CHAPELLE - ENGERBOLD

Canton de Condé-sur-Noireau 

Les habitants de La Chapelle-Engerbold sont appelés les .


Février 1867   -   Par décret impérial.   -  L'église succursale de La Chapelle-Engerbold est autorisée à accepter le legs fait par Mme Marie Anne, veuve Prunier, consistant en une rente de 117 francs, 3 % sur l'état.

 

Novembre 1869   -   Fait divers.   -  Un vol de trois hectolitres de pommes, dont la valeur est d'environ 13 à 14 francs, a été commis, le 23 novembre, au préjudice du sieur Lelarge, propriétaire à La Chapelle- Engerbold. Les pommes volées se trouvaient dans un plant attenant à la maison d'habitation du sieur Lelarge, qui, le jour du vol, était à la foire du Plessis-Grimoult. Le malfaiteur est resté inconnu.

 

Mars 1879   -  Incendie.  -  Un incendie a éclaté à la Chapelle-Engerbold et a consumé un corps de bâtiment à usage d'habitation appartenant à MM. Jacques Prestavoine, Pierre Catherine et Auguste Groult. La perte est estimée à 1 100 fr. pour M. Prestavoine, à 600 fr. pour M. Catherine, et 50 fr. pour M. Groult. Rien n'était assuré.  

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles.  La Chapelle Engerbold, 297 habitants, Mlle Dumesnil (Armandine), 23 élèves payantes, 8 gratuites ; 450 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée, 75 fr.

 

Décembre 1880  -  Une série de désastres.  -  A Condé, dans les quartiers bas, l'eau est montée à environ deux mètres dans les maisons, dont les rez-de-chaussée ont eu beaucoup à souffrir. L'établissement de bains, appartenant au sieur Larchevèque, menace de s'écrouler. Les pertes matérielles sont considérables, quantité de commerçants de la rue du Vieux-Château ont beaucoup souffert de l'inondation. Pontécoulant et Saint-Denis-de-Méré ont été également fort éprouvés. 

A la Chapelle-Engerbold, le petit hameau de Val-Mérienne a été affreusement ravagé par le débordement de la Druance. Dans la plupart des maisons, qui n'ont qu'un rez-de-chaussée, l'eau a atteint une hauteur de plus de cinq pieds. Les lits flottaient et les habitants de ces maisons ont dû se résigner à aller demander l'hospitalité dans les villages d'alentour. Les pertes, qu'ils ont éprouvées sont très considérables, et, pour quelques-uns, c'est la ruine complète. En résumé, le chiffre des pertes causées dans notre département par cette crue s'élèvera à plusieurs millions.  

Mars 1882  -  L’hiver au printemps.  -  Nous sommes dans le printemps depuis lundi dernier. On ne s'en douterait guère. Mardi la nuit et mercredi matin, la neige est tombée en abondance. Ce brusque changement de température peut causer bien des dégâts dans les jardins et compromettre la récolte des fruits.

 

Mars 1882  -  Morts accidentelles.  -  Le nommé Luc-Aimable Goupil, 56 ans, journalier, a été trouvé mort dans le bois dit du Général, près d'Orbec. La mort remontait à plusieurs jours. Cette mort est attribuée a l'inanition. Ce pauvre homme donnait depuis longtemps des signes d'aliénation mentale.

— La semaine dernière, le sieur Jean-Baptiste Crézé, 41 ans, domestique à Tortisambert, étant pris de boisson, est tombé de sa voiture, chargée de tuyaux de drainage, sur la route de Lisieux au Mesnil-Durand. On l'a relevé et conduit dans une auberge à Livarot où il est mort dans la nuit même. Crézé s'était brisé la colonne vertébrale.

— Lundi, à la Chapelle-Engerbold, un habitant de la commune s'est tué en tombant d'une voiture où il tassait des bourrées.

 

Novembre 1882  -  Un cheval méchant. -  Le sieur François Lautour, 42 ans, charretier à la Chapelle-Engerbold, a dans son écurie un cheval très méchant. Quand il venait pour le soigner il avait soin de se retirer à reculons. Mardi, il oublia cette précaution. Le cheval n'eut pas plutôt vu son maître se retourner, qu'il se jeta sur lui et le mordit cruellement à deux reprises. Le sieur Lautour a une fracture très grave à l'avant-bras droit.  

 

Février 1890  -  Les destructeurs de chiens.  -  La semaine dernière, trois chiens ont été tués dans le canton de Mézidon : l'un de 250 fr., au sieur Caillot, d'Ecajeul ; un autre de 300 fr., au sieur Renard, de St-Julien-le-Faucon, et enfin un troisième de 690 fr., au sieur Blin, agent d'affaires à Mézidon. Une enquête est ouverte pour découvrir le coupable. 

La semaine dernière, un malfaiteur a fait subir d'horribles mutilations à un chien de chasse appartenant au sieur Grivel, de la Chapelle-Engerbold. L'animal est rentré chez son maître dans un état pitoyable. L'auteur de cet acte de barbarie est inconnu.  

 

Mars 1891  -  Personne brûlée.  -  Le jeune Letellier,13 ans, demeurant à la Chapelle-Engerbold, près Condé, était dans les champs à garder des bestiaux. Tout à coup, le feu, provenant de sa chaufferette, prit si malheureusement à ses vêtements, que le pauvre enfant ne put s'en rendre maître. Il est mort quatre heures après dans de cruelles souffrances.  

 

Novembre 1892  -  Mutilation d’animaux.  -  Une génisse valant 220 fr. et appartenant au sieur Grivel, maire de la Chapelle-Engerbold, a été mutilée dans un herbage, pendant la nuit, d'une manière affreuse, avec une serpe. 

Il y a deux ans, on avait mutilé également son chien de chasse et, il y a quelques mois, deux incendies ont détruit des immeubles lui appartenant (Source B.N.)  

 

Janvier 1893  -  Petite cause, qui deviendra grosse.  -  Le 30 mars et le 30 mai, le feu se déclarait à la Chapelle-Engerbold, dans les immeubles de M. Grivel, propriétaire et maire de la commune. Les pertes s'élevaient la première fois à 75 000 fr,, et la seconde à 45 000. On crut à la malveillance, mais rien n'est venu le prouver. Le plus malheureux, c'est que la plupart des sinistrés n'étaient pas assurés, ou l'étaient insuffisamment, M. Grivel notamment. Mais la situation se corse par suite d'une action introduite contre lui de la part d'un des sinistrés insuffisamment assuré, il s'est retourné vers M. Grivel et lui a demandé de le rembourser de la perte qu'il lui faisait éprouver par le chef de l'incendie survenu. Il soutient que c'est par imprudence ou par un manque de surveillance de M. Grivel que l'incendie a éclaté dans une meule de paille et s'est communiqué aux bâtiments, et, dès lors, il prétend que M. Grivel doit le désintéresser. M. Grivel a refusé. 

Une procédure s'est alors engagée devant le tribunal de Vire. Il y a eu enquête et contre-enquête. Les magistrats, les avocats, les avoués et tout le tremblement se sont rendus sur les lieux. On a entendu 26 témoins. Comme tout ce monde là ne se dérange pas pour rien, on peut se faire une idée du total de la note à payer. (Source B.N.)  

 

Mars 1893  -  Un nom embêtant.  -  S'appeler Lecat est déjà assez embêtant, surtout pour un curé, sans qu'on vienne le lui rappeler sous toutes les formes. C'est ce qu'ont fait cependant plusieurs jeunes gens de la commune de la Chapelle-Engerbold, dont le pasteur est un M. Lecat. Il a porté plainte pour outrage public, et une enquête se poursuit. (Source B.N.)  

 

Avril 1893  -  Vannes brisées.  -  À la Chapelle-Engerbold, deux vannes du moulin Foulon, appartenant à M. Davoust, greffier du tribunal civil de Bayeux, ont été brisées une de ces dernières nuits. On ignore si cet acte stupide est le fait de malfaiteurs ou de braconniers de pèche. (Source B.N.)

 

Février 1906  -  Elle avait épousé à 20 ans un baron de 57 ans, qu'elle trompa bientôt avec le valet de ferme. Surpris en flagrant délit le 21 septembre 1905 et chassé par son patron, l'amant  jura  de se venger. Avec la complicité passive de sa maîtresse, il noya le mari dans la mare, le 24. Mais, prise de remords, la jeune veuve alla se confesser au maire avant de se noyer à son tour. Le 8, la Cour d'Assises condamne l'assassin aux travaux forcés à perpétuité.

 

Février 1912  -  Une incendiaireLe 3 février, la nommée Marie-Ange Doublet, veuve Harry, 39 ans, journalière à Saint-Germain-du-Crioult, après avoir quitté la veille son domicile à la Chapelle-Engerbold, y revint l'après-midi et vers 6 heures du soir elle partait de nouveau après avoir fermé la porte à clé.

Cette maison à usage de grange, grenier et pressoir, dont elle n'est que locataire, est couverte en chaume, et se trouve isolée. Un peu après 9 heures, le même soir, les voisins les plus proches s'aperçurent qu'un violent incendie avait éclaté dans le grenier de la veuve Harry et ce communiquait au bâtiment contigu. L'épaisse couche de neige qui recouvrait alors la terre ne  laissait voir aucune trace de pas aux alentours. On enfonça la porte, on trouva l'accès de la cuisine aboutissant de la cuisine à la chambre, encombré par des amas de chiffons qui brûlaient lentement. La fenêtre de la chambre paraissait avoir été si bien masqué, que du dehors on ne pouvait se rendre compte des ravages du feu. Les témoins virent encore trois lampes hors d'usage placées sur la cheminée, ainsi que celle de la suspension de prendre feu tout à coup. Cet incendie qu'une main criminelle avait si soigneusement préparé n'a laissé debout que les murs des bâtiments.

L'information a établi qu'il était l'œuvre de la veuve Harry, et que nulle autre personne qu'elle même ne pouvait en être l'auteur. Jusqu'à 10 heures et demie du soir, le jour de l'incendie, on la voit errer aux environs de son domicile, inquiète et surexcitée, et lorsqu'on lui annonce, le surlendemain chez son frère, à Proussy, que sa maison est incendiée, elle se refuse à se rendre  sur les lieux. Ainsi, bien qu'elle n'ait fait aucun aveu, sa culpabilité paraît bien établie.   La veuve Harry ne possédait qu'un mobilier des plus modestes, assuré 2000 francs. Bien que liée par un bail jusqu'en septembre 1916, et incapable d'acquitter ses loyers, elle avait cependant résolu de quitter la Chapelle-Engerbold, et sans en avoir prévenu son propriétaire, M. Sonnet, elle avait arrêté les conditions d'une autre location à Saint-Germain-du-Crioult.  

La veuve Harry n'a pas d'antécédents judiciaires, mais elle est considérée comme une femme sournoise et méchante. La femme Harry a été acquittée.  

 

Décembre 1924  -  Un incendié détruit un immeuble.  -  A la Chapelle-Engerbold, le feu s'est décla dans la maison de Mlle Calbris, Âgée de 64 ans. L'immeuble a été entièrement détruit. Dans les décombres on a retrouvé le cadavre complètement carbonisé de la sexagénaire.

L'enquête a relevé que l'incendie a été provoqué par une chaufferette. Les jupes de Mlle Calbris s'étant enflammées, la malheureuse a été brûlée vive. Le feu a gagné ensuite toute la maison.  

 

Août 1925  -  Triste couple.  -  S'il est un couple triste et malfaisant, c'est celui formé par les époux Victoire, journaliers à la Chapelle-Engerbault. Partout ou ils ont été employés, ils ont laisse la trace de leur passage par des vols d'outils, de produits de basse-cour, de vêtements, etc..

Ces indésirables journaliers sont condamnés à 1 an et un jour de prison chacun.

Scène de Normandie

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