CAUMONT  s/ ORNE

Canton de Thury-Harcourt

Les habitants de la commune sont des Caumontais, Caumontaises


Décembre 1866   -   Le feu.   -   Vendredi matin, à deux heures, le bourg de Caumont fut réveillé par le tocsin et la générale, le feu venait de prendre à une maison située à l'extrémité du bourg, sur la route de Caen.

Des secours furent organisés le plus rapidement possible, mais le feu, alimenté par du foin, de l'avoine et du bois sec, prit en peu de temps de si grandes proportions que l'on ne put sauver rien autre chose que les meubles. Le corps de logis seule était assuré, des récoltes ne l'étaient pas. La perte est de 2000 francs environ.  

 

Mai 1868   -   Un incendie.   -   Un incendie accidentel a éclaté le 12 de ce mois, à quatre heures du soir, et consumé une petite maison d'habitation appartenant à la femme Lécuyer Marie, demeurant à Caumont.  

 

Septembre 1868   -   Un incendie.   -   Le 10 de ce mois, à 3 heures du matin, un incendie présumé accidentel a consumé 10 corps de bâtiments à usage de grange, écurie, cave, hangar, pressoir et étable, des récoltes, ainsi que divers objets mobiliers appartenant aux sieurs Pierre Isabelle François Barrey et Constant Lair, propriétaire, demeurant à Caumont.

Malgré la promptitude et l'énergie des secours apportés de tous les points des communes voisines, le feu, activé par la violence du vent, a eu bientôt envahi tous les bâtiments.

Les récoltes incendiées consistaient en 1 300 bottes de foin, 2 000 bourrées et six tonneaux dont trois en vidange. Divers autres objets mobiliers, des instruments aratoires, une voiture et un veau ont été également la proie des flammes.

Ce sinistre paraît devoir être attribué à une imprudence purement accidentelle, et la perte totale est évaluée de 19 à 20 000 francs.

Longtemps encore, après cette large part faite au feu, les débris fumaient encore dans la matinée de samedi, sans qu'il restat d'ailleurs aucune appréhension ultérieure.  

 

Décembre 1868   -   Un bureau télégraphique.   -   Un bureau télégraphique municipal vient d'être ouvert à Caumont et à Balleroy.  

 

Avril 1869   -   Un noyé.    -   Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, un ancien militaire qui habitait Caumont, le sieur Jean Masson, s'est noyé accidentellement dans un lavoir situé sur le territoire de cette commune. Cet homme avait près de 80 ans.  

 

Novembre 1880  -  Vols odieux.  -  Un genre de vol des plus odieux se pratique dans le Calvados, notamment à cette époque de l'année, c'est la dévastation des cimetières, où se conservent les souvenirs.

Les vols ont lieu continuellement, il n'y a pas de semaine où une famille n'ait à déplorer l'enlèvement de quelque objet précieux, de quelque souvenir doublement cher confié à la tombe, à la foi publique ! Récemment encore, c'était une balustrade en zinc repoussé qui a été arrachée d'une fosse et emportée.

 

Novembre 1880  -  Respect aux tombes.  -  Les tombes de protestants enterrés dans le cimetière de Caumont ont été dévastées à plusieurs reprises depuis peu de temps. Espérons que les auteurs de ces odieuses profanations seront découverts et sévèrement punis. Rappelons à ce propos qu'il doit y avoir dans chaque cimetière une partie spéciale affectée aux tombes des protestants, et que jamais cette partie ne doit, comme à Caumont, être là même que celle réservée aux suicidés et aux enfants morts sans baptême.  

 

Septembre 1888  -  Mort accidentelle.  -  Le sieur Charles Authie, 80 ans, propriétaire, s'est noyé accidentellement, à Caumont, dans un petit lavoir, situé dans un herbage appartenant au sieur Lemonnier, distant de 200 mètres de l'habitation.  

Le sieur Authie vivait chez le sieur Lemonnier. C'est en voulant laver deux mouchoirs de poche que ce vieillard est tombé dans l'eau et s'est noyé.  

 

Novembre 1892  -  Incendie.  -  Un incendie, dont la cause est inconnue, a éclaté à Caumont-sur-Orne et a consumé un corps de bâtiments appartenant à MM. A. Maline, Désiré Voisin, et à Mme veuve Duclos. La perte, évaluée à 8 300 fr., est assurée. (Source B.N.)

 

Novembre 1892  -  Mauvais vote.  -  La Chambre vient de voter, en principe, la suppression du privilège des bouilleurs de crû. Espérons que ce vote n'est pas définitif. (Source B.N.)

 

Septembre 1900  -  Incendie. -  Samedi 29 septembre, vers 1 heure de l'après-midi, un grave incendie a éclaté à Caumont-sur-Orne et a détruit divers corps de bâtiments, d'une longueur d'environ 40 mètres, à usage d'habitation et d'exploitation, appartenant à MM. Guyot, propriétaire ; Stanislas Marguerite, charpentier, et les héritiers Courvalet. Les pertes sont très considérables. On attribue ce sinistre à l'imprudence d'un enfant.

 

Février 1907  -  Découverte d'un cadavre.  -  M. Martinière Alphonse, âgé de 61 ans, cultivateur a Caumont a été, samedi dernier, vers 8 heures du soir, trouvé mort dans son jardin, situé à 25 mètres de son habitation.

M. Aumont, docteur à Caumont, qui a visité le cadavre, a déclaré que M. Martinière, avait succombé à une congestion ou à une rupture d'un anévrisme et que tout soupçon de crime devait être écarté. Depuis plusieurs années, M. Martinière était maladif, se plaignait de maux de tête, et souvent il était pris d'étourdissements.

 

Septembre 1917  -  La rage.  -  Un chien enragé a parcouru, ces jours derniers, les communes de Caumont-sur-Orne et de Saint-Omer. Il a mordu une fillette de 13 ans, Eugénie Perreux, sept chiens et trois vaches. On l'a abattu, ainsi que les chiens qu'il avait mordus. La jeune Perreux a été conduite à l'Institut Pasteur, à Paris.

 

Juin 1923  -  Médaille militaire.  -  La médaille militaire vient d'être décernée à M. Douville Gaston-Paul-Alexandre, facteur à Caumont, caporal à la 7e Cie du 162e R.I. avec la Mention suivant «  Brave caporal, le 14 novembre 1914, devant Ypres, a entraîné sa section à l'assaut au moment ou l'officier qui les conduisait venait de tomber blessé mortellement a été grièvement blessé dans cette attaque ». Vos sincères félicitations.

 

Juillet 1924  -  Distinction honorifique.  -  Nous apprenons avec plaisir que M. Fumichon Georges, ex-soldat du R. I., déjà titulaire de la médaille militaire, vient de recevoir la croix de guerre avec palme, avec la mention suivant : « Bon soldat, bravement a fait son devoir. A été grièvement blessé le 4 juin 1915, à son poste, aux Eparges ». Vos félicitations à ce brave.

 

Septembre 1926  -  Accident.  -  M. Louis Vannier, domestique chez M. Boudet, fromager, s'est brûlé aux deux mains avec un liquide corrosif. Le docteur Prentout lui a ordonné 15 jours de repos.  

 

Juillet  1928  -  Noyée dans une fontaine.  -  Mme Victorine Langevin, cultivatrice, âgée de 69 ans, a été trouvée noyée dans une fontaine, au lieu dit La Serrerie, à Caumont-sur-Orne, par M. Edmond Tallec, 28 ans, ouvrier mineur, demeurant au même lieu. La victime, qui souffrait d'une maladie de cœur, avait tomber dans l'eau en voulant se rafraîchir, et prise soudain de malaise, aura du s'y noyer, aucune personne ne se trouvant à proximité. M. le docteur Gourdin-Serrenière a conclu à une mort naturelle.  

 

Octobre 1928   -   La fée meurtrière.   -   L'autre matin, M. Célestin Leroyer, propriétaire à Caumont, surpris de ne pas voir son petit domestique, Léopold Delaunay, 13 ans, rentrer déjeuner à la ferme, se rendit dans l'herbage où le gamin était allé ramasser des pommes. Quelle ne fut pas sa stupéfaction de trouver le cadavre de l'infortuné gamin au pied d'un pylône électrique ! On suppose qu'ayant attrapé une grenouille, Delaunay, qui passait pour être faible d'esprit, sera monté au pylône pour électrocuter la bête et aura été foudroyé par le courant.

Février 1929  -  Une poule qui va coûter cher.  -  Mme Aumont, demeurant à Caumont, a déclaré à la gendarmerie qu'elle avait suivi les traces de sang et de pas sur la neige qui partaient d'un pommier ou une de ses poules avait été tuée. Ayant précisé que ces traces s'arrêtaient auprès de la maison des époux Gautier, cultivateurs.

L'enquête fut dirigée de ce côté. Ceux-ci nièrent toute participation à ce vol, mais, en présence des précisions de la plaignante, ils furent obligés de reconnaître que la poule avait constitué le menu d'un de leurs repas. Ils ont promis de dédommager Mme Aumont, mais celle -ci a maintenu sa plainte.  

 

Avril 1940  -  On arrête un communiste.  -  M. Hilaire Sohier, 62 ans, agent d'assurances à Caumont-sur-Orne, inculpé de propagande communiste, a été arrêté et conduit devant le juge d'instruction de Falaise. Il a été placé sous mandat de dépôt.

Types Normands  -  Cour de Ferme

Servantes rentrant de traire les vaches  -  Ouvriers revenant du travail

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