La CHAPELLE - YVON

Canton d'Orbec

Les habitants de La Chapelle Yvon sont nommés les Chapelle Yvonnais et les Chapelle Yvonnaises.

Octobre 1869   -   Fait divers.   -   Fait divers.   -   Jeudi dernier, vers onze heures du matin, le cadavre du nommé Pierre-Louis-Ferdinand Lamy, âgé de 58 ans, journalier, a été trouvé mort dans une grange située au village des Mares, commune de la Chapelle-Yvon, occupée par M. Alphonse Doublet, tisserand. La mort de Lamy a été déterminée par une apoplexie foudroyante pouvant remonter à deux jours. Lamy était atteint d'aliénation mentale depuis plusieurs années.  

 

Mai 1877   -  La pluie.  -  Il résulte d'observations faites que, dans l'espace de huit mois (du 28 septembre 1870 au 28 mai 1877), il y a eu dans nos contrées 131 jours de pluie.

 

Juin 1877   -  Déraillement.  -  Dimanche, le train partant de Lisieux à 4 h. 40 m. du soir, pour se rendre à Orbec, a déraillé en arrivant à la gare de la Chapelle-Yvon, à 30 mètres environ avant de s'arrêter. La machine et trois wagons de marchandises seuls ont déraillé, les voitures contenant les voyageurs n'ont éprouvé qu'un léger choc, et il n'y a eu aucun accident de personnes, ni de matériel à déplorer. Le train a seulement éprouvé un retard de 5 heures, le personnel de la  Compagnie n'ayant pas eu sous la main l'outillage nécessaire pour remettre la machine et les wagons sur la voie. La cause de ce déraillement est attribuée à la manière défectueuse dont l'aiguillage a été opéré.  

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Lisieux : Marolles, école de garçons ; Lisieux, école de garçons ; Saint-Désir, école de garçons ; Sainte-Foy-de-Montgommery, école mixte ; Mesnil-Duraud, école de filles ; Ouville, école de filles, Saint-Michel-de-Livet, école mixte ; Tortisambert, école mixte ; Mézidon, les deux écoles ; Saint-Julien-le-Faucon, école de garçons ; Sainte-Marie-aux-Anglais, école mixte ; Mesnil-Mauger, école mixte ; Orbec, école de garçons ; La Chapelle-Yvon, les deux écoles ; La Folletière, école mixte ; Saint-Julien-de-Mailloc, école de garçons ; Saint-Martin-de-Bienfaite, école de garçons ; Sainte-Marguerite-de-Viette, les deux écoles ; Montviette, école mixte ; Vieux-Pont, école mixte.

 

Avril 1879  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général, considérant que les demandes de subvention sur les fonds de l'État, pour travaux aux églises et aux presbytères, a été établi conformément à l'article 2 de la loi du 10 août 1871, en tenant compte de l'urgence de ces travaux, ainsi que des charges et des ressources des communes. Prie M. le Ministre de vouloir bien accorder aux communes les subventions demandées pour travaux aux églises et aux presbytères, à La Chapelle-Yvon, travaux au presbytère. Montant de la dépense 3 542,06 fr.  déficit : 685 fr.  

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Chapelle-Yvon (La), travaux au presbytère, 200 fr.

 

Juillet 1879   -  Parents, veillez.  -  Mercredi, à la Chapelle-Yvon, une enfant, âgée de 4 ans, Hélène-Adolphine Deshayes, est tombée dans une mare située dans la cour de l'habitation de ses parents, et près de laquelle elle jouait, pendant que sa mère était occupée à traire ses vaches à l'extrémité de cette même cour. Cette pauvre mère, prévenue de l'accident par son petit garçon, âgé de 8 ans (l'aîné de six), est accourue au secours de son enfant, et l'a retirée de l'eau, mais malheureusement trop tard, l'asphyxie était complète, et, malgré tous les soins qu'elle lui a prodigués, elle n'a pu la rappeler à la vie.  

 

Septembre 1883  -  Attaque nocturne.    Le sieur Marie, âgé de 19 ans, fait à pied le dimanche le service des dépêches entre la Chapelle-Yvon et Orbec. Dimanche, vers 9 heures du soir, un inconnu qui se tenait caché dans un fossé s'est jeté sur le sieur Marie et a essayé de le dévaliser. Marie s'est défendu énergiquement et a fini par mettre en fuite son agresseur en le frappant avec sa canne.

 

Novembre 1884  -  Terrible accident.  -  Mardi soir, à la Chapelle-Yvon, le sieur Baptiste Leprêtre, 57 ans, ouvrier foulonnier chez M. Henri Haimet, est tombé entre le mur et le grand rouet d'une dégraisseuse. Il a eu la tète broyée. Leprêtre était un excellent ouvrier qui avait obtenu, lors du dernier concours de la Société d'émulation de Lisieux, une des plus hautes récompenses accordées aux ouvriers de l'industrie, il travaillait, depuis plus de trente ans, dans la même fabrique. Le malheureux Leprêtre, malgré la défense de M. Haimet, avait voulu huiler le tourillon de la dégraisseuse, et c'est en procédant à cette opération que, probablement pris d'un étourdissement, il est tombé.  

Décembre 1888  -  Incendie.  -  Un incendie considérable a éclaté chez le sieur Alexandre Martin, filateur à la Chapelle-Yvon. Le feu a été mis par imprudence. L'usine est complètement détruite. Pertes, 70 000 francs.  

 

Mai 1890  -  Outrages et rébellion.  -  Mercredi, le nommé Jules Leforestier, 43 ans. ouvrier de fabrique à la Chapelle-Yvon, a été arrêté pour injures au maire de cette commune. Il était ivre et a opposé une vive résistance aux gendarmes qui ont dû réquisitionner une voiture pour l'emmener.   (Source B.N.)

 

Février 1891  -  Le froid et les récoltes .  -  Les dégâts causés aux récoltes par les grands froids de cet hiver ne peuvent pas encore être appréciés d'une manière certaine. Les contrées les plus éprouvées seraient la Beauce et le Nord. Le total des surfaces à réensemencer en blé serait de 8 à 10 %. Dans ce cas, la situation ne serait pas si mauvaise qu'on le craignait, surtout si le printemps était favorable a la culture.  (Source B.N.)

 

Février 1891  -  Mort accidentelle.  -  Le sieur Eugène Guillard, 56 ans, journalier à la Chapelle-Yvon,  a été trouvé mort dans un herbage baigné par l'Orbiquet. Pour rentrer chez lui, le soir, il devait traverser la rivière, mais, au lieu de passer sur une planche assez peu solide qui joint les deux rives, il préféra aller plus loin trouver un gué. Saisi par le froid de l'eau, il fut frappé d'une congestion cérébrale et tomba à quelques mètres de la rivière.   (Source B.N.)

 

Mai 1891  -  Suicide.  -  Le sieur Félix Emery, âgé de 18 ans, propriétaire à la Chapelle-Yvon, a été trouvé sur son lit, couché sur le côté droit et baignant dans une mare de sang, le bras gauche replié sur le côté et tenant encore à la main un pistolet à un coup dont il s'était servi pour se donner la mort. 

Le coup de pistolet a été tiré dans l'oreille gauche, qui avait été complètement détachée de la tête. La mort avait été instantanée, le corps n'avait pas bougé de place et le sang avait coulé sur les sabots de la victime placés près du lit. Ce suicide est attribué à une condamnation à deux mois de prison qu'Emery avait encourue pour vols de poules au préjudice de ses voisins et détention d'engins de chasse prohibés.  (Source B.N.)

Novembre 1892  -  Vol dans une église.  -  Un voleur a pénétré dans la sacristie de la Chapelle-Yvon et a fracturé une armoire et plusieurs tiroirs. Il n'a enlevé aucun objet, il n'a pas même dérangé les vases sacrés renfermés dans l'armoire, par crainte, sans doute, de ne pouvoir s'en défaire. Passant de la dans l'église, le voleur s'en est pris à un solide tronc qu'il a dû avoir quelque mal à briser avec sa pince, et dont il a vidé le contenu : une cinquantaine de francs environ. (Source B.N.)  

 

Août 1893  -  Cour d'assises du Calvados.   -  Vol qualifié.  -   Ludovic Jouanne, 41 ans, encore un récidiviste ayant subi 5 condamnations, fera 6 ans de réclusion pour vols divers commis à Beuvillers, Lisieux, Saint-Jacques et la Chapelle-Yvon. (Source B.N.)

 

Février 1902  -  Crime.  -  Un drame vient de se produire à la Chapelle-Yvon. Un nommé Albert Alexandre Vattier, âgé de 44 ans, cultivateur au village de Vastines, dépendant de la Chapelle-Yvon, a tué à coups de bâton sa femme, âgée de 37 ans.

Dimanche dernier, en rentrant chez lui, vers 5 heures, il prétend qu'il trouva sa femme en état d'ivresse et n'ayant rien préparé pour le souper. Il s'emporta et la frappa. Puis, dans la nuit,  une discussion étant survenue, il la frappa de nouveau à coups de poings et avec un manche de foret. Enfin, sur le matin, il la brutalisa encore à tel point que la malheureuse rendit de dernier soupir à 7 heures.

En présence des gendarmes, il renouvela ses déclarations précédentes et ajouta : "  ma femme était saoule et vous l'auriez trouvée dans cet état, vous auriez agi comme moi ; si vous m'aviez laissé encore en liberté pendant trois jours, j'en aurais fait autant à son amant. " il voulait ainsi désigner un individu de la contrée qu'il soupçonnait d'avoir des relations avec sa femme. Le meurtrier a été conduit à la chambre de sûreté, d'où il a été extrait pour assister à la reconstitution du crime. L'inhumation de la femme Vattier a eu lieu mercredi matin, à 9  heures.

 

Février 1906  -  Enfant martyre.  -  La gendarmerie d'Orbec vient de se livrer à une enquête, relativement à des mauvais traitements dont serait victime la jeune Yvonne Bazin, âgée de sept ans, de la part de sa mère . L'examen auquel le docteur Bréhier s'est livré a relevé des ecchymoses sur toutes des parties du corps, produites par les fréquents coups de bâton que la marâtre lui administrait avec une cruauté révoltante.

 

Mars 1916  -  Celui qu’on n’attendait pas.  -  Gens de l'arrière, méfiez vous des femmes de mobilisés. Témoin l'aventure arrivée, l'autre nuit, à Maurice Guérin, 25 ans, facteur intérimaire à La Chapelle-Yvon, canton d'Orbec. Il était gentiment couché près de la femme Hardy dit François, 28 ans, quand le mari, qu'on n'attendait pas, survint soudain. On voit le tableau. Réveil brusque et fuite éperdue, par la fenêtre, de l'amoureux en chemise. Mais le mari le rattrapa au vol et le maintint ainsi, dans la cour, grelottant sous la bise jusqu'à l'arrivée de deux voisins que le mari avait appelés. L'amoureux transi put enfin recouvrer sa liberté et regagner son logis. Il n’a pu retrouver ses souliers, mais il y a gros à parier qu'il n'ira les chercher qu'après le départ du mari. Encore un divorce en perspective.  

 

Septembre 1916  -  Sous les roues.  -  Un réfugié belge, M.Julien Gallais, garçon laitier à l'usine Gueugnier, à la Chapelle-Yvon, près Orbec, est tombé sous la roue d'un banneau qu'il conduisait et a eu les deux jambes sérieusement contusionnées. Il lui faudra deux mois de soins, au moins.

 

Septembre 1920  -  Cérémonie Patriotique.  —  La bénédiction de la Plaque commémorative et l'inauguration du Monument aux Morts de la guerre auront lieu le dimanche 5 septembre, sous la présidence de M. le Sous-Préfet, M. Henry Chéron, sénateur et M. Henri Laniel, député.

Réception des Autorités à la Mairie à 14 h. 30. Bénédiction de la Plaque à 15 h. Inauguration du Monument à 16 h. 30. A l'Issue de cette cérémonie, remise de diplômes aux familles.

 

Juillet 1923  -  Une ferme incendiée par la foudre aux environs de Lisieux.  -  Un incendie, occasionné par la foudre, a totalement détruit les bâtiments de la ferme du château du Benneral, à la Chapelle-Yvon, appartenant à M. Guignier, industriel à Paris.
Malgré les efforts des pompiers, rien n'a été sauvé. Les dégâts sont estimés à 20 000 francs.

 

Décembre 1925  -  Une fillette attaquée par un cycliste.  -  La jeune Odette Leblanc, âgée de 11 ans, revenant du catéchisme, suivait la route de Saint-Germain-la-Campagne pour rentrer chez sa mère, ménagère à la Chapelle-Yvon, quand elle se vit interpellée par un cycliste d'une vingtaine d'années qui passait près d'elle. Sautant a bas de son vélo, il demanda le chemin de Thiberville, et sans tenir compte de la réponse de l'enfant, il se mit la suivre en pressant le pas, de temps à autre, il la rejoignait et lui saisissait le poignet en criant « Cette fois, je te tiens, je ne te lâcherai pas ! »
En se débattant, la fillette fit tomber la bicyclette, et profita de ce que l'individu était baissé pour la ramasser, pour s'enfuir à toutes jambes et tenter de rattraper une voiture. Aux appels de la jeune Odette le conducteur arrêta son attelage, pendant que l'agresseur prenait la fuite.  Une enquête est ouverte par la gendarmerie.

 

Juillet 1943   -   Tragiques conséquences d'un court-circuit.   -   Lundi dernier, vers 22 h., à La Chapelle-Yvon, un fil électrique à haute tension de 15.000 volts se brisait et tombait sur le transformateur alimentant le bourg. Aucun fusible ne sauta, et les 10.000 volts parcoururent, pendant prés d'une heure, les installations électriques des particuliers , causant une véritable panique dans les maisons d'habitation et provoquant de graves accidents. Au château de Besneray, le feu dévasta plusieurs pièces et un des fils du châtelain, M. Cardon, eut une jambe gravement brûlée. Chez les époux Célestin, journaliers, le mari, qui voyait les flammes courir le long des murs, fut électrocuté en heurtant la boule de cuivre de son lit métallique. Les enfants de la victime furent sérieusement commotionnés en touchant le corps de leur père. Mme Angèle Colleville fut également brûlée et dut subir l'amputation de la main dans une clinique de Lisieux. Chez M. Hue, cultivateur de La Chapelle-Yvon, le feu détruisit une partie de la ferme. En coopérant au sauvetage, M. Hue. toucha un fil qui servait ordinairement à faire sécher le linge, et tomba électrocuté. Un jeune ouvrier agricole, Auguste Solo, fut si gravement atteint, au contact de son patron, à qui il voulait porter secours, que son état est désespéré. On signale par ailleurs de nombreux blessés dans toute la commune, dont plusieurs dans un état grave. Les dégâts matériels sont très importants. Une enquête est ouverte pour établir les responsabilités.

 

Juillet 1943   -   Lutte contre le doryphore.   -   Conformément aux instructions de la Feldkommandantur, la troisième pulvérisation devra commencer le 10 juillet, se terminer le 16 juillet au soir. La 4eme pulvérisation devra débuter le 18 juillet et se poursuivre jusqu'au 24 juillet au soir. Les agents de la force publique sont chargés de veiller à l'application de cette disposition.

Par ailleurs, la Feldgendarmerie a reçu l'ordre de surveiller les pulvérisations et de dresser des procès-verbaux à l’encontre des contrevenants.

 

Juillet 1943   -   Fait divers.   -   Nous avons indiqué la semaine dernière dans quelles tragiques circonstances une série d'électrocutions et d'incendie s'était produite à La Chapelle-Yvon, à la suite de la rupture d'un câble électrique à haute tension, entraînant la mort de deux personnes, MM. Célestin et Hue, tandis que plusieurs étaient grièvement blessées. L'enquête, technique et judiciaire se poursuit parallèlement sur l'origine du court-circuit dont les causes n'ont encore pu être établies de façon précise. L'état de M. Auguste Solo, hospitalisé à Lisieux, demeure grave en dépit d'une légère amélioration, celui de Mme Colleville (amputée d'une main) est plus satisfaisant.

D'autre part, le montant des dégâts matériels occasionnés par le sinistre, au château du Besneray, atteignent 100.000 fr. Toutes les installations desservies par le secteur sinistré sont entièrement révisées, avant d'être à nouveau alimentées en courant électrique.

LA CHAPELLE-YVON  (Calvados)  -  Manoir de Guitry

LA CHAPELLE-YVON  (Calvados) 

LA CHAPELLE-YVON  -  Café H. Pitard

LA CHAPELLE-YVON  (Calvados) 

LA CHAPELLE-YVON  -  L'Église

LA CHAPELLE-YVON  (Calvados) 

LA CHAPELLE-YVON  (Calvados)  -  L'Église

LA CHAPELLE-YVON  (Calvados) 

LA CHAPELLE-YVON  (Calvados)   -   La Place

LA CHAPELLE-YVON  (Calvados)   -   Route de Lisieux

LA CHAPELLE-YVON  (Calvados)   -  Vue générale 

LA CHAPELLE-YVON  (Calvados) 

LA CHAPELLE-YVON  (Calvados)  -   Manoir de Guitry

restauré en 1848

LA CHAPELLE-YVON  (Calvados)   -   Villa Baudoin.

LA CHAPELLE-YVON  (Calvados)   -   Ancienne forge et route d'Orbec

La CHAPELLE-YVON  (Calvados)

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