CAUVILLE

Canton de Thury-Harcourt

Les habitants de la commune sont des Cauvillais, Cauvillaises


Juin 1866   -   Un secours supplémentaire.   -    Par décision du 5 juin 1866, M. le ministre de la justice et des cultes a accordé un secours supplémentaire de 2000 francs à la commune de Cauville, pour l'aider dans la dépense de reconstruction de son église.  

 

Juillet 1878   -  Écoles Primaires.  -  Les vacances ouvriront le jeudi 1er août, les classes rentreront le lundi 2 septembre.

 

Juillet 1878   -  Secours aux communes.  -  500 fr. à Saint-Germain-le-Vasson, pour la restauration de son église ; 1 500 fr. au Gast, pour l'achèvement de son presbytère ; 500 fr. à Clinchamps-sur-Orne, pour la reconstruction partielle de l'église ; 6 000 fr. à Ouistreham, pour la restauration de son église.

Aux communes de Montchamp, 4 500 fr. pour la construction d'une maison d'école ; de Formigny, 5 000 fr. ; de Cauville,  4 500 fr. ; d'Epinay-sur-Odon, 500 fr.  

 

Mars 1879   -  Secours.  -  Des secours sur les fonds de l'État ont été accordés aux communes ci-après : Mouen, acquisition et appropriation d'un presbytère, 1 500 fr.  -  Cauville, constructions scolaires, 2 000 fr.  -  Saint-Martin-de-Mailloc, restauration de l'église, 800 fr.  -  Bonnebosq, achat de mobilier d'église, 300 fr.  -  Pontfarcy, réparations à l'école de filles, 450 fr.  -  Planquery, construction d'école, 1 000 fr.  -  Lingèvres, appropriation du presbytère, 600 fr.  -  Pleines-Oeuvres, restauration de l'église et du presbytère, 800 fr.  -  Beaumesnil, restauration de l'église, 500 fr.  -  3 000 fr. à St-Contest, pour restauration à l'église.  -  4 000 fr. à Saint-Martin-aux-Chartrains, pour construction d'un presbytère.  -  A la fabrique de Montviette, 200 fr. pour ornements.

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux.  Cauville, travaux à l'église 100 fr.

 

Juin 1884  -  Enfant étranglé.    Le mercredi 28 mai, la fille Alphonsine-Maria Héloin, âgée de 33 ans, couturière à Cauville, canton d'Harcourt, accouchait chez une sage-femme de Condé d'une petite fille, qui était déclarée à la mairie et baptisée le 31 mai. L'enfant ayant disparu, une enquête fut faite. 

La fille Héloin commença par dire qu'elle avait laissé son enfant en nourrice chez la sage-femme où elle avait fait ses couches, puis elle dit que le dimanche 1er juin, en revenant de Condé avec son enfant, elle était tombée de faiblesse, que, dans cette chute, la tête de l'enfant, qu'elle tenait enveloppé dans son tablier, avait porté sur une pierre et avait rendu le dernier soupir dix minutes après. La fille Héloin ajouta que, revenue de son évanouissement, elle avait enveloppé le petit cadavre dans un châle, et que, en arrivant à Cauville, elle l'avait caché entre deux matelas. 

Enfin pressée de questions, la fille Héloin a fini par avouer qu'elle avait, en revenant d'accoucher à Condé, étranglé son enfant pour ne pas avoir la honte de traverser la commune avec le fruit de son inconduite.

 

Janvier 1891  -  Mort accidentelle.  -  La femme Françoise, 50 ans, au Plessis-Grimoult, lavait du linge, la semaine dernière, à la mare située près de l'église de Cauville. Ses mains ayant glissé sur la pierre du lavoir, cette femme tomba à l'eau. Des voisins l’aidèrent à en sortir, mais elle fut prise de tremblements et mourut quelque temps après.  

 

Mars 1891  -  Bêtise et lâcheté.  -  Certaines murailles de la commune de C……..., arrondissement de Bayeux, sont ornées de temps en temps d'affiches dans le genre de celle-ci : 

Avis. — A l'avenir, les personnes de la commune de C…... qui désireront obtenir des concessions dans le cimetière sont priées de s'adresser aux autorités ci-après : veuve R…..., chargée de la police du cimetière ; veuve Q…….., institutrice par protection, chargée des exhumations ; Pierre V……..,pharmacien raté, secrétaire-trésorier, et caetera. Les bureaux sont ouverts tous les jours de midi à ,2 heures. 

Pour le maire tombé dans l'enfance, signé LUCIFER. 

Ce Lucifer n’est pas de l'autre monde, on le connaît. Il est paraît-il, aussi bête que méchant, ce qui n'est pas peu dire. 

 -  Autre lâcheté : Il y a quelques jours, M. Dalibert dit Ledron, demeurant à Cauville, a trouvé, pendu à sa porte, le cadavre du chat du curé. Au-dessus du chat était accrochée une pancarte contenant quelques stupides grossièretés.

 

Avril 1899  -  Vol audacieux.  -  La semaine dernière, des malfaiteurs activement recherchés par les gendarmes de Clecy et d'Harcourt, ont arraché la toiture en zinc qui recouvrait un petit bâtiment appartenant au sieur Aupée, cultivateur, et se sont enfuis en emportant le produit de leur vol sur un camion attelé de deux chiens.

Les gendarmes d'Harcourt ont rejoint l'un des voleurs à la tombée de la nuit, mais malheureusement, ce dernier a pu dételer les chiens et s'enfuir à travers champs pendant que les gendarmes descendaient de cheval, il est activement recherché.

 

Juillet 1916  -  Installation du Maire et Fêtes de Jeanne d'Arc. — Dimanche dernier a eu lieu dans la commune de Cauville brillamment décorée l'installation du maire et de l'adjoint, et par la même circonstance bénédiction d'une très belle statue de Jeanne d'Arc.

A 9 h. 30, devant le perron de l'église, après la revue des pompiers, eut lieu la remise des écharpes, puis de charmantes jeunes filles avec des gerbes de fleurs souhaitèrent la bienvenue aux deux députés MM. le comte d'Harcourt et Camille Cautru.

A 10 heures fut célébrée une grand'messe en musique à laquelle Mme Richomme, organiste, MM. Gauquelu, clarinettiste, et Lamare, flûtiste, prêtèrent leur concours.

A midi, un banquet de 40 couverts admirablement servi réunissait les principales notabilités de Cauville.

Aux vêpres, M. le chanoine Balley, aumônier militaire de Caen, retraça en termes vibrants la vie de Jeanne d'Arc. Après la bénédiction de la statue eut lieu une cavalcade des mieux réussies représentant les principaux traits de la vie de Jeanne d'Arc. Puis la fête de nuit avec retraite aux flambeaux, tableaux vivants, feu d'artifice, clôtura dignement cette belle journée.  

 

Février 1926  -  Tapage nocturne.  -  M. Anne, maire de la commune, a porté plainte contre des individus qui mécontents de s'être vu dresser des procès-verbaux pour consommateurs attardés dans un débit, ont pour se venger, chanté et joué de l'accordéon une partie de la nuit dans les rues du bourg.  

 

Février 1926  -  Un arrêté du Maire.  -  Le maire de Cauville vient de prendre un arrêté, disant que les cafés, cabarets et autres débits de boissons existant dans la commune, ou qui seront établis ultérieurement, ne pourront être ouvert avant le lever du soleil. Ils devront être fermés à 9 heures du soir du 1er  novembre au 30 avril, et à 10 heures du 1er  mai au 31 octobre, dimanche et jours de fêtes également.

Les permissions spéciales pourront être accordées après demande motivée sur papier timbré.

Aucun bal public ne pourra être donné dans un café, cabaret ou autre débit de boissons, sans une permission spéciale des autorités municipale. II est formellement interdit de servir ni alcool, ni spiritueux, aux jeunes gens au-dessous de 18 ans.

 

Février 1928  -  Agression.  -  M. Paul Hainneville, 31 ans, livreur pour la raison de Caïffa, à Thury-Harcourt, effectuait une tournée de livraison dans les communes de Culey-de-Patry et
de Cauville. Le soir, vers 6 h. 15, il se trouvait à environ 300 mètres du village de la Planche, à Cauville, sur le chemin allant du bourg au hameau des Caumettes, à Culey-le-Patry, lorsque, dit-il il fut attaqué par trois hommes avant qu'il n'ait eu le temps de les voir, l'un d'eux lui porta un coup de poing à la figure, le faisant tomber à terre puis les trois hommes se jetèrent sur lui et lui enlevèrent sa veste et sa sacoche puis, dit-il, ses agresseurs le relèveront en lui pourtant un coup de pied dans les reins, les trois hommes disparurent ensuite. 

Hainneville se rendit chez le plus proche voisin. M. Gobé, puis on alla prévenir les gendarmes d'Harcourt ceux-ci s'y rendirent et on retrouva sur place la veste et la sacoche couvertes de givre, un compartiment de la sacoche qui devait contenir 775 francs était vide, un autre compartiment qui contentait des bons-primes était intact. L'enquête continue sur cette affaire.   

 

Mars 1945  -  Des mines explosent : deux morts.  -  On a découvert à Cauville le corps du jeune Henri Vautier, 16 ans, commis chez M. Gosnier, tué par l’explosion d’une mine et, dans un champ, à Curey, celui affreusement déchiqueté, de M. Christian de Gillès, agriculteur, également victime d’une mine.

CAUVILLE   -  Vue de l'École

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