CARPIQUET 

Canton de Caen

Les habitants de la commune sont des Carpions, Carpionnes

Janvier 1866   -   Découvert d'un cadavre.  -   Un cadavre a été trouvé dernièrement sur la commune de Carpiquet. L'examen à fait connaître que c'était le nommé Bonnenice, journalier, que l'on présumait être l'auteur d'un vol commis le 1er janvier chez un cultivateur qui avait employé cet homme pendant un mois.

 

Septembre 1867   -   Une infortunée.   -   Vendredi, vers sept heures du soir, sur le territoire de la commune de Carpiquet, une femme a été trouvée, presque inanimée, étendue sur le sol. M. le maire, prévenu de ce fait, a donné des ordres, pour que cette malheureuse soit déposée dans une maison de la commune, et que tous les soins nécessaires à sa position lui soient prodigués. Ayant repris connaissance, les secours de la religion lui ont été administrés.

Cette femme, âgée de 30 ans, est originaire de la Manche, elle regagnait son pays, lorsque épuisée par le besoin, elle est tombée sans pouvoir se relever. Depuis longtemps, elle n'avait pris aucune nourriture. Aujourd'hui, cette infortunée est hors de danger.

 

Août 1869   -   Fait divers.   -  Le nommé Célestin Duval, âgé de 60 ans, journalier à Carpiquet, s'est pendu, dans son grenier, au moyen d'un lien en seigle et d'un bout de corde. Ce suicide est attribué à l'altération des facultés mentales du sieur Duval. 

A propos de cette mort, ne peut-on pas se demander jusqu'à quel point peut aller l'ignorance de certaines gens de nos campagnes. En effet, le sieur Duval a été trouvé pendu par sa femme qui ne l'avait quitté que depuis très-peu de temps. Que dans sa surprise, dans son émotion, cette femme n'eût pas songé à couper la corde, cela se comprend jusqu'à un certain point, mais deux de ses voisins, accourus à ses cris, auraient dû s'empresser de couper le lien, ils n'en ont rien fait, par crainte de se compromettre sans doute, et ils ont laissé la malheureuse victime pendue jusqu'à l'arrivée du maire qu'on avait fait prévenir. A son arrivée, M. le maire a promptement fait, mais trop tard, hélas ! ce que ses administrés avaient oublié.

 

Septembre 1870   -  Fait divers.   -   Le nommé Jean Schmit, âgé de 23 ans, piqueur, né à Steinzel (Luxembourg), le 19 octobre 1846, demeurant à Carpiquet de retour d'Angleterre depuis deux jours seulement, à été mis à la disposition de M. le Procureur de la République pour mauvais propos tenus contre la France et ses habitants.  

 

Novembre 1874   -   Fait divers.  -  Femme Euphrasie Laurent, dentellière à Carpiquet, vol de cidre, 1 mois de prison.  

 

Avril 1879  -  Halte de Carpiquet.  -  Sur la proposition de MM. David Beaujour, Niobey, le Vicomte de Saint-Pierre, Delacour et Desloges, le Conseil émet le vœu que, conformément à la demande de la commune de Carpiquet et des communes voisines, il soit établi une halte au passage à niveau n° 66 du chemin de fer de Paris à Cherbourg.

 

Février 1880  -  Bons et secours.  -  Des secours pour construction ou réparation d'écoles ont été accordés aux communes suivantes : 8 000 francs à St-Gatien, construction d'école de garçons et de filles ; 840 fr. à Lécaude  ; 1 200 fr. à Carpiquet, ; 700 fr. à St-Louet-sur-Seulles, et 800 fr. à St-Germain-de-Langot, réparations aux bâtiments scolaires.  

Avril 1881  -  Mort par accident.  -  Nous avons signalé l'accident arrivé mercredi à Carpiquet. Un ouvrier puisatier, en train de creuser un puits de 33 mètres de profondeur, dans la propriété de M. J. Bastard, à Carpiquet, a reçu de toute cette hauteur un seau plein de matériaux, qui s'est détaché de la corde au moment où il arrivait à l’orifice. Il a eu le bras brisé, on a dû opérer la désarticulation de l'épaule de ce malheureux, et il est mort à la suite de cette opération.  

 

Septembre 1885  -  Arrestation du Curé.  -  Nous avons annoncé, au mois de juin dernier, que plainte avait été portée pour faits d'immoralité contre un prêtre des environs de Caen. Ce prêtre était l'abbé Lebailly, curé de Carpiquet. L'instruction a été longue et difficile, car, si l'inculpé avait ses adversaires, il avait aussi ses partisans. L'enquête ce s'est pas bornée aux faits de Carpiquet, elle porte également sur des actes qui se seraient passés à Esquay-Notre-Dame où l'abbé Lebailly était curé avant de venir à Carpiquet.

Lundi, la gendarmerie s'est présentée au presbytère de Carpiquet pour arrêter l'abbé Lebailly. Il était absent; mais, mardi matin, il est venu à la gendarmerie se constituer prisonnier. On l'a fait entrer dans un bureau, puis il a été conduit à la prison dans un. coupé de place. 

On ne tardera donc pas à connaître l'exacte vérité sur les inculpations portées contre l'abbé Lebailly, qui sera probablement jugé aux prochaines assises. 

 

Mai 1888  -  Sinistre découverte.  -  Des ossements ont été trouvés ces jours derniers dans un champ exploité par le sieur Beaudouin, cultivateur à Carpiquet, près Caen. Ce seraient les restes d'un enfant nouveau-né et d'un homme qui auraient été enfouis à cet endroit à une époque qu'il est encore impossible de préciser.

 

Juillet 1888  -  Accident.  -  Le sieur François Touroude, faisant le service de correspondance entre Caen et Tilly, amenait à Caen des voyageurs. En arrivant au pont de Carpiquet, les chevaux ont pris peur en entendant le sifflet d'une locomotive. Ils se sont jetés dans un fossé et le choc a été si violent.

 

Décembre 1888  -  Les voleurs de vaches.  -  Dans son audience de jeudi, le tribunal correctionnel de Caen a condamné à trois ans de prison chacun deux voleurs de vaches, les nommés Léon Delille, 41 ans, cultivateur à Caumont, et Henri Benoit, 27 ans, ferblantier, sans domicile. 

Le premier avait volé deux vaches au sieur Sauvage, à Carpiquet, et deux génisses à la veuve Hèlie, de Vaux-sur-Seulles. 

Le second avait volé, à Argences, trois vaches au sieur Huel, un cheval et un harnais au sieur Hamel, et une carriole au sieur Roland.  

 

Septembre 1890  -  Incendie.  -  A Carpiquet, un incendie dû à L'imprudence d'un enfant de quatre ans, Paul Richard, a consumé un bâtiment appartenant au sieur Paul Julienne, rentier à Caen, et 100 gerbes de blé, au fermier Eugène Richard. Perte, 400 fr.   (Source B-N)  

 

Juillet 1891  -  On n’est donc plus maître chez soi.  -  Une brave femme de Carpiquet, arrondissement de Caen, avait sur sa cheminée une grande image représentant « l'Amour ». Le curé, qui venait lui rendre visite, lui disait chaque fois : « Faut brûler cela ! » La bonne dame répondait qu'elle y tenait et que du reste elle n'avait pas autre chose à mettre à la place. 

Un matin, le curé profita que la fillette de la maison était seule pour enlever et brûler image et la remplaça par un christ en plâtre.   (Source B-N)  

 

Octobre 1891  -  Une victime du travail.  -   Le sieur Isidore Gauguin, 50 ans, ouvrier à Amayé-sur-Orne, conduisait une machine à battre, à vapeur, chez Mme veuve Moulin, propriétaire à Carpiquet, lorsque, étant monté sur cette machine pour la graisser, son pied vint à glisser et il tomba dans le batteur. La machine s'arrêta, mais le malheureux Gaugain fut retiré avec la jambe gauche broyée. Il a été transporté à l'hôtel-Dieu, où il est mort après avoir subi l'amputation.   (Source B-N)  

 

Janvier 1892  -  Mauvais fils.  -  Jeudi, le nommé Leroy, 24 ans, menuisier à Carpiquet, a battu sa mère qui est aveugle et l'a chassée de chez elle parce qu'elle lui refusait de l'argent, qu'il a pris. Procès-verbal a été dressé contre ce fils dénaturé.  (Source B-N)  

 

Septembre 1892  -  Incendie.  -  A Carpiquet, un incendie a consumé une maison d'habitation, appartenant à Mme veuve Palais et occupée par le sieur Vaudouer, boulanger. La dame Vaudouer, ayant monté à son grenier avec une lumière, tomba dans cet appartement, le feu prit aux objets qui s'y trouvaient et la boulangère n'eut que le temps de sauter par une fenêtre. MM. Villion, instituteur, et Lebas, aubergiste, purent en traversant les flammes, dans une chambre située au 1er  étage, enlever le jeune enfant de M. Vaudouer, qui dormait, dans son berceau, le lit était déjà entouré de flammes, et c'est grâce à leur dévouement que l'enfant a été sauvé.  (Source B.N.)  

 

Novembre 1892  -  Récompenses honorifiques.  -  Médailles à M. Félix Trével, journalier à Allemagne, pour avoir sauvé deux enfants sur Ie point de se noyer ; à M. Corbet, percepteur de St-Julien-le-Faucon, a sauvé à deux reprises différentes, des femmes en danger de se noyer. 

Mentions honorables : MM. Louis Villon, instituteur ; Léon Lebas, menuisier et Pierre Marie, caporal des pompiers, se sont signalés par leur belle conduit en combattant un incendie à Carpiquet. (Source B.N.)  

 

Octobre 1893  -  Accident  -  Lundi l'après-midi, en traversant Carpiquet, le sieur Amand Paulin, 32 ans, domestique chez M. Auffray, marchand de cidre, rue d'Auge, à Caen, est tombé sous l'une des roues de sa voiture chargée de pommes, et a été si grièvement blessé que l'on craint pour sa vie. (Source B.N.)  

 

Novembre 1893  -  Chroniques judiciaires.  -  Alphonse Marie, 33 ans, 15 jours ; Adella Malherbe, femme Marie, 32 ans, 8 jours ; Louis Marie, 32 ans, 15 jours ; Mathilde Legras, femme Marie, 35 ans, 8 jours ; Célestine Touzard, femme Merey, 43 ans, 6 Jours, tous journaliers à Carpiquet, vol de javelles de blé au sieur Grenier, cultivateur à Carpiquet

— Eugénie Viray, femme Mogis, 29 ans, et Stéphanie Binet, femme Josso, 35 ans, journalières à Verson, vol de récoltes, de sarrasin, au préjudice du sieur Quesnel, cultivateur à Mouen, chacune 6 jours de prison. 

— Baptiste Liétot, 58 ans, Journalier à Verson, vol de 11 poteaux en bois de chêne a la veuve Grandguillot, à Verson, 1 mois, plus 5 francs d'amende pour ivresse à l'audience. (Source B.N.)

 

Novembre 1903   -  Affaire mystérieuse.  -  Dimanche soir, vers 5 heures,  M. Marie chef d'équipe a trouvé sur la ligne du chemin de fer, a peu de distance de la halte de Carpiquet, le corps d'un nommé Outrequin,  employé au chemin de fer. Chose assez curieuse cet individu qui était assez bien mis, n'avait plus ni chapeau, ni souliers, ses chaussettes ont été retrouvées  à deux ou trois cents mètres de l'endroit où gisait son cadavre. On a constaté que le malheureux avait une large blessure à la tête de laquelle le sang était sorti abondamment.

Dans  les poches de ses vêtements on a trouvé un permis de circulation qui avait été timbré samedi à la gare de Caen, un porte-monnaie qui refermait la modique somme de 1 francs 75 et une montre en argent. La gendarmerie s'est immédiatement de livrée à une enquête et le parquet a demandé au médecin légiste de procéder à l'autopsie.

 

Mai 1908  -  Courage sauveteurs.  -  Une enfant de deux ans, Henriette Vibert, fille d'un journalier de Carpiquet, jouait jeudi soir, vers 8 heures, sous la surveillance de sa mère qui se trouvait à une faible distance, auprès de la mare de la commune. Tout à coup, l'enfant s'étant approché trop près, tomba à l'eau. La mère affolée appela au secours.

Un cultivateur de l'endroit, M. Charles Terrée, bien que sortant de table, se jeta résolument à l'eau. La pauvre petite qui, par deux fois, était revenue à la surface, avait complètement disparu, M. Terrée fut obligé de plonger plusieurs fois ; enfin il retrouva l'enfant dans la vase et pu la ramener  à sa mère. Des soins empressés furent prodigués à la malheureuse petite, et  à moins de complications, on espère pouvoir la sauver.

 

Janvier 1913  -  Un conducteur tué à Carpiquet.  -  Un terrible accident a eu lieu sur la ligne Paris-Cherbourg, près de la gare de Carpiquet. Lorsque le tain de voyageur 303 de Caen à Cherbourg arriva en gare de Bretteville-Norrey, on s'aperçut que le conducteur Rollier avait disparu. L'enquête et les recherches faites immédiatement amenèrent la découverte de son  cadavre sur la voie,  près de la gare de Carpiquet. A l'aide d'un signale rouge et de deux pétards on put arrêter l'express 38 de Cherbourg à Caen, mais le conducteur de l'express se refusa  à emmener le corps avant les constatations légales, ce qui est la règle.

On suppose que Rollier, en s'approchant de la porte de son wagon, est tombé dans le vide et s'est tué net. Rollier appartenait au dépôt de Cherbourg. Il est originaire de la région de Saint-Malo et était marié à une institutrice de la Manche. C'était un brave homme très estimé de ses camarades.

 

Mai 1914  -  Élections Municipales.  -   Le dimanche 17 mai, il était procédé dans la commune de Carpiquet, à dés élections partielles pour remplacer M. Letellier, maire, et M. Angot, tous les deux décédés. Au premier tour de scrutin, M. Charles Letellier était élu par 100 voix sur  139 suffrages exprimés. M. Lemée venait ensuite avec 65 voix. Il y avait ballottage pour ce  dernier. Dimanche dernier, au 2" tour de scrutin, M. Lemée était élu à son tour par 80 voix contre 52 seulement à son concurrent, M. Ambroise.

 

Décembre 1915  -  Née sur le chemin.  -  Près de Carpiquet, les époux Goulet, raccommodeurs de parapluies, ont trouvé sur la route, Louise Richard, 29 ans, domestique chez M. Amand Morin, cultivateur à Juaye-Mondaye, qui venait d'accoucher d'une fillette. Les époux Goulet ont chargé sur leur baladeuse, la mère et l'enfant, et les ont amenées au commissariat, à Caen, d'où on les a conduites à l'hôpital. C'est en se rendant chez sa sœur, à Cormolain, où elle devait faire ses couches, que Louise Richard a été prise des douleurs de l'enfantement.  

 

Janvier 1917  -  Les bêtes nuisibles.   -  Ce sont les Boches, à l'extérieur, et les sangliers, renards, taupes, mulots, etc..., à l'intérieur. Pour détruire les premiers, nos poilus suffiront, pour les seconds, qui commencent à exercer de sérieux ravages, on a eu l'idée de promettre des primes. La petite commune de Saint-Marc-d'Ouilly, particulièrement éprouvée, a décidé d'accorder 10 fr. pour la destruction d'un sanglier adulte et 5 fr. pour un marcassin. Elle paiera aussi, un renard, 4 fr., un putois ou une martre, 2 fr. Cet exemple pourrait être suivi avec profit. D'un autre côté, un syndicat de défense contre les campagnols et  mulots s'est fondé, il y a peu de temps, à Bretteville-sur-Odon, Venoix, Carpiquet et Eterville. Les municipalités ont promis de le subventionner. M. Hédiard, professeur d'agriculture, a fait des conférences sur ce sujet et des traitements d'ensemble vont être commencés sur les terres infestées. Les cultivateurs qui n'y participeront pas ne pourront plus obtenir de réductions sur les quantités de foin exigibles par le service de ravitaillement. A l'instar des Boches, toutes les bêtes puantes de la région peuvent donc s'attendre à passer plusieurs sales quarts d'heure.

 

Janvier 1932   -   L'aérodrome de Caen.    -   Comme nous avons été les premiers à l'annoncer, Caen est compris dans le projet gouvernemental, récemment approuvé par le Conseil  supérieur des transports aériens, pour être doté d'un aérodrome à la fois commercial et touristique. Afin de mieux organiser cette gare aérienne, l'Aéro-Club de Caen et du Calvados a réuni une commission d'études composée de représentants du Conseil général et de la Chambre de commerce de notre ville qui, espère-t-on, arrivera rapidement à une solution la plus conforme aux intérêts du département.

D'après les renseignements du ministère de l'Air, le concours de l'État serait assuré pour un tiers au moins de la dépense à effectuer. On s'efforce pour l'instant de trouver un terrain, proche de Caen et du Canal, accessible également aux hydravions. Tout le monde doit souhaiter la rapide création de cet aéroport qui apportera à toute notre région une source nouvelle de  prospérité commerciale et touristique.

 

Août 1939  -  L'aéroport.  -  L'aéroport militaire de Carpiquet à peine terminé reçoit son premier contingent d'aviateur ainsi qu'un certain nombre d'appareils, livrés en caisses. Ils doivent  être montés sur place et essayés.  

 

Août 1939   -   Aérodrome de Carpiquet.  -  L'aéroport de Carpiquet est en fait la base aérienne de Caen - Carpiquet no 131, officiellement née le 17 août 1939, après des années de négociations entre le ministère de l'Air, les communes concernées et la chambre de commerce. Les travaux sont pourtant loin d'être terminés. En juin 1940, les Allemands héritent d'une base aérienne moderne et pratiquement terminée. Ils se contentent alors de bétonner la piste en herbe.

Mars 1940  -  La mort d’un pauvre bougre.  -  Les anciennes carrières de Carpiquet servent depuis plusieurs années de logements à un certain nombre de pauvres bougres, qui ont élu domicile dans les galeries souterraines.
C'est ainsi que dans l'une d'elles vivaient Léon Catel, 41 ans, et Auguste James 53 ans, ce dernier originaire de Reffuveille (Manche). Ces derniers temps, James tomba malade et son compagnon l'encouragea vivement à aller consulter un médecin, ce qu'il refusa toujours de faire.
L'autre matin. Catel s'en alla à Caen pour chercher du travail, laissant son camarade couché sur un vieux lit-cage. Il revint vers 14 heures et ne fut pas peu surpris de ne pas retrouver Jame couché.

Au bout de quelques instants, ses yeux s'habituant à l'obscurité qui règne dans la caverne, Catel aperçut son ami étendu entre son lit et la paroi de pierre. Il l'appela, le secoua, mais en vain... Jamel était mort. Catel s'en fut prévenir M. Moulin, maire de Carpiquet qui alerta un médecin. Ce dernier ne put que constater que le décès.

Les gendarmes de Bretteville-l’Orgueilleuse avertis, se sont rendus sur les lieux et ont procédé aux constatations d'usage.

Juin 1940  -  La Lufwaffe.  -  Le 19, la Lufwaffe investit l'aérodrome de Carpiquet, la base française toute neuve, la plus moderne de France : ils y trouvent encore dans des caisses, un avion-école de bombardement. Carpiquet était un centre d'instruction de bombardement ! En caisse également des avions américains.

 

Mai 1941   -   Dangereuse curiosité d'enfant.  -  M. Pommier faisait sa classe à L'école communale de La Maladrerie, à Caen, lorsqu'une forte détonation, accompagnée de cris de douleur et d'effroi, retentit : ayant trouvé un détonateur, le jeune Guy Philippe, demeurant route de Bayeux, à Carpiquet, avait essayé de l'ouvrir, avec un compas, ce qui avait provoqué l'explosion.  La main droite du jeune imprudent est sérieusement brûlée et deux doigt sont ouverts sur leur longueur.

On espère toutefois que l'amputation pourra être évitée. Plusieurs autres écoliers ont été légèrement blessés.  

 

Juin 1942   -   Un accident.    -   Travaillant au balisage de la ligne électrique entre le camp de Carpiquet et Fleury-sur-Orne, M. Albert Godet, 23 ans, ouvrier électricien à Caen, était monté au sommet d'un poteau de 9 mètres de haut.

En voulant s 'y attacher avec sa ceinture spéciale, il s'appuya d'une main au transformateur et, traversé par le courant tomba électrocuté sur le sol. Le malheureux expirait peu après à la clinique de Caen, où il avait été transporté.  

 

Septembre 1942   -   Pour prendre date.   -   La commune Carpiquet aura aussi sa fête au profit des prisonniers de guerre le 13 septembre. Vous irez vous y divertir et vous y ravitailler. 

 

Avril 1943   -   Aérodrome de Carpiquet.  -  La Préfecture du Calvados communique : La Feldkommandantur vient de transmettre l'avis ci-après : II est strictement interdit de s’approcher des bâtiments de l'aérodrome de Carpiquet dès la tombée de la nuit. Les sentinelles et les soldats faisant les rondes ont reçu l'ordre de faire de suite usage de leurs armes. La population est, en conséquence, invitée observer scrupuleusement les indications de ce communiqué.  

Juillet 1944   -   Aérodrome de Carpiquet.  -  Les troupes canadiennes (8e brigade et The Royal Winnipeg Rifles), commandées par le général Dempsey, lancent une offensive (l’opération Windsor) sur Carpiquet le afin de libérer l'aéroport qui était un objectif prioritaire du débarquement de Normandie. Le village est libéré dans la journée, mais l'aéroport, défendu par une compagnie SS, reste aux mains des forces allemandes jusqu'au 9 juillet.

 

Juin 1945  -  Automobilistes et motocyclistes attention !  -  Bon nombre d’automobilistes persistent à utiliser leur véhicule les dimanches et fériés pour la promenade. A l’heure où les services essentiels à la vie du pays manquent de carburant, de tels faits ne peuvent être tolérés. La suspension de l’autorisation de circuler ou la réquisition du véhicule autorisé a déjà sanctionné ces infractions.

Le préfet rappelle que des sanctions sans appel continueront à être prise contre les contrevenants. (Source B.L.)

 

Juin 1945  -  Un émouvant hommage.  -  En souvenir de notre concitoyen Jean Hébert, qui, le 30 avril 1941, en compagnie d’un autre caennais, Denis Boudard, s’empara d’un avion allemand de la base de Carpiquet et réussit à gagner l’Angleterre ou il s’en gagea dans les Forces Française Libres dans les rangs desquelles il fut tué par la suite, les habitants de la voie privée de la rue d’Hérouville ont donné à celle-ci le nom du jeunes héros qui y vécut longtemps et où réside encore sa famille Jean Hébert méritait bien cet émouvant hommage auquel nous applaudissons.  (Source B.-L.)  

 

Juin 1945  -  Au champ d’honneur.  -  Nous apprenons la mort au champ d’honneur, dans le Wurtemberg, le 22 avril dernier, de M. Lucien Enie, originaire de Carpiquet, canonnier au Régiment d’artillerie coloniale du Levant, tué alors qu’il désarmait deux prisonniers qu’il venait de capturer au cours d’une opération de nettoyage. Ce brave a été proposé pour une citation à l’ordre du corps d’armée et pour la médaille militaire à titre posthume. Nous saluons la mémoire de ce glorieux soldat et nous prions sa mère déjà douloureusement éprouvée par la mort de son mari, victime des bombardements, de recevoir l’expression de nos condoléances.  (Source B.-L.)  

 

Juillet 1945  -  Un obus explose : trois blessés.  -  A Carpiquet l’explosion d’un obus de petit calibre  a blessé  le jeune Bernard Foulon, fils d’un gardien de la paix caennais, demeurant à Bretteville-sur-Odon, l’un des camarades de l’enfant et un soldat de la base aérienne. Les trois victimes ont été transportées à l’hôpital de Caen d’où, après pansement, elles ont pu regagner leur domicile.  (Source B.L.)

CARPIQUET  -  Bourg  -  Place de la Mare

10069.  -  CARPIQUET  -  La grande Mare

 CARPIQUET  -  La Grande Mare

CARPIQUET  -  Le Château

10067.   CARPIQUET  -  Route de Caen

CARPIQUET  -  L'Église

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