CASTILLON - en - AUGE

Canton de Mézidon-Canon 

Les habitants de la commune sont des Castillonais, Castillonaises


Juin 1867   -   Un pèlerinage.   -   J'en apprends de belles, à propos des communes de Castillon et de Mauviette.

Figurez-vous que ces deux paroisses se trouvaient réunies mardi dernier à Préaux, où elles étaient venues en pèlerinage chacune de leur côté, rendre leurs hommages au bienheureux Saint-Sébastien.

Au moment de regagner leurs pays respectifs, elles conviennent de faire route ensemble pour le retour, et comme c'est Mauviette qui est arrivée la première, l'on tombe d'accord qu'elle occupera la tête de la procession.

Mais, on avait oublié en tout cela de consulter messieurs les chantres qui, au sortir de table, trouvent cette décision mauvaise, et protestent que jamais ils ne pourront tomber d'accord... sur le plain-chant.

Et, tel a été leur entêtement et leur influence respective sur le troupeau auquel ils appartenaient, que les deux processions désunies sont revenues, chacune par une route différente.

Mauviette était parti d'abord, mais Castillon prenant un chemin plus court, et faisant des prodiges.... de célérité, (une véritable course au clocher, quoi ! ) est arrivé première.

Est-il dieu possible que ce soit désormais a messieurs les chantres de faire la pluie et le beau temps dans nos campagnes ? On en verra de belles alors ! ...  

 

Août 1867   -   L'Exposition universelle.   -    21 départements ont envoyé leurs instituteurs à Paris, à l'occasion de l'Exposition universelle, ces MM. sont répartis entre les trois lycées Louis-le-Grand, Saint-Louis et Napoléon.

Les instituteurs du Calvados habitent le lycée Louis-le-Grand.

L'Empereur et l'Impératrice ont reçu lundi dernier tous les instituteurs en ce moment à Paris.

En tête du cortège marchaient ceux du Calvados, représentés par MM.Douétil, instituteur à Vire ; Cauvin, chef à Bayeux ; Delarue, à St-Sever ; Barbier, à Castillon-en-Auge ; Biron, à St-Pierre-sur-Dives ; Castel, à Harcourt ; Briens, à Coulonces ; Harang, à Pierres, et quelques autres dont les noms n'échappent.

L'Empereur et l'Impératrice ont reçu ces députation avec des paroles de bienveillance et d'encouragement, qui ont porté à son comble l'enthousiasme des assistants privilégiés.  

 

Janvier 1872   -  Fait divers.   -   Mardi 23 janvier, un banquet de 80 couverts réunissait, dans la salle de classe, les autorités et tous les hommes de la commune de Castillon-en-Auge.

Pendant le repas, l'union la plus intime et la plus franche gaieté n'ont cessé de régner. Jamais on n'avait vu, dans la commune, si nombreuse réunion. Quelques grincheux seuls, car il y en a partout, se sont abstenus, et sont restés sous leur cheminée.

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mars 1873   -   Prenez garde à vous !   -  Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.

 

Avril 1873   -   Arrestation d’un malfaiteur.   -  Depuis quelques jours, dans les communes de Sainte-Marguerite-de-Viette et de Castillon, de nombreux vols étaient commis avec escalade et effraction, l’un des voleurs, armé d'un revolver et d'un poignard, a été arrêté, malgré sa résistance, et amené au parquet, devant M. Delasalle, procureur de la République. Pendant son interrogatoire, cet individu, quoique enchaîné, se précipita sur M. Delasalle, lui saisit violemment les mains, et s'empara du revolver. Surpris par cette attaque imprévue, M. le procureur de la République se débarrassa néanmoins des mains de cet homme, qui fut bientôt mis dans l'impossibilité de se servir de son arme, il a déclaré ne s’être emparé du revolver que pour se suicider. Cet homme n'a cas voulu dire son nom.

 

Juin 1875   -   Les blés.  -  Les blés augmentent, non pas que dans nos contrées la récolte soit compromise, au contraire, mais parce que les nouvelles du Sud et du Sud-Est font craindre une grande déception dans le rendement.

 

Juin 1875   -   Récoltes.  -  Les pluies continuelles du mois de juin ont causé beaucoup de dommage aux récoltes sur certains points de notre département. Un grand nombre de pièces entières de blé et d'avoine ont été couchées et auront bien du mal à se relever. 

— La plupart des foins qui n'étaient pas encore bottelés ont beaucoup souffert. Le colza commence à souffrir. Les pommiers donnent toujours de belles espérances. 

— S'il faut en croire le prophète Kick, il en sera à peu près de même en juillet. D'après lui, le temps sera variable, agité, souvent couvert ou brumeux, plutôt humide que sec dans l'ensemble. Variations brusques. Beaucoup d'eau sur certains points, pas du tout sur d'autres. Crues subites.

 

Juillet 1875   -   Accident.  -  La nommée Joséphine Hesnault, âgée de 24 ans, servante chez le sieur Jacques Durand, fermier à Castillon-en-Auge, s'est noyée accidentellement dans une mare attenante à l'habitation de son maître.

 

Février 1877   -  Deux infanticides.  -  La nommée Marie Gauthier, âgée de 38 ans, demeurant chez son père, a donné la mort volontairement à son enfant nouveau né en l'étranglant avec son mouchoir. Une lettre anonyme étant parvenue à la gendarmerie de Caumont, des renseignements ont été pris et transmis à M. le procureur de la république à Bayeux, qui a fait comparaître la jeune fille et obtenu des aveux complets. Le parquet s'est transporté sur les lieux, le 25 courant. Sur les indications données par l'accusée, des fouilles furent opérées dans le bois de Montaubœuf, qui eurent pour résultat la découverte du cadavre enveloppé dans un linge, enfoncé dans un terrier et recouvert avec de la bruyère, où elle l’avait enseveli. 

— Un crime semblable vient d'être découvert à Castillon-en-Auge. Il a été commis par la nommée Honorine Bernard, âgée de 25 ans, domestique chez M. Bellois, qui avait jeté son enfant dans une fosse située près de l'habitation. C'est lundi seulement que le cadavre a été découvert, bien que le crime remonte à la fin de janvier. La fille Bernard a été mise à la disposition de la justice.  

 

Août 1886  -  Mauvaise mère.  -  Mercredi, à Castillon-en-Auge, un enfant de deux mois a succombé par défaut de soins. La mère, la femme Édouard, née Clémence Curdel, était partie le matin à Saint-Pierre-sur Dives. Elle avait déposé le pauvre petit dans un berceau rempli de fumier et lui avait donné dans son biberon du lait aigre. Elle était revenue le soir complètement ivre. L'enfant était mort. La femme Édouard a été laissée en liberté.  

Septembre 1888  -  Centenaire.  -  La semaine dernière, Mme Lecoq, propriétaire à Castillon-en-Auge, accomplissait sa centième année. La commune où elle est née et où elle a vécu un siècle avait tenu à honneur de lui faire une fête, et cette fête, grâce à l'initiative du maire et de l'adjoint, a été magnifique.  

 

Octobre 1890  -  Un cafetier garde champêtre.  -  Un cafetier de Castillon-en-Auge vient d'être nommé garde champêtre de cette commune. En prêtant serment, le nouveau garde a-t-il aussi juré de se dresser procès-verbal à lui-même quand il serait en contravention.

 

Août 1923  -  Un terrible incendie.  -  Un violent incendie s’est déclaré hier matin à 4 heures, au domicile des époux Piel à Castillon-en-Auge,  à proximité de la route de Saint-Julien-le-Faucon.
Le sinistre a été aperçu par M. Coiffey, charron. dite commune, qui a prévenu la gendarmerie de Lisieux et les pompiers de Saint-Julien.
Des secours ont été organisés par les autorités locales en attendant l'arrivée des pompiers.
Malgré les courageux efforts des voisins et des pompiers, la maison d'habitation et le bâtiment attenant ont été complètement détruits.
Les cadavres de M. et Mme Piel, âgés de 82 et 73 ans, ont été découverts dans la cuisine, au rez-de-chaussée, presque entièrement carbonisés.
Le docteur Seibel, de Livarot, a constaté les décès. Les causes du sinistre sont inconnues.

Août 1923  -  Précoce voleuse.  -  Après quelques moments d'absence, Mme Lucas, demeurant à Castillon-en-Auge, a constaté avec surprise que quelqu'un s'était introduit dans sa chambre à coucher et avait visité son armoire. Elle s'aperçut en outre de la disparition d'une montre avec broche estimée 150 francs, d'une bague en or d'une valeur de 100 francs, d'un collier de 75 francs d'un couteau, d'un porte-monnaie d'enfant contenant 20 francs, d'une bonbonnière etc.
Elle s'empressa de porter plainte à la gendarmerie et fit part de ses soupçons. Les gendarmes se livrèrent aussitôt à une enquête minutieuse et après perquisition opérée au domicile des époux Germain, journaliers dans la dite commune, ils découvrirent une partie des objets volés. Les époux Germain ont 6 enfants qu'ils n'envoient pas à l'école et qu'ils laissent vagabonder tout à leur guise, les quittant eux-mêmes souvent pendent deux ou trois jours. L'aînée âgée de 10 ans jouit déjà d'une très mauvaise réputation. Cette dernière, interrogée pendant près de deux heures par les gendarmes, a nié avec aplomb, mais la mère a reconnu que les vols avaient été commis par la jeune Andrée.
En outre, cette fillette a été trouvée en possession d'une paire de boucles d'oreilles n'appartenant pas à Mme Lucas, mais elle s'est refusée à en dire la provenance, répondant seulement qu'elles lui avaient été données.
La jeune Germain a été arrêtée et déférée au Parquet de Lisieux.

 

Novembre 1930   -  Respect à l'autorité !...    -    Procès-verbal a été dressé contre Albert Langlais, 31 ans, gardien d'herbages à Castillon-en-Auge, pour outrage à la gendarmerie. Le 12 novembre, il avait porté plainte contre X.... en déclarant qu'il avait été victime d'un vol de 6000 francs.

L'enquête a fait découvrir qu'il n'avait jamais été commis. Pressé de questions, Langlais reconnut avoir pris lui-même dans son armoire la somme de 6000 francs pour payer des dettes qu'il avait contractées en parties de chasse et en parties de plaisir, il n'avait pas, a-t-il ajouté, avoué ces dépenses à sa femme.

9   EN NORMANDIE   -   Le Cidre.   -  La Mise en Tonneau.  -  ND

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