CAMPANDRÉ - VALCONGRAIN

Canton d'Aunay-sur-Odon 

Les habitants de la commune sont des Campandréens, Campandréennes


Mai 1871   -  Fait divers.   -  Le 29 avril dernier, vers 9 heures du soir, le nommé Jacques Lepetit, âgé de 40 ans, domestique à Hamars, a été écrasé sous sa voiture, sur le territoire de Campandré. Ce malheureux laisse une veuve et huit enfants.

 

Octobre 1872   -  Avis aux cultivateurs.  -  Prière présente est faite aux cultivateurs qui auraient à se plaindre des ravages des campagnols, de ne pas employer l'acide arsénieux pour détruire ces rongeurs. Quelques cultivateurs s'étant servis de cette matière vénéneuse pour chauler du grain qu'ils introduisaient ensuite dans des trous à souris, il en est advenu ceci : des perdrix ont becqueté ce grain et sont mortes empoisonnées. En une seule journée, plus de trente perdrix ont ainsi succombé, et l'autopsie n'a laissé aucun doute sur les causes de l'empoisonnement.

 

Décembre 1872   -  Café chantant.  -  Le ministre de l'intérieur vient d'engager les, fonctionnaires et agents auxquels incombent particulièrement la surveillance des cafés concerts, de veiller avec un redoublement de zèle et d'attention, à ce que les chansons obscènes, les saynètes graveleuses et tous les divertissements enfin pouvant porter atteinte à la morale ou à l’ordre public, soient éliminés des programmes.

 

Décembre 1872   -  Pluies et récoltes.  -  Les pluies torrentielles tombées presque sans interruption depuis plus d'un mois ont produit dans notre pays de déplorables effets. Beaucoup de cultivateurs n'ont pu encore terminer leurs semailles de blé, ailleurs le blé n'a point levé, et on n'a plus d'espoir que dans les blés d'avril, qui sont loin de présenter les mêmes avantages. Les colzas, en général, ne paraissent pas trop se ressentir de cette submersion temporaire.

La plupart des pommes à cidre sont recueillies. On parle de prix assez élevés, se balançant généralement de 3 fr. 50 à 4 fr. le demi-hectolitre. On nous fait espérer des arrivages prochains des îles anglaises, qui, sans doute, feront tomber les prix ci-dessus mentionné.

Les pommes de terre sont loin de répondre pour la qualité, aux espérances qu'elles avaient fait concevoir, mais on nous assure que plusieurs départements voisins sont sous ce rapport beaucoup plus favorisés que le nôtre. Enfin, espérons n'est-il pas un pronostic campagnard qui dit : hiver pluvieux, été abondant ».

 

Décembre 1872   -  Cartes-poste.  -  Il va être établi des cartes-poste qui seront vendues par l'administration au prix de 10 centimes et qui circulerons en franchise dans tout le territoire français. Sur ces cartes on met l'adresse d'un côté, et quelques lignes de l'autre. Elles existent déjà en Suisse et en Angleterre, où elles rendent les plus grands service.

 

Décembre 1872   -  Récompenses.  -  La Société pour l'instruction élémentaire (siège à Paris), dans sa séance annuelle, a récompensé les instituteurs du Calvados dont les noms suivent : Rappels de médailles de bronze : MM. Gaugain, instituteur à Louvigny, et Marie, instituteur à Campandré-Valcongrain.    Médaille de bronze : M. Lavolley, instituteur à Ranville.      Mentions honorables : MM. Leboucher, instituteur à Jort, et Marie, instituteur à Lisores. 

 

Août 1880  -  Suspension.  -  M. Victor Chatel vient d'être suspendu pour deux mois de ses fonctions de maire de Campandré-Valcongrain, pour avoir, dans une lettre adressée au Moniteur, « qualifié de fête politique, la fête nationale du 14 juillet et déclaré ne pas pouvoir s'y associer ». M. Victor Chatel doit être dans la jubilation, car c'est assurément, la première fois qu'il voit sa prose prise au sérieux.  

 

Mai 1888  -  Les crimes de l’ivresse.  -  Le nommé Chanu, 46 ans, cultivateur à Campandré-Valcongrain, donnait depuis quelque temps des signes d'aliénation. Chanu buvait beaucoup, d'un autre côté, il était jaloux d'un de ses voisins qui lui avait pris sa position comme homme d'affaires auprès d'une vieille dame, la veuve Harel. 

Chanu avait pour voisin un sieur Jean Legré, âgé de 37 ans, qu'il employait souvent. Ils étaient au mieux et avaient bu ensemble. Dimanche soir, Chanu était ivre, il s'était mis à parcourir le village, armé d'un fusil, et à appeler au secours, se prétendant poursuivi par des gens qui voulaient le tuer. A deux heures du matin, il se précipitait, chez un voisin, en criant très fort. Legré, croyant à une dispute, sortit aussitôt, à peine sur le seuil de sa porte, il reçut un coup de fusil qui le tua raide.  

 

Mai 1888  -  Quel jarrets !  -  M.Bertaux, instituteur à Campandré, a parcouru, avec un tricycle, 374 kilomètres en 24 heures 50 minutes. Cette course terminée on a constaté que M. Bertaux était en excellent état et qu'il ne souffrait nullement de fatigua le sommeil seulement l'emportait.  

 

Juillet 1888  -  Les pluies.  -   La persistance des pluies sur notre région porte un préjudice considérable à l'agriculture. Les foins sont perdus, les blés ne mûrissent pas ou sont roulés.

 

Juillet 1888  -  Deux poids et deux balances.  -   Les sieurs Lefrançois, Marie, Anne, Lepailleur, Cauvin, Lepelley et Lefèvre, demeurant tous à Campandré-Valcongrain, avaient organisé une battue pour tuer un sanglier. C'était, il est vrai, en temps de neige et sur le terrain d'autrui qu'il s'agissait de tuer l'animal. Mais le but poursuivi était louable et le tribunal de Caen, saisi de l'affaire sur la poursuite du parquet, acquitta, les prévenus du délit de chassa qui leur était reproché. On dit même que le président leur adressa des éloges. Devant la cour, tout a changé. De blancs qu'ils étaient, les malheureux chasseurs sont devenus noirs, et, sur l'appel porté par le ministère public, ils ont tous été condamnés à 50 francs d'amende chacun.

 

Août 1891  -  Deux beaux coups de fusil.  -  Samedi dernier, M. Morin, propriétaire du château de Valcongrain, a tué et mis bas, à une demi-heure d'intervalle, deux vieux solitaires : l'un pesait 110 et l'autre 125 kilos. Pour deux beaux coups de fusil... c'en sont deux...

Octobre 1923  -  Un délit peu banal.  -  Le 22 courant, à 13 h. 45, un garde particulier, M. Farcy Victor, au service de la Société Centrale des Banques de Provinces, ayant surpris M. Harel Léon, âgé de 47 ans, cultivateur à la Cour de Valcongrain, au moment il traversait la cour du château de Valcongrain, dans laquelle il n'a pas droit de passage, lui a dressé procès-verbal pour délit de pied.
Le fait eut été sans gravité si M. Harel n'avait eu la mauvaise idée d'injurier le garde et sa femme.  

Juin 1925  -  Vol d’une poule.  -  Mme Dufay, cultivatrice à Campandré-Valcongrain, ayant reçu la visite du journalier Léon Marie, constata après son départ la disparition d'une poule. Une perquisition opérée le lendemain au domicile du journalier permit de découvrir des plumes dont la couleur correspondait à celle du volatile dérobé. Léon Marie est condamné à 2 mois de prison.

CAMPANDRÉ (Calvados)

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