CANAPVILLE

Canton de Pont-l'Évêque

Les habitants de la commune sont des Canapvillais, Canapvillaises


Avril 1866   -   Les loups.   -   Depuis trois ou quatre mois, les loups ont manifesté leur présence dans les environs de Pont-l'évêque par différents actes de voracité.

Tout dernièrement encore, ils ont commis de nouveaux méfaits à Pennedepie, chez une personne dont le nom nous échappe. A Cannapville, chez M. Beaudoin, adjoint, et sur la propriété de M. Esprit Le Court, dont nous ignorons le lieu de situation.

On leur a fait la chasse, dit-on, mais infructueusement. Il est grand temps de s'occuper de leur destruction. Encore une ou deux semaines, les feuilles seront repoussées et ils trouveront dans la forêt un refuge à assurer où ils pourront se propager au détriment de tous les agriculteurs.  

 

Décembre 1866   -   le loup.  -   Dans la nuit de dimanche à lundi, le loup a pénétré dans la ferme du sieur Harcourt, à Canapville, et a tué 5 moutons appartenant à ce cultivateur.

C'est un dégât qu'on estime à 200 francs.

Ce loup, dit-on, n'a point la couleur fauve qui distingue habituellement des animaux de son espèce. Il est noir, marqué de tâches de feu en tête, avec des oreilles de chats et la queue en trompette. Nous avions bien dit que c'était une bête extraordinaire.

On ne peut le voir sans être fasciné. Il ne voyage jamais sans être accompagné d'une nuée de corbeaux avec lesquels il a bien sûr des intelligences, et qui le préviennent toujours de l'approche des chasseurs.

Dernièrement, à Villerville, il a passé à vingt pas d'un cultivateur qui, le prenant pour un chien de berger, l'a laissé suivre sa route sans lui envoyer un coup de fusil. Le loup reconnaissant, serait, paraît-il, revenu la nuit dans le quartier, aurait tué trois moutons dans une ferme et a emporté un agneau dont on n'a jamais entendu parler.  

 

Juin 1867   -   Un incendie.   -   . Mercredi dans la nuit, la scierie mécanique, située à Canapville, sur le bord de la route de Trouville à Pont l'Évêque, et appartenant à M. Picquenot fils, a été la proie des flammes.  

 

Avril 1868   -   Un incendie.   -   Le 21 de ce mois, à neuf heures du soir, un incendie que l'on croit devoir attribuer à l'imprudence, a consumé un bâtiment à usage d'écurie, étable et remise, exploité par le sieur Harcourt, fermier à Canapville.

Trois juments, dont une pleine, une charrette, deux banneaux, plusieurs équipages et instruments aratoires ont été la proie des flammes. La perte est de 3000 francs environ.

Août 1871   -  Fait divers.   -   Jeudi soir, le bruit s'est répandu à Pont-l'Evêque qu'un crime venait d'être commis, en la commune de Canapville. Malheureusement ce bruit était vrai, et voici les renseignements que nous avons recueillis à ce sujet. Vers 5 heures de l'après-midi, le nommé Jean-Pierre Locard, qui depuis longtemps avait des difficultés d'intérêt avec le sieur Isidore 0dienne, son neveu, cultivateur en la même commune, croyant que ce dernier cherchait querelle à son frère, le sieur Jacques Locard, a tiré sur 0dienne, presque a bout portant, un coup de fusil, avec du plomb n° 4, la charge a fait balle et a atteint celui-ci dans la région du cœur. La mort a été instantanée.

Odienne était fermier de son oncle depuis plusieurs années et ne le payait pas. Locard avait commencé des poursuites, qui, au dire de certaines personnes, auraient été la cause de scènes qu'Odienne faisait aux frères Locard. Quant à Odienne, il passait pour un homme méchant. Pour accomplir son crime, l'assassin est allé chercher son fusil dans sa chambre et a tiré par-dessus la barrière, Odienne travaillait avec ses chevaux et c'était après eux qu'il criait.

Aussitôt que la nouvelle a été connue, le Parquet s'est transporté sur les lieux. Une enquête a été commencée et le meurtrier a été amené à la prison de Pont-l'Evêque.  

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mai 1873   -  Les Événements.   -   Samedi soir, M. THIERS a donné sa démission, de Président de la République française. Il a été remplacé par le maréchal DE MAC-MAHON, duc DE MAGENTA. Le maréchal-Président est âgé de 65 ans.

 

Mai 1873   -   Un noyé.   -   Le cadavre du sieur Jules Marescot, âgé de 33 ans, cultivateur à Coudray-Rabut, a été retiré de la rivière la Touque, sur le territoire dé la commune de Canapville. Cet homme avait disparu depuis le 26 mai. Le cadavre ne portait aucune trace de violence. Tout porte à croire que cette mort est le résultat d'un suicide, quoique rien ne vienne le prouver.  

 

Octobre 1876   -  Enfant broyé.  -  Un bien triste accident est arrivé mardi l'après-midi. Une enfant de 2 ans, nommée Marie-Armande-Célestine Ameline, demeurant chez ses parents, à Saint-Martin-aux-Chatrains a été écrasés par la machine du train n° 30, parti de Trouville à 3 heures 05 minutes. La femme Ameline était chez le garde-barrière du passage à niveau sur la route de Trouville à Pont-l'Evêque, situé sur la commune da Canapville, lorsque ce dernier, entendant le train venir, voulut aller fermer les barrières, qui étaient restées ouvertes. L'enfant le suivit, et le train arrivant à toute vitesse, il fut broyé par la machine avant qu'il eût été possible au chef mécanicien de rien faire pour éviter cet affreux malheur.  

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Canapville, travaux au presbytère 100 fr.

 

Mars 1880  -  Parents, veillez !  -  Mardi, 9 courant, vers 10 heures du matin, MM. Albert Madeline et Jacques Anquetil, tous deux ouvriers charpentiers, étant occupés à abattre un arbre, à Canapville, ne firent pas attention qu'un enfant de 2 ans, nommé Auguste Philippe, s'amusait à la place où l'arbre allait tomber. Les hautes branches blessèrent grièvement cet enfant, qui a succombé aux suites de l'accident.

 

Janvier 1920  -  La voie s'affaisse. -  Les pluies abondantes de ces derniers jours ont provoqué, jeudi, une importante crevasse dans le remblais de la voie ferrée, sur la ligne Pont-l'Évêque à Trouville. On a pris immédiatement les dispositions nécessaires pour enrayer cet affaissement et la circulation des trains n'a pas été gênée.

Mars 1914  -  La tempête.  -  La région de Pont-l'Évêque est particulièrement éprouvé par la tempête. Chez Mme Laplanche, boulangère à Canapville, une clôture en bois a été renversée par le vent sur une longueur de vingt mètres. Chez Mme Bertot, et M. Patin de nombreux pommiers ont été déracinés. A Bonneville-sur-Touques, un chêne appartenant à M. Grandcollot est tombé dans le jardin d'agrément de la villa Inès et a causé de nombreux dégâts.

Octobre 1915  -  Mystérieuse trouvaille.  -  On a trouvé sur la ligne, près du passage à niveau de Canapville, entre Trouville et Pont-l'Evêque, le cadavre d'un enfant paraissant né avant terme. On croit qu'il a été jeté d'un train. Une enquête est ouverte.

Août 1923  -  Incendie.  -  Un incendie s'est déclaré dans un pavillon situé au milieu de la cour de la ferme du Manoir de Canapville, appartenant à la Société Immobilière de France et de l'Afrique du Nord, et loué à M. Gabriel Doucerain, propriétaire à Bonneville-sur-Touques. Ce bâtiment, à usage de poulailler et de grange a été complètement détruit et les pompiers de Bonneville-sur-Touques n'ont pu que noyer les décombres. Les pertes sont évaluée à 8.000 francs environ.

Octobre 1923  -  Inauguration du monument aux morts.  -  L'inauguration du monument élevé à la mémoire des soldats de la commune tombés pour la France, avait lieu dimanche dernier Canapville.
Après une messe en musique, un banquet était offert aux démobilisés. M Boivin-Charapeaux, sénateur, le présidait, entouré de MM. Flandin et Engerand, députés Bussière, sous-préfet, Ratoret, maire, Baratte, adjoint, abbé Hauvelle, curé de la paroisse Grandcollot, avocat à la Cour de Paris, conseiller municipal, etc..
Des toasts très applaudis ont été prononcés par les différentes autorités venues a cette réunion. Au cours de l'inauguration, qui avait lieu dans l'après-midi, de magnifiques couronnes ont été déposées au pied du monument, au nom des démobilisés et des enfants de l'école.

MM. Ratoret, maire, Dassonville, au nom des anciens combattants, Bussière, sous-préfet, Engerand et Flandin, députés, ont exalté l’œuvre des morts glorieux et montré le devoir d'union et de travail qui s'impose plus que jamais aux vivants.

 

Juillet 1925  -  Une église est détruite par un incendie.  -  Un violent incendie vient de détruire entièrement l'église de Canapville, édifiée sur le bord de la route de Pont-l’Evêque à Trouville. Le feu a pris dans les chaises et le confessionnal placés sous le clocher. Il a vite gagné tout l'édifice et tous les secours ont été inutiles.

On croit que l'incendie a été communiqué aux chaises par des cierges allumés près d'une statue.

 

Janvier 1929  -  Nos monuments historiques. -  Sont classés comme monuments historiques : à Blangy-le-château, la façade et la toiture de l'ancienne auberge du Coq-Hardi ; à Bures, le manoir de Tourpes ; à Canapville, la façade et la toiture du bâtiment principal et le bâtiment en retour du manoir de Canapville ; à Cambremer, le manoir du Bois de Bais ; à Notre-Dame-d'Estrées, le manoir de la Planche.

 

Février 1940  -  Un gabion est cambriolé.  -   Propriétaire d'un gabion, sis dans les marais de Canapville, M. Edmond Romy, 67 ans, restaurateur à Canapville, s'y rend quotidiennement pour y soigner ses canards.

Ces jours derniers, il quittait son gabion vers midi, à son retour vers 14 h. 45,  il constata que la porte avait été fracturée. Une dizaine de canards manquaient à l'appel. Une inspection plus approfondie révéla la disparition d'une montre en or avec chaîne, d'un fusil de chasse, d'une cartouchière et d'un carnier qui avaient été posés à l'intérieur du gabion.

M. Romy, estimant à 2.500 fr. environ le préjudice subi, a porté plainte pour vol contre Inconnu auprès de la gendarmerie de Pont-l'Evêque qui a ouvert une enquête.  

 

Mai 1942 - Fait divers. - Une importante affaire d'abattages clandestins est découverte à Canapville et provoque trois arrestations, celle de Raymond J..........., Maçon à Touques, Henri B........., 46 ans, cultivateur à Bonneville-sur-Touques et Pierre L.........., 30 ans, coiffeur à Touques.

CANAPVILLE

CANAPVILLE- par-TOUQUES (Calvados)  -  Cottage Normand

                                   CANAPVILLE  -  Le Calvaire                                                                                 Église de CANAPVILLE  (Entre Pont-l'évêque et Trouville)

                                                                                                                                                                      Détruite par un incendie le 3 juillet 1925  -  Une offrande s.v.p

CANAPVILLE  -  L'Église

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