CAMBREMER

Canton de Cambremer 

Les habitants de la commune sont des Cambremeriens, Cambremeriennes


Janvier 1868  -  Nouvelle divers.  -  On sait qu'aux termes de la loi sur la chasse il est défendu, sous peine d'amende, de chasser par les temps de neige. Or, les bois, les plaines et les vallées étant depuis plusieurs jours couverts d'une épaisse couche de neige, la chasse n'a plus lieu. Aussi depuis plusieurs jours ne voit-on aucune espèce de gibier aux halles centrales de Paris.

 

Janvier 1868  -  Le froid.  -  A propos du froid que nous avons subi pendant quelques jours, on a relevé, dans les historiens français, toutes les années qui ont eu des hivers rudes. En voici le catalogue exact :

En 358, l'empereur Julien, qui était à Paris, vit la Seine prise dans toute son étendue.

En 763 et 801, les hivers furent très rigoureux.

En 882, les charrettes passaient sur la Seine avec leurs chargements.

En 1407, le froid fut si rigoureux que la plupart des vignes et des arbres fruitiers furent détruits.

En 1420, Paris eut à souffrir d'un froid si vif qu'une mortalité extraordinaire se déclara et que la ville perdit les deux tiers de ses habitants. Les loups entraient jusqu'au cœur de la ville pour dévorer les cadavres. En 1414, la gelée dura, à partir du 31 décembre deux mois vingt-un jours, la neige pendant quarante jours consécutifs.

En 1370, le froid dura trois mois entiers dans toute sa rigueur.

En 1608, l'hiver fut si rigoureux dès le 21 décembre, que les approvisionnements de la capitale en combustibles étaient devenus si rares, qu'un cotret se vendait 33 sols. Les troupeaux périrent en grand nombre dans les étables, ainsi que toutes les espèces de gibier dans les campagnes et les forêts. La Seine fut si profondément prise, qu'elle portait des chariots pesamment chargés.

En 1683, l'hiver fut si âpre, qu'un grand nombre de personnes moururent de froid, les gelées durèrent trois semaines.

En 1709, le froid extrême occasionna une disette qui fit périr beaucoup de monde. On fabriqua à Paris et à Versailles du pain d'avoine, qui fut servi sur la table des princes et des riches.

En 1740, le froid occasionna une nouvelle famine, ou fit, par ordre du parlement, des prières publiques, et on promena par les rues les châsses de sainte Geneviève et de saint Marcel.

En I768, les cloches des églises se brisèrent sous l'action du froid.

L'hiver de 1784 avait changé la physionomie de Paris. L'amoncellement des neiges et des glaces formaient d'insurmontables obstacles dans les rues où l'on ne pouvait plus marcher. Au coin de la rue du Coq-Saint-Honoré, on éleva une pyramide de même en l'honneur de Louis XVI.

Le 30 décembre 1788, le thermomètre descendit à 18 degrés 1/4 au-dessous de zéro, l'épaisseur de la glace qui couvrait la Seine fut de 12 pouces.

Enfin, en 1799, 1810, 1811, 1812, 1814, 1820, 1829, 1840, les hivers furent très rigoureux et la Seine fut congelée comme nous la voyons aujourd'hui.

 

Mai 1868   -   La lune.   -   La lune rousse qui finit aujourd'hui vendredi, à 6 heures 45 du matin, pour faire place à la lune de mai, n'aura pas été par trop méchante. Elle nous a donné de beaux jours. Les biens de la terre, au dire de nombreux cultivateurs, ont un aspect magnifique.

 

Mai 1868   -   Une circulaire.   -   Quelques du cas de morve s'étant produits dans le département, M. le préfet croit devoir rappeler à MM. les maires que, au terme de la loi, les détenteurs de chevaux morveux doivent immédiatement avertir l'administration municipale, qui, de son côté, doit aussitôt faire visiter, par un vétérinaire, les animaux infectés. Cette visite donne lieu à la rédaction d'un procès verbal, dans lequel les parties intéressées peuvent insérer leurs observations.

Les chevaux reconnus atteints de la morve doivent être abattus, tailladés et enfouis sur le champ. Les écuries dans lesquelles ils auront séjourné devront être purifiées et leur harnais désaffectés.

 

Mai 1868   -   Un nouveau marché.   -   Un nouveau marché à beurre et à volailles a été ouvert au bourg de Cambremer, le dimanche 31 mai dernier. Une grande quantité de volailles et 1500 kilos de beurre apportés à ce marché ont été immédiatement vendus.

 

Mai 1868   -   Le climat.   -   L'élévation de la température qui n'a cessé de régner pendant la majeure partie du mois qui se termine, est un événement assez rare dans nos climats, où la chaleur n'atteint son maximum que vers le mois de juillet.

Voici à cette occasion la nomenclature des plus fortes chaleurs observées depuis un siècle et demi :

En 1702, le thermomètre monta à 39 degrés centigrades au dessus de zéro.

En 1753 et 1793, à 38 degrés.

En 1825, à 37 degrés.

En 1800 et en 1830, à 36 degrés.

La moyenne de la chaleur des étés et de 30 degrés. Cette moyenne à presque été atteinte dans la dernière quinzaine de mai 1868.

 

Octobre 1868   -   Fête de Cambremer.   -   le dimanche 11 courant :

Programme : le samedi, salves d'artillerie. Jour de la fête, 2 heures après midi, joute aux canards, exercice de la galetière, jeux et divertissements publics. à 7 heures du soir, ouverture du bal, lancement d'un ballon, illumination générale. à 10 heures, feu d'artifice fourni par la maison Crevel et Alliot, succursale des Fabriques d'artifice de Rennes.

Continuation le lendemain et le dimanche suivant.

 

Janvier 1869   -   Un accident.   -    Un accident qui aurait pu avoir les suites les plus fâcheuses est arrivé jeudi dernier à Cambremer.

M. Prévost, médecin, partait précipitamment, vers quatre heures du soir, pour se rendre près d'un maladie. Au détour de la route qui mène à Crèvecoeur, la voiture dans laquelle il était heurta violemment les bornes récemment posées près de l'église, et versa. M. Prevost et son domestique furent lancés à deux mètres environ.

Bon nombre d'habitants, vivement impressionnés par cet accident, accoururent à leur secours, mais, par un hasard providentiel, la voiture avait versé sans que le cheval tombat, de sorte qu'il n'en est résulté ni graves conclusions, ni dégât sérieux.

 

Avril 1869   -   Un infanticide.    -   Un infanticide vient d'être commis à Cambremer. Depuis quelque temps, de graves soupçons pesaient sur la veuve Ballon, au sujet d'un accouchement récent qu'elle avait en vain essayé de dissimuler.

Prévenue par la rumeur publique, la gendarmerie s'est rendue lundi, 5 courant, à Cambremer, et, sur les indications fournies par la prévenue elle-même, qui a fini par avouer le crime, on a retrouvé, dans un trou rempli d'eau et profond de deux mètres, le cadavre de deux jumeaux nouveau-nés.

Le médecin appelé pour les constatations légales a déclaré que ces enfants étaient nés viables et qu'ils avaient respiré.    

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  Le vendredi 3 de ce mois, vers onze heures du matin, la femme Guilloit, journalière à Cambremer, laissait ses trois jeunes enfants seuls à son domicile pour se rendre au bourg. Pendant son absence, qui avait duré environ une demi-heure, le plus jeune de ses enfants, âgé de deux ans, s'était approché du feu pour faire cuire une pomme, mais le feu ayant pris à ses vêtements, il fut cruellement brûlé, au point qu'il succomba dix-huit heures après dans d'horribles souffrances.  

 

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de; Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Bény-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Évrecy, Troarn, Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulév  Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.   

 

Juin 1871   -  Fait divers.   -   La petite vérole continue ses ravages dans le Pays-d'Auge, où elle a fait depuis le commencement de l'année de nombreuses victimes. A Cambremer, nous assure-t-on, où le chiffre des décès annuels s'élève en temps ordinaire à 26, on compte déjà plus de cinquante inhumations.  

 

Octobre 1872   -  Fête de Saint-Denis.  -  Le samedi 12, au soir, salves d'artillerie et mousqueterie ; à 9 heures, retraite aux flambeaux.

Le dimanche, à l'issue de la grande-messe, exécution de plusieurs morceaux de musique, sur la place du bourg.    A 2 heures, jeux et divertissements divers.    A 6 heures 1/2, ouverture du bal.    A 10 heures, brillant feu d'artifice, fourni par la maison du Bonhomme Normand.    Immédiatement après, le bal recommencera.    Le lendemain lundi, ouverture, du bal à 7 heures du soir.

Novembre 1875   -  Fait divers.  -  On avait répandu le bruit qu'un parricide avait été commis à Cambremer, tout se réduit à une mort accidentelle. Voici le fait : Aimé-Dominique Chillard, journalier à Cambremer, âgé de 52 ans, a été trouvé mort dans un fossé qui borde le chemin, à l'entrée du bourg, et à 60 mètres environ de sa propre maison. Le corps était recouvert d'eau, à l’exception de la tête et des mains, mais ne portait aucune trace de violence.   

 

Décembre 1875   -  Fanfare de Cambremer.  - La nouvelle Société musicale de Cambremer s'est fait entendre le jour de Noël. Cette musique, composée de jeunes gens et fondée depuis très peu de temps, est placée sous la direction d'un chef intelligent, M. Bazin. C'est grâce à ce dernier et au zèle des membres qui la composent, qu'elle a pu exécuter avec autant d'ensemble que de perfection les morceaux qu'elle a fait entendre à la messe de Noël.  

Décembre 1878   -  Neige et gelée.  -  La neige et la gelée qui ont fait leur apparition dans notre département retardent encore les nombreuses semailles en blé déjà retardées par les pluies. Sur certains points du département, il y a de vingt à trente centimètres de neige.

 

Décembre 1878   -  Un peu de lumière.  -  Il y a des réverbères à Cambremer : une somme même a été votée pour faire face aux frais de l'éclairage. Ces réverbères n'ont cependant encore été allumés qu'une fois, lors des élections municipales.

Les uns se plaignent de l'obscurité, les autres ne disent mot, parmi ceux-ci, certain gros bonnet qu'on a souvent vu, la nuit venue, tâtonner à la porte de Madame X... avant de trouver la sienne.   

 

Septembre 1880  -  Une curieuse trouvaille.  -  Près de Cambremer, dernièrement, un ouvrier charpentier, occupé pour le compte d'un habitant de Lisieux. lequel venait d'y acheter une propriété, a trouvé en démolissant un placard d'une chambre de la maison d'habitation, une petits boîte en carton contenant, séparés par du coton, une bague avec neuf brillants, des boucles d'oreilles en diamant et un collier formé de trente belles pierres fines. Cette trouvaille, qui doit représenter une certaine valeur, a été, après des péripéties assez curieuses, remise au nouvel acquéreur.  

 

Janvier 1881  -  Deux noyés.  -  Dimanche, à Cambremer, Frédéric Bouquerel, 81 ans, propriétaire, est tombé dans un lavoir attenant à son habitation et s'y est noyé. 

Samedi, au Theil, le nommé Marcellus-Pierre-Désiré Viconte, âgé de 23 ans, journalier, a été trouvé noyé dans un ruisseau situé dans un herbage. Ce pauvre jeune homme a dû tomber en cet endroit, à la suite d'une attaque d'épilepsie. Il était atteint de cette maladie depuis longtemps.   

 

Juillet 1881  -  Pensionnat.  -  L'article 13 du décret du 30 décembre 1850, porte que : aucun pensionnat ne peut être annexé à une école primaire qui reçoit des enfants des deux sexes. Il existe cependant un pensionnat de ce genre dans une commune du canton de Cambremer. Si on le tolère, malgré de sérieuses réclamations, est-ce pour ne pas froisser ces MM. de Witt, chez lesquels notre préfet a été dernièrement gobichonner, et dont l'un doit se porter comme député de Pont l'Évêque ?  

 

Décembre 1882  -  Maires. -  Ont été élus maire de Cambremer, M. G. Delettre, en remplacement de M. Pernelle, démissionnaire. 

Maire de Bonneville-la-Louvet, M. Vatel, en remplacement de M. Durand, démissionnaire. 

Maire de Lingèvres, M. Châtel, à la place de M. Bellissent.  

 

Mars 1883  -  Le chemin de fer. –  Cambremer et Dozulé vont se prendre aux cheveux. Cambremer demande un chemin de fer de Mesnil-Mauger à Pont-1'Evêque, par Crèvecœur, Cambremer, Bonnebosq et Beaumont. Dozulé en réclame un de Putot à Pont-l'Evêque, par Annebaut et Beaumont. La conseil municipal de Pont-l'Evêque vient de se prononcer pour Cambremer. De part et d'autre, on fait signer des pétitions au Conseil général, où la lutte sera vive.  

 

Novembre 1887  -  Histoire de permis.  -  Un propriétaire du canton de Cambremer avait résolu de ne plus chasser, mais il avait compté sans ses amis. Au moment de se mettre en chasse, comme le permis n'était pas encore revenu de la préfecture et que le courrier n'arrive dans la commune que dans l'après-midi, notre chasseur envoie au bureau, dès le matin, pour demander au facteur de remettre le permis s'il était arrivé afin de pouvoir chasser plus tôt. Le facteur n'y voyant aucun inconvénient remit le permis demandé, mais, quand il en fit part au maire, celui-ci entra dans une grande colère et écrivit au chasseur en lui disant que, s'il ne versait 10 fr. pour les pauvres, il serait cause de la révocation du facteur, la somme a été versée contre reçu. On se demande ce qu'il faut le plus admirer, ou de la complaisance de l'administré qui consent à chanter ainsi, bien qu'il n'y soit pas habitué.... ou de ce magistrat qui compromet ainsi sa dignité en outre-passant les droits que la loi lui confère.  

 

Décembre 1887  -  Homicide par imprudence.  -  Le sieur Baptiste Othon, 47 ans, cultivateur à Cambremer, a été trouvé mourant sur la route de Repentigny, il est décédé un quart d'heure après. Les constatations ont fait connaître qu'Othon était sourd et qu'il a été renversé par le coup d'un brancard de voiture donné en pleine poitrine. L'auteur de cet accident est resté inconnu jusqu'à ce jour.

 

Juillet 1888  -  Y a-t-il crime ?  -   La justice s'est rendue à Cambremer pour faire l'autopsie du cadavre d'une femme Marie Dupont, 65 ans, décédée en cette commune. On raconte que cette femme, ayant eu quelques difficultés avec la veuve Gordien, âgée de 74 ans, celle-ci aurait jeté la femme Dupont du haut de son escalier, et lui aurait ainsi fracturé une épaule. On dit même que la femme Gordien se serait acharnée sur sa victime et l'aurait frappée à coups de bâton. La scène aurait eu lieu une huitaine de jours avant, et, si on s'en rapporte à ce que l'on dit, la mort serait les conséquences de ce mauvais traitement La femme Gordien, qui ne paraît pas jouir de toutes ses facultés, a été arrêtée.

 

Janvier 1891  -  Mort accidentelle.  -  Le sieur Arsène Quesnot, 77 ans, propriétaire à Cambremer, a été trouvé noyé accidentellement dans une fontaine sise dans sa propriété.  (Source B-N)

 

Février 1891  -  Entre époux.  -  Le tribunal de Pont-l'Evèque aura bientôt à statuer sur les différends conjugaux du sieur H……..., cafetier aux Trois-Rois, à Cambremer, avec sa femme, qu'il a fait surprendre en flagrant délit. Mme H…….., accuse, à son tour, son mari de l'avoir châtiée trop fort. (Source B-N)

 

Juillet 1891  -  Un vol.  -  Un vol de 40 litres d'eau de vie, estimé à 120 francs a été commis  au préjudice de M. Paul Dalgot, propriétaire. Le tonneau contenant l'eau-de-vie volée était dans une cave, à un kilomètre environ de son habitation, ce qui fait qu'il ne s'est aperçu de ce vol que quelques jours après. L'auteur de ce vol a dû s'introduire au moyen de fausses clés.  (Source B-N)

 

Septembre 1891  Une cachette découverte.  -  Le sieur Pierre Martin, propriétaire à Cambremer, s'est aperçu de la disparition d'une somme de 6 000 fr., qu'il avait cachée dans un tonneau. Cette somme, en billets de mille francs, était contenue dans une boite en fer-blanc, que Martin avait attachée, au moyen d'une ficelle, à l'intérieur d'un tonneau. (Source B-N)

 

Février 1892  -  Noyé.  -  Dimanche soir, M. Alfred Santi, 26 ans, peintre à Cambremer, revenait avec sa sœur et deux autres personnes, de chez un ami où ils avaient passé la journée. Malgré l'obscurité, ils avaient résolu de prendre le chemin le plus court, en traversant herbages et prés. Santi, qui marchait devant, tomba dans une mare qu'il n'apercevait pas, sa sœur qui le suivait en fit autant. Celle-ci put être retirée. M. Santi a été noyé.   (Source B-N)

 

Octobre 1893  -  Trop d’eau.  -  Le lait mis en vente par la dame Victorine Lechevallier, née Ozenne, à Cambremer, était tellement additionné d'eau que procès-verbal lui a été dressé. (Source B.N.)

 

Avril 1913  -  Bizarre accident  -  Un pochard s'est blessé grièvement en tirant un coup de pistolet sur un cantonnier. Le nommé Edmond Thorel, 32 ans, journalier, qui était ivre, ce pris de querelle avec M. Paul Calang, 27 ans, cantonnier, lequel travaillait dans son jardin, il ne voulut pas répondre aux injures dont il était l'objet. Thorel, de plus en plus surexcité, courut chez  lui chercher son pistolet chargé. Il revint et déchargea son arme dans la direction du cantonnier, mais celui -ci eut  le sang-froid de se jeter par terre. Il ne fut pas atteint et ce fut au contraire Thorel qui fut grièvement blessé à la main et à la figure, car le pistolet éclata. Il a l'œil légèrement atteint et un index brisé ; il a dû subir une opération.

 

Mars 1914  -  Une trouvaille.  -   Arrêté pour ivresse par le  gendarme Marty, de Cambremer, Daniel Mesnil, 24 ans, journalier, a été trouvé détenteur de collets, engins prohibés. Le  tribunal le condamne par défaut à 50 francs d'amende.

 

Juillet 1915  -  Morts glorieuses.  -  Les soldats dont les noms suivent font le plus grand honneur au canton de Cambremer dont ils sont tous les cinq originaires, car ont combattu  vaillamment et jusqu’à la fin pour la France.

Ce sont : MM. Henri Allain, du 319e d’infanterie ; Vallée, du 119e ; Léon Moitteaux, du 119e et Maurice Marguerie du 128e..

Enfant également de Cambremer, M. Maurice Marguerie est le neveu de notre ami M. Levain, Conseiller municipal à Luc-sur-Mer.

 

Février 1916  -  Chère eau-de-vie.  -  Mme Lebatteux, de Cambremer, a eu la déveine de rencontrer les gendarmes juste au moment où elle venait d'acheter un litre d'eau de-vie de cidre chez M. Ferdinand Hay, cultivateur, même commune, et, comme les droits n'en avaient pas été acquittés, procès-verbal a été dressé. Voilà un litre d'eau-de-vie qui pourrait bien revenir à cher.

 

Juin 1919  -  Pour nos morts.  -  M. le docteur Moutier, conseiller général avait convoqué, dimanche, les maires du canton pour rechercher avec eux les meilleurs moyens d'honorer nos vaillants soldats  morts au champ d'honneur. On a abandonné le projet d'élever un monument commémorant au chef-lieu de canton et on laissera à chaque commune le soin de prendre telle décision qui lui conviendra. Le docteur Moutier a mis à l'élude la constitution d'un livre d'or.  

 

Août 1923  -  Deux époux meurent subitement la même minute.  -  Caen, 11 août (de notre correspondant particulier). Ces jours derniers, les époux Fayet, du Havre, rendaient visite il un de leurs parents, M. Delamarre, retraité de la marine marchande domicilié à Cambremer. Comment va la santé, ma cousine, s'écria le vieux marin en se précipitant à la rencontre de Mme Fayet ?
 - « A merveille, vois ma bonne mine, répondit cette dernière » Elle allait embrasser le retraité lorsqu'elle tomba foudroyée par une congestion. Son mari se préparait pour la relever. Au même moment, il s'affaissa à son tour.
On voulut prodiguer des soins aux infortunés voyageurs, mais la mort avait fait son oeuvre. Ce double décès survenu dans des conditions aussi soudaines, a vivement ému la population de Cambremer.   

Janvier 1927  -  Une mère dénaturée.  -  La gendarmerie de Cambremer vient d'enquêter sur l'état d'abandon dans lequel une fille Lecomte, 32 ans, laissait ses enfants de 4, 7, 9, et 11  ans. Effectivement, ces gamins, misérablement vêtus, couchaient sur de vieux sacs, dans un réduit affect. Toutefois, ils certifièrent n'avoir jamais été battus et ne pas souffrir de privations, grâce à la charité des voisins. Ils seront confiés à l'Assistance publique.

 

Juillet  1928  -  Plaisanterie d’un goût douteux.  -   Ayant trop bu, la femme Fouques, née Leseigneur, a table chez M. Lucien Jehanne, cultivateur à Cambremer, barbouilla de crème la
figure de son voisin, le gardien Pierre Legouix. Comme son attitude devenait scandaleuse, M. Jehanne la mit à la porte et elle tomba dans la cour. Il semble bien qu'elle soit seule responsable des blessures qu'elle a pu se faire à ce moment.

 

Janvier 1929  -  Nos monuments historiques. -  Sont classés comme monuments historiques : à Blangy-le-château, la façade et la toiture de l'ancienne auberge du Coq-Hardi ; à Bures, le manoir de Tourpes ; à Canapville, la façade et la toiture du bâtiment principal et le bâtiment en retour du manoir de Canapville ; à Cambremer, le manoir du Bois de Bais ; à Notre-Dame-d'Estrées, le manoir de la Planche.

 

Mai 1936  -   Exemption de Cambremer.  -  Personne n'Ignore que Cambremer a été le centre d'une Exemption fameuse, dépendant jusqu'en 1780, de l'évêché de Bayeux. On sait aussi, qu'au XVIIe siècle, D. Dominique George, ancien curé de Pré-d'Auge, devenu Abbé-mitré du Monastère du Val-Richer, y remplit les fonctions de Grand-Vicaire de Mgr de Nesmond. 

Cette Exemption comprenait neuf bénéfices-cures : St-Denis de Cambremer, St-Vigor de Crèvecœur, St-Martin de Grandouet, St-Laurent-du-Mont, Saint-Jean-de-Manerbe, Ste-Marie-Magdeleine-de-Montreuil, St-Ouen-le-Peingt, Ste-Paix  et St-Ouen-du-Pré-d'Auge. C'est ainsi, qu'en 1725, les désignait un manuscrit d'Hermant, curé de Maltot, savant historien du diocèse de Bayeux.

En 1695, Me F. Guillloche, curé de Grandouet, comptait les mêmes paroisses. Et cette énumération est conforme à la carte du diocèse de Lisieux, gravée en 1783, par ordre de Mgr de Bruncas.    

 

Mai 1942  -  En faveur des enfants sinistrés de la Région parisienne.  -  M. Louis Maurice, conseiller général et dévoué correspondant cantonal du Secours National, vient d'adresser un pressant appel à la population du canton de Cambremer en faveur des enfants de la région parisienne. Après avoir tracé la tragique misère de ces innocentes victimes, il exprime le vœu de les voir accueillir nombreux dans les foyers de la campagne normande. Nul doute que cet appel ne soit entendu des habitants d'une région qui s'est toujours classée en tête des mouvements de charité. (Source B.N.)

 

Août 1944  -  La guerre en Normandie.  -  Les troupes britanniques de l'armée canadienne, après avoir traversé la Touques, entraient à Lisieux. Cambremer avait été libérée dans l'après-midi. Nous avions aussi traversé la Touques près de Gacé, à 30 kilomètres au sud de Lisieux.

Après la libération de Cabourg, les troupes hollandaises de l'armée canadienne se rendaient à Houlgate et delà à Deauville qu'elles ont libérée hier soir.

 

Mars 1945  -  Des patriotes à l’honneur.  -  Le Comité Départemental de Libération a cité à l’ordre du jour de sa séance plénière, avec inscription au procès-verbal :

MM. Bernard Maurice, à Montreuil-en-Auge ; Roger Barbier, peintre à Cambremer ; René Lecardonnel, gérant d’épicerie à Cambremer ; Maurice Saussaye, employé à la cidrerie Maurice, à Cambremer.

« Ont assuré au péril de leur vie le ravitaillement de la commune pendant la période critique et périlleuse, entre le 6 juin et le 21 août 1944 ».

CAMBREMER  -  Rue de la Descente rapide

9.    CAMBREMER   -  Le Cadran  -  Route de Paris

CAMBREMER (Calvados)  -  La Rue de la Halle

LES TROIS-ROI, par Cambremer (Calvados)

CAMBREMER (Calvados)  -  L'École

CAMBREMER (Calvados)  -  Le Bourg

CAMBREMER  -  Café-Hôtel du Commerce

CAMBREMER  -  École des garçons

CAMBREMER  -  Les Halles  -  Place du Marché

CAMBREMER (Calvados)  -  Grand'Place

47.  Lisieux et ses Environs  -  Cambremer  -  Vie du Bourg

CAMBREMER (Calvados)  -  Vue du Lavoir.

CAMBREMER (Calvados)  -  Place de la Poste

CAMBREMER  -  Rue du Commerce

CAMBREMER (Calvados)  -  La Place

 

 

49.  Lisieux et Environs  -  Cambremer  -  Le Lavoir Public

CAMBREMER (Calvados)  -  Route de Paris  -  Route Nationale 13

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