une armoire, après avoir ouvert la porte fermée à clef, on avait soustrait un porte-feuille contenant 280 francs en billets de banque.

Les soupçons se portèrent sur deux individus aperçus dans la commune, dont le plus jeune, Frilley, avait été remarqué à l'entrée de la cour de la dame Quesnelle, toussant fortement comme pour faire un signal, et qui avaient ensuite, dans un café, payé des consommations avec une coupure de 5 francs.

Le signalement de l'autre individu correspondait exactement à celui de Cangiolli. Tous deux, Frilley et Cangiolli, furent arrêtés sous une autre inculpation, Lisieux.

Frilley reconnut immédiatement le vol commis à Brouay. Cangiolli, détenu à Rouen pour vol et désertion, nia d'abord y avoir pris part, puis, transféré à Caen, avoua en avoir eu l'idée et même l'avoir exécuté pour ainsi dire seul, ayant seulement chargé Frilley de faire le guet. Frilley, lui, nie avoir fait le guet, mais la déposition du jeune Lemarchand le contredit formellement.

Cangiolli et Frilley dépensèrent ensemble le produit du vol, du 13 au 23 août, avant leur arrestation à Lisieux.

Postérieurement à cette date, tous deux ont été condamnés à Lisieux pour vol, Cangiolli à deux ans de prison et à la relégation. Frilley un an de prison. De plus, ce dernier a été condamné par la Cour d'assises du Calvados, le 26 avril 1917, à 13 mois pour vol qualifié. Cangiolli a été, en outre, condamné le 29 décembre 1917, par le conseil de guerre de Rouen, pour désertion et vol, 20 ans de travaux forcés et à l'interdiction de séjour.

Ces peines ont été maintenues par arrêt du Conseil de révision de Paris. Cet accusé a encouru, depuis 1900, 11 condamnations, la plupart pour vols et désertions, il est déjà frappé de relégation et de l'interdiction de séjour. Il n'a plus rien à perdre.

Frilley, qui n'a que 19 ans, a été, depuis près de deux ans, presque constamment en prison. Les plus mauvais renseignements sont fournis sur lui.

M. Lecouffe, avocat général, prononce un sévère réquisitoire.

Me André Gost, pour Cangiolli, Me Lehanneur, pour Frilley, présentent la défense.

Cangiolli est condamné 12 ans de travaux forcés, peine qui se confondra avec celle de 20 ans prononcée par le Conseil de guerre. Frilley est condamné à 5 ans de travaux forcés et 10 ans d'interdiction de séjour.

 

Juin 1927  -  Un baptiseur.  -  Poursuivie pour mouillage du lait qu'elle livrait à la fromagerie Ricard, à Audrieu, Augustine Jouvet, femme lebouteiller, 52 ans, journalière à Brouay, a été condamné par le tribunal de Caen à 3 mois de prison et 1.000 francs d'amende.

De plus le tribunal a ordonné l'insertion de ce jugements.

 

Août 1928  -  Arrestation.  -  Les gendarmes de Bretteville-l'Orgueilleuse ont arrê en vertu d'un mandat d'arrêt décerné contre lui pour purger une peine de un mois de prison pour coups et blessures le nommé Charles Anne, 54 ans, domestique à Brouay.

 

Février 1940  -  Une noyade accidentelle.  -   Vers 19 h. 15, le soldat Saligot, en permission chez ses parents, revenait d'Audrieu en compagnie de son père, lorsque, arrivant aux abords du château, trompé par l'obscurité, il est tombé accidentellement dans la douve profonde de 4 mètres, et pleine d'eau.
Retiré quelques instants après malgré les soins prodigués par le docteur Laurent, de Bretteville-1’Orgueilleuse, le malheureux ne put être ranimé.

SCENE DE LA VIE NORMANDE  -  La Dentellière

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