La CAMBE 

Canton de Isigny-sur-mer

Les habitants de la commune sont des Cambais, Cambaises


Octobre 1879   -  Pêche.  -  La pêche du saumon, de la truite et de l'ombre-chevalier est interdite dans tous les cours d'eau du département, depuis le 19 octobre, au coucher du soleil, jusqu'au premier février 1880, au lever du soleil. Cette interdiction s'applique à tous les procédés de pêche, même à la ligne flottante à la main. 

 

Octobre 1879   -  La situation dans le département.  -  Les pluies dernières sont venues à propos mettre un terme à la sécheresse qui retardait la semaine sur beaucoup de points. On sème partout dans des conditions excellentes. C'est là un avantage considérable au point de vue de la prochaine moisson. L'année dernière on a semé dans de la boue, et beaucoup trop tard, il était impossible qu'il en résultât une bonne récolte. Si l'année avait été favorable, elle aurait amoindri la perte prévue, mais elle n'aurait pas fait disparaître complètement le mauvais effet de ces pitoyables semailles. L'automne actuel est, au contraire, très favorable, et sur les diverses chances dont il faut tenir compte, celle-ci est acquise dans le sens d'un bon résultat. Espérons que le cours des céréales ressentira les heureux effets des prévissions qu'autorisent ces bonnes semailles. En outre, les arrivages abondants qui sont annoncés d'Amérique, de Russie et de Turquie où la récolte a été excellente, produiront une amélioration désirable dans les prix. Enfin, tout le monde sait que dans les années où le pain est un peu plus cher, chaque consommateur évite le gaspillage, et il résulte de cette précaution répétée chaque jour par 38 millions d'habitants, l'économie d'une quantité considérable qui n'est pas à dédaigner. 

 

Octobre 1879   -  Découverte de pièces romaines.  -  Dernièrement, on a trouvé à la Cambe, en haut de la côte, vers Isigny, 2 000 pièces romaines enfermées dans une sorte de bouteille en terre rouge. Ces pièces, toutes en cuivre ou en billon (cuivre saucé), embrassent une période de 24 années, de 246 à 276. Une partie de ces monnaies a été donnée à la ville de Bayeux.

 

Mars 1880  -  Grâce et remise de peine.  -  Par décret de M. le président de la République, le sieur Billiette, résidant à la Cambe, a reçu la remise du restant de la surveillance qu'il avait à subir à la suite d'une condamnation pour vol par le conseil de guerre.  

 

Décembre 1880  -  Les arrestations nocturnes.  -  A propos des malfaiteurs du canton d'Aunay, on nous signale, de divers points du département, des arrestations qui auraient eu lieu la nuit. Il y a quelque temps, c'était un jeune homme de Beuzeval qui, passant en voiture près de St-Pierre-Azif, était arrêté par trois individus et s'en débarrassait en frappant sur eux avec la  clef des roues de sa voiture. 

Plus récemment, un sieur G…….., de Basly, aurait été assailli près de la Cambe par trois individus, qui lui auraient pris 1 fr. 80 qu'il avait sur lui. Les victimes de ces attaques négligent trop souvent d'avertir la police ou la gendarmerie. Cette négligence est regrettable, car elle ne peut avoir d'autre résultat que d'encourager ces malfaiteurs à continuer leurs attaques.  

 

Février 1882  -  Incendies.  -  Un incendie a éclaté à La Cambe, au domicile du sieur Moutier, boulanger. Les bâtiments auprès de la maison incendiée, couverts en chaume, ont été préservés. Les dégâts, assurés, sont évalués 14 000 fr.

Un incendie accidentel a détruit la boulangerie de la ferme occupée par le sieur Marc, fermier à Villons-les-Buissons. Perte, environ 500 fr. Assurée. 

Mardi, un incendie accidentel a éclaté à Coulibœuf, chez la dame veuve Crespin, bourrelière audit lieu. La perte est évaluée à 50 francs, assurée.  

 

Mars 1886  -  Mort par le froid.  -  Le semaine dernière, le sieur François Demaine, cultivateur à La Cambe, revenait de Grandcamp avec un chargement de varech, à environ deux kilomètres de la mer, il fut frappé d'une congestion causée par le froid. Appelé en toute hâte, le docteur, malgré les soins les plus empressés, ne put le rappeler à la vie.  

 

Juin 1888  -  Décès.  -  Félix Anquetil, médaille de Sainte-Hélène, l'un des derniers débris de la grande armée et l'un des plus anciens vendeurs du Bonhomme. normand, vient de s'éteindre à La Cambe, dans sa 93e  année. 

Il racontait encore il y a quelques semaines avec une clarté extraordinaire les épisodes des fameuses batailles de l'Empire, et surtout de la retraite de Russie.  

 

Juin 1888  -  Erreur de personne.  -  La personne qui avait cru reconnaître la demoiselle Édeline s'est trompée. L'ex-directrice des postes d’Arromanches est toujours sous les verrous où elle fait de la lingerie. Elle a bien adressé une demande de grâce, mais elle a été rejetée par le président de la République. 

— La directrice des postes de la Cambe, canton d'Isigny, vient d'être arrêtée pour des faits ayant une certaine analogie avec ceux qui ont fait condamner la fille Edeline à un un de prison.

Septembre 1888  -   Laïcisation.  -    Les congréganistes qui tenaient l'école de La Cambe ayant, paraît-il, manqué de respect au maire, le préfet les a révoquées et a laïcisé l'école. 

 

Septembre 1891  -  Vol sur un grand chemin par une femme.  -  La femme Firmin Toquet rencontrait dernièrement, sur la route de Louvières à la Cambe, une servante, la veuve Thomas, qui sortait de place, et entra en conversation avec elle. A environ 200 mètres de Cricqueville, et comme il faisait nuit, la femme Toquet se jeta sur la veuve Thomas, la terrassa, la saisit à la gorge d'une main et de l'autre lui vola son porte-monnaie, et ser sauva à travers champs. D'actives recherches sont faites pour retrouver la femme Toquet qui est une voleuse de la pire espèce et qui sortait de la maison d'arrêt de Rennes, où elle venait de subir une peine de treize mois pour vol.

 

Septembre 1893  -  Coup de sabot par jalousie.   -   Mam'zelle Augustine Lepley, servante chez M. Barbey, cultivateur à la Cambe, arrondissement de Bayeux, avait un amoureux. Celui-ci l'ayant délaissée pour une jeune couturière du même endroit, la demoiselle Lepley jura de se venger. Rencontrant la jeune couturière, elle lui sauta au chignon et lui donna un si violent coup de sabot à la tête qu'il en est résulté une blessure que la pauvre fille est allée montrer aux gendarmes qui ont dressé procès-verbal. (Source B.N.)

 

Octobre 1893  -  Tentative de meurtre.  -   Dimanche la gendarmerie a arrêté le nommé Ferdinand Toquet, 22 ans, journalier à La Cambe, né à St-Germain-du-Pert, pour tentative de meurtre envers une servante de La Cambe, avec qui il avait eu des relations, et qui, depuis deux jours, avait cessé tous rapports avec lui. II lui a porté au côté gauche un coup de fourche et l'a gravement blessée. (Source B.N.)

 

Octobre 1893  -  L’appel de la Classe 1892.  -   Tous les conscrits qui ne sont appelés sous les drapeaux que pour une seule année de service partiront le 11 novembre. Ceux qui vont rester au régiment pendant trois ans partiront le 14 et le 16 novembre, le 14, ceux qui sont attachés à des subdivisions de régions impaires, et le 16, ceux qui appartiennent à des subdivisions de régions paires, les uns et les autres recevront des ordres d'appel. Cette année-ci, aucune demande de changement de destination ou de devancement d'appel ne sera accueillie. 

Dans la 3e région de corps d'armée, les subdivisions impaires sont : Bernay, Falaise, Rouen (nord) et Caen. Les subdivisions paires sont : Évreux, Lisieux, Rouen (sud) et le Havre. (Source B.N.)

 

Décembre 1893  -  Chronique judiciaire.  -  Georges Gouet, 48 ans, journalier à Englesqueville, 2 mois et 50 fr., coups à sa femme, dont il est séparé, et injures au garde champêtre. 

— François Toquet, 22 ans ; Léopold Cottard, 21 ans, et Ferdinand Cottard, 19 ans, journaliers à la Cambe : Toquet, 4 mois et la relégation ; les frères Cottard, 2 mois chacun (Loi B.), vol au préjudice de plusieurs pécheurs d'Isigny. (Source B.N.)

 

Juillet 1901  -  Nomination d'un maire. -  M. Richard a été nommé Maire de La Cambe, en remplacement de M. Darondel, démissionnaire.

 

Septembre 1902  -  Meurtre.  -  Eugène Vincent, dit Leterrier, âgé de 48 ans et sa femme, âgée de 50 ans, l'un et l'autre journalier à la Cambe et sans enfants, vivaient depuis longtemps en mauvais intelligence par suite, dit-on, de la mauvaise conduite de la femme.

Samedi dernier, cette dernière quitta le domicile conjugal ; le lendemain elle y revint pendant l'absence de son mari et fit un paquet de linge et de draps qu'elle emporta. Elle s'en allait, vers 8 heures du soir, lorsque en passant au hameau de la Vieille Place elle fit la rencontre du sieur Vincent qui lui enjoignit de reporter à la maison ce qu'elle venait d'y prendre, mais elle s'y  refusa.

Une discussion s'éleva et bientôt la femme recevait dans le ventre la charge du fusil dont son mari se trouvait alors porteur. Vincent s'éloigna et sa femme malgré son horrible blessure  réussit à se traîner à 600 mètres de la jusque chez un équarrisseur nommé Onfroy qui la recueillit et courut aussitôt au bourg de la Cambe demander les soins du docteur Fauchon. Le lendemain matin vers 8 heures, la femme Vincent succombait.

La gendarmerie prévenue était venue immédiatement procéder à une enquête. Vincent a déclaré que le coup de fusil était parti accidentellement ; mais son attitude après la blessure de sa femme donne tout lieu de craindre que sa version ne soit pas vraie. Il a été arrêté et écroué à Bayeux.  

 

Juin 1912  -  Le suicide de Mme B.  -  Voici de nouveaux détails sur la mort de Mme B., que nous avons dit avoir été trouvé asphyxiée dans son cabinet de toilette. Mme B. avait, avant de mourir, revêtu son costume de mariage, mit ses plus beaux bijoux, puis s'était étendue sur une carpette et un oreiller. Elle est morte asphyxiée par un réchaud de charbon. La malheureuse était âgé de 30 ans. Elle était en instance de divorce avec son mari, le docteur B., maire de la Cambe.

 

Avril 1913  -  Un pont S.V.P.  -   Voituriers et automobiliste demande avec instance un pont au gué du village des Fiefs ; on ne compte plus les pannes et les accidents de voiture.

 

Avril 1924  -  Contravention. -  Le 1er avril, les gendarmes ont dressé procès-verbal contre la femme Julie Palmyre, femme Philippe, 58 ans, qui était en train d'assommer un animal domestique, en l'espèce un pauvre « bourricot ».  

 

Août 1925  -  Plainte.  -  M. Paul Dumans, 42 ans, propriétaire-cultivateur à La Cambe, ferme de Montmirel, a porté plainte à la gendarmerie contre une femme D. 34 ans, journalière à La Cambe, qu'il accuse de lui avoir soustrait deux cuillères et deux fourchettes en argent d'une valeur de 200 francs. La femme D. nie.

 

Avril 1926  -  Mutilation de pommiers.  -  Le 2 avril, M. Paul Dumans, 42 ans, propriétaire à La Cambe, a déclaré à la gendarmerie qu'un individu lui avait mutilé cinq pommiers se trouvant dans un herbage situé à 400 mètres de son habitation. Ces arbres ont été tailladés à 1 m. 50 du sol, sur une longueur de huit centimètres et une profondeur de cinq centimètres. Auteur soupçonné.

 

Février 1929  -  Monuments historiques.  -  Les immeubles suivants ont été classés au rang des monuments historiques : Condé-sur-Noireau : la façade et la toiture de la maison sise Grand'rue ; Urville : le Manoir ; Thury-Harcourt : l'église ; Vaucelles : le pavillon d'entrée du château et ses annexes ; Maisy : la façade et la toiture du Manoir du carrefour ; Blay : le Manoir de la Cléronde ; La Cambe : la façade et la toiture du Manoir de Montemeri.

 

Mars 1940  -  Un pylône électrique brisé par une auto.  Une voiture automobile, dont le numéro a pu être relevé, a brisé un pylône de la ligne électrique près de la propriété de MM. Thibout, maire de La Cambe

5.    LA CAMBE   -  Route de Thoville

1.    LA CAMBE   -  La Poste

LA CAMBE   -  Le haut du Bourg

LA CAMBE   -  Château de Jucoville

LA CAMBE   -  Château de Jucoville

LA CAMBE   -  L'Église

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