BÛ  s/ ROUVRES 

Canton de Bretteville-sur-Laize

Les habitants de la commune de Bû-sur-Rouvres sont des Bûtois et Bûtoises

Avril 1867   -   Un accident.   -   Samedi dernier, le nommé Boufet Jean, âgé de 32 ans, domestique du sieur Hébert Pierre, cultivateur au Bû-sur-Rouvres, conduisant sur le chemin vicinal d'Ernes, une voiture attelée de quatre chevaux, reçut un coup de pied qu'il renversa sans connaissance.  

Il fut transporté au domicile de son maître où il est mort, le lendemain, dans l'après-midi.  

 

Octobre 1876   -  Deux enfants asphyxiés.  -  Lundi, vers midi, deux enfants, un garçon âgé de 5 ans, nommé Jules Reverand, et sa sœur Marie, âgée de 3 ans, demeurant chez leurs parents à Bû-sur- Rouvres, ont été trouvés asphyxiés dans un lit par suite d'un commencement d'incendie, attribué à l’imprudence des victimes, qui s'amusaient avec des allumettes.

 

Février 1908  -  Un crime.  -  Un crime a été commis mardi soir, 18 février, au Bû-sur-Rouvres.

Vers 6 heures, Victor Lecocq, propriétaire, a tiré un coup de fusil sur son domestique, Gaston Esnault, âgé de 28 ans, qui a été épouvantablement blessé.

Lecocq avait renvoyé son domestique la veille, et dans l'après-midi de mardi, Esnault revint chercher ses effets dans l'écurie. Lecocq l'aperçut et courut après lui avec une fourche américaine que Esnault lui arracha des mains.

Lecocq, rentrant chez lui, saisit son fusil et tira sur Esnault qui a ce moment se trouvait sur la route. Le malheureux a reçu toute la charge dans le ventre ; il a pu faire quelque pas et s'est affaissé. Le coup tiré presque à bout portant avait fait balle et les intestins broyés sortaient par la plaie. Le coup de feu a atteint Esnault dans la région ombilicale, lui perforant les intestins.

Le malheureux avait dû instinctivement porter sa main gauche au ventre pour le protéger, car elle a été affreusement mutilée.

M. le docteur Lallier, de Langannerie, fut aussitôt appelé. Il fit un pansement sommaire et ordonna le transfert immédiat du blessé à l'hôpital. Esnault arriva dans la nuit à l'hôpital de Falaise, et aussitôt M. Barbot vint lui donner ses soins. Mais tout fut inutile ; hier matin, à 5 heures, Esnault expirait dans les bras du médecin qui cherchait à le soulager. Le meurtrier, arrêté par les gendarmes de Langannerie, a été dirigé sur Falaise pour être mis à la disposition du juge d'instruction.

 

Juillet 1915  -  Mort au champ d'honneur.  -  M. René Queslier, de la classe 1904, est tombé au champ d'honneur le 5 juin dernier. Il laisse une veuve et trois enfants en bas âge.

 

Juillet  1928  -  De l’eau.  -  Un aer-motor vient d'être installé pour fournir l'eau dans la commune. La question est vieille déjà, puisqu'elle remonte 1914.
Grâce a l'appoint fourni par le pari-mutuel sur l'intervention de M. Chéron, Sénateur, cette commune qui était obligée de faire le transport d'eau sur plus de quatre kilomètres, va connaître le bien-être consécutif à une distribution de toute l'eau cessaire.
Avec une ténacité qui lui fait honneur, M. Heurtin, le jeune et sympathique maire de la commune, a poursuivi et mené a bien cette tache ardue et délicate. Qu'il en soit félicité. Il a trouvé le plus grand concours en M. Richer, le dévoué architecte de Falaise, M. Beaudet, fournisseur de l'appareil élévateur et M. Lépinard, entrepreneur.
 

 

Février 1945  -  Les prêts aux cultivateurs sinistrés.  -  Les cultivateurs sinistrés des communes de Rouvres, Maizières, Condé-sur-Ifs, Vieux-Fumé, Magny-la Campagne, Le Bû-sur-Rouvres, Soignolles, Ouilly-le-Tesson, Ernes, Olendon, Perrières et Sassy qui désirent obtenir un prêt spécial à moyenterme pour 13 ans avec intérêt à 1,50 % en vertu de l’ordonnance du 17 octobre 1944, peuvent s’adresser à M. Robine, maire de Rouvres, président ou à M. Lesénéchal, notaire à Maizières, secrétaire de la caisse locale de Rouvres, qui leur donneront tous renseignement.

Chaumière normande