CERNAY

Canton d'Orbec

Les habitants de Cernay sont appelés les


Avril 1879  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général, considérant que les demandes de subvention sur les fonds de l'État, pour travaux aux églises et aux presbytères, a été établi conformément à l'article 2 de la loi du 10 août 1871, en tenant compte de l'urgence de ces travaux, ainsi que des charges et des ressources des communes. Prie M. le Ministre de vouloir bien accorder aux communes les subventions demandées pour travaux aux églises et aux presbytères, à Cernay, travaux à l'église. Montant de la dépense :  3 793 fr., déficit : 1 145 fr.

 

Avril 1882  -  Suspension d’un maire.  -  En attendant des mesures plus rigoureuses, le préfet vient de suspendre M. Lethorey, maire de Cernay, qui s'est, à deux reprises, soustrait à la période d'instruction à laquelle il était astreint, pour satisfaire, en sa qualité de réserviste, à la loi sur le recrutement, et que, pour atteindre ce but, il s'est muni d'un livret constatant faussement qu'il avait rempli son obligation militaire. 

 

Avril 1882  -  Inspection .  -   On va commencer une inspection dans les villes ouvrières de province, pour surveiller l'application de la loi du 15 mai 1875, interdisant d'employer les enfants au-dessous de seize ans, dans les ateliers qui mettent en mouvement des machines.

 

Avril 1882  -  Armée.  -  En ce moment, dans certaines garnisons de notre région, on tire au sort 75 hommes par bataillon, qui sont dirigés sur l'Afrique.  

 

Avril 1882  -  Révocation méritée.  -  M. Lethorey maire de Cernay, déjà suspendu de ses fonctions pour s'être à deux reprises différentes, soustrait, au moyen d'un faux livret, à la période d'instruction à laquelle il était astreint comme réserviste, vient d'être révoqué par le ministre. Il est en ce moment à Versailles, ou il fait les 56 jours de service auxquels il s'était soustrait depuis deux ans. A l'expiration de son temps, il pourrait bien être, l'objet de poursuites judiciaires.  

 

Août 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Inutile de parler de la chaleur, tout le monde la sent. Nous sommes dans la canicule, cela ne veut pas dire qu'il doit faire un temps de chien, mais tout bonnement que le soleil traverse en ce moment la constellation du Grand Chien dont Sirius (Invisible en ce moment, bien entendu) est l'étoile la plus brillante du ciel. Si la récolte des foins se fait admirablement, les herbages et prairies commencent à souffrir de la sécheresse, car il n'a pas plu depuis près d'un mois. 

 

Août 1916  -  Un méfait imbécile.  -  Mme Angot, de Cernay, et son fils, 25 ans, reconduisaient à Orbec, dans une voiture attelée d'un âne, les époux Hilaire, venus déjeuner chez eux. En passant à Cerqueux, le flls Angot voulut descendre pour boire. Sa mère ayant cherché à l'en empêcher, Angot prit son couteau et en porta un violent coup au pauvre bourri, qui en mourut.

 

Juin 1925  -  Médaille militaire.  -  Par arrêté ministériel, la médaille militaire a été attribuée à la mémoire du soldat Fleury Edmond, mort pour la France. « Soldat énergique et voué, tombé glorieusement pour la France le 28 février 1915, à Consenvoye. Croix de guerre avec étoile de bronze. »

Ce brave était le fils de M. et Mme Eugène Fleury, demeurant à Cernay.

 

Juin 1925  -  Un enfant tué par un cheval.  -  Le jeune René Beaujan, âgé de 9 ans, dont les parents sont gardiens la ferme du Manoir, conduisait un cheval à l'écurie.

L'enfant eut la malheureuse idée d’attacher la longe de l'animal autour de sa ceinture, et le cheval ayant pris peur, renversa le petit garçon et le traîna sur une certain distance.

M. Beaujan accourut aussitôt, releva son fils et fit appeler M. le docteur Pellerin. Mais ce fut en vain, car ce dernier ne put que constater le décès.

 

Octobre 1925  -  Inauguration du monument.  -  Le dimanche 15 novembre prochain aura lieu à Cernay l'inauguration du monument élevé à la mémoire des enfant de la commune morts pendant la grande guerre. Cette cérémonie sera présidée par M. le Sous-Préfet de Lisieux, MM. Chéron, sénateur du Calvados, Laniel, député du Calvados, de Colbert-Laplace, conseiller général Levillain, maire d'Orbec et conseiller d'arrondissement, Lanier, inspecteur primaire, Pellerin, président des Démobilisés du canton d'Orbec.

A 10 fr. 30, messe en musique avec le concours de la Neustrienne d'Orbec.

A midi, banquet par souscription.

A 3 heures, salut en musique. Allocution de M. le Doyen d'Orbec.

A 3 heures 30, inauguration du Monument.

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Août 1940   -    Déclaration des récoltes.  -   Tout détenteur, à quelque titre que ce soit, d'une quantité supérieure à cinq quintaux d'avoine, de maïs, d'orge ou de seigle, est tenu d'en faire la déclaration à la mairie de sa résidence, avant le 1er septembre 1940.

La libre circulation des céréales : avoine, maïs, orge et seigle, est interdite. Elle ne pourra être autorisée que dans les conditions qui seront fixées dans un arrêté ultérieur.

 

Août 1940   -   Interdiction des battages.   -   La Feldkommandantur du Calvados a changé la direction des services agricoles de faire connaître que l'autorité militaire allemande a décrété une interdiction générale des battages.

Les battages de la récolte de cette année ne commenceront qu'après un ordre formel des autorités militaires allemandes. Il est seulement permis actuellement de battre l'avoine nécessaire aux troupes d'occupation.

 

Septembre 1940   -   Au feu !   -   Un violent incendie s'est déclaré dans un bâtiment à usage d'étables, remises et laiterie, dépendant du domaine d'Antignac, à Cernay, propriété de M. Maurice Lanquetot, maire de Saint-Martin-de-Bienfaite.

En l'absence du régisseur M. Féron, parti à Orbec, un employé M. Félix Coulomb, a donné l'alarme. Malgré tous les efforts du personnel, le feu a fait de si rapides progrès qu'à l'arrivée des pompiers d'Orbec, prévenus par téléphone, l'ensemble du bâtiment était la proie des flammes.

Les dégâts, non encore évalués, sont très importants. L'enquête de la gendarmerie n'a pu déterminer jusqu'ici d'une façon certaine les causes du sinistre.

6   EN NORMANDIE.  -  Le Cidre.  -  Mise en Sac des Pommes.  -  ND

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