CAUMONT - l'ÉVENTÉ

Canton de Caumont-l'Éventé

Les habitants de la commune sont des Caumontais, Caumontaises


Octobre 1869   -   Le chemin de fer.   -  Mercredi, sur l'initiative de l'administration municipale, une réunion de notables commerçants de la ville de Bayeux, où figuraient la plupart des membres du tribunal de commerce, a eu lieu à l'Hôtel-de-Ville, au sujet du chemin de fer de Bayeux à Caumont, par Balleroy, Noron, etc…

L'assemblée a donné son adhésion au tracé par Noron, le Tronquay et Balleroy. Informée qu'une souscription ouverte à Balleroy et à Noron avait été généreusement accueillie, elle a manifesté son intention de répondre de la même manière à celle qu'on se proposait d'ouvrir à Bayeux.

Cette souscription est en effet ouverte, et déjà M. le maire et MM. les adjoints de Bayeux s'y sont fait inscrire pour 500 fr.

 

Février 1870   -   Fait divers.   -   Le 26 février, vers 6 heures du matin, dans les ardoisières de Caumont, le nommé Arnaud-François Delaunay, dit Poulain, âgé de 17 ans, a été atteint par un bloc de pierres qui lui a broyé la tête. La mort a été instantanée.

Le même bloc de pierres a fracturé la cuisse gauche du nommé Jacques-Victor Poulain, âgé de 43 ans, carrier au même lieu.  

 

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de  Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Beny-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Evrecy, Troarn, Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulév  Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.

 

Novembre 1870   -  Fait divers.   -   Une quête faite par M. le curé de Caumont, dans son église, afin de procurer aux gardes mobiles de cette commune des couvertures et des effets de campement, a produit 111 fr. En outre, M. le curé a reçu de diverses personnes, en dehors, de l'église, des offrandes s'élevant à 17 fr. 25. En tout, 134 fr. 25 qui sont remis au capitaine, M. Charlier,  

 

Septembre 1872   -  L’état civil.  -  Le ministre de l'intérieur vient d'adresser aux préfets une circulaire pour appeler leur attention sur le mauvais état, dans lequel se trouvent les actes de l'état civil dans la plupart des communes, et les inviter à veiller à ce que les municipalités prennent des mesures pour la conservation de ces importants documents, qui intéressent à un si grand degré la population tout entière.

 

Septembre 1872   -  Fête.  -  Dimanche 15 septembre, grand Concours agricole à Caumont. A 11 heures, exhibition de bestiaux sur la place Saint-Clair. — A une heure, concours de labourage.  — A 3 heures, distribution solennelle des récompenses.  — A 4 heures, banquet par souscription.  —A 5 heures, divertissements offerts par l'administration municipale de Caumont : Mât de cocagne, courses en sac, baptême du tropique, casse-cou, course au gigot.  — A 7 h. 1/2, feu d'artifice.

 

Mars 1874   -   Giboulées de mars.  -  Les prédictions de M. Sainte-Claire Deville se sont réalisées. Du 9 au 13, avait dit le directeur des stations météorologiques, nous aurons un grand abaissement de température, avec neige et grésil, et le 9, la neige commençait à tomber. Dans la campagne, elle a atteint une épaisseur de plusieurs centimètres, mais elle a fondu rapidement.

 

Mars 1874   -   Vol.  -  Le sieur Poret. propriétaire à Caumont, avait acheté trente-huit pommiers et les avait mis sous terre dans son jardin, avec l'intention de les planter. Dans la nuit, un malfaiteur a déterré 26 de ces arbres, et les a emportés en plusieurs voyages, sans qu'on sache où il a pu les déposer.  

 

Juillet 1875   -   Mort écrasé.  -  Le nommé Louis-Désiré Hue, âgé de 50 ans, ouvrier aux carrières ardoisières de Caumont, a été écrasé par un bloc de pierre qui s'est détaché de la paroi de la galerie dans laquelle il travaillait. La mort a été instantanée..

 

Février 1877   -  Secours aux communes.  -  Le Ministre de la justice vient d'accorder à la commune de Caumont-l’Éventé, 6 000 fr., et à celle de Bernières-le-Patry, 5 000 fr., pour les aider à payer la dépense d'achèvement de leur église. Canchy, 3 000 fr. pour les réparations de son église et de son presbytère. Aux Loges, 6 000 fr. pour le même objet.  

 

Février 1877   -  Deux infanticides.  -  La nommée Marie Gauthier, âgée de 38 ans, demeurant chez son père, a donné la mort volontairement à son enfant nouveau né en l'étranglant avec son mouchoir. Une lettre anonyme étant parvenue à la gendarmerie de Caumont, des renseignements ont été pris et transmis à M. le procureur de la république à Bayeux, qui a fait comparaître la jeune fille et obtenu des aveux complets. Le parquet s'est transporté sur les lieux, le 25 courant. Sur les indications données par l'accusée, des fouilles furent opérées dans le bois de Montaubœuf, qui eurent pour résultat la découverte du cadavre enveloppé dans un linge, enfoncé dans un terrier et recouvert avec de la bruyère, où elle l’avait enseveli. 

— Un crime semblable vient d'être découvert à Castillon-en-Auge. Il a été commis par la nommée Honorine Bernard, âgée de 25 ans, domestique chez M. Bellois, qui avait jeté son enfant dans une fosse située près de l'habitation. C'est lundi seulement que le cadavre a été découvert, bien que le crime remonte à la fin de janvier. La fille Bernard a été mise à la disposition de la justice.  

 

Juin 1878   -  Les suites de l’orage.  -  De nouveaux renseignements nous parviennent sur l'orage qui a éclaté la semaine dernière sur le Calvados. A Planquery. canton de Balleroy, les débats s'élèveraient à 28 000 francs.

Cet orage a causé aux sieurs Lampérière, Lejemble et Tiphaigne, cultivateurs à Cormolain, canton de Caumont, une perte de 5 800 fr., que ne couvre aucune assurance. La foudre est tombée à Montfiquet, canton de Balleroy, chez M. Désiré Bazire, marchand de bois et charbons, et a mis le feu à un tas de sciures de bois.

Plusieurs communes de l'arrondissement de Falaise, ravagées par la grêle, ont demandé la remise totale de leurs impôts.  

 

Mars 1879   -  Explosion de cartouches.  -  Un accident, qui pouvait avoir des suites graves, s'est produit à Caumont, au domicile de M. Leplaignard, garde champêtre. Un certain nombre de cartouches, destinées aux mobiles ou mobilisés, étaient restées, depuis 1870, dans un local spécial de la mairie de Caumont. Sur l'ordre du maire, le garde champêtre avait emporté ces cartouches à son domicile, afin d'en extraire la poudre. Le fils du garde champêtre, jeune homme de 24 ans, se livrait à ce travail, lorsqu'une étincelle, partie du foyer, a mis le feu à la poudre, causé l'explosion des cartouches restées entières et lui a fait de légères brûlures à la main gauche et à la figure. Les dégâts matériels, évalués à 250 fr., sont assurés.  

 

Juin 1880  -  Les orages.  - Nous traversons en ce moment une déplorable période de mauvais temps. Jeudi et vendredi derniers, des orages d'une extrême violence ont éclaté sur plusieurs points du département et y ont causé des accidents. Vendredi, la foudre est tombée dans la plaine de Moult-Argences sur une maison non habitée, dans laquelle s'étaient réfugiés six ouvriers et un berger. Les nommés Henri-Félix, dit Caudelair, berger à Moult ; Amand Bornier, carrier à Bellengreville, et Hippolyte Houel, carrier à Benouville, ont eu des contusions et des brûlures graves et sont restés longtemps sans connaissance : les autres en ont été quittes pour la peur. La toiture de la maison a été défoncée et les vitres ont été brisées. Il avait été déposé en ce lieu trois kilogrammes de poudre de mine dans un baril. Par un hasard providentiel, la foudre ne les a pas atteints.

A Ranville, la foudre a traversé la toiture d'une maison et, arrivée au rez-de-chaussée, est sortie par la fenêtre en passant devant une jeune fille en train de travailler et qui n'a eu que la peur. Les carreaux ont été tous cassés, à l'exception d'un seul que la foudre a percé d'un trou parfaitement rond. A Caen, le tonnerre s'est abattu sur la barque du batelier qui habite à l'extrémité du cours Cafarelli. L'embarcation a été séparée en deux parties par le choc et a coulé.

A Caumont, l'orage s'est déchaîné avec une violence extrême. Les chemins charriaient des masses d'eau, les ruisseaux ordinaires sont bientôt devenus des torrents. Dans les jardins, les dégâts ont été grands, les herbes sont roulées, sur certains points, les récoltes ont été hachées.

Dans l'arrondissement de Lisieux, sur divers points de la contrée, et notamment sur les communes de Manerbe, de Coquainvilliers et du Torquesne, la grêle est tombée avec une violence inouïe et a haché les blés. Les grêlons avaient l'épaisseur d'une grosse noisette. Les dégâts sont considérables et montent à plus de 60,000 francs.  

 

Novembre 1880  -  Vols odieux.  -  Un genre de vol des plus odieux se pratique dans le Calvados, notamment à cette époque de l'année, c'est la dévastation des cimetières, où se conservent les souvenirs.

Les vols ont lieu continuellement, il n'y a pas de semaine où une famille n'ait à déplorer l'enlèvement de quelque objet précieux, de quelque souvenir doublement cher confié à la tombe, à la foi publique ! Récemment encore, c'était une balustrade en zinc repoussé qui a été arrachée d'une fosse et emportée.

 

Novembre 1880  -  Respect aux tombes.  -  Les tombes de protestants enterrés dans le cimetière de Caumont ont été dévastées à plusieurs reprises depuis peu de temps. Espérons que les auteurs de ces odieuses profanations seront découverts et sévèrement punis. Rappelons à ce propos qu'il doit y avoir dans chaque cimetière une partie spéciale affectée aux tombes des protestants, et que jamais cette partie ne doit, comme à Caumont, être là même que celle réservée aux suicidés et aux enfants morts sans baptême.

 

Décembre 1881  -  La tempête.  -  La tempête qui s'est produite ces jours derniers dans notre région, y a causé de grands dégâts, principalement durant la nuit de samedi à dimanche. Des toitures, des cheminées ont été endommagées. Près de Lisieux, des arbres ont été déracinés et transportés à des distances relativement grandes. A Caumont, l'ouragan à détruit des hangars et des marchandises appartenant à M. Jaberg, marchand de bois. La perte, tant en bâtiments qu'en marchandises est évalué à 12 000 fr. 

On ne dit pas qu'il y ait eu de sinistres en mer à Trouville ou à Honfleur, mais une barque montée par quatre hommes, qui était sortie du port du Havre pour aller chercher un pilote à bord du vapeur, a chavira et deux des matelots ont péri. Dans la Manche, plusieurs naufrages ont eu lieu, on cite celui de « l'Oncle-Félix », un grand navire de commerce du Havre, dont l'équipage, composé de 18 matelots, a été sauvé par le vaisseaux « Mikado », de la marine prussienne. 

Un accident assez bizarre s'est produit au Mans, pendant cette tempête. Une femme, qui se trouvait devant le café de l’Univers, a été enlevée par un coup de vent, et, après avoir traversé, sans toucher le sol toute la rue Dumas, est venue tomber évanouie devant l'hôtel de la Boule-d'Or.  

 

Août 1883  -  L’art de faire son beurre.    Un riche propriétaire avait mis en vente une forte motte de beurre au marché de Caumont. L'acheteur, en prenant livraison, tranche, au moyen d'un fil, ladite motte en deux et constate que le noyau, formant la plus forte partie, est du dernier mauvais et a été délicatement recouvert d'une couche de la plus fine qualité. L'acheteur crie « Au voleur » ! Le vendeur met la chose sur le compte de sa vachère, tout s'arrange. L'affaire méritait d'avoir des suites, car ce n'est pas la première fois que semblable fraude est constatée.  

Juillet 1885  -  Incendie.  -  Dernièrement, à Caumont, un incendie, dont la cause est due à l'imprudence de la nommée Louise-Augustine Letellier, 15 ans, servante, a éclaté au domicile du sieur Tavernier, maréchal-ferrant, et a consumé un appartement servant d'habitation, cave et grenier. 

 

Juillet 1886  -  Charité chrétienne, tu n’es donc qu’un vain mot.  -  La semaine dernière, à Caumont-l'Eventé, un enfant naturel, âgé de huit mois, mourait chez d'honnêtes ouvrier, qui l'avaient pris en nourrice, le clergé a refusé d'aller chercher le petit mort au domicile mortuaire et de faire sonner les cloches, sous prétexte qu'il était enfant naturel. 

— Par contre, un enfant légitime, mort à peu près en même temps, a été inhumé avec les honneurs du clergé. Cela prouve une fois de plus que les hommes chargés d'enseigner la charité  chrétienne ne la pratiquent pas toujours.  

 

Septembre 1888  -  Un curé entrepreneur.  -  Est-il vrai, comme on nous l'assure, qu'un curé d'une commune du canton de Caumont fait l'entreprise de plusieurs services communaux, notamment de l'entretien du réverbère ?

 

Novembre 1890  -  Manque de logique.  -  Dernièrement, dans son sermon, le curé d'une commune voisine de Caumont disait à ses paroissiens « II n'est pas étonnant que la France se dépeuple, vous n'avez plus d'enfants et cependant, quand on en a un, on peut en avoir deux ». L'autre jour, il a défendu de sonner pour un baptême, et c'est le doyen qui a été obligé de relever la mère. Pas logique, monsieur le curé.  (Source B-N)  

 

Octobre 1891  -  La sœur et le chien.  -  Dernièrement, la Sœur Sainte-Louise, 37 ans, religieuse à Caumont, apercevant un chien qui lui mangeait un lapin, prit un marteau et l'assomma. Le sieur Lebaudy, propriétaire du chien, porta plainte à la gendarmerie et réclama 250 francs pour son chien. L'enquête a établi que l'animal était sans valeur et rôdait sans cesse au grand dommage, sans doute, des propriétaires de volailles, qui ont eu beaucoup de poules et de lapins détruits par des chiens errants. (Source B-N)  

 

Juin 1892  -  Meurtre.  -  Dimanche soir, plusieurs personnes se trouvaient chez M. Herpin, aubergiste à Caumont. A 11 heures, il les invita à se retirer et ils allaient le faire, quand survint le nommé Jean Delaunay, 32 ans, journalier à Livry, qui demandait à boire. M. Herpin le pria de se retirer en lui disant qu'il était ivre. Tout le monde sortit. Arrivés en face la maison du garde champêtre, le sieur Émile Mesny, 21 ans, jardinier à Caumont, eut une difficulté avec Delaunay. Tous deux en vinrent bientôt aux mains, mais, après l'échange de quelques horions, l'affaire en resta là. Il semblait que tout fût terminé, quand, un moment après, sur un propos de Delaunay, ils se jetèrent l'un sur l'autre en se frappant violemment. Tout à coup Mesny poussa un cri, chancela et vint s'abattre dans les bras d'un des spectateurs de cette lutte. 

Quelques minutes après, il était mort. Son adversaire lui avait porté quatorze coups de couteau avec une telle violence que l'un d'eux avait presque désarticulé le bras droit au coude, un autre avait traversé le poumon et un troisième avait fait une blessure à la gorge de plus de 10 centimètres de longueur sur une certaine profondeur. Le couteau dont s'est servi le meurtrier est de fabrication anglaise et à ressort, c'est une arme des plus dangereuses. Ces deux hommes n'avaient jamais eu de discussion ensemble. Delaunay, qui était ivre, dit ne se souvenir de rien.

 Delaunay est un individu de taille moyenne, le cou un peu enfoncé dans les épaules, au regard sournois et méchant. Il est né à Cahagnes. Il a été condamné à 5 ans de travaux forcés.  (Source B.N.)  

 

Juillet 1892  -  Tribunal de Bayeux.  -  Femme Lefèvre, débitante à Caumont, et sa servante Marie Pezant, 17 ans, accusées de s'être introduites chez la veuve Hue et de lui avoir dérobé un billet de 1 000 fr., souscrit par les époux Lefèvre, ont été acquittées. 

-  Veuve Léocadie Levéel, 43 ans, propriétaire à Bernesq, vol de bois pour faire des balais, 2 francs. 

-  Adolphe Leboeuf, 57 ans, journalier à Littry, propriétaire d'un veau méchant ayant renversé plusieurs personnes, 25 f. (Source B.N.)  

 

Juin 1893  -  Récoltes dans le Calvados.  -  Blé d'hiver, bon ; seigle, bon ; avoine de printemps, assez bonne ; orge de printemps, passable ; foin, peu abondant par suite de la sécheresse, pommes, récolte moyenne sur certains points, presque nulle sur d'autre.  (Source B.N.)

Juin 1893  -  A propos de sécheresse.  -  La plus grande que nous avions eue en Normandie est celle de 1559. De Pâques à la Toussaint la chaleur fut fort grande, dit M. de Bras. Le temps était toujours à l'orage et, pendant plus de six mois, il ne tomba pas, ou très peu d'eau. L'hiver qui suivit fut très doux et les violettes de mars parurent en janvier. Les arbres, trop avancés, donnèrent peu de fruits. (Source B.N.)

 

Juillet 1893  -  Une belle occasion de se taire.  -  L'autre semaine, la paroisse de Caumont était sortie processionnellement. Un propriétaire, qui déchargeait des briques pour sa construction, se trouvant sur le passage de la procession, a été apostrophé par le curé. Le propriétaire a riposté sur le même ton, à la grande joie des assistants, qui riaient sous cape et sous chape. Le curé eût bien mieux fait de fermer les yeux et de ne rien dire. (Source B.N.)  

 

Octobre 1893  -  Incendie du à la malveillance.  -  Un incendie a éclaté à Caumont, dans un corps de bâtiments neufs à usage de grange, étable et pressoir, dépendant de la ferme de M. Jean Farcy. Ces bâtiments étaient séparés par un chemin fréquemment suivi par la petite Delagarde, 14 ans. Or, quelques instants avant l'incendie, des voisins prétendent avoir vu l'enfant sur la route, paraissant causer, par une ouverture qui donne dans la grange, avec quelqu'un qui se serait trouvé à l'intérieur. Peu après, le feu se déclarait.

Des soupçons pesant sur cette petite fille, le parquet s'est rendu à Caumont et a procédé à une enquête. La petite Delagarde nie s'être rendue dans le chemin qui longe la grange incendiée, au moment du sinistre. On ne peut donc avoir sur son compte que des présomptions. Toutefois, elle a été provisoirement arrêtée et amenée à Bayeux. (Source B.N.)

 

Octobre 1893  -  Incendiaire de 14 ans.  -  La petite Delagarde, qui avait été arrêtée à la suite de l'enquête ouverte sur les causes de l'incendie qui a éclaté chez M. Jean Farcy, à Caumont, a fait des aveux complets. Elle a avoué avoir mis le feu en jouant avec les morceaux brisés d'une vieille monture de parapluie, qu'elle avait enflammés et qu'elle s'amusait à pousser dans la grange par la fenêtre près de laquelle des voisins l'avaient aperçue. La petite Debagarde a été rendue à ses parents, elle passera en cour d'assise. (Source B.N.)  

 

Novembre 1893  -  La tempête.  -  Samedi et dimanche, une tempête s'est déchaînée sur la Manche et a fait d'incalculables dégâts dans notre région.

— Plusieurs navires se s'ont échoués sur le littoral. Deux cadavres de marins ont été trouvés au milieu de monceaux de débris de toute sorte. La force du vent a renversé plusieurs wagons du Decauville, pas un des 14 voyageurs qui s'y trouvaient n'a été blessé.

— Le « Chanzy », M. Allainguillaume, s'est échoué à Ouistreham, le navire n'est pas en danger.

— L' « Elisabeth-Kelly », bateau anglais, allant en Islande, était en vue des côtes d'Angleterre, lorsqu'il a été pris par un coup de vent qui lui a brisé ses mâts et déchiré ses voiles. Il s'est échoué en face de Langrune. Huit marins, dont six sont mariés, sont montés dans deux canots, au risque d'être engloutis, et ont sauvé les six hommes d'équipage. On espère sauver, le bateau.

— Trois hommes de l'équipage d'un bateau de Port-en-Bessin, enlevés par une lame, auraient été considérés comme perdus pendant quelques instants, lorsqu'une autre vague les aurait rejetés miraculeusement sur le pont.

— Au Havre, le pilote Mauger a été enlevé par une vague.

— A Dieppe, quatre hommes, qui portaient des amarres au paquebot « Paris », ont été jetés sous les roues : deux ont été tués.

— A Calais, on compte déjà 14 morts et plus de 50 orphelins.

— Un mur s'est écroulé sur la voiture du docteur Renaud, de Harfleur. Le domestique a été tué, M. Renaud est très grièvement blessé.

— A Châteaudun, éboulement d'un bloc de rocher qui a écrasé des maisons de la rue, des Fouleries. Huit personnes sont ensevelies et sûrement mortes.

—16 cadavres de marins anglais ont été trouvés sur les côtes de la rade de Morlaix. C'était l'équipage du trois-mâts anglais « Aboukir-Bay », de 1,117 tonneaux.

— Le vapeur « Orientos », de Hambourg allant à Lisbonne, s'est brisé sous Barfleur : 9 hommes sauvés, 5 noyés.

— Un vapeur grec le « Parastevi », allant à Cardif, naufragé sous St-Germain-de-Vaux, le pilote hollandais noyé ainsi que le second du bord.

— Le voilier « Surprise », perdu corps et biens en face de Biarritz : morts, 1 capitaine et 4 matelots.

— Devant Douvres, un steamer à sombré : 21 personnes ont péri.

— On estime à 134 le nombre de personnes qui ont péri, en Angleterre, dans les accidents provoqués, par la tempête et en dehors de celles mortes avec les navires naufragés restés inconnus qui ont sombré.

— De Copenhague, on écrit qu'il y a eu une violente tempête. Un grand nombre de bateaux de pêche ont fait naufrage. 37 pêcheurs se sont noyés.

— Le vent a brisé des arbres d'une grosseur énorme. Beaucoup de pommiers ont été renversés. Il y a eu des trombes de neige à Alençon et au Mans. Il y a même eu, dimanche, dix centimètres de neige à Caumont-l'Eventé, et la voiture de Villers est restée en détresse sur la route. A Limoges et à Lyon, à Caen, il a encore neigé mercredi la nuit. (Source B.N.)  

 

Novembre 1893  -  Incendiaire.  -  Le 27 septembre dernier, un incendie éclatait à Caumont, dans des bâtiments appartenant au sieur Farcy. Les pertes s'élevèrent à 13 300 fr., mais tout était assuré. Léontine Delagarde, 14 ans, ayant été vue rôdant le long des immeubles incendiés, fut soupçonnée et arrêtée. Elle commença par nier et finit par tout avouer. Elle a été envoyée jusqu'à 20 ans dans une maison de correction. (Source B.N.)

 

Janvier 1905  -  Un sac de dépêches disparu. -  Le 2 janvier, le courrier de la poste a perdu, entre le bureau de Caumont et environ le premier kilomètre au sortir de cette commune,  contenant la poste de Livry.

Ce sac qui refermait plusieurs lettres avec mandats, a dû être trouvé et volé par un individu qui espérons-le, ne tardera pas à être découvert. 

 

Juin 1912  -  Un émule de Bonnot.  -  Les gendarmes de Caumont se sont rendus maîtres, non sans peine, du nommé Lepeltier, mécanicien, qu'ils étaient allés trouver parce qu'il était inculpé de coups et menaces de mort à l'égard de sa femme. En les voyant Lepeltier braqua sur eux un revolver. " c'est ici le fort chabrol ; je ferai comme Bonnot et Garnier. Vous ne me sortirez pas vivant". Ont alla chercher du renfort. Lepeltier tira alors un coup de revolver qui n'atteignit pas le gendarme resté de faction. Se trouvant en cas de légitime défense, celui -ci mit en joue à son tour le forcené et lui cria de se rendre. L'autre continua à brandir son arme. Ce que voyant le gendarme tira, mais sans toucher Lepeltier qui rentra chez lui.

M. Debeaux, maire, arriva et le somma à nouveau de se rendre, Lepeltier ouvrit une fenêtre ; on crut qu'il allait tirer. Puis tout à coup, jetant son revolver, se rendit aux gendarmes. Caumont n'a pas eu son fort chabrol et heureusement l'affaire ne se termina pas d'une façon sanglante. Mais on en reparlera longtemps dans le bourg.

20 Juin 1912  -  L'affaire Lepeltier.  -   Il est établi que Gaston lepeltier,  31 ans, mécanicien dont nous avons annoncé la dramatique arrestation, est un alcoolique, après avoir été jadis un excellent ouvrier. Il a avoué avoir martyrisé, menacé de mort sa femme, ainsi que d'avoir mis en joue son père avec une carabine. On sait, d'autre part, qu'il a tiré un coup de revolver, sans l'atteindre sur le gendarme Dagorne. Lepeltier a été écroué à Bayeux. Il est originaire de Caen.  

 

Janvier 1913  -  On avait grisé le facteur !  --  C’est une bien mauvaise habitude que de payer la goutte aux facteurs, en guise d’étrennes, au lieu de leur faire simplement un petit don d’argent.

Hyacinthe Marie, piéton à Caumont en a été victime. On l’a si abominablement grisé au cours de sa tournée, qu’il a dû rester couché dans une étable, à Sainte-Honorine-de Ducy. Il a voulu, le soir, rentrer à Caumont, mais, vaincu par l’ivresse, il a dû s’arrêter de nouveau.  Malheureusement, sa femme et la receveuse des postes ont perdu la tête et l’ont fait rechercher, si bien que le pauvre diable, qui pourtant avait très bien fait sa tournée et n’avait détourné aucune valeur, a bénéficié d’un procès-verbal pour ivresse et d’une plainte à l’administration ! On n’est  jamais trahi que par les siens.

 

Février 1913  -  Une femme pas douce.  -  C'est Alphonsine Marguerite, femme divorcée Bacon, ménagère à Caumont. Elle avait avec elle sa vieille mère, âgée de 76 ans, grabataire, et elle lui rendait la vie dure. Dernièrement sa sœur, Clémentine Godard, ménagère à Livry, venait lui apporter 15 francs, pour contribuer aux dépenses de leur mère. En remerciement  l'ex-femme Bacon l'assaillit à coups de pieds, coups de poing et même coups de bâton. La femme Godard fut blessée assez profondément au sourcil gauche et couverte de sang. Elle partie, la furie se retourna contre sa pauvre mère, lui jetant à la tête un plat et  une lampe Pigeon, qui la blessèrent  aussi à la tête. La vieille femme se leva péniblement et alla se réfugier chez son autre fille. La scène se termina par une dernière raclée, mais ce fut l'ex-femme Bacon qui la reçut de son amant, lequel parvint enfin à la calmer. Il aurait peut-être mieux fait que commencer par là.

 

Mars 1914  -  Infraction à la loi sur les bureaux de placement.  -  Berthe Souef, 30 ans, ménagère à Caumont, poursuivie pour ouverture d'un bureau de placement sans déclaration préalable, s'est entendu condamné à 25 fr. d'amende (sursis).

Septembre 1918  -  Un incident au marché.  -  M. Marc, attaché d'intendance, en résidence à Caen, chargé du contrôle des prix de vente des denrées alimentaires, a été l'objet d'une manifestation hostile au marché de Caumont. Un procès-verbal pour outrages a été, notamment, à Mme Ollivier, cultivatrice à Livry, qui se montrait particulièrement agressive.

 

Juin 1923  -  Électrification des campagnes.  -  Dimanche 17 juin le Comite du Syndicat pour l'électrification des communes du canton de Caumont, s'est réuni à la mairie de Caumont, sous la présidence de M. Labbey, conseiller général, pour constituer son bureau. Ont été élus Président, M. Labbey. conseiller néral, maire de Caumont ; M. Levigoureux, conseiller municipal de Caumont ; secrétaire, M. Marie Jules, conseiller municipal de Cormolain.  

 

Juin 1924  -  Tué d’un coup de poing.  -  Le 28 mai, M. Masset, 27 ans, couvreur, qui avait travaillé ce jour-là chez M. Guérin, à Placy-Montaigu (Manche), voulait, quoiqu'en état d'ivresse, revenir à Caumont sur sa bicyclette. Un jeûne domestique de 18 ans, employé chez M. Guérin, tenta de l'en empêcher.
Masset le gifla et lui asséna quelques coups de poing. Le domestique riposta par un coup de poing à la poitrine. Masset tomba et resta inanimé sur le sol. On le ramena à Caumont il s
uccomba deux jours après sans avoir repris connaissance. Il était marié et père de deux enfants. Le Parquet de Bayeux s'est transporté à Caumont l'autopsie du cadavre a été faite par le docteur Dietz, médecin légiste.  

 

Août 1926  -  Voleur arrêté.  -  Mme veuve Bougiard, 67 ans, débitante à Caumont, a porté plainte contre un sieur Albert Devillepoix, 31 ans, domestique, originaire d'Amiens, travaillant à Caumont, qui, profitant d'une courte absence de la fille de Mme Bougiard, qui venait de lui livrer du tabac, a soustrait dans le tiroir-caisse deux billets de 100 francs. Rejoint peu après, Devillepoix reconnut son vol et remit l'argent, mais les gendarmes prévenus l'ont mis en état d'arrestation. Ce même individu avait soustrait au mois de mai dernier une somme de 30 francs dans le tiroir de Mme James, 46 ans, débitante à La Lande-sur-Drome, qu'il restitua également.  

 

Janvier 1940  -  Le transport des permissionnaires.  -  Comme suite à une demande qui lui avait été adressée par le conseiller général de Caumont-l’Éventé, le directeur d'une société de transports, lui a fait connaître que la question des transports des permissionnaires qui a déjà fait l'objet des préoccupations du Services publics et en particulier de M. Azé, président de l'Union Nationale des Combattants, se heurte à de grandes difficultés, notamment le manque de matériel et surtout le personnel. Il y a aussi la question d'équilibre financier de ces services.

La société de transport en question était intervenue près de la S.N. C. F. pour essayer de faire modifier les heures d'arrivées et de départ des trains, mais il y a des impossibilités matérielles, arrivée et le départ des trains de permissionnaires sont, en effet, subordonnés aux heures d'arrivée des trains de troupe dans les gares gulatrices.

En présence de ces difficultés, il n'a pu encore être trouver de solution au problème qui intéresse tous les permissionnaires.

Ces derniers se demandent si avec le concours des soldats qui n'ont pas beaucoup d'occupations et au moyen des voitures de l’armée, il ne serait pas possible de leur donner satisfaction. L'essence étant payée à l'aide de dons.


Janvier 1940  -  Les méfaits du verglas.  -  Sur toutes les routes on ne compte plus les automobiles renversées dans les fossés, la route nationale Paris-Cherbourg principalement vers Isigny, parait, à cet égard, avoir été des plus meurtrière. Dans la région de Caumont-l’Eventé, les dérapages furent nombreux. Toutefois, les conséquences paraissent s'être bornées à des
dégâts matériels, parfois importants pertes, mais nulle part on a signalé de blessés graves, il est vrai que la circulation était plutôt clairsemée et que les automobilistes étaient bien obligés de rouler prudemment.

Dans cette même région de Caumont, les autobus ont interrompu tout trafic dans l'après-midi de mercredi.  

Hier matin, la situation était encore très critique, les journaux de Paris sont arrivés avec un important retard. Partout dans la campagne, l'arrivée du courrier a subi des perturbations.

A Bayeux même, les chutes de grêlons ont été fort nombreuses comme il fallait s'y attendre, elles n'ont malheureusement pas été toutes bénignes. Une notamment, sur la même route de Port-en-Bessin, aurait pu avoir des conséquences graves, vers 13 h. 45, M. Seré, comptable à la manufacture de porcelaine, se rendant à son travail, a glissé et est tombé lourdement sur le sol, se blessant assezrieusement à l'épaule. Il devra observer un certain temps de repos.

Vers la même heure, le jeune Chrétien, dont les parents habitent aux cités, se rendant au moulin de Sully, ou il est employé, est tombé sur la tête, on a craint tout d'abord une fracture du  crane, mais aux dernières nouvelles l’état du jeune homme est très satisfaisant.

 

Janvier 1940  -  Une collision.  -  Par suite d'un dérapage deux autos sont entrées en collision en se croisant au lieu-dit « Le Lion-Vert », sur la route de Caen à Caumont-l’Éventé.

La première, conduite par M. de Saint Paul, propriétaire à Orbois, venez de Caumont-l’Éventé. La seconde, pilotée par M. Leroy, négociant à Villers-Bocage, arrivait de la direction d'Hottot-les-Bagues.

Il n'y a pas d'accident de personne, mais les accidents matériels sont assez importants.

 

Janvier 1940  -  Préparation militaire.  -  Les jeunes gens des classes 1940-41-42 qui désirent faire de la préparation militaire sont priés de se faire Inscrire d'urgence, soit à la gendarmerie de Caumont, soit chez Wilheim, magasins Lebailly. Dans les circonstances actuelles, il est inutile d'insister sur l'intérêt que peuvent avoir ces jeunes gens à suivre les cours de P. M. et nous espérons qu'ils y viendront nombreux.  

 

 Février 1940  -  Un mauvais client.  -  Dimanche soir, un individu se présentait la pâtisserie Dupuy à Caumont-l'Éventé, alors que la bonne de la maison, Mlle Matagne, qui gardait la maison en l'absence des patrons, faisait sa caisse.  
 Il demandait divers articles et la jeune fille, après avoir refermé son tiroir, le laissa quelques instants seul pour aller dans l'arrière-boutique chercher la marchandise demandée.
L'individu étant parti après avoir réglé ses achats, elle se remit à faire sa caisse et constata alors qu'il lui manquait une somme de 250 fr. Ses soupçons se portèrent immédiatement sur son dernier client et elle alerta les gendarmes. Ils apprirent rapidement que l'individu était un domestique agricole de St-Jean-des-Essartiers, nommé Albert Letellier, 28 ans, qui ramené à
Caumont et confronté avec Mlle Matagne opposa les plus vives dénégations.

Il ne devait cependant pas persévérer dans cette attitude et bientôt, se décidait à parler, Il a été déféré au Parquet de Bayeux.

 

Février 1943   -   Fait divers.   -   En puisant de l'eau dans un herbage, route de Cahagnes, à Caumont-l'Eventé, M. Augustin Rogerie, 71 ans, a dû perdre l'équilibre et est tombé dans le puits. Ayant aperçu l'accident M. Ameline donna l'alarme mais quand le vieillard put être remonté à la surface, la mort avait fait son oeuvre.

 

Août 1944 -  La guerre.  -  Dans le secteur de Caumont, les britaniques sont entrés à St-Martin-des-Besaces et à Cahagnes. Au sud-ouest, sur la route de Caumont à Tessy, il ont pris Torigni. La poussée britanique au sud de Caumont retient dans cette partie dufront d'importantes forces blindées que les allemands ne peuvent transférer dans le secteur tenu par les américains et qui retarderaient la progression de ceux-ci. (source B-N)

Avril 1945  -  Premiers pas vers la reconstruction.  -  Des projets de reconstruction et d’aménagement seront établis dans les communes dont les noms suivent : Aunay-sur-Odon, Caumont, Condé-sur-Noireau, Dozulé, Falaise, Isigny-sur-Mer, Lisieux, Ouistreham, Tilly-sur-Seulles, Troarn, Villers-Bocage, et Vire.

En ce qui concerne Caen, Les projets d’aménagement précédemment approuvés seront révisés en tant que de besoin.  (source B-N)  

 

Mai 1945  -  Évasion manquée.  -  Quatre officiers allemands, évadés du camp de Cherbourg, ont été repris à Caumont où ils avaient cherché abri dans une maison abandonnée. Arrêtés par la gendarmerie française, ils ont été remis à l’autorité britannique. (Source B-N)

CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  Le Bourg.

7    CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  Rue St-Martin

CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  La Bourgade

3    CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  Rue St-Martin

CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  Rue St-Martin

5    CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  L'Hôtel de Ville

65    CAUMONT-L'ÉVENTÉ (Calvados)  -  Route de Caen

 3  - CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  Route de Caen

 1  - CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  Route de Torigny

CAUMONT-L'ÉVENTÉ.  -  Route de Caen  -  Arrivée du Tramway

CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  L'École des Filles

CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  Rue St-Martin

66  -  CAUMONT-L'ÉVENTÉ (Calvados)  -  Rue Saint-Martin

CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  La Gare

67  -  CAUMONT-L'ÉVENTÉ (Calvados)  -  Gare du Tramway

A LA GALETTE.

Bon cidre, Déjeuner, Dîners, Collations,  -  Prix modérés

Veuve LEFEVRE, Caumont-l'Éventé

CAUMONT-L'ÉVENTÉ

Le Tramway  -  Arrêt de l'Église

CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  La Gare

CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  L'Hôtel de Ville

366.   -   CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  La Rue Saint-Martin

CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  La Gare

CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  Rue Saint-Martin

CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  Le Moulin

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