BUCÉELS 

Canton de Balleroy

Les habitants de la commune sont les Bucéelois et les Bucéeloises.


Décembre 1867   -    Un incendie.   -    Un incendie accidentel a éclaté le 20 de ce mois, à 6 heures du soir, et à consumé un corps de bâtiment à usage de ferme, situé en la commune de Bucéels, au préjudice de Mme Veuve Beaufils, propriétaire à Bayeux, et du sieur Albout Frédéric, cultivateur.  

 

Janvier 1872   -  Fait divers.   -   Entre les communes de Tilly-sur-Seulles et de Bucéels, il existait une passerelle, dite des Marais, qui s'est brisée par suite d'usure. L'absence de cette passerelle cause un préjudice sérieux aux ouvriers du pays, qui sont obligés, quand leur travail les appelle d'un côté ou de l'autre du marais, de faire 3 kilomètres. Nous pensons qu'il suffira de signaler cet état de chose aux municipalités de Bucéels et de Tilly, pour qu'elles prennent les mesures nécessaires pour y remédier.  

 

Février 1872   -  Fait divers.   -  L'un de ces samedis, Brindosier, marchand de bourriches à Cristot, fit rencontre, à la boucherie de Tilly, d'un de ses amis de bouteille, habitant Bucéels.

Ils se serrèrent la main, et après avoir absorbé la goutte de l'amitié, reprirent à leur bras le panier à anses traditionnel, rempli de provisions, et se quittèrent en se donnant rendez-vous pour le samedi suivant.

Mme Brindosier, qui attendait impatiemment son époux, à l'arrivée de celui-ci s'empara du panier pour en extraire le contenu, mais soudain, rouge de Colère, elle s'écria :

- Cornes de bœuf ! Brindosier, t'as co fit des bêtises... J'te demande eune tête d'cochon, et tu m'apporte un gigot de mouton.

Brindosier se rendit immédiatement compte de ce qui s'était passé : les deux amis, sans le vouloir, avaient échangé leurs paniers.

Et pour avoir la paix et son panier, il fallut que Brindosier se rendît à Bucéels, où il fût très-mal reçu par la femme de son ami, qui lui jeta à la tête celle du cochon, que le marchand de paniers reçut fort adroitement dans ses bras.....

A la grande jubilation des assistants, qui trouverait que, dans cette position, Brindosier ressemblait à ce saint de l'Évangile tenant sa tête dans ses deux mains.  

 

Décembre 1879  -  L'hiver, la neige, le froid.  - Voici l'hiver dans toute sa rigueur. Le froid a sévi sur toute la France, et sur bien des points la neige a intercepté les communications. Cette tempête a duré plusieurs jours. Le manteau de neige dans lequel la France paraissait enveloppée avait dans les endroits les moins atteints de 50 à 60 centimètres d'épaisseur.

En divers endroits, la neige, poussée et amassée par le vent, s'élevait à plus d'un mètre. Beaucoup d'habitants se trouvaient bloqués chez eux et ont été obligés de faire une tranchée pour  communiquer avec leurs voisins. Depuis bien des années on n'avait vu en décembre, en si peu de temps, la neige tomber aussi abondamment.

En 1831 l'hiver fut des plus rigoureux. Le 6 décembre, de cette année, une trombe de neige s'abattit sur la ville de Caen et fit les plus grands ravages. Un café de la rue Venelle-aux-chevaux s'effondra.

En 1709, le froid fut tel qu'à l'autel les prêtres étaient obligés de mettre un réchaud à côté du calice, qui gelait, malgré cette indispensable précaution.

En 1480, le froid dura du milieu de décembre au commencement de mars, et fit beaucoup de victimes. La terre était gelée à quatre pieds de profondeur, l'eau gelait auprès d'un feu très bien alimenté.

Pendant plusieurs jours, les voitures n'ont pu circuler sur les routes.

Le service des chemins de fer a été momentanément interrompu, les trains de Paris étaient restés à Mantes. Les facteurs de la poste n'ont pu faire leur service dans les campagnes qu'en surmontant les pics grandes difficultés. De nombreux accidents se sont produits. Des voilures sont restées en détresse sur les routes.

Le froid qui est excessif a causé de nombreuses morts par suite de congestion.

Sur nos côtes, on ramassait à pleins paniers les crabes et les étrilles, engourdis par le froid. Partout le poisson abonde, on le pêche pour ainsi dire à fleur d'eau, où il demeure comme paralysé.  

Septembre 1880  -  Les orages.  -  Lundi un orage, accompagné d'éclairs et de coups de tonnerre, a éclaté sur la ville et les environs, vers neuf heures du soir. Les éclairs étaient surtout d'une clarté effrayante, et sillonnaient l'espace à courts intervalles. La foudre est tombée sur une meule de blé voisine du camp de Cormelles, et l'a consumée.

Les orages se succèdent dans les environs de Bayeux. Jeudi dernier, pendant la nuit, la foudre est tombée sur le presbytère de Bucéels, elle a causé des dégâts assez considérables à la cheminée de la cuisine, aux rampes du gable et au gable lui-même.

Un orage épouvantable a encore éclaté lundi soir sur notre littoral et s'est particulièrement fait sentir entre Courseulles et Ouistreham. L'un des gardes-barrière de la ligne de la mer, émotionné par les coups de tonnerre et sans doute par autre chose aussi, frappait vers minuit à toutes les portes de Saint-Aubin pour demander un asile. Une âme charitable lui a accordé l'hospitalité, et notre homme, au petit jour, a regagné son logis sans demander excuse aux nombreuses personnes qu'il avait réveillées.

Lundi, à Honfleur, l'orage a été très violent. La foudre est tombée dans divers endroits, on cite entre autres une ferme située à Gonneville, appartenant à M. Lance-Briant et occupée par M. Thomas Moulin, le fluide électrique y a causé d'assez grands dégâts, une cheminée a été lézardée et une partie du toit a été détruite. Ces pertes sont couvertes par les assurances.

 

Avril 1884  -  Sauvetage.    Ces jours derniers, le garde de Bucéels, du canton de Balleroy, a pu sauver un garçon meunier, un peu pris de boisson, qui était tombé de voiture et allait passer les roues.

 

Juin 1885  -  Les dangers du bains.  -  Dimanche, trois ou quatre jeunes gens des environs de Tilly se rendirent, dans un but de promenade, sur les bords de, la Seulles. 0n venait de dîner. Après un moment d'excursion, nos amis arrivèrent de territoire de Bucéels, dans un endroit fort propice, où l'un d'eux émit l'idée de prendre un bain, ce qui fut accepté par les autres avec empressement. M. Albert Le Vallois, de Lingèvres, excellent nageur; choisit pour lui l'endroit le plus profond de la rivière, comme le plus favorable aux exercices de la nage et du plongeon. Mais à peine l'infortuné jeune homme eut il touché l'eau qu'il était frappé de congestion et périssait sous les yeux de ses camarades, sans qu'aucun d'eux (ils ne savaient pas nager), put lui porter secours. Quand on le retira de l'eau, il avait cessé de vivre. M. Albert Le Vallois était âgé de 27 ans, fils unique, ayant en perspective une belle fortune.  

 

Août 1890  -  Mort accidentelle.  -   Ces jours derniers, le nommé François Levêque, 52 ans, boucher à Parfouru-l'Eclin, conduisait une carriole chargée de viande sur la route de Lingèvres à Bucéels. Le cheval s'étant emballé et la roue ayant monté sur le talus de la route, la voiture se renversa et Levêque fut jeté à terre et tué.  (Source B.N.)

 

Octobre 1890  -  Mort accidentelle.  -  En revenant à la nuit tombante sur le chemin de Bucéels, le sieur Jacques Ruelle, 66 ans, domestique à Nouant, est tombé de sa voiture et s'est tué sur le coup. (Source B.N.)  

 

Mai 1892  -  Débauche et vol. -  La femme Justine Leblond, 43 ans, sa fille, Julienne, 19 ans, blanchisseuse, et Léopoldine Gasley, 24 ans. servante, sans place, demeurant toutes trois à Bucéels, tenaient dans cette commune une véritable maison de débauche. Dernièrement, elles y attirèrent Marie Pézeril, 14 ans, que ses parents, qui sont marchands de poisson, ne peuvent surveiller parce qu'ils sont presque toujours absents pour les besoins de leur commerce. Abusant de l'intelligence bornée de la pauvre fille, elles se sont servies d'elle pour commettre une série de vols.

Elles l'envoyaient chez divers, commerçants demander, au nom de son père, du beurre, du sucre, de la chandelle et surtout du café, et de l'eau-de-vie. Le père étant solvable, on livrait les objets demandés, dont la fille Leblond et ses deux complices s'emparaient. Le tribunal les a condamnées : femme Leblond, à six mois ; filles Leblond et Basley, à un mois. (Source B.N.)  

 

Juin 1893  -  Récoltes dans le Calvados.  -  Blé d'hiver, bon ; seigle, bon ; avoine de printemps, assez bonne ; orge de printemps, passable ; foin, peu abondant par suite de la sécheresse, pommes, récolte moyenne sur certains points, presque nulle sur d'autre.  (Source B.N.)

 

Juin 1893  -  Une voleur blessé.  -  Depuis longtemps, on volait des bourrées au sieur Prince, cultivateur à Bucéels. Dans la nuit du 1er juin, vers une heure du matin, un sieur Lavigne, qui s'était embusqué pour surprendre le voleur, vit un individu s'introduire par escalade dans la propriété, se diriger vers le tas de bois et s'emparer d'une bourrée. Lavigne lui cria de laisser ce bois en le menaçant de tirer sur lui, mais le voleur n'en tint aucun compte. Lavigne fit feu et le blessa légèrement aux jambes. Le voleur s'enfuit en emportant la bourrée, mais il fut bientôt rejoint et on reconnut que c'était un nommé Auguste Feuillet, 41 ans, journalier à Lingèvres. (Source B.N.)

 

Octobre 1910  -  Découverte d'un cadavre.  -  Dimanche 9 au soir, une servante de 22 ans rentrait à pied chez son employeur à Audrieu, après avoir passé la journée en famille à Lingèvres. On retrouve son cadavre le lundi matin à Bucéels : elle a été tuée à coups de bâton et violée. Le suspect est un garçon de 19 ans, déjà condamné pour avoir agressé une femme en 1908, presque au même endroit. La victime avait témoigné contre lui.

 

Septembre 1926  -  Mort tragique.  -  Mardi dernier, M. Ernest Longuet, propriétaire-cultivateur, demeurant à Bucéels, fut piqué par une mouche venimeuse.

Malgré les soins qui lui furent donnés, quelques heures plus tard il succomba.

Ses obsèques eurent lieu vendredi en l'église de Bucéels. Nous prions ça famille de croire à nos plus sincères condoléances.

 

Avril 1931  -  Subvention.  -  La Commission des Travaux Publics, vu ses délibérations en date des 6 juin 1881 et 6 octobre 1922, un crédit de 150.000 francs inscrit au budget départemental de 1931, pour être réparti entre les communes qui sont dans l'impossibilité d'entretenir leurs chemins vicinaux ordinaires avec les ressources spéciales augmentées des trois centimes spéciaux extraordinaires.

M. le Préfet, considérant que les communes désignées, décide qu'il sera alloué aux communes comprises dans cet état, une subvention à la commune de Bucéels 176 fr.

 

Août 1940  -  Un Voleur de Bicyclette retrouvé.  -   A la suite d'une plainte déposée par M. Jeannin, retraité à Tilly-sur-Seulles, pour vol de sa bicyclette, alors qu'elle était remisée à l'école de Bucéels, les gendarmes Mauduit et Heuvet de la brigade de Tilly, réussirent a obtenir les aveux de l'auteur présumé, Fouillard Georges, 35 ans, aide-jardinier à Audrieu, qui finit par déclarer que la bicyclette en question se trouvait chez son beau-frère, M. Bénard Louis, 45 ans, demeurant à St-Manvieu. Fouillard sera poursuivi pour vol et M. Bénard pour recel. 

 

Février 1945  -  Les sinistrés s’organisent.  -  Les sinistrés de Bucéels ont constitué un syndicat : M. Louis Lefrançois en a été nommé président.

Les cultivateurs et producteurs sinistrés de Trévières ont décidé la création d’un syndicat communal dont M. Mabire a été nommé président.

M. Bériot a été désigné comme président du comité de sinistrés qui vient d’être crée à Feuguerolles-sur-Seulles. (Source B.-L.)

 

Juin 1945  -  La question du relogement.  -  Tous les logements actuellement disponibles ou susceptibles de le devenir doivent être signalés à la mairie, ainsi que tous les immeubles réparés ou en voie de réparation. Aucune affectation ou location ne devra être consentie par le propriétaire qu’après autorisation de la mairie.  (Source B.-L.) 

38  -  BUCEELS.  -  L'Église

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