CHICHEBOVILLE

Canton de Bourguébus

Les habitants de la commune sont les Chichebovillais et les Chichebovillais

Juillet 1868   -   L'orage.    -   Samedi dernier, pendant l'orage qui est venu fondre dans l'après-midi, sur notre contrée, à la suite d'une chaleur accablante, tonnerre est tombé dans un herbage, situé à Saint-Clair-de-Goustranville, et a tué un boeuf appartenant, dit-on, à Mme Veuve Martine, propriétaire à Saint-Clair, ou à son gendre, M. Charles Denis.

A Chicheboville, de jeunes poulets ont été tués par des grêlons de la grosseur d'une petite noix.

La foudre est tombée à plusieurs autres endroits, mais sans occasionner aucun mal. Le lendemain, l'orage a éclaté avec plus de force que la veille, et a versé une pluie abondante qui était mêlée de gros grêlons.

 

Août 1879  -  Carrières et tourbières.  -  Les carrières souterraines, telles que celles d'Allemagne, de la Maladrerie, de Fontaine-Henry et de Saint-Pierre-Canivet sont l'objet d'une surveillance toute spéciale. Les carrières à ciel ouvert, beaucoup plus nombreuses et bien moins régulièrement exploitées, ne peuvent être surveillées d'aussi près. Un grand nombre d'exploitants négligent de produire la déclaration prescrite par le décret du 26 décembre 1855, et par suite l'existence même de leurs travaux reste souvent ignorée du service des mines, il en est de même des accidents qui peuvent s'y produire. Heureusement, les carrières à ciel ouvert ne demandent pas, en général, des précautions bien grandes.

A la suite de deux accidents survenus, les 19 octobre et 27 novembre 1878, dans les carrières abandonnées de Ranville et dans les carrières d'Hérouvillette, les propriétaires ont été mis en demeure de mettre des clôtures aux abords des points dangereux. L'exécution de ces clôtures se poursuit, sous la surveillance du service des mines, et sera prochainement achevé.

L'extraction de la tourbe, dans les marais de Vimont et de Chicheboville, tend à se réduire depuis qu'on a cessé d'employer ce combustible dans la tuilerie du Fresne-d'Argences. Les produits obtenus en 1878 représentent, sur les lieux, une valeur de 5 à 6,000 francs.

 

Octobre 1880  -  Accident de chasse.  -  Mardi, vers les neuf heures du matin, le sieur Ballière, âgé de 32 ans, maire de la commune de Chicheboville, se trouvait à faire, une partie de chasse sur cette commune en compagnie des sieurs Suriray, Lesquier, propriétaires, et Constant Leleu, jardinier. Ce dernier voulant désarmer son fusil dont les canons se trouvaient dans la direction de Ballière, l'un des coups partit et la charge fut se loger dans le bras droit du malheureux Ballière. Les médecins appelés jugèrent à propos de pratiquer l’amputation.  

 

Février 1883  -  Découverte d’un cadavre. -  Mardi matin à Chicheboville, on a trouvé dans un fossé le cadavre du nommé Désiré Gervais, 41 ans, qui avait succombé à une congestion causée la boisson.  

 

Juin 1893  -  Récoltes dans le Calvados.  -  Blé d'hiver, bon ; seigle, bon ; avoine de printemps, assez bonne ; orge de printemps, passable ; foin, peu abondant par suite de la sécheresse, pommes, récolte moyenne sur certains points, presque nulle sur d'autre.  (Source B.N.)

 

Juin 1893  -  Accidents graves.  -  Jeudi 1er  juin, dans la matinée, le sieur Achille Lavinay, 60 ans environ, propriétaire à Chicheboville, venait d'arriver au marché d'Argences, lorsque, voulant dételer sa jument, celle-ci lui lança une ruade en pleine figure. Il a eu la mâchoire brisée et le nez emporté. Son état est grave. 

Vendredi l'après-midi, le sieur Lecanu, propriétaire à Bazenville, dirigeait une faucheuse dans un de ses herbages, lorsqu'ayant laissé tomber les guides, au moment où il se penchait pour les rattraper, il fut atteint à la tête par les ruades des chevaux de l'attelage. Il a eu une fracture de la mâchoire et le larynx gravement endommagé. (Source B.N.)

 

Octobre 1916  -  Une enfant brûlée vive.  -  En partant cueillir de l'herbe pour ses lapins, Mme Haguais, demeurant à Chicheboville, canton de Bourguébus, avait chargé sa fille Juliette, 7 ans, de laver la vaisselle pendant son absence. Ne trouvant pas l'eau assez chaude, l'enfant jeta dans l'âtre quelques brindilles de sapins, qui s'enflammèrent d'un seul coup et communiquèrent le feu à sa jupe de pilou. La fillette fut grièvement brûlée et succomba le lendemain, après d'atroces souffrances.

 

Février 1918  -  Le château de Chicheboville incendié.  -  Le château de Chicheboville, propriété de M. Augustin Normand, vient d'être en partie détruit par un incendie, qui a pris en peu de temps des proportions considérables.

Les secours sont arrivés de Bellengreville et d'Argences, mais il était trop tard. Du château, il ne reste plus que le rez-de-chaussée et l'entresol.Une partie d'aile a pu également être préservée.

Il était 3 heures du matin quand le feu se déclara. Il avait pris, croit-on, dans le calorifère. Les propriétaires n'eurent que le temps de se sauver pour échapper aux flammes. M. Normand, qui est malade depuis fort longtemps, a pu heureusement être transporté dans une ferme voisine. Les pertes s'élèvent à environ 200 000 fr.

 

Mars 1919  -  Une bonne Rafle. -  Saisi de différentes plaintes, M. le Procureur de la République de Caen a fait procéder à des perquisitions chez un certain nombre d'habitants de Chicheboville. Aux domiciles d'Alfred Giffard, jardinier, récemment démobilisé, des femmes Philippe, débitante, et Aubert, ménagère, une grande quantité d'effets militaires ont été saisis. L'enquête continue.

 

Mars 1924  -  Un bois de sapins en flammes.  -  Un incendie s'est déclaré dans un bois  de sapins appartenant à M. Dimusus de Couroy et situé en bordure d'un chemin qui relie les hameaux de Secqueville et de Chicheboville. Le feu qui s'était communiqué à des feuilles sèches, s'étendit avec une extrême rapidité et plus de 25 hectares plantés de sapins ont été ravagés par le sinistre. Il n'a pas été possible de déterminer la cause de cet incendie. Les dégâts atteignent un chiffre assez considérable.

 

Novembre 1925  -  Un journalier se noie.  -  On a découvert à Chicheboville, dans un puisard, le cadavre d'un individu paraissant avoir séjourné plusieurs jours dans l'eau. Il n'a pas été possible d'identifier le noyé et M. le docteur Derrien, d'Argences, a conclu une mort accidentelle. Aucune trace de violences n'existant sur le cadavre.

On a retrouvé dans les poches du malheureux, une montre en acier un couteau de proche et un porte-monnaie contenant une dizaine de francs. Il a été établi que l'inconnu avait travaillé a une entreprisse de battage à Bellengreville.

 

Novembre 1926  -  Mauvaise mère et mauvaise épouse.  -  La femme Boutry, 34 ans, ménagère à Chicheboville, a une façon toute personnelle de comprendre ses obligations maternelles et conjugales. Elle entretient des relations plus qu'amicales avec un employé de chemin de fer, Louis-Eugène Bergeot, et elle va danser avec lui chaque fois qu'une fête a lieu dans les localités voisines. Le mari de la mégère a été contraint de tolérer à son foyer la présence du rival.

Ces jours derniers, les gendarmes interrogèrent l'épouse infidèle, encore plus oublieuse de ses devoirs de mère. Elle laissait, en effet, dans le plus complet dénuement ses quatre enfants, âgés de 10, 8 et 6 ans et 23 mois. Les malheureux gosses, privés de nourriture et couverts de vermine sont l'objet de la pitié des habitants du voisinage.

La femme Boutry, qui avait accep de recevoir chez elle une nièce de son pensionnaire et ami Bergeot, la jeune Marie Vauclaire, âgée de 11 ans, maltraite cette fillette comme ses propres enfants. Elle a reconnu les faits qui lui sont reprochés et a été arrêtée.

 

Mars 1927  -  La vie à bon compte.  -  M. Serre, chef de la brigade de Moult, qui vient d'arrêter à Chicheboville la femme Antoinette Leroullier, son mari, Ferdinand Lesueur, et son ami, Émile Leu, 29 ans, journalier à Bellengreville. Ce trio dévalisait les clapiers et poulaillers des environs, en particulier chez MM. Ruault, et Déduit, de Vimont et Mme Onfroy de Chicheboville.  

 

Décembre 1941   -   A Chicheboville.  -   Le dimanche 21 décembre, à 14 h. (heure de l'Europe Centrale), le Comité d'Entr'aide aux prisonniers de la commune de Chicheboville organise dans la cour de l'école qui, pour la circonstance, sera couverte, une grande vente aux enchères de volailles, lapins, pommes de terre, haricots, beurre, cigarettes et quantité d'autres articles. Nous sommes certains qu'il y aura du monde.

41  -  CHICHEBOVILLE  (Calvados)  - Une Rue

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