CAMBES - en - PLAINE 

Canton de Caen 

Les habitants de la commune sont des Cambais et les Cambaises.


Août 1868   -   Décision du Conseil général.   -   La session du Conseil général, commencée le lundi 24 août, a été terminée lundi dernier, à trois heures.

Parmi des décisions prises par le Conseil, nous devons une mention toute particulière à l'approbation qu'il a donné, samedi, à la construction des chemins de fer départementaux :

  Chemin de fer de Caen à Courseulles, passant par Cambes, Mathieu, Douvres, Luc, Langrune, Saint-Aubin, Bernières.

  D'Orbec à Lisieux, sur une longueur de 16 kilomètres.

  De Falaise à Pont-d'Ouilly, à un point de raccordement sur la ligne de Caen à Flers.  

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mai 1873   -  Les Événements.   -   Samedi soir, M. THIERS a donné sa démission, de Président de la République française. Il a été remplacé par le maréchal DE MAC-MAHON, duc DE MAGENTA. Le maréchal-Président est âgé de 65 ans.

 

Août 1873   -   Glanage.   -   Au moment des récoltes, il est utile de rappeler un arrêt de la Cour de cassation qui concerne le droit de glanage. Les propriétaires et fermiers pensent faire un acte de générosité en laissant les pauvres de la commune qu'ils habitent râteler et grappiller après l'achèvement de la récolte.

C’est une erreur, il résulte de la jurisprudence de la cour suprême que ce n'est pas un acte de philanthropie qu'ils exercent, mais un devoir qu'ils accomplissent. 

 

Août 1873   -   Mort accidentelle.   -  Le 20 de ce mois, vers 10 heures du matin, le nommé Fontaine, âgé de 12 ans, domestique du sieur Lance, cultivateur à Cambes, près Caen, revenait de la charrue, monté sur un cheval qui prit tout à coup le mors aux dents, et fit une chute si malheureuse, que la mort fut instantanée.

 

Novembre 1873   -   Travaux.   -  D’après les renseignements qui nous sont communiqués, les travaux de terrassement du chemin de fer de Caen à Courseulles seront prochainement commencés dans les communes d'Epron, Cambes, Mathieu, Anisy et Anguerny. Les formalités d'expropriation, relatives au chemin de Caen à Aunay, sont en voie d'exécution.  

 

Mai 1875   -   Chemin de fer de Caen à la Mer.  -  M. Mauger est venu à Caen la semaine dernière, il a visité les travaux et a donné des ordres pour qu'ils soient poussés avec la plus grande activité. Malheureusement, le temps perdu ne se rattrape jamais, et quelques efforts qu'on fasse, le chemin de Caen à Luc ne pourra pas être livré ce mois-ci à la circulation. Nous espérons cependant que l'inauguration pourra avoir lieu le 20 juin.

Deux nouvelles locomotives, « La Délivrande et Courseulles », sont arrivées, les wagons pour voyageurs sont attendus, les wagons à marchandises sont en construction à Caen.

 

Mai 1875   -   Chemin de fer de Caen à la Mer.  -  La gare provisoire du chemin de fer de Caen à la mer est construite. Elle a été bâtie sur le modèle des water-closets qui ornent l'abreuvoir de la Poissonnerie. Nous croyons devoir porter ce fait à la connaissance du public, afin d'éviter de regrettables méprises. 

Les gares de Cambes, de Mathieu, La Délivrande et Luc sont copiées sur celles de Caen. Cette dernière peut contenir quinze ou seize personnes au plus, c'est une faible digue à opposer au flot de voyageurs qui ne manqueront pas de l'envahir. 

Quoi qu'il en soit, la ligne, que nous avons visitée, commence à prendre forme : le ballast est presque partout jeté, les poteaux télégraphiques sont plantés, on place les fils. Sur tout le parcours, la ligne n'est pas entièrement garnie de treillage. C'est une lacune regrettable, et nous aurons sans doute, comme dans le département de l'Orne, souvent des procès-verbaux à enregistrer, car il est bon que les riverains le sachent : procès est fait à tout propriétaire dont les bestiaux sont trouvés sur la voie. On parle d'un train de plaisir pour la semaine prochaine, c'est douteux.

 

Juin 1875   -   Chemin de fer.  -  Malgré les affirmations d'un de nos confrères, aucun train de plaisir ou autre ne pourra être organisé sur la ligne de Caen à Luc pendant le concours. Ainsi que nous l'avons annoncé, elle sera terminée dans la deuxième quinzaine de juin. 

Une fête d'inauguration aura lieu à Luc Jeudi, une machine a déraillé dans la plaine de Cambes, il n'y a pas eu d'accident.

 

Juin 1875   -   Chemin de fer de Caen à la Mer.  -  Le matériel roulant de la Compagnie est arrivé. Il comprend deux wagons de premières, quatre de secondes, plusieurs wagons mixtes, un grand nombre de voitures de troisièmes avec impériales. Il suffit pour transporter sept à huit cents personnes.

 

Février 1876   -  Morts par le froid.  -  La nommée Rose Mauger, âgée de 72 ans environ, de Biéville, a été trouvée mardi matin, en la commune de Cambes, au lieu dit la Croix-Cantée, étendue au bord d'un champ appartenant au sieur Lemarinier, cultivateur. D'après la constatation, cette fille est décédée d'une congestion occasionnée par le froid. 

— Mardi matin, le cadavre de la nommée Modeste-Victorine Levavasseur, 46 ans, journalière, sans domicile fixe, a été trouvé â côté d'une étable sise dans un herbage, sur le territoire de la commune de Saint-Arnoult, arrondissement de Pont-l’Evèque. Il résulte des renseignements que cette femme avait vainement demandé un gîte à Touques, la constatation a fait connaître que la mort avait été occasionnée par une congestion cérébrale, produite par le froid.  

 

Janvier 1881  -  Les prières publiques.  -  Dimanche, le maire de C..., près Caen, ne pouvant assister aux prières publiques, invita son adjoint à le remplacer. Le cortège, composé de six conseillers sur douze, allait se mettre en marche quand un conseiller fit remarquer à l'adjoint qu'il n'avait pas son écharpe. Celui-ci part pour la chercher, et une heure après revient à l'église, juste au moment où le curé, fatigué d'attendre, allait commencer sans les autorités. Mais alors l'adjoint avait boutonné son paletot, de sorte qu'on ne voyait plus l'écharpe. Est-ce que l'adjoint de C... n'aimerait les trois couleurs que dans le café ?  

 

Juillet 1883  -  Les voleurs d’églises.    La bande de voleurs qui a déjà dévalisé plusieurs églises de notre département opère partout de la même façon, en ayant soin de n'emporter que ce qui est or ou argent.

Dans la nuit de mardi de la semaine dernière, des malfaiteurs dévalisaient les églises de Cambes et d'Anisy, la nuit suivante, ils s'introduisaient dans l'église de Saint-Julien de Caen, emportaient pour 2 000 fr. d'objets sacrés et dévalisaient un tronc pouvant contenir une trentaine de francs. Dérangés sans doute par quelque bruit, ils n'ont pas eu le temps de forcer le tabernacle.

A Cambes, ils ont emporté une nappe d'autel, dans laquelle ils ont emporté le produit de leur vol.

A Anisy, pour ne pas être inquiétés pendant leur besogne sacrilège, afin que la lumière ne fût pas apparente au dehors, les voleurs ont calfeutré, avec des soutanes de chantres, toutes les fenêtres de la sacristie.

A Cambes, un inconnu a été vu examinant l'église, il a demandé des renseignements sur une demoiselle riche à marier du pays. L'église d'Anisy est isolée, le jeune pasteur qui la dessert n'a peut-être pas été très prudent en laissant, par ce temps de vols sacrilèges, des objets précieux dans l'église. Les recherches faites pour découvrir les coupables sont restées sans résultat.  

 

Avril 1886  -  Terreur.  -  Les volailles et les lapins de la plaine de Caen sont sous le coup d'une terreur bien légitime. Des voleurs, qu'il ne serait peut-être pas très difficile de connaître si une enquête sérieuse et intelligente était faite, mettent au pillage toutes les basses-cours. A Cambes, chez une autorité de la commune, ils ont d'un seul coup enlevé 56 volailles, à Lébisey, chez une fermière, 22 lapins ont été pris la même nuit.

 

Septembre 1891  -  Agression.  -  Dimanche soir, deux ouvriers de la campagne, venant de prendre un bain à Luc, descendaient à la gare de Cambes. Avant de rentrer à la ferme, où ils sont occupés, ils entrèrent dans un café, en prendre pour un sou, afin de chasser la poussière. Mal leur en prit, car à leur sortie ils furent attaqués par six individus, qui maltraitèrent avec rage un de ces ouvriers, l'autre s'était enfui. Après avoir terrassé ce malheureux à coups de pieds et à coups de poings, ils partirent laissant leur victime dans un pileux état, plein d'ecchymoses à la figure, de contusions sans nombre, dont une très douloureuse au côté droit. Le battu aurait bien voulu porter plainte. Mais ça peut conduire loin, lui a-t-on dit. Il a eu peur et il en a été pour ses horions.

Août 1904  -  Incendie.  -  Un violent incendie s'est déclaré dans une ferme appartenant à M. Nicolle, maire de Mathieu, et exploitée par M. Lemarignier.

Le feu a pris naissance dans des boxes et a été occasionné, dit-on, par l'imprudence d'un petit vallet qui aurait laissé une chandelle allumée à proximité de la provision de foin journalière.

Soixante mètres de bâtiments, à usage d'écuries, de boxes, de pressoir et de grenier à foin, ont été la proie des flammes. Ces bâtiments étaient couverts en ardoise et venaient d'être reconstruits. Ils avaient  déjà été endommagés par un incendie qui avait eu lieu au mois de juin de l'année dernière.

 

Novembre 1912  -  Blessé par un chasseur  -  Le 17 décembre 1911, le jeune Henri Mériel, 18 ans, fils d'un cultivateur d'Éperon, chassait avec acharnement un lièvre dans la plaine de Caen. La bête affolée, manquée de deux coups de fusil, se réfugia sur la place de l'église de Cambes, a u moment où les fidèles sortaient de la messe. Dans l'ardeur de la poursuite, Mériel épaula une troisième fois, malgré les appels désespérés des spectateurs, qui lui criaient : " Ne tirez pas ! " le coût partit ; le lièvre fut manqué. Un jeune garçon de 12 ans, Charles Poret, fils d'un cultivateur, qui sortait de l'église, reçut par ricochet toute la charge dans les jambes et les mains. Île fut très grièvement atteint.

 

Mars 1913  -  Le redoutable chasseur.  -  Le tribunal de Caen condamne Mériel à 1 mois de prison et 100 francs d'amende avec sursis.

 

Mars 1926  -  Collision.  - M. Georges Sanson, 52 ans, cultivateur à Bény-sur-Mer, regagnait cette localité en automobile. Après avoir dépassé le bourg de Cambes, il entendit derrière lui une autre automobile qui allait le rejoindre. Afin de lui livrer passage, M. Sanson dut continuer à couper le milieu de la chaussée pour doubler un camion à bras. Il venait de se ranger complètement sur la droite. Lorsque l'automobile, conduite par M. Lachaye, de Fontaine-Henri vint, après plusieurs zigzags, se jeter sur la voiture de M. Sanson qui fut sérieusement endommagée.

 

Janvier 1932   -   Incendie criminel.  -  M. Mispelaère, cultivateur à Cambes, avait édifié au lieu dit « Les Varennes », une meule de lin qui, ces jours-ci, fut entièrement détruite par un incendie. Le préjudice ainsi causé a M. Mispelaere s'élevait à 30.000 fr. Le cultivateur porta plainte à la gendarmerie de Caen qui ouvrit une enquête. Elle vient d aboutir à l'arrestation de l'auteur de cet acte criminel, un certain Camille Martin, 53 ans, né à Villers-Bocage, en dernier lieu ouvrier agricole au chateau Galmanche, à Saint-Contest, qui d'abord a prétendu être étranger à l'incendie. Malheureusement pour lui, les gendarmes ont pu retrouver autour de la meule des traces très nettes de pas correspondant exactement à l'empreinte de ses souliers. Interrogé à nouveau, Martin a déclaré avoir couché ce soir-là dans une meule distante de 800 m, de celle de M. Mispelaere. Les traces de pas conduisant tout droit à la meule l'ayant abrité, l'ouvrier agricole a été déféré au Parquet et écroué. Il sera également poursuivi pour escroqueries au préjudice de Mme Foulard, commerçante à La Folie.

 

Janvier 1940  -  Une meule de lin incendiée.  -  Vers 21 heures, au moment de monter se coucher, M. H. Mispelaere, cultivateur à Cambes, eut son attention attirée par la lueur d'un incendie qui lui sembla tout proche, a tel point qu'il eut l'impression que c'était la ferme voisine de la sienne et qui est également sa propriété qui brûlait. Il n'en était rien, mais le feu dévorait une meule de lin lui appartenant et édifiée au lieu dit le Varennes.

Tout secours fut inutile et la meule, d'une valeur de trente mille francs fut entièrement truite.

Dés l'instant devait être couvert le sinistre, l’opinion de M. Mispelaere fut faite. Il ne pouvait être dû qu’à une imprudence ou à la malveillance.

Les gendarmes de Caen prévenu, le lendemain matin ouvrirent une enquête qui devait bientôt leur apporter les éléments matériel suffisantes pour justifier l'audition d'un ouvrier agricole sans domicile fixe, repris de justice notoire, delà condamné pour escroqueries abus de confiance, etc…

Aux questions que lui posèrent les inspecteurs, l'ouvrier agricole, Camille Martin, 53 ans, à Villers-Bocage, répondit avec une certaine aisance, prétendant, notamment que le soir de l'incendie, il était couché chez son patron actuel à Saint-Contest. Malheureusement pour lui, les gendarmes avaient pu retrouver autour de la meule et sur une certaine distance, des traces très nettes de pas correspondant exactement à l'empreinte de ses souliers.  Comble de malchance, le propriétaire du château Galmanche à Saint-Contest, M. Donat de Wimes, qui employait Martin depuis peu de jours, affirma aux gendarmes, que celui-ci n'avait pu coucher comme il le prétendait, dans les dépendances du château, toutes les portes ayant été fermées à la tombée de la nuit.

Interrogé à nouveau, Martin se troubla quelque peu et finit par reconnaître qu'il avait couché dans une meule à huit cents tres environ de celle de M. Mispelaere. Malheureusement pour lui, les traces relevées par les inspecteurs conduisaient tout droit à la meule l'ayant abrité. La encore, Martin essaya de biaiser.

En présence de ses contradictions successives et de ses allégations apparemment mensongères, Martin a été défère au Parquet et écroué à la maison d'arrêt.

D'ailleurs, cette mesure se serait imposée sans les charges pesant sur le journalier. Au cours de leur enquête, les inspecteurs avalent, en effet relevé contre lui une escroquerie commise au préjudice de Mme Pouchard à la Folie.

Martin qui avait travaillé chez M. Lance, actuellement mobilisé, s'était présenté chez la commerçante à la Folie, et s'était fait remettre des marchandises en prétendant être envoyé par Mme Lance. Il n'en était rien et Mme Pouchard qui n'avait pas voulu porter plainte au moment des faits, se décida de le faire au cours de l'enquête à l'occasion de l'incendie de la meule.  

 

Septembre 1942   -  Pour les prisonniers.   -   A Cambes-en-Plaine, dans le parc du château de Cambes, le dimanche prochain, kermesse au profit des prisonniers de guerre de la commune et de Villons-les-Buissons.

Voici le programme de la journée : à 10 h. 30, grand-messe en musique ; à 14 h.,  Ouverture de la kermesse ; nombreuses attractions, séance récréative. Lots de pommes de terre, buvette, buffet bien garni, tombola, vente aux enchères, ravitaillement en produits rares qui intéresseront les citadins et autres.

Garage pour bicyclettes. Rappelons que Cambes n'est qu'à 5 kilomètres de Caen ce qui n'est rien pour se ravitailler et se distraire tout en faisant une bonne action.

 

Décembre 1943    -   Fait divers.   -   Les samedi 25 décembre à 16 h. et le dimanche 26 décembre à 10 h. 50, auront lieu à Cambes-en-Plaine, deux séances récréatives au profil des Prisonniers de Guerre de la commune. Au cours du programme : scènes comiques, comédies, nombreux intermèdes variés. Prix des places : 10 fr., 3 fr. pour les enfants de 5 à 12 ans.

 

Février 1944  -  Un maraîcher de Lion-sur-Mer écrasé par son tombereau.  -  Un grave accident s'est produit sur le territoire de la commune de Cambes. Conduisant une voiture hippomobile, M. Pierre Pottier, 42 ans, maraîcher à Lion-sur-Mer, par suite d'une fausse manœuvre, tomba à terre et le lourd véhicule lui passa sur le corps. M. Pottier, rentré de captivité il y a un an environ, devait décéder des suites de ses graves blessures. A sa veuve et à son fils, nous adressons nos condoléances.

CAMBES (Calvados)  -  Rue de l'Église

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