CASTILLON

Canton de Balleroy

Les habitants de la commune sont des Castillonais, Castillonaises


Août 1867   -   Une noyé.   -    Le 22 de ce mois, le nommé Lainé Gilles, âgé de 54 ans, journalier, né et domicilié à Castillon, a été trouvé noyé dans la rivière la Drôme, au lieu-dit le Pont-Blanc, commune de Vaubadon.

La levée et la constatation le cadavre ont fait connaître que la mort était le résultat d'un suicide, que l'on attribue à des chagrins domestiques.  

 

Août 1868   -   Un incendie.   -   Lundi, vers 4 heures du soir, un incendie s'est déclaré dans un bois dépendant de la commune de Castillon, bordant la route, et appartenant à Mme Aumont. Le feu s'est déclaré à deux endroits, distants l'un de l'autre de 40 mètres environ. Des herbes et des bruyères ont été brûlées. Les dégâts sont peu importants. La cause est inconnue.

 

Août 1868   -   La chasse.   -   Par suite de la précocité de la moisson, l'ouverture de la chasse aura lieu, dit-on, le dimanche 16 août, dans les départements au-delà de la Loire, et le 1er septembre dans les départements en deçà de ce fleuve.

La saison cynégétique s'annoncerait fructueuse. Grâce à la chaleur, les couvées sont généralement réussi. Les lièvres sont rares, la persistance des fortes chaleurs leur a été nuisible. Ces indications peuvent s'appliquer aux diverses sortes de gibier, poil ou plume.

 

Mai 1871   -  Fait divers.   -   Le 13 de ce mois, vers quatre heures et demie au soir, un incendie, dont la cause est inconnue, a détruit un corps de bâtiment, situé à Castillon, appartenant à M. de la Londe, et exploité part le sieur Désiré Longuet, cultivateur. Perte pour l'immeuble, 115.000 fr., assurée. Perte mobilière, 15.000 fr,  

 

Juillet 1874   -   Le réchauffement climatique.   -  La comète n'est pas étrangère aux grandes chaleurs que nous subissons. En 1811, une comète fut visible, et les chaleurs et la sécheresse furent telles qu'un grand nombre de rivière tarirent, en 1846, nouvelle comète, nouvelle sécheresse, l'eau devint tellement rare dans certains endroits que des bestiaux périrent de soif. En 1811 comme en 1846, le vin fut abondant et d'une qualité supérieure, on espère qu'il en sera de même en 1874, aussi les cours des vins sont-ils en baisse de 10 fr. par hectolitre. A Marseille, le thermomètre a marqué, à l'ombre, 40 degrés, à Paris, au soleil, 44 degrés. De nombreux cas d'insolation sont signalés.

 

Juillet 1874   -   La comète.   -  Selon les prévisions des astronomes, la comète découverte par M. Coggia, de Marseille, le 17 avril dernier, n'aura tout son éclat que vers le 15 juillet, mais actuellement, grâce à la pureté momentanée de l'atmosphère, elle brille merveilleusement chaque soir, au-dessous de l'étoile polaire, comme une étoile de troisième grandeur. Sa traînée est très apparente à l’œil nu.

 

Octobre 1874   -   Éclipse.   -  Le 10, il y aura une éclipse partielle de soleil, visible dans le Calvados.

 

Octobre 1874   -   Une histoire de vote.  -   Dans certaines communes, les élections sont cause de trouble, dans d'autres, comme celle de Castillon, par exemple, les choses se passent en famille. 

Le 4 octobre, une excellente patriote, la mère Lér'nard, s'est présentée pour voter au lieu et place de son époux, gravement malade. Vous croyez peut-être qu'elle fut renvoyée. 

Allons donc, on est plus coulant que cela dans le Pays-d'Auge. 

Le président s'est contenté de consulter les membres du bureau.... 

Et à l'unanimité, tous ont décidé que l'homme et la femme ne faisant qu'un. 

  Mme Lér'nard avait bien le droit de voter pour son époux.  

 

Juillet 1880  -  Les orages.  -  Samedi soir, un orage 1épouvantable à éclaté sur Caen et une partie du Calvados. A Caen, les rues de la ville ont été transformées en torrents et l'eau a envahi beaucoup de maisons. Des arbres ont été renversés par l'ouragan, notamment près de l'école de natation, ainsi qu'à Louvigny

Dans les communes d'Hérouvillette et Ranville, les colzas, blés, sarrasins, ont été broyés par la grêle.

Le canton d'Évrecy a beaucoup souffert. Les blés, les orges sont roulés et hachés, les seigles, plus avancés, ont la paille moins altérée, mais les sarrasins sont endettés et absolument perdus. Les avoines n'ont plus d'épis, les colzas sur pied sont émondés, ceux qui étaient coupés sont aux trois quarts battus. L'écorce des jeunes pommiers est même détachée du  tronc dans les endroits où les grêlons ont frappé. C'est un désastre complet. Les communes les plus frappées sont : Sainte-Honorine-du-Fay , Maizet, Avenay, Esquay, Vieux, Maltot  et Feuguerolles. A Hamars, les récoltes des quatre principales fermes sont complètement détruites et non couvertes par assurances.

Dans le canton de Ryes, on évalue à plus de trente mille francs les dégâts causés par la grêle.

A Fontaine-Etoupefour, les dégâts s'élèvent à 30 000 fr.

A Argences, la foudre a tué une jument appartenant au sieur Deschamps, maître d'hôtel.  A Billy. elle est tombée sur la maison du sieur Bisson, a dérangé un lit dans lequel étaient couchées deux personnes, mais n'a fait que de légers dégâts. A Livarot, elle a brûlé une meule de foin. A Trouville, il y a eu un véritable déluge.

A Goustranville, la foudre a tué une jument appartenant à M. Gosselin. A Dozulé, les marronniers placés de chaque côté de l'église ont été rompus.

Cet orage a aussi occasionné de grands dégâts dans le canton de Balleroy : la foudre est tombée plusieurs fois, et a renversé, à Balleroy, deux personnes qui se trouvaient dans un champ, sans leur faire néanmoins de graves blessures. A Castillon, par suite de la foudre, le feu a pris à une boulangerie dépendant de la ferme de M. Pelcerf. Perte 600 fr. Assurée.

A Honfleur et les environs, notamment du côté de Gonneville, l'orage a fait des dégâts considérables. Rue Boudin, à Honfleur, une petite fille a été renversée par la masse d'eau qui, de la côte, se précipitait par cette rue en pente. Sans le prompt secours d'un habitant du quartier qui fut assez heureux pour ressaisir l'enfant qui disparaissait entraînée par le courant, il est certain qu'elle n'eût pu d'elle même échapper au danger qui la menaçait.

Le préfet rappelle aux maires dont les communes ont subi des pertes, qu'ils doivent adresser à la préfecture une demande de secours, indiquant nominativement les cultivateurs sinistrés et la perte de Chacun. Dans la même pétition, ils feront connaître les noms de deux cultivateurs d'une commune voisine les plus aptes à assister les contrôleurs dans l’estimation des pertes.  

 

Janvier 1883  -  Adultère. -  La gendarmerie de Balleroy s'est, sur la demande du sieur G..., cultivateur à Agy, transportée à Castillon, pour constater un délit d'adultère, commis par sa  femme, de complicité avec un ancien garçon boucher d'une commune voisine et un jeune homme de 17 ans. Tous les trois ont été arrêtés.

 

Novembre 1886  -  Les inondés.  -  Le Parlement et la presse parisienne ont ouvert une souscription pour venir en aide aux inondés du Midi. Les offrandes sont reçues dans tous les établissements financiers publics et privés.

 

Décembre 1886  -  Mauvaise mère.  -  Une femme Léon Édouard, 32 ans, ménagère à Castillon, est une ivrognesse de première catégorie. Elle avait une petite fille de deux mois qu'elle abandonnait sans soins et sans nourriture, pendant des journées entières, pour aller boire. Un matin, elle quittait de nouveau sa maison, laissant l'enfant nue enveloppée dans un mauvais linge tout rempli de souillure et de matières fécales, vers le soir, une voisine attirée par les cris de l'enfant vint avec sa servante et donna à la petite fille les soins et la nourriture dont elle avait tant besoin, malgré cela, elle succombait deux jours plus tard. La mère a été condamnée à 13 mois par le tribunal de Lisieux.  

 

Mars 1890  -  Les voleurs de vaches.  -   Dans la nuit de vendredi à samedi, on a volé une vache dans l'étable du sieur Anthime Bertrand, à Lingèvres.

La même nuit à Castillon près Balleroy, une vache a été volée au sieur Virginie, cultivateur.

Le sieur Louis Martin, marchand de bestiaux à Saint-Ouen-des-Besaces, était descendu, en revenant de la foire de Coutances, dans une auberge, il ramenait deux veaux qui furent conduits dans un herbage. Le lendemain matin, on constata que l'un d'eux avait disparu.

M. Mésange, propriétaire à Coupesarte, a été victime, dans la nuit, d'un vol d'une vache estimée 280 fr. Cette vache était parquée dans un herbage situé commune de Lessard-le-Chêne. Il a été volé, la nuit, à Ger (Manche), au sieur Galopin, une vache de 4 ans, poil rouge sur toute la partie supérieure du corps, tête rouge et blanche, cornes moyennes avec bouts noirs, pesant environ 300 kilos. (Source B.N.)

 

Mars 1890  -  Un grave arrêté.  -   Le préfet du Calvados a « déclaré infectée par la péripneumonie contagieuse une étable appartenant au sieur François, cultivateur à  Hérouville-Saint-Clair, hameau de Tournebourse. »

La péripneumonie , maladie du poumon, est contagieuse pour les bêtes à cornes. Dans tous les cas où une maladie réputée contagieuse est constatée, ou même soupçonnée, l'obligation du propriétaire est d'en prévenir le maire, et d'isoler l'animal malade.

Si le vétérinaire reconnaît le mal contagieux, un arrêté préfectoral met en quarantaine les locaux où sont soignés les animaux malades et, au besoin, prescrit l'abatage. La non-observation de ces formalités entraîne l'amende et la prison. La vache du sieur François a été abattue. Il recevra une indemnité de 3 à 400 fr.  (Source B.N.)

 

Juin 1890  -  Les suites de l’ivresse.  -  Le nommé François Fourneril, 64 ans, journalier, sans domicile fixe, travaillant actuellement à Castillon, a été trouvé mort dans le bois de cette commune. L'examen du cadavre a fait connaître que cette mort était le résultat d'une congestion alcoolique. Cet homme, qui se livrait à la boisson, avait été vu, la veille, en état d'ivresse, à l'endroit où son cadavre a été découvert.  (Source B.N.)

 

Octobre 1890  -  Vol important.  -  Dernièrement, à Castillon, près Balleroy, un individu se présentait le matin chez les époux Gassion, débitants, pour changer un billet de 100 franc. Il revint le soir prendre une consommation, et, profitant d'un moment où les époux Gassion étaient dans leur cuisine, il enleva une sacoche qui se trouvait dans le comptoir. Cette sacoche contenait 800 francs, avec lesquels le voleur a disparu. On est sur ses traces.  (Source B.N.)

 

Octobre 1892  -  Voleur et insoumis.  -  Le sieur Féron, propriétaire à Castillon près Balleroy, avait à son service, depuis un an, le nommé Leguédois, 21 ans, domestique. Il le reloua cette année à condition que, pendant ses 28 jours, il se ferait remplacer à ses frais. Leguédois partit le 20 août et fut remplacé par le sieur Léon Cappe, journalier à Castillon. 

Or, depuis ce temps, Leguédois n'avait plus reparu, quand, mercredi l'après-midi, M. Féron et ses domestiques, occupés dans la cour de la ferme, l'aperçurent escaladant une fenêtre et prenant la fuite vers un petit bois voisin. Ils se mirent à ses trousses et l'arrêtèrent. Leguédois a déclaré qu'il venait pour voler. Quand M. Féron lui reprocha de ne pas être rentré après ses 28 jours, il répondit qu'il était insoumis et avoua en outre avoir pénétré chez Cappe, son remplaçant, et y avoir enlevé une certaine quantité d'effets d'habillement. (Source B.N.)

 

Novembre 1892  -  Suicide.  -  Jeudi, on a trouvé dans une mare, située sur le bord du chemin de la Tuilerie à Castillon, le corps inanimé de la veuve Jeanne Amand dit Bernard, 60 ans. Cette femme habitait chez son gendre, le sieur Thomelin, demeurant au Tronquay. Le matin, elle s'était levée vers deux heures, et, sa fille lui ayant demandé la raison, elle répondit qu'elle allait à ses affaires. On ne s'en inquiéta point, car rien ne faisait prévoir le triste événement qui fut découvert quelques heures plus tard.  (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  Loueries et escroqueries.  -  A celle de Noyers, on a pu compter 8 000 personnes, dont 1 400 domestiques. 

Comme toujours, de nombreuses escroqueries sont commises dans les loueries. Les serviteurs après avoir reçu le denier à Dieu ne se présentent pas au jour indiqué. Beaucoup de maîtres ne se plaignent pas, d'autres se rendent à la gendarmerie et ils font bien. C'est ainsi que M. Pierre Périer, cultivateur à Castillon, a porté plainte contre la nommée Arthémise Heute, à laquelle il a versé 11 fr. de vin ; M. Michel Gilles, cultivateur à Agy, contre Jeanne Marie. qui à dit être de Formigny, et à laquelle il a remis 12 fr. ; M. Jacques Fauvel, cultivateur à Agy, contre Jules James, qui a dit être du Vernay, et qui a reçu 5 fr. ; Eugène Gibert, cultivateur à Saint-Vigor-le-Grand, contre Charles Marie, qui a reçu 3 fr. (Source B.N.) 

 

Février 1893  -  Découverte de cadavre.  -  Vendredi, à Castillon, on a découvert sur la route, le cadavre de la nommée Marie Deny, femme Vincent, 78 ans, sans profession, qui était disparue depuis la veille de son domicile. Cette pauvre femme est morte d'une congestion pulmonaire. (Source B.N.)

Mai 1900  -  Le 22 mai, vers 3 heures après midi, un incendie, dont les causes sont inconnues, a consumé un hangar et une boulangerie dans une ferme appartenant à M. Le Feron de  Longchamp et exploitée par M. Gustave Maresq, cultivateur.  

 

Juillet 1917  -  Recel de déserteur.  -  La dame Lelièvre, 33 ans, ménagère à Castillon, a été l'objet d'un procès-verbal pour avoir reçu chez elle, du 10 juin au 7 juillet, un déserteur belge.

Cette femme a déjà eu à son actif, en mars dernier, un fait semblable.

 

Avril 1926  -  Broyé dans les engrenages d’un moulin.  -  Mme Gilles, propriétaire du moulin de Castillon, près Bayeux, était sortie un moment pour se rendre à son jardin, lorsque des cris déchirants attirèrent son attention. Prise d'un secret pressentiment, elle rentra dans le moulin. Là, un spectacle horrible s'offrit à sa vue l'un de ses employés, Daniel Beautier, âgé de 22 ans, tournait dans les engrenages après avoir été happé par une courroie. Le malheureux avait eu le corps affreusement broyé par les roues dentées.

Mme Gilles appela au secours et, après avoir levé les vannes d'arrêt du moulin, on retira le cadavre de la victime.

Juin 1926  -  Arrestation.  -  Charlotte Ferdinand-Albert, journalier à Castillon, se présenter à la maison d'arrêt de Bayeux pour accomplir 48 heures d'emprisonnement pour vol a été appréhendé par les gendarmes de Balleroy le 14 juin pour aller subir sa peine à Hôtel des Lilas.

 

Septembre 1926  -  découverte de cadavre.  -  Mme Francisca Laurent, demeurant seule dans une petite maison située Castillon, a été trouvée morte à son domicile, mardi matin. Le corps était allongé sur le parquet. Cette femme se livrait à la boisson. Toute idée de crime est écartée. Le décès a été constaté par le Dr Quesnel, de Balleroy.

 

Novembre 1926  -  Vols.  -  Alcide Gohory, 51 ans, journalier, sans domicile fixe, est condamné à un an de prison pour vol de volailles au préjudice de M. Esnault, journalier à Sainte-Marguerite-de-Viette ; Vol de 6 050 fr. chez M. Varin René, 25 ans, cultivateur à Montviette, et tentative de vol d'objets mobiliers au détriment de la veuve Marie, journalière à Castillon.

 

Décembre 1926  -  Qui a pris les poules ?  -  Treize poules estimées à 100 francs ont été volées au préjudice de Mme Vve Louis Marie, née Turget, 76 ans, gardienne d'herbages à Castillon. Ce vol a été commis en deux fois différentes dans la même semaine.

 

Juin 1929  -  Contravention.  -  Procès-verbal a été dressé contre M. Gaston Gasnier, 47 ans, meunier à Castillon, pour avoir jeté dans la rivière la Drôme le cadavre d'un veau au lieu de l'enfouir comme l'exige la loi.  

 

Novembre 1930   -   Un cultivateur tué d'un coup de pied de cheval.  -   M. Louis Lefrançois, 53 ans, cultivateur à Castillon, revenait de porter son mobilier à Juaye-Mondaye, en  compagnie de MM. Legoupil et Michaud. Ils marchaient en causant à quelques pas derrière l'attelage, lorsque le cheval de M. Lefrançois attaché à l'arrière, pris de peur sans doute, se mit à ruer. M. Lefrançois reçut un coup de pied qui lui fracassa la tempe de l'œil droit. Il reçut les soins du docteur Desmoulins et partit pour une clinique de Caen où il fut trépané en arrivant.

Le blessé mourut dimanche matin à 5 h. 30. Cet accident a produit une vive émotion dans la région. 

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Août 1940   -    Déclaration des récoltes.  -   Tout détenteur, à quelque titre que ce soit, d'une quantité supérieure à cinq quintaux d'avoine, de maïs, d'orge ou de seigle, est tenu d'en  faire la déclaration à la mairie de sa résidence, avant le 1er septembre 1940.

La libre circulation des céréales : avoine, maïs, orge et seigle, est interdite. Elle ne pourra être autorisée que dans les conditions qui seront fixées dans un arrêté ultérieur.

 

Août 1940   -   Interdiction des battages.   -   La Feldkommandantur du Calvados a changé la direction des services agricoles de faire connaître que l'autorité militaire allemande a décrété une interdiction générale des battages.

Les battages de la récolte de cette année ne commenceront qu'après  un ordre formel des autorités militaires allemandes. Il est seulement permis actuellement de battre l'avoine nécessaire aux troupes d'occupation.

 

Août 1940   -   Grave sabotage.   -   Un jeune garçon de Castillon, âgé de 16 ans, qui était détenu au commissariat de police de Bayeux, a été conduit la semaine dernière à Caen par les gendarmes de la kommandantur, afin d'être traduit devant le Conseil de guerre, pour avoir détruit du matériel appartenant à l'autorité allemande.  

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandantur du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche. 

 

Octobre 1941   -   Grave incendie.   -   Lundi, un grave incendie s'est déclaré dans un vaste bâtiment de 50 m. de long de la ferme de M. Désiré Dumont, à Castillon.

Faute d'eau, les pompiers de Balleroy n'ont pu combattre efficacement le sinistre. Le bâtiment, tout le matériel qu'il contenait (faucheuse, lieuse, moissonneuse, etc.) et le fourrage ont été détruits.

Les dégâts s'élèvent à 450.000 fr. On croit que le feu a pris naissance contre la cheminée de la cuisine, dans un réduit où un fagot a dû être atteint par une étincelle du foyer.

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