CARTIGNY - l'ÉPINAY 

Canton d'Isigny-sur-mer

Les habitants de la commune de Cartigny-l'Épinay sont des

Avril 1868   -   Un incendie.   -   Le 15 de ce mois, à 3 heures du matin, un incendie dont les causes sont inconnues a consumé une partie de la couverture d'une maison d'habitation appartenant au sieur Lesénécal Jean, cultivateur à Cartigny-Lépinay, et habitée par la nommée Lefant Marie, femme Lepleux, sabotier à Castilly.

La perte approximative est évaluée à 300 francs.  

 

Juillet 1868   -   Un drame.   -   Le 21 de ce mois, dans la soirée, le nommé Charles Crocquevieille, âgé de 28 ans, journalier, s'est noyé en se baignant dans une vieille carrière sur le territoire de la commune de Cartigny-l'Epinay.  

 

Décembre 1871   -  Fait divers.   -  M. le Préfet du Calvados, sur la proposition de M. l'inspecteur d'académie, a accordé aux écoles primaires un congé du samedi 30 décembre au jeudi 4 janvier inclusivement.

 

Janvier 1872   -  Suicide.   -   Lundi, dernier, dans l'après-midi, le  nommé François Sauvey, âgé de 46 ans, domestique à Cartigny-l'Épinay, canton d'Isigny, s'est donné la, mort par strangulation, dans un herbage cette commune. La cause de ce suicide est attribuée à une atteinte d'aliénation mentale.

 

Décembre 1875   -  Empoisonnement.  -  Jeudi dernier, à dix heures et demie du matin, la fille Anatolie Prouet, âgée de 22 ans, servante chez Mlle Ygonf, propriétaire à Cartiguy-l'Epinay, est morte subitement au domicile de sa maîtresse. Les constatations médicales ont fait connaître que cette fille était enceinte de six mois, et l'autopsie qui a été faite par M. Barbey, médecin à Bayeux, n'ayant fait découvrir aucune trace de mort naturelle, il y a tout lieu de supposer que cette fille se serait empoisonnée en prenant un breuvage pour se faire avorter, ainsi que l'en accusait la rumeur publique.  

 

Juillet 1880  -  Mort accidentelle.  -  Dernièrement, le nommé Alphonse Dubreuil, âgé de 33 ans, domestique chez M. Tillard, propriétaire à Cartigny-l'Epinay, conduisait une voiture chargée de bois lorsqu'il voulut se ranger pour faire place à une autre qui passait dans la cour. Il se trouva pris entre la voiture et le mur et tomba sans connaissance. Une heure après, il expirait.  

 

Juin 1882  -  Bon exemple.  -  Beaucoup de communes du Calvados ont créé des caisses des écoles pour subvenir à l'entretien des élèves indigents, en leur fournissant des soupes l'hiver, ainsi que des fournitures de classes et au besoin des habits. Dans certaines, des souscriptions ont été faites spontanément par les conseillers municipaux, afin de ne pas trop grever le budget communal. 

Il serait d'un bon exemple pour les autres communes qui ne l'ont pas fait, que le Préfet communiquât aux journaux celles où ces souscriptions ont eu lieu.

 

Juin 1882  -  Encore les armes.  -  Ces jours derniers, à Cartigny-l’Epiney, un jeune homme voulut profiter de l’absence de ses parents pour aller à la chasse aux corbeaux, et s'empara d’un fusil chargé qui se trouvait à sa portée. Rentré bredouille, il n’eut rien de plus pressé, pour dissimuler son équipée, que de remettre son arme dans l’étui d’où il l'avait sortie. Tandis qu il appuyait fortement sur le bout du canon, le coup partit et lui fracassa la main dont il ne pourra plus se servir.  

 

Décembre 1890  -  Scène de famille.  -  Depuis quelque temps, la femme Goubot vivait en fort mauvaise intelligence avec son mari, qui habite Cartigny-l'Epinay. 

A la suite d'une querelle, la femme Goubot, aidée de son fils, s'est emparée d'une somme de 600 fr., d'un veau et de divers objets mobiliers, puis, leur coup fait, les larrons ont décampé avec leur butin. 

Pendant qu'on le dévalisait ainsi, Goubot était maintenu par deux individus, des complices, qu'il n'a pas reconnus.  (Source B.N.)

 

Avril 1891  -  Triste accident.  -  Samedi dernier, dans l'après-midi, M. Boissel, percepteur à Cartigny-l'Epinay, était avec l'un de ses voisins, qui avait l'intention de tuer une pie qui venait souvent dans sa cour. Le coup de feu ayant raté, cet homme rentra pour remplacer la capsule. En passant près de M. Boissel, le chien s'abattit de nouveau sur la capsule et le coup perfora l'avant-bras droit de l'infortuné percepteur, sans toutefois lui fracasser ni os ni artère. L'état du blessé est très grave. (Source B.N.)

Août 1892  -  Tué par un taureau.  -  Émile Vallée, jeune domestique de 16 ans, au service de M. Pierre Gouesmel, propriétaire à Cartigny-l'Epinay, fut pour changer un taureau qui était au piquet, comme le taureau avait rompu sa chaîne, la jeune servante n'osant pas reprendre le taureau, le jeune garçon réussit à le reprendre et à le repiquer. Comme il terminait son travail, le taureau lui porta un violent coup de cornes dans le bas-ventre, vingt-quatre heures après, le malheureux expirait.  (Source B.N.)  

 

Janvier 1893  -  Abandon d’enfants.  -  II y a environ six ans, une fille Joséphine Fouques, qui était, à l'époque, servante à Airel, confia un enfant de 13 mois à un sieur Aristide Levéel, journalier à Cartigny-l’Epinay. Le l4 avril 1891, elle confiait un second enfant de 15 jours à la même personne. Cette fille payait 39 fr. par mois pour ses deux enfants. 

Le 10 septembre, la fille Fouques, qui était servante à Castilly, quittait sa place. Depuis cette époque elle n'a plus rien payé pour ses enfants et, malgré d'actives recherches, on n'a pu la retrouver. Ces enfants vont être placés à l'hospice (Source B.N.)

 

Septembre 1908  -  Cadavre sur la voie ferrée.  -  Lundi matin, au petit jour, on a trouvé sur la voie du chemin de fer, la ligne de Paris à Cherbourg, le cadavre d'un individu couché en travers des rails et coupé en deux à la hauteur de la ceinture.

Cet individu a été reconnu pour être un nommé Guérin, 52 ans, propriétaire à Cartigny-l'Epinay.

 

Juillet 1914  - Mauvais traitements envers leur enfant. - Félix Monmelien et sa femme, née Valentine Morand, 28 ans, journaliers à Cartigny-l'Epinay, ont frappé leur enfant Alexandre, âgé de 6 ans. Les témoins rapportent que le père aurait frappé l'enfant à coups de poing au visage à plusieurs reprises, et la mère lui aurait lancé dans les jambes un gros morceau de bois qui l'aurait fait tomber à terre. Un certain jour, Monmelien entrant dans une violente colère, aurait saisi l'enfant et l'aurait jeté dans une mare. L'enfant, interrogé par des voisins et les gendarmes, a déclaré que. les blessures qu'il portait lui avaient été faites par son père, deux avec une fourchette, une autre avec un talon de botte. Les époux Monmelien nient les faits qui leur sont reprochés. Le tribunal les condamne, le mari à un an, de prison, la femme a trois mois (sursis pour chacun), et l'enfant est confié définitivement à l'Union pour le Sauvetage de l'Enfance.  

 

Mars 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Depuis trois jours, on est entré dans le printemps et on attend toujours que l'hiver commence. De l'eau ! toujours de l'eau ! (Que d'eau ! Que d'eau !) Un peu de neige, mais plus de gelées, nous n'avons plus que des hivers pourris. Il doit y avoir quelque chose de détraqué autour de nous. Enfin, malgré les jours mauvais, les arbres bourgeonnent, les oiseaux fredonnent, et notre confrère, M. Lebbyteux, fleuronne, car il a un marronnier déjà épanoui dans sa cour. Celui légendaire des Tuileries va en dessécher de jalousie. 

 

Avril 1916  -  Tuée par un train.  -  Mme Dechanteloup, 41 ans, garde-barrière à Cartigny-l'Epinay, canton d'Isigny, a été trouvés, après le passage d'un train qu'elle venait de signaler, étendue le long de la voie, le crâne fracturé et un bras cassé. Elle respirait encore, mais elle succomba peu après. On ignore comment ce pénible accident s'est produit.  

 

Octobre 1916  -  Une nuit terrible. -  Fernand Levéel, 21 ans, demeurant avec ses parents à Cartigny-l'Epinay, canton d'Isigny, était atteint d'épilepsie depuis l'âge de 13 ans. Dans ces derniers mois, les crises étaient devenues plus fréquentes, et il ne pouvait travailler. Son père, Aristide Levéel, 62 ans, souffrait lui-même d'une maladie d'estomac. Couchant avec son fils, il se plaignait souvent que ce dernier l'empêchait de dormir. L'autre soir, en rentrant de son travail, Mme Levéel trouva son fils couché, ayant autour du cou une corde dont il tenait l'une des extrémités dans la main gauche, malgré les soins, il fut impossible de le rappeler à la vie. La père Levéel n'était pas à la maison. Sa femme, aidée d'une amie, le chercha en vain une partie de la nuit et ce n'est que le lendemain matin qu'elle découvrit son cadavre dans une mare voisine. Pour être plus sûr d'en finir, le malheureux s'était lié les mains. On ignore du reste les circonstances exactes de cet horrible drame de famille.

 

Août 1917  -  Un drame dans un herbage. -  M. Arnaud Laurent, 62 ans, cultivateur à Cartigny-l'Epinay, canton d'Isigny, a été assailli, l'autre jour, dans un de ses herbages, par un taureau méchant que, pourtant, il réussissait habituellement à maîtriser. Aux cris du jeune domestique de M. Laurent, qui, lui-même, avait été projeté au loin d'un coup de tête, des soldats en permission agricole, qui travaillaient près de là, accoururent. Ils parvinrent non sans peine à dégager M. Laurent, mais il était trop tard, le malheureux cultivateur était mort. Mme Laurent, gravement malade depuis longtemps, ne put surmonter l'émotion qu'elle éprouva de ce tragique événement, et elle succomba à son tour le lendemain.

Août 1922  -  Inauguration d’un vitrail.  -  Dimanche 6 août aura lieu l'inauguration d'un vitrail dans l'église de Castilly. placé en souvenir des enfants de la commune morts à la guerre.

A 10 h. messe pour le repos de l'âme des soldats. Vêpres à 3 h. 30 allocution par M. le Curé de Cartigny et bénédiction du vitrail.

 

Janvier 1940  -  Délits de chasse.  -  En tournée de nuit dans la commune de Cartigny, les gendarmes de Lison eurent l'attention attirée par des coups de fusils. Un permissionnaire et un journalier qui se livraient au plaisir de la chasse au lapin. Des contraventions pour chasse sans permis en temps prohibé furent relevées contre le journalier et pour chasse en temps prohibé seulement contre le permissionnaire.  

 

Août 1943    -   Fait divers.   -   Au cours du violent orage qui a éclaté dans la nuit de samedi à dimanche, la foudre est tombée, vers minuit, sur le presbytère de Cartigny-L'Epinay.

La toiture a été détruite par le feu, et le 1er étage endommagé. Apercevant des lueurs, les gendarmes de Lison, de service sur la voie ferrée, alertèrent les pompiers de Saint-Lô, qui parvinrent à protéger une partie du bâtiment.

Le presbytère n'est pas habité, la paroisse étant desservie par le curé de Sainte-Marguerite-d'Elle. Le mobilier qu'il contenait, propriété de M. Quesneville, instituteur honoraire, a pu être sauvé. 

CARTIGNY-L'EPINAY  -  Village de l'Épinay et Route de St-Lo

Environs de CARTIGNY-L'ÉPINAY  -  Le Calvaire de Baynes.

CARTIGNY-L'EPINAY (Calvados)  - Fours à Chaux hydraulique - E. PAGNY

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