CESNY - aux - VIGNES

Canton de Bourguébus

Les habitants de la commune de Cesny-aux-Vignes sont des


Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles.  Cesny-aux-Vignes et Ouézy, 433 habitants, Mme Pavi (Marie), 27 élèves payantes, 7 gratuites ; 600 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée 25 fr. Deux religieuses pour l'école et l'ouvroir. Très bonne école, entretenue par Mme de Quében.

 

Juin 1879   -  Secours et subventions.  -  Le gouvernement vient d'accorder 25 000 fr. pour achever les travaux d'assainissement de la Dives.   -   Des secours ont été accordés aux communes ci-après : Maisons, pour construction d'une école mixte, 600 fr.   -   Saint-Jean-des-Essartiers, pour restauration du presbytère, 600 fr.  -  Cesny-aux-Vignes, pour restauration de l’église, 500 fr.   -   Geffosses-Fontenay, pour acquisition d'un autel, 300 fr.   -   Saon, pour acquisition de mobilier à l'église, 300 fr.

 

Juillet 1879   -  Les pluies d’aujourd’hui et les pluies d’autrefois.  -  Dimanche dernier, on a lu dans toutes les églises une circulaire de Mgr  l'évêque de Bayeux ordonnant des prières publiques pour la cessation de la pluie. Il faut remonter à plus d'un siècle et demi, à 1725, pour trouver une année aussi pluvieuse que 1879.

En 1725, la pluie ne cessa de tomber trois mois durant, on fit également des prières publiques et on promena dans Paris la châsse de sainte Geneviève. La pluie cessa deux jours après. Nous, sommes moins heureux en 1879, car depuis que les prières publiques sont commencées, la pluie tombe de plus belle, sans aucun égard pour les circulaires et les prières épiscopales.

 

Novembre 1890  -  Coup de couteau.  -  Vendredi un journalier, de Cesny-aux-Vignes, rentrait de son travail, lorsque sa femme, se précipitant sur lui, l'a frappé de plusieurs coups de couteau. L'état du blessé est grave, les détails manquent.  

 

Décembre 1890  -  Le froid.  -  Le froid est général. En Russie, il est à peu près du double plus fort que celui que nous éprouvons. On signale la mort de nombreux bestiaux, et, dans les steppes, plusieurs caravanes dont les voyageurs et les chevaux seraient également morts gelés. A Valladond [Espagne], au moment où on relevait la garde, une sentinelle de nuit a été trouvée morte de froid.

 

Décembre 1890  -  Les chaufferettes. -   L'autre matin, la jeune Jeanne Lhermite, 10 ans, demeurant chez ses parents, à Ouézy, se rendait à l'école de Cesny-aux-Vigues. Le feu d'une chaufferette qu'elle portait, activé par le vent, se communiqua à ses vêtements. Affolée, elle se précipita dans le débit de tabac de Ouézy. où on parvint à étouffer les flammes. Puis on transporta l'enfant chez ses parents, son état est des plus graves.  

 

Novembre 1891  -  Accident de voiture.  -  La veuve Duval, 47 ans, à Champ-du-Boult, étant tombée sous les roues de sa voiture, est morte quelques heures plus tard de ses blessures. 

— Un soir de la semaine dernière, une voiture dans laquelle se trouvaient le curé de Montjoie, son neveu et ses deux nièces, est tombée dans une tranchée ouverte sur la route, entre Tessy et Pontfarcy, et qui n'était pas éclairée, la lanterne étant éteinte. Ils n'ont eu que des contusions. 

— L'autre mardi, à Neuville, le sieur Henry,  conduisait une charrette chargée d'ardoises, trois personnes étaient dans la voiture. Le cheval fit un écart, et la voiture versa. Les voyageurs n'eurent que quelques contusions, mais Henry eut une énorme contusion au front et une luxation de l'épaule droite. 

— La semaine dernière, le nommé Mirlet, camionneur à Lisieux, était à Cesny-aux-Vignes, avec une voiture, la nuit arrivant, il eut peur de s'endormir et voulut descendre. Sa blouse s'accrocha, il resta un moment suspendu et, l'étoffe ayant cédé, il tomba et eut le pied écrasé.  (Source B-N)  

 

Juillet 1892  -  Danger des armes à feu.  -  Samedi, les habitants de Cesny faisaient des préparatifs pour la fête patronale du lendemain. Le jeune Laguel, âgé de 17 ans, en jouant avec une arme à feu qu'il ne croyait pas chargée, pressa tout à coup la détente, le coup partit et atteignit presque à bout portant le jeune Fouques, âgé de 9 ans, qui s'amusait avec lui. Cet enfant est mort une heure après. 

— Dimanche soir, à la fête patronale de Baynes, les jeunes gens tiraient des coups de feu sous la couronne, quand, tout à coup, le fusil de l'un d'eux, le sieur Jules Défaudès, 19 ans, domestique, éclata, et un morceau du canon pénétra dans son bras gauche. 

—A Blay, lors de la fête patronale, un jeune homme de la localité a eu la figure brûlée par la déflagration subite de la poudre qu'il versait dans le canon. Heureusement que les yeux ne sont que faiblement atteints. (Source B.N.)

 

Août 1913  -  Mort du maire  -  On annonce la mort de M. Victor Bénard, maire de Cesny-aux-Vignes, décédé samedi 9 août, à 83 ans. Il était maire depuis 43 ans et le doyen des maires de l'arrondissement de Caen. Ses obsèques ont eu lieu ce matin le lundi 11 août à 10 heures et demie, à Cesny-aux-Vignes.

 

Avril 1918  -  Pincé.  -  Le nommé Buhour Alphonse-Louis-Gustave,et domicilié à Cesny-aux-Vignes, 56 ans, mobilisé au Hin, vient d'être pris en flagrant délit de vol de dix kilos de céréales sur les quais. Il a été arrêté et sera poursuivi devant le Conseil de guerre.  

 

Septembre 1918  -  Violences d’ivrogne.  -  Mme Beauval, journalière, a porté plainte contre son mari qui, sous l'influence de l'ivresse, lui fait continuellement des scènes d'injures et de violences. Ces jours-ci, notamment, l'ivrogne a brûlé les vêtements de sa femme, et, l'ayant rencontrée sur la route, l'a frappée à la tête, jetée à terre, rouée de coups de pieds et de coups de poings dans le ventre et dans la poitrine.

 

Juin 1926  -  L'accident tragique de Cesny-aux-Vignes.  -  Le chauffeur en fuite est identifié et écroué.  -  L'enquête dirigée par M. le capitaine de gendarmerie Bercier, commandant les brigades de Caen, pour établir dans quelles circonstances s'était produit l'horrible accident que nous avons relaté hier, a fait toute la lumière sur ce drame de la route. Le chauffard homicide qui ne daigna me pas jeter un regard de pitié sur sa victime, abandonnée sanglante au bord d'un fossé, a été identifié et écroué dans la soirée de lundi.

La conduite du misérable a provoqué la plus vive indignation dans le pays. C'est un jeune homme de 21 ans dont les essais au volant furent déjà marqués, il y a deux ans, par un premier accident mortel. Il n'en conserva pas moins son permis. Il est fort probable que cette fois la justice se montrera plus sévère devant l'acte commis par le prévenu.

Voici les détails que nous avons recueilli sur cette pénible affaire.  

L'accident :  Lundi dernier, vers 13 heures, Mlle Tirel qui habite la commune de Ouézy, située sur le canton de Moult-Argences, se rendait à bicyclette à Cesny-aux-Vignes, petite localité distante de 5 kilomètres de la première. Elle suivait la route de Paris à une allure modérée et venait d'atteindre le parc du château qui précède l'agglomération, lorsqu'elle aperçut, gisant dans le fossé, un homme étendu la face contre terre.

C'était la fête patronale au bourg de Cesny, dimanche dernier Mlle Torel crut se trouver en présence d'un homme cuvant son vin après de trop copieuses libations et elle poursuivit sans s'arrêter. Une demi-heure plus tard, la jeune fille, accompagnée par un cycliste, repassait au même endroit. L'homme qu'elle croyait endormi était toujours à la même place et dans la même position. Ils descendirent l'un et l'autre de machine et s'approchèrent.

L'inconnu ne donnant plus signe de vie portait la trace de nombreuses blessures à la tète et sur différentes parties du corps. Une véritable mare de sang rougissait l'herbe du fosse. Les vêtements déchirés couverts de cambouis avaient gardé des empreintes caractéristiques, permettant de conclure à un accident d'automobile.

Il était aisé de reconnaître le passage des roues de l'auto meurtrière qui, du milieu de la chaussée, était venue, dans une embardée, heurter le talus en traînant la victime.

L'accident avait se produire exactement à l'angle Est du parc, alors que le passant, surpris par le véhicule, se dirigeait vers Moult-Argences. Son bâton et sa casquette gisaient à quelques pas. Au moment de la collision, l'auto décrivit une courbe d'environ 12 mètres, qui devait entraîner la rencontre du malheureux piéton qui, sans doute, se retourna vivement pour chercher un refuge sur le bord de la chaussée, et fut atteint de dos par l'avant de l'automobile. M. Prié et Mlle Tirel décidèrent aussitôt de prévenir l'autorité municipale.

L'accident ayant eu lieu à la limite des 2 communes, ils se rendirent d'abord chez M. de Cathelineau , maire de Ouèzy. Le magistrat, après être arrivé sur les lieux, constata, avec M. Seigneurie, son adjoint, que le cadavre avait été trouvé sur le territoire de Cesny. Il en informa rapidement M. Lerat Emile, maire de cette commune, peu de temps après, M. Serres, l'actif chef de la brigade de Moult, arrivait sur les lieux.

La nouvelle de la tragique découverte s'était répandue dans le bourg voisin. Parmi les habitants accourus, quelques-uns reconnurent bientôt la victime Victor Fontaine. 70 ans, Cambremer et demeurant à Méry-Corbon, Le septuagénaire avait déjeu le jour même dans une auberge de Cesny-aux-Vignes et s'était remis en route à 12 h. 45, pour atteindre la commune proche.

L'enquête  -  Pendant que les gendarmes de la brigade de Moult procédaient aux premières constatations et entendaient quelques témoins, M. le capitaine Bercier fit alerter les gendarmeries de la région susceptibles de pouvoir donner des renseignements sur la personnalité du conducteur en fuite. Les recherches aboutirent promptement. Un cycliste, M. Lebouteiller, de Mézidon, qui passait sur la route fatale, clara aux gendarmes que vers 13 h. il avait été dépassé, à la sortie de Vimont, par une camionnette Renault piloté par le jeune André Dusoir, dont les parents exploitent une tisserie à Saint-Pierre-sur-Dives. Nanti de ces précieuses indications, M. Serres téléphona sur l'heure à la brigade de cette localité.
Le coupable  -  Interrogé, le jeune homme déclara qu'il s'était rendu à Caen par chemin de fer et qu'il venait de redescendre du train pour rentrer chez ses parents, son attitude embarrassée n'échappa pas aux gendarmes. D autre part, la camionnette n'était plus au garage. Il fallut bien expliquer l'absence de la voiture, André Dusoir reconnut alors qu'il avait réellement effectué une partie du trajet en automobile, mais qu'il avait été contraint de laisser sa voiture dans une des propriétés de ses parents à Hérouville-St-Clair.
Conformément à ces indications on retrouva la camionnette au lieu dit mais dans un état qui ne laissait aucun doute sur la responsabilité du coupable. L'avant et l'aile droite gardaient la trace d'un choc des plus violents. Un détail acheva de confondre Dusoir, une pièce manquait le bouchon du radiateur, pièce retrouvée précisément sur le théâtre de l'accident par le chef de brigade, M. Serres. André Dusoir entra dans la voie des aveux et relata alors une à une toutes les circonstances qui précédèrent ou accompagnèrent le drame.

Dimanche dans la soirée l'ouvrier pâtissier, ayant rencontré dans un bal à Mézidon, un de ses amis le Jeune Colin, qui s'y trouvait avec sa famille. Sortant du dancing à vers deux heures du matin, il offrit à ce dernier de le reconduire dans sa camionnette ainsi que ses parents établis tapissiers à Venoix, près de Caen. Au terme du voyage 1es époux Colin invitèrent l'obligeant camarade de leur fils à un casse-croûte pris en commun.

Le jour commençait à poindre, André Dusoir proposa à son ami le jeune Colin, d'aller attendre à Honfleur le premier peloton du « Tour de France ». Revenus à Caen avec les automobiles de la course, les deux jeunes gens reprirent quelques instants après la route de Mézidon.
C’est au cours de cette dernière étape que devait se dérouler l'affreux accident.

« Je somnolais à l'avant de la camionnette, a déclaré Colin. Nous avions dépassé Moult et approchons de Cesny-aux-Vignes. Un choc brusque me réveilla. En ouvrant les yeux, je vis un homme culbuter devant la camionnette et disparaître sous les roues. Dusoir me dit  « Nous avons écrasé un homme ». Je le priai d’arrêter pour porter secours au malheureux. « Pas la peine », répartit le pâtissier « il est mort. Pour éviter des histoires, filons. Personne ne nous a vu ». Et la camionnette continua à toute vitesse, empruntant un parcours qui m'est inconnu. Ayant remisé leur voiture à Hérouville, comme il est dit plus haut, les voyageurs, revenus de nouveau à Caen, prirent des billets, l'un pour Mézidon, l'autre pour Saint-Pierre-sur-Dives.

Ajoutons, en terminant, que seule l'arrestation de André Dusoir a été maintenue.

 

Mai 1927  -  Auto contre bestiaux.  -  Prés de Cesny-Bois-Halbout, une auto conduite par M. Léon Leforestier, cultivateur à Bonnœil, a heurté une vache à M. Poulain, cultivateur. La pauvre bête, blessée profondément à la cuisse, a dû être abattue.  

 

Juin 1931   -   Une fillette renversée par une auto est grièvement blessée.   -   Vers 2 heures, une automobile pilotée par M. Joseph Cousin, marchand de primeurs à Méry-Corbon, traversait à allure modérée le bourg de Cesny-aux-Vignes, lorsqu'une fillette, la jeune Julienne Atti, âgée de 6 ans, qui sortait en courant de l'épicerie Torchy, vint se jeter sur le véhicule qui la renversa et lui passa sur le corps.
Le conducteur de la voiture s'arrêta sur le champ et aidé de deux personnes qui n'avaient pas vu l'accident se produire, mais avaient été alertées par les cris de l'enfant et de M. Cousin put dégager la petite victime sérieusement blesse. La fillette a été transportée à la clinique de la Miséricorde à Caen elle a reçu les soins nécessaires. Son état ne parait pas désespéré.

 

Décembre 1941   -   Délimitation de la région « Pays d'Auge ».  -  Elle comprend pour le Calvados : a) Arrondissement de Lisieux (en entier, sauf Thiéville) : b) Arrondissement de Pont-l'Evêque (en entier) ; c) Les communes suivantes du canton de Troarn : Amfréville, Argences, Bavent, Bréville, Bures, Cabourg. Canteloup, Cléville, Janville, Merville, Petiville, Robehomme, St-Ouen-du-Mesnil-Oger, Sallenelles, St-Pierre-de-Jonquet, St-Pair, Troarn, Varaville ; d) Les communes suivantes du canton de Bourguébus : Airan, Cesny-aux-Vignes, Moult : e) Les communes du canton de Morteaux-Coulibœuf : Baron, Courcy, Louvagny, Moutiers-en-Auge, Norrey-en-Auge.  

 

Juillet 1943   -   Fait divers.   -   3 hectares de blé à M. Lerat, maire de Cesny-aux-Vignes, situés en bordure de la ligne Paris-Cherbourg, ont été incendiés par des flammèches s'échappant d'une locomotive. Préjudice 60.000 fr.

 

Décembre 1943    -   Un crime crapuleux.  -  Le paisible bourg de Cesny-aux-Vignes, entre, Moult et Mézidon, vient d'être endeuillé par un sauvage assassinat : une vieille rentière, Mme veuve Marie Massinot, 82 ans, a été tuée chez elle par deux jeunes gens de 18 ans, René Jean-Pierre, d'Argences, ouvrier coiffeur, demeurant chez sa grand'mère, à Moult, et Roger Roussel, de Sourdeval, commis boucher, ayant récemment travaillé à Flers, chez M. Lecomte.

Tous deux se trouvant à Paris fort désargentés, étaient spécialement venus de la capitale pour commettre leur crime. Ils connaissaient Mme Massinot, la savaient assez aisée, et c'est pourquoi ils avaient décidé de la tuer en croyant trouver de l'argent chez elle...

Dans la nuit de samedi à dimanche, la vieille dame entendit, du bruit et s'aperçut qu'on tentait de forcer le volet de sa chambré. Pas rassurée, elle prévint le lendemain M. Farin, secrétaire de la mairie, qui voulut la retenir à déjeuner, mais elle refusa et rentra chez elle en promettant de revenir au début de l'après-midi. Elle ne devait plus etre revue que morte ! En effet, pendant son absence, Roussel et Jean-Pierre, qui avaient, le matin, guetté son départ, s'étaient introduits dans la maison où ils avaient tout fouillé, sans grand succès. Ils se trouvaient dans la chambre quand Mme Massinot rentra. Alors qu'elle montait l'escalier, ils se ruèrent sur elle, lui lièrent les mains et les jambes, et l'assommèrent avec une pince-monseigneur. Le crâne fracturé, la malheureuse roula au pied des marches et expira, peu après. Les jeunes assassins s'enfuirent... C’est M. Farin qui, venu aux nouvelles dans sa surprise de ne pas revoir Mme Massinot , découvrit le drame. Il alerta aussitôt le maire. M. Lerat, et les gendarmes. Les recherches de ceux-ci furent immédiatement orientées grâce à une déclaration d'un petit ouvrier agricole qui, ayant, croisé les jeunes bandits, avait, déclaré : « Je les connais, ce sont des crapules : ils s'appellent Roussel et Jean-Pierre». C'est ainsi que peu d'heures après leur crime, les deux misérables étaient arrêtés, rue de la Gare à Mézidon, au débit Sivère où, attablés ils jouaient paisiblement aux cartes. Sur eux, les gendarmes trouvèrent leur maigre butin : une montre en or, une en argent, 3 broches, une boucle d'oreille. Ils durent avouer, tout en affirmant qu'ils n'étaient pas entrés chez. Mme Massinot avec l'intention de la tuer mais seulement de la cambrioler, et que seul, son retour inattendu les poussa au meurtre. N'empêche qu'ils avaient longuement prémédité leur expédition et qu'avant de partir de Paris, ils avaient acheté une pince-monseigneur, l'arme du crime, qui fut retrouvée cachée dans le lit de la victime. Roussel, qui parait, être le principal coupable, et son complice Jean-Pierre, se renvoient, bien entendu, la responsabilité du geste meurtrier, aucun d'eux ne reconnaît avoir frappé. L'enquête se poursuit. 

 

Juin 1944  -  Une série de mitraillages.  -  Vendredi, vers 17 h. 10, deux personnes qui circulaient en voiture hippomobile sur la route de Paris, ont été mitraillées à proximité de Cagny. Elles ont été gravement blessées. 

A Bellengreville, un enfant de 6 ans a été sérieusement touché par une balle, lors de l'attaque d'un train de marchandises qui passait à quelque distance et dont le mécanicien a été tué.
Cesny-aux-Vignes, le mécanicien et le chauffeur d'un train de marchandises ont été gravement blessées. Un peu plus loin, le mécanicien et le chauffeur d'un deuxième train ont été blessées plus légèrement un autre employé de la S.N.C.F. a été gravement atteint.

691.   CESNY-aux-VIGNES (Calvados)  -  L'Église

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