BURES  s/ DIVES 

Canton de Troarn

Les habitants de la commune de Bures-sur-Dives sont des

Décembre 1866   -   Un accident.   -   Encore un accident dû à la prudence des conducteurs. Dimanche dernier, le sieur Rosette, voiturier à Allemagne, revenait de Cabourg avec deux voitures attelées de chacune un cheval. Étant venue à s'endormir dans l'une d'elles, ses chevaux prirent bientôt une fausse direction, ils quittèrent la bonne route et s'engagèrent dans celle de Bures, puis, passant le pont établi sur la Dives, il ne tardèrent pas à aller s'échouer dans le marais de cette commune. Ils avaient alors parcouru environ 60 mètres sur la digue qui longe la rivière, si la voiture eut versé un mètre plus loin, tout l'attelage tombait en pleine Dives.

Le conducteur, réveillé en sursaut, en a été quitte pour appeler du secours. Il était alors six heures du matin.  

 

Mars 1867   -   Une bénédiction.    -   Dimanche dernier, on a fait la bénédiction de l'église de Bures, à laquelle on a fait d'importants travaux d'agrandissement, et notamment, un chœur tout neuf avec un bel autel.

La cérémonie était présidée par M. Ducellier, vicaire général, il était accompagné d'un grand nombre d'ecclésiastiques des communes environnantes, qui avaient été invités de participer à cette cérémonie, qui avait attiré un grand concours de fidèles.

 

Mai 1867   -   Un accident.   -   Le vendredi 17 de ce mois, le petit garçon du sieur Pierre Lenglinay, de Bures, qui était domestique dans une ferme des environs, a reçu à la tête, un coup de pied de cheval qui met ses jours en danger. Il a eu le front entre ouvert et un oeil presque sorti de son orbite.  

 

Juillet 1867   -   Un orage.   -   On nous écrit de Bavent, qu'un violent orage a éclaté sur ce pays dans la nuit du 12 au 13 juillet. La foudre est tombée en plusieurs endroits.

À Bavent, elle a brisée un pommier et un peuplier ; à Bures, elle est tombée sur la cheminée du sieur Desloges, et en a détaché quelques pierres ; enfin sur le territoire de Basseneville, le tonnerre a réduit en cendres une meule de foin.

 

Septembre 1867   -   Deux ecclésiastiques.   -   Le mercredi 4 de ce mois, M. le curé de Bures, et M. l'abbé Gillette, s'engagèrent sur une passerelle établie sur la  Muance, au lieu-dit la Gravelle, pour se rendre dans le marais de Troarn, s'étant trop appuyés sur l'appuie-main qui n'était pas solide, celui -ci se rompit et les deux ecclésiastiques tombèrent dans la rivière, qui renfermait plus de vase que d'eau.

Ils se retirèrent de cette position désagréable sans avoir éprouvé aucun mal.

Le garde général du syndicat de la Dives, M. Gustave Hélie, ayant été prévenu de l'accident, s'empressa aussitôt de faire rétablir solidement l'appuie-main de la passerelle dont il s'agit, et qui sert fréquemment au passage des personnes qui se rendent de Bures aux marais de Troarn.  

 

Janvier 1868  -  Fait divers.  -  Une magnifique outarde, de la grande espèce, tuée sur le territoire de la commune de Bures, par M. Lemarinier de Bavent, viendra enrichir la collection du cabinet d'histoire naturelle de Caen.

 

Janvier 1869   -   Un accident.   -   Le 11 de ce mois, la demoiselle Caroline Devinas, demeurant à Bures, après avoir mesuré des pommes dans un demi-hectolitre en bois, se rendit au bord de la Dives, afin de nettoyer cette mesure.

Comme elle se livrait à ce travail, elle glissa et tomba dans la rivière. Elle fut entraînée l'espace de 50 mètres par le courant, qui est très rapide à l'endroit où elle s'était placée.

Aux cris que poussa l'infortunée, et qui furent entendus, la dame Édouard Labey, de Bures, aidée de deux hommes qu'elle pria de l'accompagner, coururent à son secours. Ces personnes retirèrent la fille Devinas de sa position dangereuse. Sans leur secours inespéré, elle se serait infailliblement noyée.

 

Juillet 1869   -   Fait divers.   -  Il y a environ deux mois, un propriétaire de la commune de Bures se rendit chez le sieur X..., débitant de la localité, pour y faire de la consommation. Ne trouvant personne à la maison, il profita de cette occasion favorable pour s'emparer d'une petite montre en or, qui était accrochée à un meuble, à côté d'une grosse montre en argent qu'il jugea à propos de respecter.  Quand le propriétaire de la montre s'aperçut de sa disparition, il ne sut qui accuser d'en être l'auteur. 

Il y à environ trois semaines, ayant eu connaissance que le propriétaire dont il s'agit en avait une semblable, le sieur X... en informa les gendarmes à la résidence de Troarn. Ces militaires se rendirent chez ce propriétaire et l'interrogèrent sur la provenance de la montre qu'il avait en sa possession. Pris ainsi à l'improviste, celui-ci balbutia et déclara qu'il l'avait trouvée à un endroit, désigné sous le nom de Pont-des-Terres, situé à un kilomètre de Bures. Comme sa réponse ne parut pas satisfaisante, procès-verbal a été dressé.  

 

Avril 1870   -   Fait divers.   -   Un jour de la semaine dernière, la demoiselle B..., demeurant à Bures, se rendit sur le bord de la Dives pour laver son linge. Pendant qu'elle s'occupait de ce travail, un morceau de linge s'échappa de ses mains et était entraîné par le courant, la demoiselle se pencha pour le ressaisir, mais perdant l'équilibre, elle tomba dans la rivière, qui est très profonde. Ses cris ayant été entendus du sieur Vauquelin, qui se trouvait non loin de là, cet homme s'empressa de porter secours à la demoiselle B..., qui était en danger et qui aurait infailliblement péri sans cette heureuse circonstance. C'est la deuxième fois déjà que cette personne tombe dans la rivière en semblable occurrence.

 

Octobre 1871   -  Fait divers.   -  Dimanche matin, on a retiré de la Dives, au pont de Bures, le corps d'un homme qui a été reconnu pour être celui du sieur Pautonnier, cantonnier, demeurant à Janville, hameau de la Ramée. On présume que cette mort est le résultat d'un accident.  

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Mars 1872   -  Les quêtes .   -  Les dames quêteuses poursuivent sans relâche, dans notre département, leur oeuvre de dévouement pour l'affranchissement du territoire. Mais il est à regretter que partout, elles ne soient accueillies, sinon avec empressement, du moins avec courtoisie. 

Citons, entre mille, les trois faits suivants :

A Bures, le sieur X….. pour toute offrande, s'est contenté de répondre aux quêteuses :

Je n'ai pas perdu la France ; qu'ceux qui l'ont mise dans l’état où elle est, là r'lèvent... Quant aux Prussiens, y n'me gênent brin où y sont, qui z'y restent. »

Un gros et gras marchand de gigots d'Aunay a pris un autre prétexte pour ne pas délier les cordons de sa bourse.

Il a prétendu « qu’l’impôt su l’café et l'iau-de-vie était monté trop hât »

Enfin, — et à celui-là le coq, Comme les quêteuses s'étonnaient de la ladrerie et de la brusquerie d'un sieur X….., de Percy, près Mézidon : 

  Qu’vo êtes, donc b...onnes ; vo n'veyez pas que j'viens de me fi…che un coup de martieau sur le daigt….

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Avril 1873   -   Pêche miraculeuse.   -   La pêche du maquereau est miraculeuse en ce moment sur nos côtés de Normandie. Cinq bateaux sont entrés, rapportent 105 800 Maquereaux, 9 700 avaient été salés en route.

 

Mai 1873  -  Les Événements.   -   Samedi soir, M. THIERS a donné sa démission, de Président de la République française. Il a été remplacé par le maréchal DE MAC-MAHON, duc DE MAGENTA. Le maréchal-Président est âgé de 65 ans. 

 

Mai 1873  -  Incendie.   -   Dimanche dernier, un incendie a éclaté à Bures, au domicile du sieur Arsène Foison, et c'est propagé, en un clin d’œil, aux autres maisons voisines appartenant aux sieurs Abel Foison, père du précédent, Manuel Samson, et à la femme César Mazeline. Tous ces bâtiments étaient contigus, construits en torchis et couverts en paille et roseaux, ils sont devenus promptement la proie des flammes, ainsi qu'une bonne partie du mobilier qui les garnissait. La perte immobilière est évaluée approximativement à 10 000 fr. et la perte mobilière a 4 000 fr. Il n'y avait que la maison et le mobilier d'Arsène Foison d'assurés. Cet incendie est dû à l'imprudence de ce dernier. Le sieur Foison, après s'être servi d'un torchon auquel le feu s'était communiqué, sans qu'il s'en aperçût, l'avait accroché, suivant son habitude, à l'entrée de sa maison, en dehors, contre le mur, et à peu distance de la couverture. Après avoir consumé le chiffon le feu s'était communiqué à la couverture et avait terminé son oeuvre. 

 

Mai 1873   -   Accident.   -  Jeudi, dans l'après-midi, la demoiselle Bertrand, demeurant à Bures, s'en alla laver son linge à la Dives, et tomba dans la rivière, très profonde en cet endroit. La demoiselle Léa Binet, dit Audrieu, témoin de sa chute, courut à son secours et fut assez heureuse de la retirer. Sans ce secours inespéré, la demoiselle Bertrand aurait péri infailliblement, attendu que le courant l'entraînait.  

 

Septembre 1873   -   Accident.   -   Vendredi dernier, le sieur Morand, âgé de 18 ans, demeurant à Bures, chez sa mère, après avoir travaillé à son champ situé près de Troarn, se disposait, vers onze heures du matin, à retourner chez lui. Étant monté sur le devant de sa voiture, il fouetta ses chevaux pour les mettre en mouvement, celui de devant partit à fond de train, sa course rapide fit tomber le cheval de limon qui fut traîné pendant quelques instants et qui est blessé au point qu'on sera obligé de l'abattre. Pendant cette course effrénée, Morand fut précipité sur le sol et dans cette chute, il a eu une cuisse cassée.  

 

Juillet 1874   -   Une révolution.  -  Des faits d'une brutalité inouïe se sont passés à Bures, le 19 de ce mois, à l'occasion de l'élection de deux conseillers municipaux. La commune étant, depuis longtemps, divisée en deux partis acharnés l'un contre l'autre, pour des motifs dont nous n'avons pas à nous occuper, chacun d'eux avait cherché, par tous moyens, a faire, passer les candidats de son choix, un seul réussît a faire nommer ses deux candidats. Ce succès, mit en fureur le parti vaincu, lequel proféra des menaces contre ses adversaires et ne tarda pas à les mettre à exécution. Plusieurs forcenés s'étant armés de bâtons, frappèrent avec fureur plusieurs personnes inoffensives, les sieurs Lequest fils, et Auguste-César Audrieu furent attaqués si violemment que leur vie a été un moment en danger. Depuis le dépouillement du scrutin, qui eut lieu vers 7 heures du soir, jusqu'à près de minuit, la commune de Bures fut sous l'impression d'une profonde terreur, les hommes et les femmes du parti vaincu, celles-ci en majorité, armées de bâtons, parcouraient la commune en proférant des menaces de mort contre ceux qui n'étaient pas de leur parti, personne n'osait sortir de chez soi, dans la crainte d'être assailli à coups de bâton. 

La commune de Bures n'ayant pas de maire, l'adjoint, témoin du désordre, n'a fait aucune tentative pour contenir les perturbateurs, il n'a donné aucun ordre au garde champêtre pour faire cesser cette scène sauvage. Les gendarmes, à la résidence de Troarn, ayant été informés de ce fait scandaleux, se sont rendus sur les lieux et ont ouvert une enquête à la suite de laquelle ils ont dressé procès-verbal.  La justice sera appelée à se prononcer sur cette affaire. 

 

Juillet 1874   -   La canicule.  -  Le 24 juillet, a commencé la canicule, qui finira le 26 du mois prochain. Beaucoup de personnes croient que ce temps correspond aux plus fortes chaleurs de l’année. Nous en avons la preuve contraire cette année.

 

Juillet 1874   -   Le réchauffement climatique.   -  La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.

 

Juin 1875   -   Mauvaise action.  -  Dernièrement, un malfaiteur, resté inconnu, s'est introduit dans un pré, situé à Bures, appartenant au sieur Saint-Bonnet, chaudronnier à Troarn, et a cassé entièrement les greffes de plusieurs pommiers. Précédemment, un semblable fait a été commis, à plusieurs reprises, dans la même pièce, dans laquelle on introduit nuitamment des bestiaux pour dépouiller l'herbe au préjudice du propriétaire.  

 

Octobre 1875   -   La vie.  -  On a fait un curieux travail sur la longévité comparée de nos départements. Il en résulte que le nombre annuel de décès, à l'âge de 100 ans et au-dessus, est en France de 148. Les départements qui se distinguent par la durée de la vie, sont les suivants : Calvados, Orne, Eure, Eure-et-Loir, Sarthe, Lot-et-Garonne, Deux-Sèvres, lndre-et-Loire, Basses-Pyrénées, Maine-et-Loire, Ardennes, Gers, Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne.

 

Octobre 1875   -  Accident par la foudre.  -  Pendant la nuit orageuse de mardi à mercredi, le tonnerre est tombé dans la commune de Bures, sur un peuplier situé près de la maison du sieur Foison, et l'a mis en morceaux qui ont été éparpillés de tous côtés. La maison du sieur Foison a été préservée de la foudre, mais plusieurs maisons situées à quelque distance de cette dernière ont eu leurs carreaux cassés par les effets de la commotion électrique, on en compte 14 chez M. Morand, propriétaire, et un nombre moindre chez les sieurs Barbey et Lebey. Dans le marais de Troarn, une jument appartenant au sieur Coudray, aveuglée par les éclairs, est tombée dans un fossé et s'y est noyée.

 

Avril 1899  -  Saisie d'eau-de-vie de cidre.  -  Les gendarmes se trouvant en service dans la commune de Bures le 9 avril, virent venir vers eux un individu qui, en  les apercevant, jeta quelque chose dans un fossé de la route. S'étant approchés, ils ramassèrent un petit Baril. Interpellé sur son identité, le fraudeur déclara se nommer Désiré Saillant, âgé de 44 ans, entrepreneur de drainage à Ste-Scolasse-sur-Sarthe (Orne). Saillant fut conduit devant le receveur des contributions indirectes de Troarn, qui a constaté que le baril contenait 1 litre 90 centilitres d'eau-de-vie de cidre, le tout d'une valeur approximative de 8 francs.

Procès-verbal a été dressé contre Saillant, il aurait mieux fait de payer les droits de régie.  

 

Juillet 1912  -  Victime des Élections  -  Le 12 mai, au retour des élections municipales, plusieurs personnes commentaient avec vivacité les événements devant le débit Coutances, à Bures. Un nommé Lechevalier eut l'imprudence d'aller se mêler à la conversation sans y être évité. Cela eut le Don d'impatienter Justin Claus, 28 ans, né à Courseulles, ouvrier d'usine à Dives. Il flanqua une formidable raclée à Lechevalier qui en est à peine remis les en porte encore les traces. Claus s'en tire avec un mois de prison et comme il n'a pas d'antécédents, il bénéficie du sursis.

 

Septembre 1916  -  Un hameau ravagé par l’incendie.  -  Sur sept habitations que comptait le hameau du Bosq, commune de Bures, près Troarn, un violent incendie en a détruit complètement trois. Les bâtiments d'exploitation de deux autres ont été aussi entièrement consumés. Les époux Manvieu, âgés de 74 ans, ont péri dans les flammes. Les dégâts s'élèvent à 100 000 francs. Le sinistre est dû à l’imprudence d'un enfant de six ans, le jeune Georges Lenoble, qui jeta une allumette enflammée sur du foin se trouvant dans la charretterie des époux Manvieu.

 

Janvier 1929  -  Nos monuments historiques. -  Sont classés comme  monuments historiques : à Blangy-le-château, la façade et la toiture de l'ancienne auberge du Coq-Hardi ; à Bures, le manoir de Tourpes ; à Canapville, la façade et la toiture du bâtiment principal et le bâtiment en retour du manoir de Canapville ; à Cambremer, le manoir du Bois de Bais ; à Notre-Dame-d'Estrées, le manoir de la Planche.  

 

Janvier 1931  -  les aides aux jeunes filles.  -  Dots attribuées en 1930 aux jeunes filles de familles nombreuses. La Commission départementale, chargée de l’attribution des dots y a donc eu à se prononcer pour cinquante attributions sur soixante et onze dossiers constitués.

Bures. — Mlle Belliot Raymonde, âgée de 19 ans, appartient à une famille de 7 enfants vivants. La postulante est restée à la maison paternelle pour aider à élever ses 4 frères plus jeunes. Le père de Mlle Belliot, mobilisé pendant toute la durée des hostilités, est cantonnier du Syndicat des Marais de la Dives. Les époux Belliot, jouissent de la considération publique. L'intéressée a contracté mariage, le 26 avril 1930, avec M. Boissard Marcel, ouvrier jardinier.

 

Février 1940  -  En défaut.  -  Pour avoir omis de faire renouveler sa carte de circulation, le belge Nicolas Muller, ouvrier agricole chez M. Deheegher, entrepreneur à Bures, a fait l'objet d'un procès-verbal.

 

Mai 1940   -   A quoi mène l'espionnite.   -   Dans la soirée d'hier, le nommé Henri Giffard, 52 ans, cultivateur et conseiller municipal, étant fortement pris de boisson et, par suite, très surexcité, menaçait les personnes qu'il rencontrait, du fusil qu'il tenait à la main.
Le chef de brigade Gosselin et le gendarme Gouget réussirent à désarmer le dangereux individu, avant qu'il n'ait commis un geste irréparable.
Ils essayèrent de le raisonner, mais Giffard fut arrogant au possible et leur déclara s'être ainsi
armé pour abattre tous ceux qui lui paraissaient suspecte.
L'ivrogne fut alors amené par les gendarmes à la chambre de sûreté de leur caserne, puis, la raison lui étant revenue, après une nuit de repos, le déférèrent au parquet de Caen.
Giffard a été écroué la maison d'arrêt, sous la triple inculpation de menaces de mort, ivresse et transport d'arme, interdit en état de siège.

 

Décembre 1941   -   Délimitation de la région « Pays d'Auge ».  -  Elle comprend pour le Calvados : a) Arrondissement de Lisieux (en entier, sauf Thiéville) : b) Arrondissement de Pont-l'Evêque (en entier) ; c) Les communes suivantes du canton de Troarn : Amfréville, Argences, Bavent, Bréville, Bures, Cabourg. Canteloup, Cléville, Janville, Merville, Petiville, Robehomme, St-Ouen-du-Mesnil-Oger, Sallenelles, St-Pierre-de-Jonquet, St-Pair, Troarn, Varaville ; d) Les communes suivantes du canton de Bourguébus : Airan, Cesny-aux-Vignes, Moult : e) Les communes du canton de Morteaux-Coulibœuf : Baron, Courcy, Louvagny, Moutiers-en-Auge, Norrey-en-Auge.

 

Décembre 1943    -   Modification de nom.   -   Désormais, la commune de Bures, canton de Troarn, porte le nom de Bures-sur-Dives.

SCENES DE LA VIE NORMANDE   -   Après la traite

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