CAHAGNOLES

Canton de Balleroy

Les habitants de la commune sont des Cahagnollais, Cahagnollaises


Février 1867   -   Par décret.   -   Par décret impérial, la commune de Cahagnolles est autorisée à emprunter 2800 franc, pour le solde de travaux de construction de sa maison d'école.  

 

Mars 1874   -   Giboulées de mars.  -  Les prédictions de M. Sainte-Claire Deville se sont réalisées. Du 9 au 13, avait dit le directeur des stations météorologiques, nous aurons un grand abaissement de température, avec neige et grésil, et le 9, la neige commençait à tomber. Dans la campagne, elle a atteint une épaisseur de plusieurs centimètres, mais elle a fondu rapidement.

 

Mars 1874   -   Enfant brûlée vive.  -  Un incendie accidentel a consumé à Cahagnolles, canton de Balleroy, une maison d'habitation avec une partie du mobilier qu'elle contenait, appartenant au nommé Louis Boulot, charpentier. La perte mobilière est évaluée à 970 fr. Rien n'était assuré. 

Ce malheur a été suivi d'un autre bien plus grand : une petite fille du susnommé, Alphonsine-Louise Boulot, âgée de 18 mois, que sa mère avait laissée à la maison, sous la garde de sa sœur âgée de 4 ans, a été retirée des débris de l'incendie complètement carbonisée. On présume qu'une fois seuls, ces enfants auront mis le feu en jouant avec des allumettes chimiques.  

 

Mai 1875   -   Suicide.  -  Vendredi, le nommé Ecolasse, cultivateur, âgé de 42 ans, né à Longraye, demeurant à Cahagnolles, a été trouvé pendu dans sa chambre à coucher. La constatation du cadavre a fait connaître que la mort était le résultat d'un suicide, dont la cause doit être attribuée à la crainte qu'avait Ecolasse d'être arrêté pour un vol qu'il avait commis.  

 

Janvier 1891  -  Les victimes du froid.  -  Le froid a été de plus en plus intense. De tous les côtés, on signale la mort de malheureux ayant succombé à des congestions déterminées par le froid. 

Il n'est pas de point en France, en Algérie, en Europe, même dans les pays chauds, où le froid ne se soit fait sentir. Les morts sont nombreux. Un soldat a été trouvé mort de froid dans sa guérite. Trois enfants, trois frères, sont morts de froid dans la forêt de Saint-Dié, en revenant du marché. 

Les désastres sont grands partout. Dans le Midi, on craint pour la récolte des oliviers. Dans notre région, tout est perdu : légumes, rosiers, arbres verts, tout est pourri ou brûlé. Dans certaines contrées, les bouts à fruit des poiriers sont gelés et tombent. Les pépiniéristes et les fleuristes ont fait des pertes inestimables. Même désolation pour les blés et surtout les colzas. 

A la suite de ces désastres, la société d'Horticulture du Calvados a décidé que l'exposition annoncée pour le mois d'avril n'aurait pas lieu.  

 

Janvier 1891  -  Femme brûlée dans un incendie.  -  Un violent incendie s'est déclaré à Cahagnolles, au domicile de la veuve Marie. Les secours n'ont pu être organisés en temps utile, et on a à déplorer la mort de la veuve Marie, dont on a retrouvé le corps inanimé. Elle a été asphyxiée par la fumée. Les pompiers de Balleroy, aussitôt prévenus, se sont rendus sur les lieux, et, après avoir fait la part du feu, ils ont pu préserver une grande partie des bâtiments. Pertes 2 500 francs.

 

Janvier 1915  -  Macabre découverte.  -  A Cahagnolles, canton de Balleroy, M. Charles Françoise, 82 ans, qui habitait seul une maison isolée, a été trouvé mort sur la route. Il avait succombé à une congestion causée par le froid. 

 

Avril 1927  -  Une épave de la vie.  -   Abandonné par sa mère à l'âge de 9 ans et ayant perdu son père à la guerre, Charles Lepoultier, aujourd'hui âgé de 14 ans, vient d'être arrêté pour vol de 40 francs, de guêtres et de souliers à son ancien patron, M. Mancel, cultivateur à Cahagnolles, et plus récemment, pour avoir dérobé divers objets à son nouveau patron, M. Dagorn. Ces derniers larcins ont été retrouvés dans sa paillasse.

 

Juin 1927  -  Grave accident.  -  M. Pannier, conseiller municipal à Cahagnolles, canton de Balleroy, coupait un morceau de bois qu’il appuyait sur sa jambe droite, lorsque le couteau glissa sur le bois et alla profondément entailler la jambe de M. Pannier.

Celui-ci, perdant son sang en abondance, a été porté au dispensaire de Balleroy.

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que nous ayons un été suffisamment sec.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances physiques que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée.  A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances quelquefois très grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui grève incontestablement le budget.

 

Octobre 1929  -  L'heure d'hiver.  -  Conformément à la loi du 24 mai 1923, c'est dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 octobre que l'heure d'été fera place à l'heure d'hiver, c'est à dire que les pendules devront être retardées de 60 minutes.

 

Novembre 1929  -  Le téléphone dans le Calvados.  -  Grâce au crédit de trois millions alloué comme crédit est avancé par le Conseil général du Calvados, le réseau téléphonique calvadosien s'étend avec une heureuse régularité. Ces temps derniers, 10 communes ont été pourvues de cabines téléphoniques. Cela à porté à 348 ou à 45 % le nombre des communes calvadosiennes pourvues du téléphone.

Parmi celles -ci, nous relevons la commune de Courson, vingt autres communes vont être prochainement pourvues. Pour l'ensemble du Calvados, nombre d'abonnés, qui était de 3408 en 1927, est passé à 5904 en 1928 et à 6463 en 1929.

 

Novembre 1930   -   Arrestation d'un dangereux repris de justice.  -   Les gendarmes de Caumont ont arrêté à Cahagnolles le nommé Pierre Montreuil, 26 ans, journalier à Bayeux, recherché pour tentative de meurtre sur la personne de Mme Maria Hélie, 70 ans, marchand de poisson, à Port-en-Bessin. Le 10 novembre, vers 19 heures 30, cet individu c'est présenté chez Mme Hélie, à Port-en-Bessin, lui demandant à voir sa fille, Mme Marie-Louise Hélie, 30 ans, qu'il fréquenta pendant un an. Sur le refus de Mme Maria Hélie de le laisser entrer, Montreuil brisa un carreau de la porte d'entrée, pénétra dans la maison, se précipita sur cette dame et il porta un coup de poing à la poitrine. Mme Hélie tombant à terre, Montreuil la saisit à la gorge en lui disant : « Tu vas y passer ». Aux cris poussés par la victime, les voisins accoururent et la délivrèrent. Ce triste individu est un repris de justice dangereux.  

 

Mars 1945  -  Une désespérées.  -  Mme veuve fontaine, 73 ans, ménagère à Cahagnoles, a été trouvée pendue à une branche de noisetier dans un herbage voisin de sa maison. La septuagénaire souffrait douloureusement depuis longtemps.

Scènes de la vie Normande

Bouilleur de Cru  -  Le Calvados

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