CARVILLE

Canton du Bény-Bocage

Les habitants de la commune sont des Carvillais, Carvillaises


Août 1869   -   Fait divers.   -  Dans la nuit du 7 août, un incendie a éclaté à Carville et a consumé une boulangerie appartenant au sieur François Rault, cultivateur.

La perte approximative est évaluée à 220 fr., et couverte par une assurance.  

 

Novembre 1872   -  Tentative d’empoisonnement.  -  Le 14 de ce mois, une tentative d'empoisonnement à l'aide d'acide sulfurique a eu lieu Carville, canton de Beny-Bocage, sur la personne du nommé François Maupas, âgé de 47 ans, veuf, cultivateur dans cette commune, dont est accusée la nommée Désirée Onfroy, âgée de 22 ans, sa domestique. C'est en mangeant la soupe, au repas du soir, que le sieur Maupas, s'apercevant qu'elle contenait une matière de désagréable, en fit goûter à ses domestiques qui reconnurent la présence de l’acide sulfurique. La fille Onfroy fût invitée à goûter aussi, mais s'y étant refusée, elle fut mise à la porte de la maison par la victime elle-même. Pendant la nuit, Maupas fut pris de coliques aiguës, et il ne fut soulagé qu'après avoir pris un vomitif ordonné par le médecin. La fille Onfroy a quitté le pays le soir même de cet événement. La justice est sur ses tracés. Le mobile de cette tentative est encore inconnu, mais on le découvrira.

 

Février 1874   -   Mort accidentelle.  -  Le 6 de ce mois, le nommé Léon Eviré, domestique à Carville, canton de Bény-Bocage, est mort d'un coup de pied de cheval reçu sur la tête.

 

Décembre 1881  -  Imprudence.  -  Dimanche, le sieur Ernest Guy, 18 ans, domestique à Carville, s'est tué en jouant imprudemment avec un fusil, dont toute la charge lui a perforé l’abdomen. 

 

Décembre 1882  -  Passage de Vénus. -  Le 6 décembre, dix commissions scientifiques françaises étaient éparpillées sur la surface du globe terrestre, pour lorgner Vénus passant devant le soleil. Nous ne savons si le travail de toutes ces lorgnettes vaudra la surcharge dont elles pèsent au budget, les nuages ayant contrarié les observateurs.

 

Décembre 1882  -  Mort accidentelle. -  Cette semaine le nommé Isidore Marie, 57 ans, à Carville, s'est brisé la colonne vertébrale en courant après un cheval, La mort a été instantanée.  

 

Juillet 1893  -  Les guêpes.  -  Il y a beaucoup de guêpes cette année par suite des chaleurs. Nos campagnes et nos plages en sont couvertes. Dans le Cher, ces insectes sont si nombreux qu'on ne peut pas cueillir les fruits. (Source B.N.)

 

Juillet 1893  -  Fermeture des colombiers.  -  Les colombiers seront fermés, cette année, depuis le 1er juillet jusqu'au complet achèvement de la moisson des blés, qui sera annoncé par une publication du maire. Ces prescriptions ne s'appliquent pas aux pigeons voyageurs. (Source B.N.)

 

Août 1893  -  Les suites d’un coup de pierre.  -  Il y a une quinzaine de jours, à Carville, une querelle s'éleva entre une demoiselle Marie Besnehard et un sieur Duchemin, pour une cause futile, une vache attachée par Duchemin trop près de la haie qui séparait son champ de celui de la demoiselle Besnehard. Cette dernière lança des pierres à Duchemin qui fut blessé au-dessus de la tempe droite. Il rentra chez lui et s'alita. II vient de succomber aux suites de cette blessure. Mlle Besnehard est arrêtée. (Source B.N.)  

 

Novembre 1893  -  Coup de pierre mortelle.  -  Marie Besnehard, 47 ans, cultivatrice à Carville, avait pour voisin un sieur Duchemin, avec lequel elle était toujours en dispute. Un jour, Duchemin avait attaché sa vache trop près de la haie de la femme Besnehard. On s'injuria et se menaça, puis des pierres furent lancées, et l'une d'elles atteignit Duchemin au front. Marie Besnehard affirme que cette pierre n'a pas été jetée par elle. Quoi qu'il en soit, Duchemin fut, obligé de s’aliter. Un abcès survint, puis une méningite se déclara. Bref, le malheureux mourut au bout de peu de jours. 

Poursuivie pour coups suivis de mort, Marie Besnehard, défendue par Me Blaizot, a été acquittée. (Source B.N.)

 

Juillet 1906  -  Enfant écrasée. -  Un terrible accident est survenu mardi soir au passage à niveau 74, situé sur le territoire de la commune de Carville. Au moment ou passait le train allant de Caen à Vire, une fillette de quatre ans ayant voulu imprudemment traverser la voie a été écrasée. Cet accident a produit dans la région une vive émotion.

 

Août 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Inutile de parler de la chaleur, tout le monde la sent. Nous sommes dans la canicule, cela ne veut pas dire qu'il doit faire un temps de chien, mais tout bonnement que le soleil traverse en ce moment la constellation du Grand Chien dont Sirius (Invisible en ce moment, bien entendu) est l'étoile la plus brillante du ciel. Si la récolte des foins se fait admirablement, les herbages et prairies commencent à souffrir de la sécheresse, car il n'a pas plu depuis près d'un mois. 

 

Août 1916  -  Une maison qui flambe.  -  Un incendie s'est déclaré dans la maison habitée par M.Gosselin, cultivateur à Carville, et appartenant à M. Allais, de St-Martin-Don. Les pertes s'élèvent à 9 000 fr. La cause du sinistre est accidentelle. On n'a pu éteindre le feu à cause du manque d'eau.  

 

Mai 1917  -  Une laitière salée.  -  Le tribunal de Vire n'est pas tendre pour les fraudeurs de lait et nous ne pouvons que l'en féliciter. A sa dernière audience, il a condamné à trois mois de prison, avec sursis, à 600 francs d'amende, à l'insertion dans les journaux de l'arrondissement et à l'affichage, la femme Julienne, née Victorine Vasnier, 46 ans, cultivatrice à Carville, qui avait trop copieusement baptisé son lait.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances physiques que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée. A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances quelquefois très grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui grève incontestablement le budget.

CARVILLE  -  Le Viaduc de la Souleuvre

Canton de Bény-Bocage  -  CARVILLE  -  le Château

18.   Environs de Bény-Bocage  -  CARVILLE  -  le Village

Environs de Bény-Bocage  -  CARVILLE  -  Entrée de l'Église

CARVILLE (Calvados)  -  L'Église

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