CAMPEAUX

Canton de Le Bény-Bocage

Les habitants de la commune sont des Campelais, Campelaises


Novembre 1869   -   Décision.   -  Par décision du 9 novembre, M. le ministre des finances a arrêté qu'un bureau de distribution sera créé à Campeaux, près Bény-Bocage, à partir de l'année 1870.  

 

Juin 1871   -  Annonce du jour.   -   On demande a échanger quelques flacons de liqueurs fortes contre une quantité de bouteilles vides trouvées dans la paillasse de la mère Boissec, demeurant a Campeaux. L'eau-de-vie est le liquide préféré.  

 

Octobre 1872   -  Avis aux cultivateurs.  -  Prière présente est faite aux cultivateurs qui auraient à se plaindre des ravages des campagnols, de ne pas employer l'acide arsénieux pour détruire ces rongeurs. Quelques cultivateurs s'étant servis de cette matière vénéneuse pour chauler du grain qu'ils introduisaient ensuite dans des trous à souris, il en est advenu ceci : des perdrix ont becqueté ce grain et sont mortes empoisonnées. En une seule journée, plus de trente perdrix ont ainsi succombé, et l'autopsie n'a laissé aucun doute sur les causes de l'empoisonnement.

 

Décembre 1872   -  Café chantant.  -  Le ministre de l'intérieur vient d'engager les, fonctionnaires et agents auxquels incombent particulièrement la surveillance des cafés concerts, de veiller avec un redoublement de zèle et d'attention, à ce que les chansons obscènes, les saynètes graveleuses et tous les divertissements enfin pouvant porter atteinte à la morale ou à l’ordre public, soient éliminés des programmes.

 

Novembre 1872   -  Mort par imprudence.  -  Le 26 novembre, dans la journée, le sieur Jean-Omer Frigont, âgé de 42 ans, célibataire, né et domicilié à Torigny (Manche), a été tué accidentellement à Campeaux, par l'une, des roues de sa charrette, chargée de pierres, laquelle lui écrasa la tête. La mort fut instantanée.  

 

Juillet 1873   -   incendie.   -   Un incendie a éclaté à Campeaux et a détruit la maison du sieur Thomas Alexandre. Cette maison était couverte en chaume, et les greniers étaient pleins de foin. La perte est évaluée à 2 000 fr. pour le sieur Alexandre, et à 800 fr. pour son voisin, le sieur Mariette, dont le hangar a été détruit avec le foin qu'il contenait. Le sieur Mariette, seul, était assuré. On nous signale comme étant particulièrement signalés, la femme du maire, la directrice des postes, l'institutrice et sa classe, le curé de la commune et le percepteur. 

 

Avril 1874   -   Incendie.  -  Le 15, vers 1 heure du matin, un incendie attribué à l'imprudence a éclaté à Campeaux, canton de Bény-Bocage, et détruit 31 mètres de bâtiments couverts en chaume., appartenant aux sieurs Buté, Lafosse,; Léger et à la veuve Rabet. La perte totale est estimée à 4 750 fr., non assurée. La femme Louis Morel, dite la Diablesse, fileuse et propriétaire d'une partie des immeubles, aurait mis le feu, étant en état d'ivresse.  

 

Novembre 1875   -  Disparition.  -  Un jeune homme de Campeaux, nommé Hamel, atteint d'idiotisme, a quitté, le 7 novembre, le domicile paternel et n'a pas reparu. Cet infortuné, dont la taille est de 1 m. 50, est vêtu d'un pantalon dit parisienne et d'une vieille blouse de laine, il est chaussé de sabots et coiffé d'un chapeau rond en feutre blanc. Les personnes qui auraient quelques renseignements touchant ce jeune homme, sont priées de vouloir bien les communiquer à M. T. Hamel, à Campeaux, canton de Villers-Bocage.  

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux.  Campeaux, établissement d'un cimetière protestant, 150 fr.  

 

Octobre 1881  -  Un exploiteur.  -  Un fait blâmable s'est passé dernièrement à Campeaux. Le 136e, venant de Vire, traversait la bourgade. Ayant fait déjà un bon bout de route, nos soldats entraient un peu où ils pouvaient prendre un verre de cidre. On leur servait pour rien dans beaucoup de maisons jusqu'à la goutte obligatoire. Il s'est trouvé un aubergiste qui a vendu effrontément son cidre aux soldats 80 c. le pot.

 

Mars 1890  -  Parents dénaturés.  -   A Campeaux, un pauvre enfant mourant de faim a été réduit à manger une chandelle. Sa mère le laissait seul des jours et des nuits pour aller... s'amuser. 

 

Septembre 1892  -  Mauvaises filles.  -  La fille Armandine Catherine, 18 ans, couturière, habite Campeaux, canton de Bény-Bocage, avec ses grands-parents. 

De concert, avec sa grand'mère, qui ne vaut pas mieux qu'elle, cette-fille fait, subir toutes sortes de mauvais traitements à son grand-père, un vieillard de 73 ans, presque infirme. Jusque-là on n'avait, rien dit. Mais, cette fille ayant frappé le vieillard avec des pierres, le maire s'est enfin décidé à porter plainte la gendarmerie. 

La police de Bayeux a arrêté la nommée Eugénie Le Haguais, 22 ans, inculpée de coups et blessures envers, sa mère qui est veuve.  (Source B.N.)  

 

Novembre 1892  -  Mort accidentelle.  -  Dernièrement, à Campeaux, deux ouvriers de Bures, les sieurs Ruel et Costil, abattaient des arbres au hameau de la Mincerie, quand un sieur Guillaume Saffray, 58 ans, s'approcha d'eux pour les voir travailler. Ils le prièrent de ne pas s'approcher des arbres dans la crainte d'un accident, car, relevant de maladie, il marchait encore difficilement. Saffray ne voulut tenir aucun compte de ces avertissements et fut surpris par l'extrémité des branches d'un arbre sous lequel il resta. Le malheureux mourut le lendemain à son domicile.  (Source B.N.)  

 

Octobre 1893  -  U curé boucher.  -  Samedi, à Campeaux, un curé du canton de Bény-Bocage a fait abattre, débiter et vendre une vache qu'il avait élevée et un veau acheté à un cultivateur des environs. Mais comme cette viande était vendue au-dessous du cours, colère des bouchers, et vivats des acheteurs. Preuve, une fois de plus, qu'on ne peut pas contenter tout le monde. Ce qui avait donné cette idée à notre curé-boucher, c'est que, le jeudi saint précèdent, il avait fait déjà abattre une vache de ses élèves, le vendredi saint, il se reposait, le samedi, il vendait la viande de la vache, le dimanche, il débitait ses tripes par portions, le lundi, vente de la peau, le mardi, repos et récapitulation avec cette découverte que les bêtes, les vaches surtout, ont du bon. (Source B.N.)  

 

Novembre 1893  -  Chronique judiciaire.  -   Hippolyte Savey, 27 ans, épicier à Annebecq. 22 fr. contravention à la police du roulage.

— Femme Céline Gabriel, 29 ans, couturière à Campeaux, 48 heures, emploi d'enfant à la mendicité habituelle.

— Jules Lahaye, 31 ans, fabricant de paniers à Saonnet, 25 fr., coups. (Source B.N.)

 

Mars 1912  -  Un désespéré. - On a trouvé pendu l'autre matin, à une poutre de sa maison, le nommé Paul Alexandre Tonyon, 58 ans, journalier à Campeaux. On croit qu'il se sera suicidé parce que la femme avec laquelle il vivait venait de le quitter et que, d'un autre côté, son propriétaire, auquel il devait de l'argent, menacé de l'expulser.

 

Septembre 1915  -  Découverte d'un cadavre.  -  Le 19 courant, Mme Émile Lelièvre, propriétaire a Sainte-Marie-Laumond, se promenait l'après-midi avec ses enfants ; sur les bords de la rivière la Vire, lorsqu'au lieu-dit Courbefosse, elle aperçut le cadavre d'un homme qui submergeait au fond de l'eau, à 4 ou 5 mètres des rives. Ayant entendu dire que le sieur Letellier Armand, journalier à Campeaux, était disparu depuis deux jours, elle prévint les autorités de la commune. Letellier qui, par suite d'un accident, n'avait plus l'esprit lucide, était devenu drôle, surtout depuis une quinzaine de jours. Très affecté de la mort de sa femme, décédée le 5 courant. Il n'a pu survivre à son chagrin, il était âgé de 58 ans.  

 

Juin 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Pendant deux nuits consécutives, les éclairs, le tonnerre et la pluie ont fait rage. Ces grands bals d'eau ne valent pas une bonne petite pluie régulière, mais la végétation s'en trouve bien quand même. Souhaitons, cependant, que leur violence n'ait pas causé la chute prématurée des fleurs dont les arbres à fruits sont couverts. 

 

Juin 1917  -  Un désespéré.  -  Pendant que sa femme était partie travailler. M, Léon Barbier, 60 ans, journalier à Campeaux, canton de Bény-Bocage, s'est pendu dans sa chambre. Il était atteint, depuis douze ans, d'une tumeur incurable à la jambe, ne pouvait plus travailler. Pourtant, Il n'avait jamais manifesté l'intention de se donner la mort.  

 

Août 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Après quelques journées d'une chaleur excessive, des orages ont éclaté un peu partout, dans notre région, retardant la récolte du foin qui, jusqu'ici, s'opérait sans encombre. Pour quelques jours le temps est redevenu maussade, pluvieux et froid. Espérons que ça n'est qu'une mauvaise passe.

 

Août 1924  -  Grave accident d’auto.  -  Vendredi dernier un grave accident d'auto s'est produit à quelques kilomètres du bourg de Campeau, sur la commune de Mont-Bertrand, au lieu dit la Héroudière. Il était 19 heures, M. Drouard, cultivateur à Campeau, conduisait en auto, sa femme, à la gare de Guiberville. Il était accompagné de son beau-père, quand rencontrant une voiture dite à gerbes, conduite par M. Tancrel, meunier à Malloué, son auto, on ne sait encore par quelle circonstance, tamponna la voilure du meunier. Le choc des plus violents ne se borna pas à des dégâts matériels importantes. M. Tancrel avait une jambe brisée, et Mme Drouard, qui gisait sans connaissance sur la chaussée, portait au front une profonde blessure. M. Drouard et son beau-père portaient de multiples blessures sans gravité. M. le docteur Pinel, de Torigni-sur-Vire, appelé en toute hâte, a prodigué ses soins aux blessés, qui avaient été reconduits à leur domicile. L'état de Mme Drouard est grave.

 

Octobre 1925  -  La mésaventure du chasseur.  -  Un disciple de Nemrod, Mauduit Ernest, âgé de 38, cultivateur à Campeaux ne pouvant modérer son grand amour de la chasse s'en fut le 19 septembre, veille de l'ouverture, ar d'un fusil, muni d'une gibecière et accompagné d'un chien se jeter dans les bras des gendarmes qu'il rencontra au lieu et place de gibier.

Ce chasseur malchanceux est condamné à 100 francs d'amende, ou paiement d'un permis général de chasse, soit 116 francs, la confiscation de l'arme sous contrainte de 200 francs est en outre ordonnée.

 

Avril 1940  -  Un ouvrier à la tête broyée par un treuil.  -  Travaillant dans la carrière de M. Marcel Boscher, demeurant à Campeaux, M. Louis Legros, 42 ans, demeurant à Campeaux, père de sept enfants, glissa et tomba sur un treuil en marche. Entraîné par le mouvement de rotation, il eut la tête broyée entre la tige de fer reliant les bases du treuil et le pilier de soutènement supportant l'installation. La mort fut immédiate.

Les ouvriers dégagèrent aussitôt le corps mais le médecin, M. Chamlian, ne pu que constater le décès.

CAMPEAUX.  -  Vue générale du Bourg

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