CLARBEC

Canton de Pont-l'évêque

Les habitants de la commune de Clarbec sont des Clarbequois et Clarbequoises


Novembre 1866   -   La migration.   -   On ne se rappelle pas avoir vu passer dans notre pays, comme depuis ces jours derniers, autant d'oiseaux venant des contrées septentrionales, surtout des cigognes, des grues et des hérons.

On doit voir là l'indice précurseur d'un hiver précoce et rigoureux.

 

Novembre 1866   -   Les étoiles filantes.   -   Les astronomes comptent sur de magnifiques pluies d'étoiles dans les nuits des 12 et 13 de ce mois.

A cette époque de l'année, on voit généralement un grand nombre d'étoiles filantes. Mais on ne verra pas, dit-on, avant la fin du siècle, un spectacle céleste aussi brillant que celui de cette année.

 

Novembre 1866   -   Un arrêté.   -   Par arrêté du 9 novembre, M. le Préfet a autorisé les instituteurs dont les noms suivent à ouvrir des cours d'adultes, le soir, dans leur commune respectives, à savoir : MM. Ballé, à Cléville ; Lecorbeiller, à Reviers ; Tostain, à Clarbec ; Delacour, à Vaudeloges ; Osmont, à Montbertrand.   -   Par arrêté du 9 novembre, M. le Préfet a autorisé les instituteurs dont les noms suivent à ouvrir des cours d'adultes, le soir, dans leur commune respectives, à savoir : MM. Ballé, à Cléville ; Lecorbeiller, à Reviers ; Tostain, à Clarbec ; Delacour, à Vaudeloges ; Osmont, à Montbertrand.

 

Août 1871   -  Les impôts  -  Seigneur ! Seigneur ! Que va devenir le pauvre monde ? On met des impôts sur tout.

Sur les chats, sur les serins, sur le tabac, sur le boire et sur le manger.

Mais ce n'est pas tout encore, figurez-vous qu'un député de la droite, qui en aura sans doute mangé comme .. un satisfait, vient de proposer qu'on mette un impôt sur la teurgoule.

La teurgoule ! qu'est-ce que c'est que cela, vont se demander les petites maîtresses et les muscadins.

Mes petits agneaux, c'est le riz cuit au four, c'est la terrinée, que les gens comme il faut de la campagne appellent de la teurgoule….,..

Et cela, parce que les jours de fête, ces nobles goulifards se fourrent de telles cuillerées de ce mets délectable, que la.... bouche leur en teurd !

 

Janvier 1872   -  Fait divers.   -   La triste nouvelle que nous ayons donnée la semaine dernière, relativement au typhus, se confirme malheureusement de plus en plus.

A Saint-Etienne-la-Thillaye, deux bœufs appartenant à M. Beaudet ont été abattus et enfouis sur place; cinq autres ont été tués et leur viande dépecée. Cinq bœufs étant la propriété de M. Brocquehaye ont été enfouis; dix-sept autres bœufs appartenant également à ce dernier ont été tués par précaution, et la viande en a été expédiée sur Paris.

Mais là ne se son pas bornées les atteintes du fléau : Dix animaux de la race bovine ont été abattus à Clarbec, sur la propriété de M, Pilate où un bœuf était mort précédemment ; sept autres animaux appartenant à M. Hardrey, fermier de M. Gisiet, ont aussi été tués et enfouis immédiatement par ordre.

Jeudi, à Beaumout, M. le sous-préfet et M. le substitut ont fait dresser une vingtaine de procès-verbaux contre les vendeurs qui ne s'étaient pas mis en règle.

 

Avril 1874   -   Un revenant…. Qui ne reviendra pas.  -  Depuis trois mois, la commune de Clarbec est « hantée » par des revenants qui ont heureusement trouvé plus malin qu'eux. 

Dans la soirée du 8 avril, l'instituteur de la commune rentrait de voyage par la route de Dives, en brandissant une canne de houx non piquée des vers, lorsqu'à l'endroit le plus obscur du chemin il voit un être qui lui paraît endormi sur le sol. Notre voyageur s'approche. Mais voilà que soudain le dormeur se lève et gesticule en disant : « Tu es bien hardi de passer par là à cette heure, il paraît que tu ne crois pas aux revenants, eh bien, nous allons voir ». Et il se met à sauter tantôt à droite, tantôt à gauche, battant les haies de ses bras et poussant de sourds grognements. Enchanté de l'occasion, l'instituteur se met à faire le moulinet avec sa canne de houx et à faire voler en morceaux les membres du fantôme, qui a en continuait pas moins sa danse.

Cet étrange phénomène fut expliqué... par un rayon de lune qui mit en lumière un imbécile monté dans un poirier, du haut duquel il faisait sauter un mannequin imitant parfaitement un homme vêtu d'une blouse blanche et coiffé d'un bonnet de coton. 

Cette plaisanterie stupide pourrait bien jouer un mauvais pour a son auteur, contre lequel plainte a été portée, car plusieurs enfants et des femmes mêmes, sont aujourd'hui malades de frayeur pour avoir vu cette marionnette qu'ils ont prise pour un fantôme.

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Pont-l'Evêque : Rumesnil, école mixte ; Gonneville-sur-Honfleur, école mixte ; La Rivière-Saint-Sauveur, école de garçons ; Blonville, école mixte ; Clarbec, école de garçons.  

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles.  Clarbec, 483 habitants, Mme Aubin, sœur Saint-Jean, 28 élèves payantes, 4 gratuites ; 450 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée, 75 fr.

 

Juillet 1881  -  Bonne mesure.  -   Le ministre de l'instruction publique vient de prendre une mesure depuis longtemps attendue. Par une circulaire, du 30 juillet, il édicte la peine de révocation contre tout professeur ou instituteur qui frapperait un enfant.

 

Août 1881  -  Les victimes de la chaleur.  -  Vendredi, à Clarbec, Charles Hamet, né à St-Eugène, domicilié à Clarbec, a été trouvé mort dans un champ appartenant au sieur Lechevalier. La mort est attribuée à une apoplexie provenant d'une insolation.

 

Décembre 1892  -  Les voleurs de chevaux.  -  A Clarbec, des chanteurs ambulants ont pénétré dans un herbage appartenant au sieur Picard et se sont emparés d'un cheval. (Source B.N.)  

 

Mars 1893  -  Incendie.  -  Le 21 lévrier, à 5 h. 1/2 du soir, un incendie dont la cause est inconnue a détruit, à Clarbec, la maison de la dame veuve Legrip, propriétaire. Perte 5 500 fr. (Source B.N.)

 

Décembre 1902  -  Agression.  -  Mardi soir, Adrien Fourmont, journalier, regagnant sa demeure, a été attaqué par un homme et une femme qu'ils l'ont à demi assommé pour le voler. Ils lui ont enlevé son porte-monnaie, contenant une petite somme d'argent et sa casquette. Les auteurs de cette agression sont activement recherchés.

 

Novembre 1909  -  L’immoralité à la campagne.  -  On a arrêté le nommé Louis Ausilon, 46 ans, cantonnier à Clarbec, près Pont-l'Evêque, originaire de Sainte-Marie-Laumont, près Bény-Bocage, prévenu de nombreux attentats à la pudeur sur des enfants, garçons et filles revenant de l'école. On croit qu'Ausilon a le cerveau un peu dérangé. Il a été écroué à Pont-l'Evèque. (Source B.N.)

 

Mars 1914  Une vieille querelle. -  La paisible commune de Clarbec, près de Pont-l'Évêque, est mise en révolution depuis quelques mois par le différend qui divise les familles Thorel et Dossin. On verra, du reste, par ce qui va suivre, que les discussions et les querelles vont toujours " Crescendo " et que, cette semaine le sang a coulé.

Vendredi, à l'audience de simples police, M. Le juge de paix de Pont-l'Évêque a eu à juger une scène de voies de fait qui n'était, hélas ! Qu'une entrée en matière.

Le 1er novembre, à la sortie de la messe, Mme Dossin avait eu une vive altercation avec M. Thorel et elle lui avait porté des coups de poing dans le dos ; tout cela, paraît-il, parce que M. Thorel avait accusé les époux Dossin de l'avoir dénoncé à la régie.  À l'audience, on a entendu plusieurs témoins. Après le réquisitoire de M. Mariolle, adjoint au maire, qui occupait le siège du ministère public, et la plaidoirie de Me Pougheol, avocat de Mme Dossin, s'en est tirée avec une journée de travail.

Or, au moment où le M. le juge de paix rendait ce jugement, on apprenait que M. Auguste Thorel, 48 ans, cultivateur à Clarbec, avait été victime d'une véritable agression dans les circonstances suivantes : il rentrait de Saint-Etienne-la-Tillaye avec un banneau d'engrais, lorsque, a peu de distance de l'église de Clarbec, il fit la rencontre de Léon Lemore, 22 ans, domestique chez M. Dossin, qui gardait l'attelage de son patron, en face de la barrière de la cour Thétiot. Lemore, qui a épousé, sans doute, les querelles de ses maîtres, injuria Thorel, monta sur la voiture, le saisit par le fouet qui était suspendu autour de son cou et le fit tomber devant la roue gauche du véhicule. Fort heureusement, le cheval s'arrêta et la roue ce cala contre sa jambe gauche, lui faisant une douloureuse blessure. Lemore ne s'en tint pas la ; il tira Thorel sur la route et se livra à une véritable scène de sauvagerie, lui portant des coups  de manche de fouet et des coups de pied sur le ventre. À ce moment, Dossin sortit de chez Thétiot avec sa femme et il aurait proféré le propos suivant : " Tuez-le ! On sera débarrassé de sa personne  ! " il aurait, ensuite pris la fuite. Lemore laissa sa victime évanouie sur la route et c'est seulement au bout de quelques instants que Thorel reprit ses sens. Il avait la figure en sang et portait des blessures au front et à la jambe. Les époux Thétiot lui donnèrent les premiers soins. Interrogé par les gendarmes, Lemore a prétendu qu'il avait été provoqué par Thorel et il a même rajouté que les roues de la voiture lui auraient passé sur les jambes. Or, les gendarmes n'ont constaté que des égratignures insignifiantes. Cette affaire aura, certainement, les honneurs du tribunal correctionnel.  

 

Mars 1917  -  N’accueillez pas les déserteurs.  -  La gendarmerie de Pont-l'Evêque recherchait un déserteur nommé Sandret, lorsqu'elle apprit qu'un jeune homme inconnu dans la contrée et portant des lunettes noires travaillait alternativement chez Mme Lemoine, à Clarbec, et Marguerite, à Valsemé. Les gendarmes se rendirent chez Mme Lemoine et lui demandèrent des renseignements sur l'identité du nommé Lecarpentier, nom auquel étaient adressées les correspondances de l'inconnu. 

Aussitôt, le petit domestique, René Mézeray, 13 ans, disparaissait et se sauvait à travers champs. Mais il fut vite arrêté par les gendarmes en surveillance près de la maison et, pressé de questions, il finit par avouer que Lecarpentier et Sandret, qu'il allait prévenir, ne faisaient qu'un. Ce dernier fut arrêté peu après. Les deux cultivatrices prétendent qu'elles ne connaissaient pas Sandret et ignoraient sa situation irrégulière. 

 

Avril  1923  -  Un cultivateur martyrise son âne.  -  Pour mauvais traitements sur son âne, procès-verbal a été dressé contre le nommé Froville, cultivateur à Clarbec. La malheureuse bête a été trouvée étendue dans un fossé, les yeux crever et la tète enflée, par les coups qu'elle avait reçus.

 

Août 1924  -  Le cantonnier boxeur.  -  Au cours d’une querelle le cantonnier de Clarbec, Louis Levillain, 6l ans, à Trouville, avait porté un violent coup de poing au journalier Victor Bures. 50 francs d'amende (sursis) et 300 fr. de dommages-intérêts.

 

Juillet 1931   -   Une affaire qui faillit finir tragiquement.   -   Un de ces derniers jours, M. Georges Legrix, 29 ans, cultivateur à Clarbec, rentrait de son travail des champs vers 11 heures du matin avec un appétit passablement aiguisé. Sa femme de ménage, Mme Coutaye, courut aux provisions dans la laiterie, mais revint suffoquée un inconnu, surpris par son arrivée soudaine, s'était jeté à plat ventre sous la dalle aux fromages.
Comment avait-il put pénétrer dans la laiterie, fermée clé du dehors, en l'absence des parents de M. Georges Legrix, partis au marché ? Le cultivateur fit un bond et reconnaissant un nommé Maxime Lautour, 30 ans, journalier à Clarbec, courut chercher son fusil et revint menaçant de lui faire un mauvais parti. Lautour, plus mort que vif, saisit l'arme par la culasse et appuyant sur les deux chettes, fit partir les cartouches dont la charge se perdit heureusement dans les murs.
Deux ouvriers qui passaient près de là, entendirent les coups de feu et les appels et se précipitèrent dans la laiterie. Ils parvinrent à désarmer M. Georges Legrix, devenu furieux et à
le maintenir jusqu'à ce que Lautour eue pris suffisamment le large.
La cause de tout cela, c'est une tendre idylle.

 

Janvier 1940  -  Injures et coups.  -  M. Lucien Lavieille, 84 ans, journalier, domicilié à Clarbec, insulté ces jours derniers en termes déplacés par M. Émile Jouen, 50 ans, son voisin, qui voulait forcer l'entrée de son domicile, le repoussa hors de chez lui. Jouen, contre qui a été portée une plainte pour injures, prétend avoir eu deux dents de cassées dans cette orageuse discussion et à son tour déposé plainte auprès de la gendarmerie de Pont-l'Evêque,

    Église et Mairie de Clarbec, par Pont-l'évêque (Calvados) 

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