CHEFFREVILLE - TONNENCOURT

Canton de Livarot

Les habitants de la commune sont des Cheffrevillais et Cheffrevillaises


Avril 1876   -  Mort accidentelle.  -  Lundi, vers 4 heures du soir, le jeune Alcide Leris, âgé de 9 ans, demeurant chez ses parents, à Cheffreville, a été retiré de la rivière La Touques, territoire de Fervaques, arrondissement de Lisieux, dans laquelle il était tombé accidentellement, en passant sur un pont, Leris a expiré pendant qu'on le transportait.  

 

Novembre 1876  -  La neige.  -  La neige a fait son apparition dans notre ville, il en est tombé mercredi soir et jeudi dans la nuit. Hier, les toits étaient entièrement couverts, et le froid persistant l'a maintenue sur la terre. Aujourd'hui, le thermomètre est descendu à 6 degrés au-dessous de zéro.

 

Novembre 1876  -  Un drame.  -  Dans la nuit du 8 au 9 de ce mois, la nommée Jeanne-Marie Eon, née à Ploërmel, âgée de 22 ans, domestique chez M. Jobey, à Cheffreville, est accouchée clandestinement d'un enfant du sexe masculin. La fille Jeanne-Marie a étouffé cet enfant quelques instants après sa naissance, elle a succombé dans la journée des suites de son accouchement.

 

Août 1877   -  Ouragan.  -  Avant de nous visiter, l'ouragan qui s'est abattu sur notre contrée samedi et dimanche, avait fait de grands ravages à Bordeaux et aux environs, partout la désolation est grande, ce ne sont qu'arbres fruitiers déracinés, haies enlevées, fruits détachés par millions, maisons démolies, étables mises à nu, bestiaux dispersés, bas-fonds inondés, embarcations chavirées, démolies et mises hors de service. Cinq jeunes gens montaient une embarcation qui a chaviré, leur matelot a disparu avec eux, deux petites filles ont également disparu. Des détails navrants nous arrivent d'Arcachon où plusieurs cadavres sont venus à la côte. Deux fils de famille ont péri.

Dans le Calvados, les dégâts paraissent se réduire à des arbres déracinés et a des toitures enlevées. Une croyance enracinée chez les marins, c'est que toute éclipse de lune est suivie d'ouragan, comme ceux de ces derniers jours. En 1870, le 23 juillet, une éclipse de lune a été suivie de trois journées terriblement venteuses pendant lesquelles une vingtaine de navires ont péri. C'est donc sur le compte de l'éclipse de jeudi que doivent être mis les derniers ouragans.

 

Août 1877   -  Secours.  -  600 fr. à la fabrique d'Ussy pour la restauration et la consolidation de l'église. 2 000 fr. à Cheffreville pour la reconstruction du clocher de son église.

 

Août 1882  -  Petite nouvelle.  -  Par décret, la commune de Tonnencourt, canton de Livarot, arrondissement de Lisieux, département du Calvados, est réunie à la commune de Cheffreville (même canton). La nom de la commune prendra le nom de Cheffreville-Tonnencourt, son chef-lieu ait fixé au village de Cheffreville. 

 

Septembre 1893  -  L’immoralité aux champs.  -  Le nommé Louis Ricard, 57 ans, maçon, a été arrêté à Villers-sur-Mer, sous l'inculpation de tentative de viol commise sur sa fille, âgée de 13 ans. 

— La femme Clémence Hubert, 39 ans, journalière à Cheffreville-Tonnencourt, canton de Livarot, a une très mauvaise réputation, elle rattire de la jeunesse chez elle. La jeune Maria Chrétien, servante, n'a pas voulu se soumettre aux caprices de cette femme ignoble. Celle-ci l'abattue. La jeune servante a porté plainte et a fait tout découvrir. (Source B.N.)

Février 1908  -  Une femme brûlée vive. -  Samedi dans l'après-midi, en rentrant chez lui, M. Léon Lelièvre, cultivateur à Tonnencourt, trouva sa femme étendue devant le foyer et presque entièrement carbonisée, de la ceinture à l'extrémité des pieds.

Le corset qui enserrait la taille avait seul empêché le feu de la consumer complètement. La malheureuse poussait d'affreux gémissements ; avec l'aide de voisins, M. Lelièvre étendit sa femme sur un lit, tandis qu'il faisait appeler M. Planchet, médecin à Fervaques.

Le praticien jugea de suite son état désespéré et se borna par des calmants, a atténuer les souffrances qu'endurait la pauvre femme. Mme Lelièvre expira doucement vers 7 heures et demie ; elle était âgée de 57 ans.

Cette horrible fin afflige douloureusement tous les habitants des communes voisines ou M. Lelièvre comptait de nombreux amis.

 

Mars 1915  -  Certificat d’études.  -  Le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts a décidé, par une mesure exceptionnelle, d'ouvrir l'examen dans sa session normale à tous les enfants qui atteindront l'âge de 12 ans, le 31 décembre prochain.

 

Mars 1915  -  Mort dans une étable.  -  Un journalier, Pierre Douaglin, 53 ans, était venu demander asile à M. Maxime Bellanger, 49 ans, cantonnier à Cheffreville-Tonnencourt, près Livarot, qui l'avait envoyé se coucher dans l'étable. Peu après, on l'y trouvait mort. Il avait succombé à une congestion causée par le froid.  

 

Mai 1917  -  Les méfaits de la foudre.  -  A Cheffreville, canton de Livarot, un bâtiment de la ferme appartenant à M. Pilate, Cultivateur, a été entièrement incendié par la foudre. Les dégâts, évalués à 4 000 fr., sont en partie assurés.

 

Avril 1926  -  Recensement.  -  219 habitants, 64 maisons, 60 ménages, contre 218 habitants en 1921.

 

Février 1928  -  Accident.  -  Le jeune André Coutances, âgé de 15 ans, se trouvait auprès de son patron occupé à enfoncer des pieux à l'aide d'une masse. Par un hasard malheureux, la masse se démancha et alla frapper le jeune homme à la tête.
André Coutances a été transporté en hâte à l'hôpital de Lisieux il a reçu les soins de M. le docteur Berthon. Il porte une large plaie au crâne et son état est grave.

 

Novembre 1928   -   Un sale monsieur.   -   Armand Ivey, 32 ans, cultivateur à Cheffreville-Tonnencourt, canton de Livarot, a été arrêté et écroué à la prison de Lisieux, après aveux, pour s'être livré à des actes odieux sur la personne de ses deux beau-fils, André et Louis Coutances, 13 et 16 ans.

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que nous ayons un été suffisamment sec.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances physiques que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée. A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances quelquefois très grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui grève incontestablement le budget.

 

Octobre 1929  -  L'heure d'hiver.  -  Conformément à la loi du 24 mai 1923, c'est dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 octobre que l'heure d'été fera place à l'heure d'hiver, c'est à dire que les pendules devront être retardées de 60 minutes.

 

Novembre 1929  -  Le téléphone dans le Calvados.  -  Grâce au crédit de trois millions alloué comme crédit est avancé par le Conseil général du Calvados, le réseau téléphonique calvadosien s'étend  avec une heureuse régularité. Ces temps derniers, 10 communes ont été pourvues de cabines téléphoniques. Cela à porté à 348 ou à 45 % le nombre des communes calvadosiennes pourvues du téléphone.

Parmi celles -ci, nous relevons la commune de Courson, vingt autres communes vont être prochainement pourvues. Pour l'ensemble du Calvados, nombre d'abonnés, qui était de 3408 en 1927, est passé à 5904 en 1928 et à 6463 en 1929.

 

Décembre 1929  -  L'état des cultures.  -  L'état des cultures est le suivant dans le Calvados, d'après le Journal Officiel : 

Les semailles sont presque terminées. Les blés et avoines d'hiver ont une levée régulière et une bonne végétation. Ces cultures ont à souffrir en divers points des dépréciations des corbeaux. Par suite de la douceur de la température, l'herbe continue à pousser dans les prairies. Les bas-fonds commencent à être submergés par suite de l'abondance des pluies.

 

Juillet 1931   -   Vol.  -  La veuve Riguet, née Marie Laurent, 50 ans, domestique chez M. Ripeaux, cultivateur, a profité de l'absence de ses patrons pour leur dérober une certaine quantité d'eau-de-vie. Une partie de l'alcool a servi à la veuve Riguet à s'enivrer et le reste a été retrouvé dans sa malle.
L'indélicate employée a été arrêtée et conduite à la maison d'arrêt de Lisieux.
 

 

Juillet 1943   -   Lutte contre le doryphore.   -   Conformément aux instructions de la Feldkommandantur, la troisième pulvérisation devra commencer le 10 juillet, se terminer le 16 juillet au soir. La 4eme pulvérisation devra débuter le 18 juillet et se poursuivre jusqu'au 24 juillet au soir. Les agents de la force publique sont chargés de veiller à l'application de cette disposition.

Par ailleurs, la Feldgendarmerie a reçu l'ordre de surveiller les pulvérisations et de dresser des procès-verbaux à l’encontre des contrevenants.

 

Juillet 1943   -   Fait divers.   -   Pour des vétilles ou des malentendus (car on ne saurait retenir le reproche qui était fait à l'intéressé de n'avoir pas bien entretenu sa ferme tandis qu'il était mobilisé !...), M, Aucourt, préfet du Loir-et-Cher, propriétaire du manoir de Chéffreville, avait obtenu du Tribunal de Lisieux, d'abord, puis de la Cour de Caen l'expulsion de son fermier, M. Jules Maheut, qui exploitait pour lui 40 hectares de terre.

Mais à l'heure fixée pour l'expulsion, une cinquantaine de cultivateurs, ayant à leur tète leurs syndics, se trouvaient réunis dans la cour du manoir. Survint alors Me Lamy, huissier, porteur... d'un ordre de sursis émanant du ministère de l'Agriculture. Grâce à l'intervention judicieuse du syndic régional du Pays d'Auge, une inique mesure était rapportés, et une enquête confiée à l'inspecteur général de l'Agriculture a été décidée pour étudier celte situation.  

 

Juillet 1982  -  Une fusion.  -   Auparavant, les communes de Cheffreville et de Tonnencourt étaient séparées, la fusion a eu lieu par décret du 18 juillet 1882 sous le nom de Cheffreville-Tonnencourt.

CHEFFREVILLE - TONNENCOURT  (Calvados)

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