CAMPAGNOLLES

Canton de Saint-Sever-Calvados

Les habitants de la commune sont des Campagnollais, Campagnollaises


Janvier 1868   -   Un vol.   -   Dans la nuit du 15 janvier, un vol avec effraction a eu lieu dans la sacristie de Campagnolles. Une somme de 8 francs provenant des offrandes et des quêtes, et deux bouteilles de vin blanc ont été les seuls objets qui aient flatté la courtoisie du voleur, puisqu'il n'a pas touché à plusieurs vases en argent et de prix qui se trouvaient dans la sacristie.

Les recherches les plus minutieuses n'avaient pu faire découvrir l'auteur de ce vol, mais à la gendarmerie on savait qu'un nommé Lepeltier Victor, repris de justice, né à Campagnolles, était en rupture de ban, et qu'on ne l'avait pas vu depuis quelque temps. Le maréchal des logis Dufour et le gendarme Bernela parvinrent à découvrir sa retraite et à l'arrêter.

Questionné par eux, Lepeltier nia énergiquement, mais des recherches faites dans l'endroit où il se retirait et où il venait d'être arrêté, firent trouver deux bouteilles à vin blanc récemment vides, et une quantité de bouts de bougies. Il avait encore sur lui une somme d'argent à peu prés égale à celle volée. En présence de pareilles preuves, il finit par s'avouer l'auteur de ce vol, dont il aura bientôt à rendre compte à la justice.  

 

Octobre 1868   -   Un accident.   -   Jeudi dernier, vers cinq heures du soir, le sieur Alcime Simon, âgé de 26 ans, domestique à Campagnolles, est tombé sous une des roues de la voiture qu'il conduisait et a eu la tête écrasée. La mort de ce pauvre jeune homme a été instantanée.  

 

Mai 1871   -  Fait divers.   -  Un incendie a éclaté en la commune de Campagnolles, dans la nuit du 21 au 22 mai, vers onze heures et demie à minuit, et a consumé deux maisons à usage d'habitation, grange, grenier, écurie, tasserie, charreterie, etc….. L'une de ces maisons appartenait au sieur Delahaye (Jean-François), propriétaire, adjoint au maire de Campagnolles, village de la Bassetière, et l'autre au sieur Marie (Thomas), propriétaire à Coulonces. Les causes de cet incendie sont attribuées à la malveillance. L'auteur soupçonné est un nommé Delahaye (Jean-Louis), journalier au même village. La justice s'est rendue sur les lieux, et après les informations, le susdit Delahaye (Jean-Louis), a été écroué à la maison d'arrêt de Vire.

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Vire : Beaumesnil, école mixte ; Campagnolles, école de garçons ; Clinchamps, école de garçons.

 

Juillet 1880  -  Suicide.  -  Le nommé Nicolas-Victor rLelevé, âgé de 24 ans, né à Mesnil-Hubert, soldat, de 2e  classe au 10e de ligne, en convalescence, a été trouvé noyé dans un lavoir à Campagnolles.

La levée et la constatation du cadavre ont fait connaître que la mort était le résultat d'un suicide causé par un dérangement du cerveau.

 

Mai 1883  -  Plus de cachot. –  Le ministre de l'instruction publique vient d'adresser aux recteurs d'académie une circulaire, dans laquelle il les informe que l'usage du séquestre dans les lycées et collèges doit être abandonné partout.

 

Juin 1883  -  Incendie. –  Ces jours-ci, à Campagnolles, un incendie, dont la cause est inconnue, a détruit la toiture en paille d'un bâtiment à usage d’habitation, pressoir, grange et étable, appartenant à M. Edouard Dubos. Perte, 1 300 fr.  

 

Avril 1888  -  Morts accidentelles.  -  Vendredi, le sieur Prosper Dubosq, 51 ans, cultivateur à Campagnolles y a été trouvé enseveli sous les décombres d'une maison, qu'il possédait à Coulonces, et qui s'était écroulée subitement pendant qu'il travaillait à la démolir. 

 

Juin 1891  -  Vol d’une jument.  -  Une jument hors d'âge, bai brun, a été volée au sieur Vautier, propriétaire à Campagnolles, par un individu de 40 à 50 ans, ayant des cheveux longs et noirs, vêtu d'une blouse bleue et coiffé d'une casquette.  

 

Août 1892  -  Voleurs de bestiaux.  -  Dans la nuit de lundi, une vache a été volée au préjudice de M. Lehéricey, qui exploite une petite ferme à Campagnolles. Cet animal avait été mis le soir au piquet dans un pré, le lendemain, on n'a retrouvé que la chaîne qui avait servi à l'attacher. Cette chaîne avait été jetée dans un fossé.  (Source B.N.)  

 

Août 1893  -  La chaleur.   -   La chaleur a été très grande dans le Calvados, mais pas encore comme dans le Midi et dans le centre de la France. Rien que dans l'arrondissement de Bordeaux, on a constaté douze morts par insolation. Dans la Loire-Inférieure, il y a eu aussi une dizaine de morts par suite d'insolation. 

Pendant l'un des derniers orages, la foudre a tué une vache au pâturage appartenant au sieur Paul Chapdelaine à Campagnolles. Perte 350 fr. (Source B.N.)  

 

Septembre 1893  -  Suicide et non accident.  -  Ces jours derniers, le sieur Asselin, cultivateur à Campagnolles, faisait prévenir la gendarmerie que son fils, de 29 ans, avait été trouvé mort le long d'un fossé, à environ 60 mètres de sa maison. Le fils étant sous les drapeaux pour ses 28 jours, à Falaise, était venu en permission. Il avait, disaient les parents, quitté la maison ce jour-la pour retourner à Falaise et on ne l'avait plus revu. 

L'enquête a établi que Asselin fils, qui n'avait que 24 heures de permission, était resté plusieurs jours chez ses parents. Craignant d'être puni à son retour au régiment, il s'était pendu à une roue de voiture. 

Les parents avaient porté le cadavre sur le bord du fossé pour faire croire à une mort accidentelle, prétendant qu'en agissant ainsi, ils avaient voulu s'épargner le déshonneur qui s'attache dans les campagnes aux parents d'un suicidé. (Source B.N.) 

 

Mars 1915  -  Certificat d’études.  -  Le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts a décidé, par une mesure exceptionnelle, d'ouvrir l'examen dans sa session normale à tous les enfants qui atteindront l'âge de 12 ans, le 31 décembre prochain.

 

Mars 1915  -  Le temps qu’il fait.  -  On ne dira pas que le Bonhomme Normand n'est pas un bon prophète, puisque son Almanach annonçait de la pluie et du vent pour les fêtes de Pâques. Malheureusement, ses pronostics pour la suite du mois ne sont pas non plus très bons. Heureusement que, suivant le vieux dicton : Jamais pluie de printemps n'a passé pour du mauvais  temps.

 

Avril 1915  -  Cadavre reconnu.  -  On vient d'identifier le cadavre du mendiant découvert, le mois dernier, au village de Launay, à Campagnolles, près Vire. C'est un nommé Émile Cencié, 61 ans, originaire de Bourgneuf-la-Forêt (Mayenne).

 

Mai 1915  -  Le temps qu’il fait.  -  Un maître orage s'est déchaîné mardi sur notre région. Les détonations électriques se succédaient avec une violence extraordinaire et la pluie tombait « d'abat ». En beaucoup d'endroits, la grêle a endommagé les fleurs des poiriers et autres  arbres fruitiers. Cette perturbation un peu subite et inattendue est-elle causée par les commotions anormales que propagent, dans l'air, les canonnades et les explosions ?

 

Juillet 1925  -  Des orages terribles dévastent les récoltes.   -   Mardi, vers 16 heures, de gros nuages venant de l'ouest ont subitement recouvert notre région qui fut ainsi longtemps plongée dans l'obscurité. Puis des grêlons, dont certains atteignaient le poids de 300 grammes, tombèrent, suivis d'une pluie torrentielle qui ne cessa pas pendant plusieurs heures, laissant partout ruines et désolation que d'ores et déjà on évalue à plus d'un million.

Nous avons parcouru toute la partie dévastée. Les routes sont telles qu'il semble que des terrassiers aient arraché des pierres à coups de pioche et creusé de ci de là, des trous qui ne sont pas sans danger pour la circulation des véhicules. Les céréales, dont la moisson s'annonçait abondante, sont littéralement hachées. Les pommiers n'ont pas été épargnés fruits et feuilles jonchent les champs, pas une pomme n'a résisté à la tourmente.

Les communes de Landelles, Mesnil-Caussais. Campagnolles et Clinchamp semblent les plus éprouvées. Les toits en ardoises ont été détruits par les grêlons, on dirait que la mitraille s'est acharnée sur ces pauvres demeures qui a moitié découvertes ont été bientôt envahies par la pluie. Il n'est pas une fenêtre dont une partie des carreaux ne soit brisée. C'est un véritable cataclysme.  

 

Août 1945  -  Plainte a été portée.  -  Par Mme Vve Roussin, cultivatrice à Roullours, pour vol d’une bicyclette et d’un équipage moins le collier.

Par Mme Raymond Catherine, cultivatrice à Campagnolles, pour pillage de sa maison pendant l’exode.

Par M. Marcel Durand, cultivateur à St-Manvieu-Bocage, pour vol d’un harnais

Par M. Fernand Provost, agent des P.T.T. à Vaudry, pour détérioration d’un câble téléphonique reliant St-Germain-de-Tallevende.

Par M. André Marie, cultivateur à Ste-Marie-Lauront, pour vol de sa bicyclette. (Source B.L.)

86.   Types et Costumes  -  Les Trois Amies au Rouet

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