CAUVICOURT

Canton de Bretteville-sur-Laize

Les habitants de la commune sont des Cauvicourtois, Cauvicourtoises


Décembre 1869   -   Fait divers.   -  Par arrêté en date du 27 décembre, M. le ministre de l'instruction publique a accordé à la commune de Cauvicourt, un secours de 3,000 fr. pour l'aider dans la construction d'une maison d'école. 

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Avril 1872   -  Les maisons d’écoles.   -  Pour acquisition ou réparation de leurs maisons d'école, les communes ci-après ont reçu : Crouay, 1.200 fr. ; Saonnet et Saon, 490 fr ; Arromanches, 2.500 fr. ; Cauvicourt, 1.100 fr. ; les Loges-Saulces, 600 fr. ; Surville, 3.000 fr. ; Pennedepie, 3.000 fr. ; Hottot-en-Auge, 4.500 fr. ; Bény-Bocage, 6.000 fr. ; Plessis-Grimoult, 700 fr. ; La Roque, 2.000 fr. ; Truttemer-le-Grand, 6.000 fr. 

 

Mai 1877   -  La fin du monde.  -  Nous venons de passer un hiver affreusement remarquable par son humidité, et nous aspirons tous au beau temps pour nous sécher. C'est sans doute à tort, car une nouvelle prédiction vient de paraître et elle n'a rien de rassurant pour ceux qui sont crédules. Un membre de l'Académie des sciences annonce que notre planète va probablement être mise en poudre à la suite de tremblements de terre qui auront lieu au cours du mois de juin. Comme vous le voyez, la fin du monde est proche. C'est la millième fois au moins qu'elle est annoncée. En attendant ne vous faites pas de mauvais sang, il est bien probable qu'il en sera de même cette fois comme des autres.

 

Mai 1877   -  Travaux.  -  Le ministre a accordé : à la commune de Saiut-Martin-de-Mieux, 1,000 fr. pour l'aider à payer la dépense de la réparation de son église et de son presbytère.

A la commune de Cauvicourt, 1 000 fr. pour reconstruction du clocher de son église.

A la commune du Molay, 1 000 fr., pour l'aider à payer la dépense de réparation du clocher de son église.  

 

Janvier 1880  -  Un bon exemple.  -  A Cauvicourt, commune de 412 habitants, du canton de Bretteville-sur-Laize, l'instituteur a ouvert un cours d'adultes le 3 novembre l879. Ce cours d'adultes est fréquenté par 36 élèves.  

 

Janvier 1880  -  Échenillage.  -  C'est dans 18 courant de février, que tout propriétaire, fermier ou locataire est tenu d'écheniller les arbres, haies ou buissons, sur les propriétés qu'il exploite où qu'il occupe.  

 

Mai 1880  -  Incendie.  -  Un incendie dû à l'imprudence du nommé Valentin Lepage, âgé de 13 ans, a éclaté mardi soir, à Cauvicourt, et a consumé un corps de bâtiment servant à usage de grange et grenier ainsi qu'un mille de bourrées et bois de chauffage qu'il contenait, le tout appartenant à M. Charles Guillot, propriétaire à Cauvicourt.  

 

Juin 1885  -  Suicide d’un prêtre.  -  Depuis quelque temps, M. l'abbé Thouroude, desservant de la paroisse de Cauvicourt (canton de Bretteville-sur-Laize), paraissait triste, préoccupé, dans son entourage, on s'apercevait qu'il avait des absences. Dimanche dernier, vers six heures du matin, le sacristain, voulant entrer dans l’église, en trouva les portes fermées, il entra par une fenêtre et il trouva sur une chaise les clefs du clocher et le chapeau du curé. Ayant un triste pressentiment, cet homme monta au clocher et trouva pendu à une échelle le cadavre déjà froid du malheureux prêtre. On trouva près du corps un billet dans lequel M. Thouroude, disait qu'il se donnait la mort parce qu'il avait contracté des engagements qu'il ne pouvait tenir. Il terminait en disant : «Je demande pardon à Dieu et aux hommes. » 

L'abbé Thouroude était âgé de 55 ans. Il appartenait à cette catégorie de prêtres qui s'est, en ces derniers temps, laissé entraîner à la spéculation et à l'appât du gain que leur laissait entrevoir les Bounin et les prôneurs du Crédit de France.  

 

Février 1893  -  Incendie.  -  A Cauvicourt, un incendie a consumé deux meules d'avoine, appartenant au sieur Abel Michel. Pertes. 7 000 fr. Ce sinistre à été occasionné par un individu qui, couché près d'une de ces meules, fumait une cigarette, il s'est constitué prisonnier. (Source B.N.)  

Avril 1893  -  Le gui.  -  Nous rappelons qu'un arrêté préfectoral ordonne a tout cultivateur ou propriétaire d'enlever le gui des pommiers. Des procès-verbaux seront dressés aux cultivateurs et propriétaires qui ne se conformeraient pas à cet arrêté. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  Incendie.  -  Le 14 février, le feu détruisait deux meules de paille au sieur Michel, propriétaire à Cauvicourt. Le lendemain, Louis Noury, 25 ans, écrivait au parquet qu'il était l'auteur de ce crime pour se venger des propriétaires de la campagne qui ne faisaient pas un accueil suffisamment gracieux à ceux qui allaient leur demander l'hospitalité. Nourry, qui a déjà subi dix condamnations est, cette fois, condamné à 10 ans de travaux forcés. (Source B.N.)

 

Janvier 1907  -  Suicide.  -   Le 30 décembre le nommé Louis Prosper Quernet, vieillard de 82 ans, cultivateur à Cauvicourt était trouvé, par sa bru, noyé dans la mare de son habitation.

Le malheureux était Hydropique depuis cinq ans, et se plaignait de vivre si vieux. Toutefois, il n'avait pas manifesté l'intention formelle d'en finir avec l'existence.  

 

Mars 1916  -  Un incendiaire aux Assises.  -  Voici le résumé de cette affaire, qui paraissait des plus banales au début, et dont les faits font renvoyer, Mancel devant les prochaines assises du Calvados.

Le 23 janvier, Raymond Mancel, domestique à Renemesnil, chez Mme Pierre, se rendit à  Cauvicourt et, en compagnie d’une femme et de plusieurs camarades, y but beaucoup. Vers 7 heures du soir, en état d’ivresse, il suivait la route de Cauvicourt à Saint-Sylvain pour rentrer chez sa patronne, lorsque dans son cerveau d’ivrogne germa l’idée de mettre le feu à une meule de paille très importante qu’il avait déjà remarquée sur le bord du chemin de Renemesnil. La campagne était déserte et, à la faveur de la nuit, Mancel mit son projet à exécution. La meule fut bientôt embrasée et complètement détruite. Dans la crainte d’être découvert dans le voisinage par les personnes qui accoururent combattre le sinistre, il s’enfuit et se cacha dans une autre meule où il passa la nuit.

Le lendemain, il se rendit chez sa patronne et fit bonne contenance et répondit à toutes les questions qui lui étaient posées avec une assurance telle qu’il parvint à écarter tout d’abord les soupçons qui pesaient sur lui. Devant les gendarmes, il se troubla déjà et finit par reconnaître être l’auteur involontaire du sinistre. A l’instruction, Mancel a renoncé a son système de dénégations et de mensonges et a fini par avouer son crime. Il a volontairement mis le feu à la meule de paille de M. Brée qu’il ne connaissait pas, dans le but de faire une mauvaise farce, de faire sortir les gens du pays et de « profiter du spectacle ». Cela prouverait que Mancel n’a cédé qu’à un caprice ; pourtant il n’est atteint d’aucune infirmité physique ou mentale. La famille du jeune criminel se désintéresse complètement de lui ; d’ailleurs il fut confié à l’assistance publique en 1913, à la suite d’un jugement du tribunal correctionnel de Pont-l’évêque, et les renseignements fournis sur son compte ne lui sont guère favorables. Mancel, à qui l’arrêt de la Chambre des mises en accusation a été notifié, sera prochainement transféré à Caen où il passera aux prochaines assises.

Le jury rend un verdict affirmatif de culpabilité, mais négatif en ce qui concerne le discernement.

En conséquence, Mancel est acquitté comme ayant agi sans discernement, mais il est envoyé dans une maison de correction jusqu'à sa majorité.

 

Mars 1918  -  Meule incendie.  -  Vers deux heures de l'après-midi, le feu s'est déclaré dans une meule de gerbes d'avoine et d’orge, appartenant à M. Jules Quesnel, cultivateur à Cauvicourt. Malgré la promptitude des secours, la meule entière a été détruite, elle contenait 6.000 gerbes, valant 10.000 francs. Les causes de cet incendie sont totalement inconnues.

 

Mars 1918  -  L’amour du pays.  -  Les gendarmes viennent d'arrêter à Cauvicourt, un militaire qui était recherché depuis l'an dernier. Interné en Suisse Fernand-Jules-Louis Bocquet, classe 1906, du 205e d'infanterie, était rentré au dépôt de Falaise en avril 1917. On lui fit comprendre qu'il ne pouvait être réintégré dans ces conditions et on le dirigea sur Lyon pour être remis aux autorités Suisses. En route, il faussa compagnie à son compagnons de route et depuis on ne l'avait pas revu. Il a été ramené à 1a caserne Dumont d'Urville en attendant qu'il soit statué sur son cas.

Septembre 1925  -  Coups de couteau.   -   Dimanche dernier, M. Léon Quilleboeuf, 42 ans, originaire de l'Eure, employé chez M. Bonnaire, charron à Cauvicourt, allait porter du linge à blanchir dans une maison, devait faire quelques achats et rentrer aussitôt.

Il ne rentra pas à l'heure dite, son patron M. Bonnaire s'entendit plus tard appeler par son ouvrier qui, montrant son bras gauche lui dit : « Voyez comme il m'a arrangé ». Il portait au-dessus du coude une large plaie provenant de deux coups de couteau.

M. Bonnaire emmena son ouvrier à la gendarmerie. Le brigadier fit conduire le blessé chez M. le docteur Lallier. Celui-ci, en raison de la gravité de la blessure, ordonna le transport à l'hôpital de Caen.

Le nommé Quilleboeuf avait été blessé sans provocation de sa part par Gustave Béchet,en 1885 à Bons-Tassilly. Ce dernier est reprise de justice et craint dans le pays. Béchet avait pris la fuite aussitôt ; les gendarmes de Langannerie l'ont arrêté mardi soir à Fontenay-le-Marmion. Béchet a été écroué le 16 septembre dernier.

 

Janvier 1926  -  Coups de pied de cheval.  -   M. Prepipain, Agé de 45 ans, domestique chez M. Fernand Michel, a été atteint d'une ruade de cheval à l’arcade sourcilière qui nécessitera 15 jours de repos prescrits par le docteur Lallier.

 

Août 1926  -  Scène de sauvagerie à Courvaudon .  -  Il y a quelque temps, un domestique de ferme demeurant à Courvaudon, Charles Boisrancey, 55 ans, nonçait son voisin Lerebourg, cultivateur, qui avait transporté des bestiaux atteints de la fièvre aphteuse. Le cultivateur jura de se venger.

Ces jours derniers, Boisrancey et son amie, la veuve Michel, prenaient ensemble leur repas du soir lorsqu'une grosse pierre lancée du dehors traversa la fenêtre de la chambre et vint tomber sur la table en brisant une bouteille.

Dans la soirée le domestique crut devoir signaler ce méfait au maire de la commune qui lui conseilla d'aller trouver les gendarmes.
Vers 23 heures, Boisrancey et sa compagne, après avoir réintégré leur domicile, s'étaient retirés dans une arrière-pièce, redoutant une nouvelle agression de leur ennemi.

Quelques instantes après en effet, Lerebourg, accompagné du nommé Godey et du frère de celui-ci, se présentait de nouveau devant l'habitation. Les trois hommes entreprirent un siège en règle pour s'introduire de force dans la place.

Ayant réussi à dépendre les contrevents, ils s'en servirent pour briser une fenêtre donnant sur la rue. Les agresseurs se précipitèrent sur Boisrancey et le terrassèrent « Faut qu'on le tue » s'écrièrent-ils ensemble, et ils le frappèrent avec une véritable sauvagerie.
La veuve Michel, cachée dans un appartement voisin, n'échappa pas elle-même à leur brutalité. Après s'être éloignés un moment, les trois individus regagnèrent bientôt Boisrancey, brisèrent plusieurs meubles à l'aide d'une pioche et, saisissant leur victime par les pieds et les bras, la transportèrent dans une mare proche de l'habitation.

Boisrancey put avec peine regagner son logement. Il constata que tout son mobilier avait. été piétiné et démoli ou sorti dans la rue.

Le domestique et sa compagne ont été transportés à l'hôpital de Caen l'état du premier a été jugé des plus graves.

48  Notre Normandie (scènes)  -  L'Aveu
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