UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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CAUMONT - l'ÉVENTÉ

Canton de Caumont-l'Éventé

Les habitants de la commune sont des Caumontais, Caumontaises


Janvier 1840 - Une ordonnance. - Une ordonnance du 3 décembre 1839, prescrit l'appel à l'activité de 25 000 jeunes soldats sur la seconde partie du contingent de la classe de 1838.

Pour cet appel, le Calvados doit fournir 329 hommes. Voici les derniers numéros atteints par la sous-répartition entre les cantons de notre arrondissement : Balleroy, 52. — Bayeux, 39. — Caumont, 21. — Isigny, 60. — Ryes, 45. — Trévières, 44. (Source  : L’Indicateur de Bayeux)

 

Juin 1840   -   Agriculture.  -  La campagne continue à se montrer sous le plus bel aspect. Les blés du canton de Caumont et de quelques communes de celui de Balleroy, sont un peu clairs, mais dans les autres parties de l'arrondissement, ils sont magnifiques.

Sous peu de jours, les épis commenceront à paraître. Les avoines printanières s'annoncent bien, et les orges, confiées à la terre depuis peu de temps, lèvent passablement, malgré la sécheresse.

Depuis quelques jours, les colzas sont entièrement défleuris, et la graine paraît devoir être abondante, eu égard au nombre de plantes qui ont survécu aux gelées de mars. Nous n'avons pas entendu dire que le puceron ait attaqué cette plante.

Quant aux pommiers, ils continuent à donner les plus belles espérances. Les pommes précoces sont assurées presque partout. A côté d'un pommier chargé de fruits naissants, on en admire plusieurs autres couverts de fleurs magnifiques. Tout le monde s'accorde à dire et à espérer que la récolte du cidre sera abondante.

Le temps est toujours beau et sec. Les herbages et les prairies ont besoin d'eau, mais les blés et les pommiers n'en réclament pas instamment. La terre avait été tellement abreuvée par les grandes pluies de l'hiver, que la sécheresse n'a guère eu d'influence qu'à la surface du sol et à une profondeur peu considérable. Le peu d'eau qui est tombée dans le courant de mai a maintenu les terres labourables dans un état tel que les cultivateurs ne se plaignent pas qu'elles soient beaucoup trop sèches. ( Source : L’Indicateur de Bayeux.)  

 

Septembre 1840   -   Nouvelles locales.  -   Mercredi dernier, vers dix heures et demie du soir, un incendie s'est manifesté par un appentis, dans le domicile du sieur Henri, cabaretier à Caumont. Aux cris d'alarme chacun s'est promptement empressé d'aller offrir du secours, aussi, en peu d'instants les progrès du feu ont-ils été maîtrisés. Quarante mètres de couverture en chaume sont seulement devenus la proie des flammes. On attribue généralement ce sinistre à la malveillance. (Source  : L’indicateur de Bayeux)

 

Novembre 1840   -   Nouvelles Locales.  -   Notre correspondant de Caumont nous adresse quelques réflexions fondées, sur un abus qui se présente souvent dans notre pays et qui pourtant est formellement réprouvé par nos lois.

II s'agit de la tolérance qu'on met à accorder à des banquistes la permission de s'établir sur nos champs de foire pour y débiter leurs prétendus remèdes. En effet, indépendamment des articles 1er de la loi du 19 ventôse an IX et 27 de la loi du 21 germinal an XI, l'article 36 de la même loi prohibe sévèrement toute distribution de drogues ou préparations médicamenteuses sur des théâtres ou étalages, dans les places publiques, foires et marchés. D'ailleurs les substances qu'ils vendent sont dénuées de toute vertu, et partant n'y a-t-il pas délit public et flagrant d'escroquerie ? Ces substances, ajoute notre correspondant, eussent-elles même les propriétés admirables qu'ils leur proclament, il y aurait encore contravention à la loi, qui défend la vente et même la simple annonce de remèdes secrets. Et, devant les prescriptions si formelles de la loi n'a-t-on pas le droit de s'étonner de rencontrer dans toutes les foires et marchés de notre arrondissement, des charlatans exploitant la crédulité des habitants de nos campagnes, avec la permission de M. le maire, souvent même en présence des gendarmes qui ont quelque fois l'extrême obligeance de faire ranger le monde, autour des voitures de ces messieurs. (Source  : L’indicateur de Bayeux)  

 

Novembre 1840   -   Nouvelles Locales.  -   Dans la nuit de mercredi à jeudi, une quantité assez considérable de cuirs a été volée dans le magasin occupé à Caumont, par M. Dumesnil, tanneur à Bayeux.

Ce vol a été commis à l'aide d'effraction, et la perte est évaluée de 300 à 350 fr. La justice est à la recherche du coupable. (Source  : L’indicateur de Bayeux) 

 

Juillet 1841   -   Nouvelles locales.   -   Par décision du ministre de la guerre, en date du 4 juin, les jeunes soldats de la classe de 1834 qui se trouvent présentement en semestre, sont maintenus dans la position de congé jusqu'au 31 décembre prochain, époque où ils auront droit à leur libération. (Source  : L’indicateur de Bayeux) 

 

Juillet 1841   -   Nouvelles locales.   -   A l'audience de la cour du mardi 1er juillet, M. Dupont-Longrais, président de la 1er chambre, a procédé au tirage du jury pour la 3e Session de la cour d'assises du Calvados. Les noms suivants sont sortis de l'urne pour notre arrondissement : MM. Delamare, propriétaire à Bayeux ; Larcher, notaire à Bayeux ; Dary , maire à Caumont ; Tardif, propriétaire à Bayeux ; Fouques, cultivateur à Littry. (Source  : L’indicateur de Bayeux) 

 

Juillet 1841   -   Nouvelles locales.   -   Un arrêté de M. le préfet du Calvados convoque pour le 15 juillet, à 8 heures du matin, à Caumont, les électeurs départementaux du canton dont ce bourg est le chef-lieu, à l'effet d'élire un membre du conseil d'arrondissement, en remplacement de M. Douesnel, décédé. (Source  : L’indicateur de Bayeux)  

 

Août 1841   -   Assises du Calvados.   -    Lundi, 2 août, s'est ouverte la 3e session du jury du Calvados, voici dans l'ordre où elles ont été soumises au jury, les affaires déjà jugées :

— Aumont Auger, âgé de 33 ans, né à Avranches, en surveillance à Bayeux, par suite d'une précédente condamnation aux travaux forcés, a été condamné à 20 années de la même peine pour avoir commis, le 6 mai 1841, à St-Paul-du-Vernay, une tentative de vol avec escalade.

— Reconnu coupable de cinq faux en écriture de commerce, Etienne Fontaine, boulanger à Caumont, subira 2 ans de prison.

— Acquittement prononcé en faveur de Léger Besson, demeurant à Marchal (Cantal), de l'accusation portée contre lui pour banqueroute frauduleuse.

— Plusieurs vols d'argent commis au préjudice de différents domestiques, avec lesquels il était en service, depuis le mois de juillet 1830 jusqu'au commencement de cette année, ont amené contre Arnaud Delafosse, valet de ferme à Jurques, une condamnation à 5 années de travaux forcés.

— François Homet, bonnetier à Falaise, et Jean-François Mènent, journalier, ont été condamnés pour faux en écriture privée, Homet à 2 ans de prison, Mènent à 1 an de la même peine. (Source  : L’indicateur de Bayeux)

 

Novembre 1841   -   Nouvelles locales.   -  Ces jours derniers on a volé à un cultivateur de la commune de Caumont deux chevaux qu'il avait mis à passer la nuit dans un enclos, derrière son habitation.

Il paraît que l'on n'a aucun indice sur les auteurs de ce vol. (Source  : L’indicateur de Bayeux)  

 

Janvier 1842   -   Nouvelle locale.   -   Un dès jours de la semaine dernière Ie gendarme Perrotte entendit du bruit dans une boutique, occupée à Caumont, les jours de marché, par un sieur Marin, chaudronnier à Anctoville.

Sur l'interpellation du gendarme, un individu qui se trouvait dans cette boutique répondit qu'il était chez lui et prit cependant la fuite. Aux cris de Perrotte, un sieur Touroude arrêta le fuyard, qui fut relâché sur l'intervention officieuse du sieur le Bosquain, voiturier à Caumont. Un passe-partout a été trouvé dans la serrure de la boutique.

La justice informe sur cette audacieuse tentative de vol. (Source  : L’indicateur de Bayeux)  

 

Novembre 1842    -  Nouvelles locales.   -   Un nommé Cécile, journalier à Caumont, chargeait une mine qu'il venait de forer dans un bloc de pierres de la carrière du sieur Thouroude. A cet effet, il employait comme tous les carriers, une pince en fer, dont il frappait à grands coups, mais cet outil ayant rencontré quelque petit silex, une étincelle jaillit, la poudre s'enflamma et bientôt l'homme fut rudement culbuté, la pince fut lancée à une hauteur étonnante et le bloc de pierres vola en mille éclats.

Aux cris de Cécile, on accourut lui prêter secours, c'est alors qu'on reconnut qu'il était privé d'un œil, qu'un de ses bras était fortement mutilé, qu'il avait en outre une jambe brûlée et un grand nombre de contusions sur tout le corps inondé de sang. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Novembre 1842    -  Nouvelles locales.   -   Hier, est passé par Caumont le cadavre du malheureux Tillaud , marchand à Aulnay, relevé mort près St-Lô, par suite d'une chute du haut de sa voiture, chargée de laine, qu'on reconduisait à son ancienne demeure, pour lui rendre les derniers devoirs. (source : L’Indicateur de Bayeux)  

 

Février 1843   -  Classe de 1842.   -   Le tirage au sort des jeunes conscrits du Calvados, pour le contingent militaire de 1842, aura lieu à partir du 20 février prochain, dans les différents cantons de notre arrondissement, dans l'ordre suivant : Ryes, 20 février,  Balleroy, 21 ; Isigny , 22 ; Caumont, 23 ; Trévières, 24 ; Bayeux, 27. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Février 1843   -  Nouvelles locales.   -  On avait annoncé un hiver rigoureux pour l'année 1842-43, déjà le solstice d'hiver est passé, l'année 1843 s'ouvre, le soleil commence à remonter sur l'horizon, et la température est restée jusqu'ici fort douce et fort égale, on a compté, en décembre, des journées comparables à celles de mars et d'avril. 

Les cultivateurs en sont arrivés au point de désirer quelques gelées pour empêcher que les plantes semées ne s'avancent trop. 

En Suisse, on récolte déjà des fraises dans les bonnes expositions, et de toutes parts on signale des phénomènes de précocité surprenants. (source : L’Indicateur de Bayeux)  

 

Mars 1844   -  Classe de 1843.  -   3 871 jeunes gens ont pris part cette année au tirage dans le département du Calvados ; c'est 37 de plus que l'an dernier.

Voici le chiffre de ceux qui se trouvent répartis dans les divers cantons de l'arrondissement de Bayeux : Balleroy, 150 ; Bayeux, 119 ; Caumont, 82 ; Isigny, 136 ; Ryes, 92 ; Trévières, 104. Total : 683. 

Notre arrondissement est au nombre de ceux dont la population militaire a augmenté cette année ; cette différence en plus sur la classe de 1842, est de 32. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mars 1844   -  Nouvelles locales.   -   M. le maréchal ministre de la guerre a décidé, le 15 du courant, que l'appel semestriel des hommes de la réserve qui, aux termes de l'instruction du 3 juin 1836, devait avoir lieu le premier dimanche du mois de mars prochain, serait ajourné jusqu'à nouvel ordre. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Septembre 1847  -  Conseil Général du Calvados.   -   Le conseil général s'est occupé du classement de divers chemins de grande communication.

Le premier qui nous intéresse est celui qui comble la lacune qui existait dans la grande ligne du littoral, depuis Isigny jusqu'à Honfleur, entre Vierville et Port-en-Bessin. Un second, celui du Bac du Port à Creuilly, qui met le Pays d'Auge en communication avec le Bessin.

Le conseil, statuant sur la fixation de la journée de travail pour rachat des prestations en nature, lors des travaux de chemins vicinaux, a fixé définitivement le prix de 1 fr. pour les  arrondissements de Caen, Lisieux, Pont-l’Évêque et Bayeux, moins le canton de Caumont ; 0 fr. 75 pour le canton de Caumont et les arrondissements de Falaise et de Vire.

La journée de cheval ou mulet pour tous les cantons du département est fixée à 1 fr. 25 ; celle d'un bœuf à 1 fr. ; celle d'un âne à 0 fr. 50 c. ; celle d'une voiture à deux roues à 1 f r. 50.  (sorce : Journal de Honfleur) 

 

Octobre 1847  -  Nouvelles locales.   -   Une loi de 1845 a statué qu'il serait établi des trottoirs dans les villes, des rues et places desquelles les plans d'alignement ont été arrêtés par ordonnances royales, que les conseils municipaux de ces villes désigneraient les rues et places où il en devra être établi, les matériaux dont ils seront composés, la part proportionnelle de la dépense que devront supporter les budgets des villes et les propriétaires, etc…, que, sur ces délibérations, une ordonnance royale statuera.

La ville de Honfleur est de celle où des trottoirs doivent être établis, et ils y sont tellement nécessaires qu'un grand nombre de particuliers en ont élevé à leurs frais devant leurs maisons.

Le conseil municipal à délibéré à ce sujet le 11 janvier 1846, et désigné les rues et les places qui devront avoir des trottoirs. Une enquête a été ouverte le 4 février sur cette délibération et close le 11.

Octobre 1847 commence. Voilà 19 mois écoulés et nous n'avons pas encore vu que l'ordonnance qui a été promise ait été rendue. A quel degré de l'échelle administrative cette affaire est-elle restée suspendue ? (source : Journal de Honfleur) 

 

Octobre 1847  -  Éclipse de Soleil le 9 Octobre.   -   Samedi prochain, 9 du courant, aura lieu une éclipse de soleil, visible en France entre deux lignes limites, dont celle du Nord passera par Dunkerque, celle du Sud s'étendra de Lannion à l'Ouest de Paris jusqu'à, Pontarlier à l'Est. Nous nous trouverons ici à très peu prés sur la ligne centrale qui traversera la France jusques un peu au nord de Colmar.

Celle éclipse sera annulaire, c'est a-dire, que le centre du disque du soleil sera couvert et qu'autour de cette partie ombrée, il restera une parti éclairée.

La largeur de cet anneau lumineux, sera à 8 h. 48 m. du matin, dans la partie la plus larg., de 4’ 32 ‘’ 6"', et dans la partie la plus étroite de 1' 5'' 4’" .

Le premier contact extérieur aura lieu pour nous à 6 h. 12’ 22" du matin, six secondes avant le lever du soleil. Le commencement de l'éclipse annulaire sera à 7 h. 35', le milieu à 8 h. 48', la fin de l'éclipse générale à 3 h. du soir.

Nous serons plus favorisés cette année qu'en 1842, où il y eut une éclipse totale du soleil. La ligne centrale de cette éclipse passait de Perpignan à l'ouest à Barcelonnette à l'est. Aussi l'on peut se rappeler que dans ce pays-ci, ou fut peu privé de lumière.

Nous avons dit en commençant qu'à Honfleur on sera à très peu prés sur la ligue centrale de celle de la présente année. Quant à l'Angleterre, cette ligne passera par Stard-point au sud de Plymouth, sa limite nord sera un peu au sud de Londres et de Douvres.

Cette éclipse avait été annoncée dès 1814. Le roi Louis XVIII dans un premier entretien avec M. Delambre, lors de la présentation de l'Académie des Sciences, demanda au savant astronome qu'elles seraient les éclipses les plus remarquables de son règne. Lorsque quelques jours après, M. delambre remit au roi les résultats des calculs, S.M. ne put s'empêcher de témoigner son désappointement en apprenant qu'il s'écoulerait trente-trois ans avant cette éclipse annulaire « Je ne serai plus dit le roi en comprimant un soupir »

 La plupart de nous pourront dire comme Louis XVIII en apprenant que ce ne sera qu'en 1900, c'est-à-dire dans cinquante trois ans qu'aura lieu une éclipse totale du soleil. On sait que celles de cette catégorie sont extrêmement rares, l'obscurité est alors absolue, plus grande et plus sensible que dans les nuits ordinaires. (source : Journal de Honfleur) 

 

Octobre 1847  -  Nouvelles locales.   -   Dans l'appel à l'activité des 60 000 hommes de la conscription de 1846, le nombre à fournir par le département du Calvados est de 158.

Le départ s'effectuera du 20 au 28 octobre.

Le conseil de révision pour l'examen des remplaçants se réunira à Caen, les 15 et 18 courant, à onze heures du matin.

Le dernier numéro du canton de Honfleur est 42. (source : Journal de Honfleur) 

 

Octobre 1847  -  Nouvelles locales.   -   Le temps, qui est resté nébuleux presque toute la journée, n'a pas permis de bien observer l'éclipse de soleil, qui a eu lieu hier matin, mais il a été possible de voir qu'au lieu d'être annulaire elle n'a été que partielle.

Comment donc ont calculé les astronomes de l'observatoire ? (source : Journal de Honfleur) 

 

Octobre 1847  -  Nouvelles du Roi.   -   Le roi a accompli le 6 octobre sa soixante-quatorzième année. (source : Journal de Honfleur)

 

Octobre 1869   -   Le chemin de fer.   -  Mercredi, sur l'initiative de l'administration municipale, une réunion de notables commerçants de la ville de Bayeux, où figuraient la plupart des  membres du tribunal de commerce, a eu lieu à l'Hôtel-de-Ville, au sujet du chemin de fer de Bayeux à Caumont, par Balleroy, Noron, etc…

L'assemblée a donné son adhésion au tracé par Noron, le Tronquay et Balleroy. Informée qu'une souscription ouverte à Balleroy et à Noron avait été généreusement accueillie, elle a manifesté son intention de répondre de la même manière à celle qu'on se proposait d'ouvrir à Bayeux.

Cette souscription est en effet ouverte, et déjà M. le maire et MM. les adjoints de Bayeux s'y sont fait inscrire pour 500 fr.

 

Février 1870   -   Fait divers.   -   Le 26 février, vers 6 heures du matin, dans les ardoisières de Caumont, le nommé Arnaud-François Delaunay, dit Poulain, âgé de 17 ans, a été atteint par un bloc de pierres qui lui a broyé la tête. La mort a été instantanée.

Le même bloc de pierres a fracturé la cuisse gauche du nommé Jacques-Victor Poulain, âgé de 43 ans, carrier au même lieu.  

 

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de  Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Beny-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Évrecy, Troarn, Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulév  Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.

 

Novembre 1870   -  Fait divers.   -   Une quête faite par M. le curé de Caumont, dans son église, afin de procurer aux gardes mobiles de cette commune des couvertures et des effets de campement, a produit 111 fr. En outre, M. le curé a reçu de diverses personnes, en dehors, de l'église, des offrandes s'élevant à 17 fr. 25. En tout, 134 fr. 25 qui sont remis au capitaine, M. Charlier,  

 

Septembre 1872   -  L’état civil.  -  Le ministre de l'intérieur vient d'adresser aux préfets une circulaire pour appeler leur attention sur le mauvais état, dans lequel se trouvent les actes de l'état civil dans la plupart des communes, et les inviter à veiller à ce que les municipalités prennent des mesures pour la conservation de ces importants documents, qui intéressent à un si grand degré la population tout entière.

 

Septembre 1872   -  Fête.  -  Dimanche 15 septembre, grand Concours agricole à Caumont. A 11 heures, exhibition de bestiaux sur la place Saint-Clair. — A une heure, concours de labourage.  — A 3 heures, distribution solennelle des récompenses.  — A 4 heures, banquet par souscription.  —A 5 heures, divertissements offerts par l'administration municipale de  Caumont : Mât de cocagne, courses en sac, baptême du tropique, casse-cou, course au gigot.  — A 7 h. 1/2, feu d'artifice.

 

Mars 1874   -   Giboulées de mars.  -  Les prédictions de M. Sainte-Claire Deville se sont réalisées. Du 9 au 13, avait dit le directeur des stations météorologiques, nous aurons un grand abaissement de température, avec neige et grésil, et le 9, la neige commençait à tomber. Dans la campagne, elle a atteint une épaisseur de plusieurs centimètres, mais elle a fondu rapidement.

 

Mars 1874   -   Vol.  -  Le sieur Poret. propriétaire à Caumont, avait acheté trente-huit pommiers et les avait mis sous terre dans son jardin, avec l'intention de les planter. Dans la nuit, un malfaiteur a déterré 26 de ces arbres, et les a emportés en plusieurs voyages, sans qu'on sache où il a pu les déposer.  

 

Juillet 1875   -   Mort écrasé.  -  Le nommé Louis-Désiré Hue, âgé de 50 ans, ouvrier aux carrières ardoisières de Caumont, a été écrasé par un bloc de pierre qui s'est détaché de la paroi de la galerie dans laquelle il travaillait. La mort a été instantanée.

67  -  CAUMONT-L'ÉVENTÉ (Calvados)  -  Gare du Tramway

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CAUMONT-L'ÉVENTÉ

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CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  La Gare

CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  L'Hôtel de Ville

CAUMONT-L'ÉVENTÉ  -  Rue Centrale

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