CAHAGNES

Canton de Aunay-sur-Odon

Les habitants de la commune sont des Cahagnollais, Cahagnollaises

Mai 1866   -   Un incendie.   -    Un incendie a détruit à Cahagnes, canton d'Aunay, vendredi dernier, sur les neuf heures du matin, au préjudice du sieur Robin, propriétaire et cultivateur en cette commune, vingt cinq mille de bourrées en bois et en vignons, réunis en deux meules, a peu de distance du four-à-chaux de M. Robin.

Tout porte à supposer que c'est le feu du fourneau, allumé la veille, qui s'est communiqué à l'une des deux piles de bourrées.

La perte est évaluée à 800 francs. Mme Bures, propriétaire de la même commune, s'est empressée de mettre toutes ces bourrées à la disposition de l'incendié, afin qu'il put terminer la cuisson de son four.

 

Décembre 1866   -   Les cours pour adultes.   -   M. le préfet a autorisé les instituteurs et institutrices ci-aprés désignés à ouvrir des cours d'adultes, le soir, dans leurs communes respectives à savoir :

MM. Dumont à Fontenay-le-Pesnel ; Lerat, à Bricqueville ; Vidal, frère Abias-Marie à Bayeux ; Mmes Huet à Dozulé ; Haulard, à Cahagnes ; Youf à Bures (arrondissement de Vire).  

 

Janvier 1869   -   Un accident.   -   Samedi dernier, le corps du sieur Dominique François Delaunay, âgé de 49 ans, cultivateur à Cahagnes, a été trouvé carbonisé près de la cheminée de la cuisine.

Delaunay, se trouvant dans un état voisin de l'ivresse, était tombé la figure sur une chaise, ce qui lui avait déterminé à l'instant une commotion cérébrale, puis dans cette position, le feu avait pris à ses vêtements.

 

Juillet 1869   -   Fait divers.   -  Le 15 de ce mois, vers 8 heures du soir, sur la route impériale qui traverse la commune de Cahagnes, le sieur Jean-Baptiste Ozanne, âgé de 15 ans, domestique chez M. Pain, cultivateur, est tombé sous sa voiture. La roue lui a écrasé la tête. La mort a été instantanée.  

 

Janvier 1874   -   Une bonne mesure. -  Aux termes d'une décision de M. le Préfet, les fournitures scolaires, telles que globes, cartes géographiques, tableaux d'histoire sainte, livres, etc……, seront mises, à l'avenir, en adjudication au chef-lieu de chaque arrondissement, pour être ensuite livrées aux communes qui en feront l'acquisition, soit sur leurs propres ressources, soit au moyen d'allocations.

 

Janvier 1874   -   Tentative d’assassinat.  -  Une tentative d'assassinat a été commise jeudi matin dans la commune de Cahagne, canton d'Aunay, sur le nommé Armand Tardif, journalier. Au moment où il ouvrait sa porte pour sa journée, à cinq heures du matin, il lui a été asséné sur le front un violent coup de bâton. Le sieur Tardif est tombé baignant dans son sang. M. le docteur des Rivières de Caumont-l’Eventé, qui a été appelé, a jugé son état très grave. La gendarmerie s'est transportée sur le lieu du crime.  

Janvier 1875   -   Accident.  -  M. le docteur des Rivières, de Caumont-l'Eventé, partait du bourg de Cahagnes, dans sa voiture, accompagné par son domestique, lorsque son cheval, effrayé par les flammes et par l'odeur qui se dégageaient d'un porc que l'on grillait sur la route, s'est emporté et est allé tomber près d'une haie que, dans sa frayeur, il voulait traverser. Le tablier de la voiture s'est déchiré sous la violence du choc, et le domestique de M. des Rivières s'est blessé légèrement en tombant.  

 

Septembre 1879   -  Tué par la foudre.  -  Un orage qui a éclaté mercredi, vers les quatre heures du soir, sur Cahagnes et Saint-Pierre-du-Fresne, a causé la mort d'un vieillard. M. Louis Debriouze, âgé de 72 à 75 ans, cultivateur au village de la Catelouzière, commune de Cahagnes. M. Debriouze a été frappé par la foudre, dans un champ situé à environ 200 mètres de son habitation, en allant visiter ses bestiaux. Le fluide électrique n'a laissé que de légères empreintes de son passage sur le cadavre de cet infortuné, à la joue et à une des jambes. Le fils de M. Debriouze a retrouvé le corps inanimé de son père trois heures environ après l'accident.  

 

Octobre 1879   -  Incendie.  -  Jeudi dernier, vers onze heures et demie du soir, un incendie attribué à la malveillance a éclaté à Cahagnes et réduit en cendres les habitations de la dame Philippe Mulot et du sieur Cantepie. La perte, couverte par une assurance, est évaluée à 13 000 fr. pour la dame Mulot, et à 4 000 fr. pour le sieur Cantepie. Parmi les nombreuses personnes qui sont accourues pour porter secours, on signale comme ayant puissamment contribué à sauver les maisons voisines les sieurs Amand Cailleron, Paul-Casimir Bacon, Locard, Léon Anne, Gillette et Dupont, tous demeurant à Cahagnes.  

 

Août 1881  -  Infanticide.  -  Une fille âgée de 25 ans, nommée Victoire-Marguerite, au service du sieur Chevalier, cultivateur à la Vacquerie, se sentant prise, des douleurs de l'enfantement, partit de chez son maître le 22 août pour aller à Saint-Jean-des-Baisants. En route, sur le territoire de la commune de Rouxeville, elle mit au monde un enfant du sexe masculin. Au bout de quelques jours, elle est rentrée chez ledit Chevalier, et dans la même nuit, l'enfant a été tué et jeté dans un puits de la commune de Cahagnes. Une enquête a été ouverte et la fille Victoire-Marguerite a été écrouée à la maison d'arrêt de Bayeux, ainsi que le sieur Chevalier.

 

Mars 1890  -  Basse vengeance. -  M. Dujardin, propriétaire à Caen, possède à Cahagnes une propriété dans laquelle il a planté de jeunes pommiers. En y allant l'autre jour, il s'est aperçu, qu'un malfaiteur avait cassé les greffes de plusieurs de ces jeunes arbres. L'auteur, qui est soupçonné, aurait agi par vengeance.  

 

Août 1890  -  Incendie.  -  Un incendie, dû à l'imprudence d'une enfant âgée de 9 ans, nommée Louise Lefrançois, a éclaté à Cahagnes, et a presque entièrement consumé un bâtiment à usage d'habitation, écurie et grange, appartenant à la dame veuve Canu, rentière à Caen, rue des Carmélites, 21, occupée par le sieur Eugène Vaudry, cultivateur.  Pertes, 4 500 fr. pour le fermier, qui n'est pas assuré, et 6 000 pour la propriétaire.

 

Novembre 1893  -  Chronique judiciaire.  -   Eugène Catherine, 44 ans, cultivateur à Cahagnes, 50 fr., coups et blessures.

— François Pidos, 42 ans, cultivateur à Cahagnes, 25 fr., coups et blessures. 

— Ferdinand Aubry, 26 ans, rattacheur à Condé-sur-Noireau, 8 jours, coups et blessures.  (Source B.N.)

 

Février 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Ces jours derniers, le froid a été un peu moins rude. Le thermomètre a remonté et le baromètre a descendu. Puis ils sont repartis en sens inverse. C'est tout de même le dégel, espérons-le. Mais un dégel sans pluie n'est jamais bien sincère. Il est donc dit que les hivers de guerre sont forcément des hivers froids. On n'a pas oublié celui si terrible de 1870 –71 ! L'hiver de 1917 aurait pu lui faire concurrence s'il avait commencé quelques semaines plus tôt. A présent, nous marchons vers le Printemps, les jours ont déjà rallongé pas mal et dans  l’après-midi le soleil commence à chauffer. Mais, c'est égal, cette année le proverbe pourrait bien mentir qui assure que « Jamais février n'a passé sans voir groseillier feuillé ». 

 

Février 1917  -  Allô ! allô !.  -  Si vous désirez téléphoner avec les départements limitrophes, l'administration des postes vous fait signer un papier dans lequel vous vous engagez à ne fournir aucun renseignement concernant la défense nationale. Dans le cas où vous violeriez cette clause, on vous couperait... devinez quoi ? Pas la tête, ce que vous mériteriez pourtant, mais simplement la communication. A la bonne heure ! voila, un régime vraiment paternel !

 

Mars 1917  -  Mortel accident de voiture.  -  M. Passard, 48 ans, garde particulier à Cahagnes, canton d’Aunay-sur-Odon, était venu chercher un chargement de bourrées dans le bois des Hogues. En faisant démarrer son attelage, il buta et tomba sous la voiture, dont une roue lui passa sur le ventre. Le malheureux garde expira aussitôt.

 

Août 1917  -  Incendie occasionné par la foudre.  -  Au cours du violent orage dont nous avons déjà parlé, la foudre est tombée sur la maison d'habitation des époux Lemonnier, propriétaires-cultivateurs à Cahagnes. village de la Butte de Gresland. Le fluide, pénétrant par la cheminée, fit quelques ravageas intérieurs, passa à la tete de leur lit, puis de dans une chambre au premier. En un clin d'œil tout fut embrasé. M. Lemonnier se jeta à travers les flammes et réussit à sortir sa femme qui, occupée à allumer du feu, avait reçu une commotion l'empêchant de se sauver. Puis, songeant à son fils venu en permission et couché dans la chambre, M. Lemonnier s'élança à nouveau à travers le feu et la fumée et fut assez heureux de sauver son fils qui, par la commotion reçue, ne pouvait plus marcher. Tout secours fut inutile pour arrêter le sinistre. Grâce au plancher en terre de la maison, les meubles purent être sauvés, ainsi que l'argent et les papiers. Mais le timent, d'une longueur de 18 mètres sur 6 mètres de large,  fut entièrement détruit, ainsi que 1.900 bottes de foin. M Lemonnier est assuré. Il estime son préjudice à, 20.000 francs environ.

 

Août 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Après quelques journées d'une chaleur excessive, des orages ont éclaté un peu partout, dans notre région, retardant la récolte du foin qui, jusqu'ici, s'opérait sans encombre. Pour quelques jours le temps est redevenu maussade, pluvieux et froid. Espérons que ça n'est qu'une mauvaise passe.

 

Août 1917  -  Les méfaits de la foudre. -  Deux incendies sont dus aussi à la foudre. A Cahagnes, un bâtiment à M. Lemonnier, cultivateur, a été incendié, Mme Lemonnier a été brûlée à la jambe droite par le fluide. Le fils Lemonnier, venu en permission, était resté dans son lit, paralysé par la commotion. Il a été sauvé par son père. Les pertes s'élèvent à 20 000 francs. A Saint-Germain-d'Ectot, la foudre a mis le feu à la maison de M. Heutte, cultivateur. Les pertes sont évaluées à 8 000 francs.

 

Août 1920  -  Un drame au village.  -  Lundi dernier, une discussion violente éclata entre M. Sénateur Vivier, couvreur en ardoises, âgé de 59 ans, demeurant a Cahagnes, et son neveu. Celui-ci se livra d'abord à des actes de violences sur son  oncle et le frappa au  visage avec une clef. A un moment donné, le neveu, furieux, sortit pour aller chercher son fusil. M. vivier s'étant rendu dans-sa cour pour tirer du cidre aperçut son neveu qui revenait avec son arme. Il s'empressa de fermer la porte et, comme celle-ci se ferme du dehors, il s'appuya contre elle pour empêcher son neveu d'entrer.

Celui-ci s'aperçut de la présence de son oncle contre la porte, par le  jour qui existe au bas de celle-ci. Dirigeant son arme vers l'endroit où se tenait M. Vivier, il pressa la détente; le coup partit et la balle, après avoir traversé la porte du cellier, atteignit M. Vivier en pleine poitrine. La balle, de fort calibre, vint frapper le malheureux couvreur sous le mamelon gauche, faisant ainsi une grande plaie dans la région thoracique. La balle, après avoir fracturé deux cotes, vint perforer le poumon gauche où elle se logea.

Le médecin appeIé en hâte, fit diriger M. Vivier sur la clinique de l'hôpital de Saint-Lô (Manche), cet établissement étant le plus proche de la région. La balle a été extraite par M. le docteur Lavoix, chirurgien à Saint-Lô, et par MM. les docteurs Ygouf et Le Maître. L'état du blessé est très grave. Cette affaire  a cause; dans notre région, une vive émotion.

Une dépêche de notre correspondant ce cette ville annonce que le malheureux a succombé hier, peu après son opération.

 

Octobre 1923  -  Incendie.  -  Le 19 octobre, vers 22 heures, M. Declomesnil, cultivateur à Cahagnes, était prévenu que le bâtiment qu'il possède dans un herbage situé en face de la porte de Cahagnes, était la proie des flammes. M. Declomesnil, aidé de nombreuses personnes, ne put se rendre maître du feu qui, en peu de temps, a détruit 2.200 bottes de foin, une charrette chargée de 98 gluis de blé, une quantité de bois de chêne. M. Declomesnil estime son préjudice a environ 7.700 francs.

 

Octobre 1925  -  Une femme dans un puits et se noie.  -  Le 3 courant, vers 19 heures 30, la demoiselle Hamel Angèle, âgée de 49 ans, cultivatrice à Cahagnes, village Tringal, s'apprêtait à puiser de l'eau quand, elle perdit l'équilibre. Elle s'agrippa à la margelle, resta suspendue au-dessus du puits, mais bientôt, à bout de forces, elle se laissa tomber dans l'eau.

Une voisine, la dame Poullier, était accourue aux premiers cris de l'infortunée cultivatrice, mais impuissante à la secourir, elle courut pour demander de l'aide. Ce fut le cantonnier Briquessard qui, le premier, arriva sur le lieu de l'accident. Malheureusement il ne put retirer qu'un cadavre.

 

Janvier 1929  -  Mouvement de la population en 1928.  -   Naissances, 22 ; décès, 23 ; mariages, 13 ; reconnaissances.  

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que nous ayons un été suffisamment sec.

 

Août 1929  -  Horrible accident.  -  Deux ouvriers, MM. Lucien et Charles Fouquerel, au service de M. Ménard, marchand de bois, à Tracy-Bocage, étaient occupés dans une scierie que leur patron exploite à Cahagnes, lorsque survint celui -ci accompagné de l'un de ses enfants, Georges, âgés de 8 ans.

Profitant d'un moment d'inattention de son père, le garçonnet s'approchait d'une machine si imprudemment qu'il était happé par l'arbre de transmission de cette dernière. M. Lucien Fouquerel arrêta aussitôt la machine et se porta au secours du garçonnet qui avait un bras complètement arraché.

Le pauvre petit fut transporté en hâte à la clinique de la Miséricorde, à Caen, où il devait succomber des suites d'une hémorragie.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances physiques que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée. A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances quelquefois très grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui greve incontestablement le budget.

 

Avril 1931  -  Subvention.  -  Un crédit de 15.000 francs est affecté au budget de. 1931, à titre de subventions aux communes, pour les travaux à exécuter aux maisons d'école et pour le renouvellement des mobiliers scolaires. Un certain nombre de demandes ont été présentées. La Commission des Travaux publics propose de donner satisfaction à ces demandes à concurrence d'une somme totale de 9.700 fr., conformément aux propositions suivantes faites par M. le Préfet :   Cahagnes. — Installation d'une troisième classe à l'école de filles et achat de mobilier scolaire. 500 fr.

 

Décembre 1944   -   Une fin tragique.   -   M. Eugène Robin, 62 ans, demeurant à Cahagnes, a été tué par l'explosion d'une grenade allemande. On pense que, par inadvertance, il tira sur le cordon de l'engin qu'il avait découvert en pénétrant dans un bâtiment où la grenade avait été abandonnée.

CAHAGNES   -  Route de Caumont
CAHAGNES  (Calvados)  -  Route d'Aunay
CAHAGNES  (Calvados)  -  La Place
CAHAGNES  (Calvados)  -  Vue aérienne
CAHAGNES  (Calvados)  -  La Chapelle
CAHAGNES   -  Un coté du Bourg

CAHAGNES  (Calvados)

Entrée du bourg

Route de Caumont

CAHAGNES  (Calvados)  -  Le Presbytère
CAHAGNES  (Calvados)  -  l'Église
CAHAGNES  (Calvados)  -  l'Église
CAHAGNES  (Calvados)

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