CLINCHAMPS  s/ ORNE

Canton de Bourguébus

Les habitants de la commune sont des Clinchampois, Clinchampoises


Février 1866   -   Un incendie.   -   La semaine dernière, un incendie dont les causes sont demeurées inconnues, s'est manifesté dans un corps de bâtiment servant d'habitation, de grange et d'écurie au sieur Barbot Charles Michel, fermier à Clinchamps. La perte consiste, pour ce fermier, en grains, paille, bois, ustensiles aratoires, plus trois vaches et un veau asphyxiés, elle est évaluée à 2500 francs.

L'immeuble appartient au sieur Morel Jules, propriétaire à Coutances (Manche). Il supporte une perte égale à celle de son locataire. Rien n'était assuré.  

 

Septembre 1866   -   Une décision.   -   Par décision du 21 septembre, M. le Préfet a autorisé, M. Héroult, instituteur à Clinchamps sur Orne, à ouvrir une classe d'adultes gratuite dans cette commune.  

 

Octobre 1869   -   Les Pompiers.   -  Les sapeurs-pompiers de la commune de Clinchamps-sur-Orne se réunissaient dimanche dernier pour reconnaître comme commandant le sieur Alcide Poignant.

Après la messe solennelle, les autorités de la commune se sont réunies pour assister à un banquet de quarante couverts. Au dessert, un toast a été porté par M. le curé, à l'union, à la concorde et à la prospérité de la nouvelle compagnie.  

 

Avril 1874   -   Mort Accidentelle.  -  Vendredi, à Clinchamps-sur-Orne, une enfant de deux ans, la nommée Louise Leneveu, est tombée dans un lavoir situé au fond d'un jardin et y a trouvé la mort. Cette enfant accompagnait ordinairement sa mère à ce lavoir, ayant échappé environ un quart d'heure a sa surveillance, elle est allée s'amuser sur le bord du lavoir et y est tombée.  

 

Mai 1875   -   Suicide.  -  Vendredi, à une heure du soir, le nommé Rageul, chef d'équipe sur la ligne de Paris à Granville, âgé de 32 ans, domicilié à Clinchamps, s'est donné la mort en se précipitant du haut d'un pont sur la voie ferrée. Rageul a été transporté à son domicile, où il est mort, on prétend que depuis quelque temps cet homme ne possédait pas toutes ses facultés mentales.

Juillet 1878   -  Écoles Primaires.  -  Les vacances ouvriront le jeudi 1er août, les classes rentreront le lundi 2 septembre.

 

Juillet 1878   -  Secours aux communes.  -  500 fr. à Saint-Germain-le-Vasson, pour la restauration de son église ; 1 500 fr. au Gast, pour l'achèvement de son presbytère ; 500 fr. à Clinchamps-sur-Orne, pour la reconstruction partielle de l'église ; 6 000 fr. à Ouistreham, pour la restauration de son église.

Aux communes de Montchamp, 4 500 fr. pour la construction d'une maison d'école ; de Formigny, 5 000 fr. ; de Cauville 4 500 fr. ; d'Epinay-sur-Odon, 500 fr.

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Vire : Beaumesnil, école mixte ; Campagnolles, école de garçons ; Clinchamps, école de garçons.  

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles.  Clinchamps-sur-Orne, 680 habitants, Mme Guillemette (Euphrasie), 51 élèves payantes, 2 gratuites ; 750 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée 25 fr.  Très bonne école : deux religieuses et une maîtresse de travail à la charge de la titulaire.

 

Avril 1881  -  Incendie.  -  La semaine dernière, à Clinchamps, un incendie a consumé entièrement la toiture d'un corps de bâtiment de 18 mètres de long sur 7 mètres de large, appartenant aux nommés Louis Bazile, journalier, et Marie Barette, dentellière, demeurant à Clinchamps.

 

Août 1881  -  Guet-apens.  - Un fait de violence avec guet-apens s'est produit dimanche à Clinchamps-sur-Orne. Un marchand de l'endroit aurait été frappé violemment par deux individus. Comme cette affaire aura probablement des suites, nous aurons l'occasion d'y revenir avec plus de détails, quand l'enquête, judiciaire sera terminée.

Décembre 1884  -  Puits empoisonnés.  -  La gendarmerie de Saint-Sever s'occupe en ce moment d'une affaire qui inquiète bon nombre de gens de la commune de Clinchamps. Indépendamment des vols de volailles, plusieurs personnes s'apercevant que l'eau de leurs puits avait un goût des plus désagréables, ont vidé ces puits et ont trouvé des intestins d'animaux enveloppés.  

 

Février 1887  -  Incendies et incendiaires.  -  A Clinchamps-sur-Orne, un incendie a détruit pour 70 à 80 000 fr. d'immeubles et de récoltes appartenant à M. Charles Langlois, maire de la commune. Le tout était assuré. Le feu a pris à l'extérieur des bâtiments. C'est la deuxième fois que le feu est mis à la même place et à la même heure, 8 heures et demie du soir, lorsque l'un des valets a fermé toutes les portes. On a donc tout lieu de supposer, que c'est la même main qui a mis le feu. Plusieurs personnes disent avoir vu un homme courir à  travers champs. C'est le même, parait-il, que celui aperçu fuyant après le premier incendie.

Il y a quelques semaines, trois maisons étaient incendiées à Clinchamps, et, alors comme aujourd'hui, on signala le coupable.

Malgré ces rumeurs, on ne fait rien. Il eût été cependant bien simple, au lendemain de l'incendie, de demander compte de son temps à celui que, à tort ou à raison, on accuse. 

Les pompiers de May, qui étaient accourus à l'incendie de Clinchamps dans la nuit de samedi à dimanche, ont été réveillés de nouveau la nuit de dimanche à lundi pour un feu qui s'était déclaré au val de May, chez un sieur David, débitait. Un logis servant de café a seul été préservé de l'incendie, le reste a été consumé. A May comme à Clinchamps, les chiens à sa chaîne ont été brûlés. A Clinchamps, on a dû laisser en liberté une quarantaine de chevaux qui ont pris leur course à travers champs. Plusieurs se sont blessés.  

 

Juin 1887  -  Les fortes chaleurs.  -  Les fortes chaleurs que nous subissons ne sont rien auprès de celles que nos pères eurent à supporter. Ainsi, en 1803, la Normandie vit s'écouler une période de quatre-vingt-quinze jours sans pluie. En 1811, année de la fameuse comète, les rivières tarirent dans plusieurs départements. En 1844, nouvelles chaleurs, le thermomètre resta stationnaire entre 50 et 60 degrés. Dans quelques départements, les bestiaux périrent faute d'eau. En 1859, 1860, 1869 et 1874, le thermomètre monta à 38 degrés. L'année dernière, il y eut 20 degrés au mois d'octobre, température exceptionnelle pour la saison.

Juillet 1887  -  La sécheresse.  -  Si le temps devenu si chaud, si serein, n'est pas défavorable aux céréales, la maraicherie se plaint vivement de la sécheresse prolongée, les légumes et les fruits ont soif. D'autre part, les vers rongeurs, qui font, sous terre, la guerre à nos récoltes, se développent à l'aise, la pluie ne venant plus les noyer. On demande un peu d'eau.

 

Août 1887  -  Le feu dans les bois et les champs.  -  L'incendie du bois d'Aunay, qui a éclaté la semaine dernière, paraissait circonscrit, lorsqu'il a repris vendredi comme de plus belle. On a de nouveau envoyé trois compagnies du 5e de ligne sur les lieux, secours impuissants dans ces bois desséchés par deux mois et demi de sécheresse et composés, en grande partie, de bruyères et de vignots. Aussi le feu s'est-il étendu et a-t-il consumé près de 40 hect. de bois. L'eau qui est tombée mardi, a pu seule arrêter les progrès du feu. Au premier moment, tout le monde à perdu la tête, et on dit que les autorités d'Aunay, ont été dix heures a se consulter avant de demander des secours a Caen.

Des incendies semblables se sont déclarés dans le département de l'Orne, dans la forêt d'Ecouves, de Montfort-sur-Rille et de la Ventrouze, mais les dégâts sont moins considérables.

A Montchauvet, canton de Bény-Bocage, le feu à aussi pris dans un bois appartenant à M. de Montamy. Les dégâts sont nuls.

A Deauville, deux hectares de sapins, appartenant à M. Donon, ont été brûlés. Perte, 30 000 fr.

A Clinchamps, une pièce de blé longeant la voie du chemin de fer, et appartenant à M. Gustave Bisson, a été en partie brûlée par les flammèches du chemin de fer. Perte, 1 000 fr. que la compagnie de l'ouest s'est engagée a payer. 

 

Juillet 1888  -  Samedi, chair ne mangeras…. Ni ne te marieras  -  L'autre samedi, deux futurs voulaient s'unir. La veille, ils furent trouver le curé de leur paroisse, qui leur dit : « Je ne puis vous marier samedi, car c'est jour d'abstinence et vous mangeriez de la viande, remettez votre partie à lundi, ou pas de sacrement. »  Ce n'était pas possible, tout était prêt pour le samedi. Les deux époux eurent la bonne idée d'aller trouver le curé de Clinchamps qui les a unis le samedi avec l'autorisation du doyen. Les moins bêtes dans cette affaire, ce sont le curé et le custos de Clinchamps, car, au cours de la cérémonie, ils ont bien ramassé en quête et en présents une cinquantaine de francs.  

 

Octobre 1888  -  Train retardé.  -  Mercredi, un train de marchandises a dû s'arrêter entre Vire et Clinchamps, parce que deux chevaux, échappés d'une prairie voisine, se promenaient sur la voie. On a eu beaucoup de peine à les faire descendre et le train a eu 27 minutes de retard. Procès verbal a été dressé contre le propriétaire des chevaux.  

 

Novembre 1891  -  Une colique de 400 fr.  -  L'un de nos confrères raconte qu'un brave homme de Clinchamps-sur-Orne avait pris pour coffre-fort une chaussette de laine hors de service, dans laquelle il avait déposé quatre billets de 100 fr. Une de ces nuits, il fut pris d'une colique des plus exigeantes. N'ayant pas de papier sous la main, il se servit de sa vieille chaussette. Le lendemain matin, la femme de ménage la jeta au feu. Attiré par l'odeur, notre homme accourut et, se rappelant l'usage qu'il avait fait de son coffre-fort, voulut le retirer du feu. Mais tout était consumé. Voilà une colique qui lui coûte cher. (Source B-N)  

 

Août 1892  -  Un bureau de tabac S.V.P.  -  On se demande, à Clinchamps-sur-Orne, ce que l'administration des contributions indirectes attend pour désigner le titulaire du bureau de tabac vacant depuis plus de deux mois, ce qui prive la population de tabac, et de timbres-poste, etc…. Si c'est par disette de candidats, pourquoi ne pas s'adresser à l'administration préfectorale qui dispose de tant de candidats auxquels la gérance d'un débit de tabac irait à merveille ?  (Source B.N.)  

 

Septembre 1892  -  Incendie.  -  Lundi, à Clinchamps-sur-Orne, un incendie dont on ignore la cause a éclaté sous un hangar appartenant au sieur Gaugain et où se trouvaient des fourrages. Le hangar et quatre bâtiments adjacents ont été détruits. Les flammèches ont mis le feu à une maison située à 60 mètres plus loin, qui a été incendiée. Pertes considérables. (Source B.N.)  

 

Février 1893  -  Trop de Zèle.  -  Ce n'est pas d'aujourd'hui que nous avons à enregistrer les vexations sans nombre dont sont trop souvent l'objet les habitants des campagnes de la part de messieurs les gardes champêtres. 

Exemple celui de Clinchamps-sur-Orne, qui prétend avoir le droit, malgré les propriétaires, de dresser procès-verbal à toute personne passant sur le champ d'autrui. C'est ce qui est encore arrivé ces jours-ci. Ce garde, trouvant un habitant de la localité sur la propriété de son voisin, lui dressa procès-verbal. Malgré le refus formel du propriétaire d'approuver cette contravention, le garde soutint qu'il ferait le procès quand même, mais il ne l'a pas fait. (Source B.N.)  

 

Décembre 1893  -  Une envie.  -  La fille Diomard, originaire de Clinchamps (Calvados), est une marchande ambulante qui a eu 18 enfants de pères la plupart inconnus. De ce lot, il ne reste plus heureusement que cinq marmots. La fille Diomard ne se contente pas de faire des enfants, elle fait le foulard et les chaussures dans les magasins où elle va s'approvisionner. Bref, c'est pour la septième fois que le tribunal du Mans vient de la condamner à 2 mois de prison pour avoir eu une envie de paire de bottines. (Source B.N.)

 

Janvier 1899   -  Incendie.  -  Le sieur Chrétienne, Victor Jules, âgé de 63 ans, épicier a Clinchamps, s'était rendu le soir dans un petit bâtiment lui servant d'entrepôt sis dans son plan à l'effet de remplir un litre d'essence. Comme à ce moment-là il faisait déjà nuit,  Chrétienne avait déposé une lanterne allumée à un mètre seulement du bidon en zinc auquel il tirait  l'huile minérale. Ayant sans doute ouvert le robinet trop large, le liquide s'était répandu sur la main droite et sur la manche de sa blouse, puis le feu s'était aussitôt communiqué à cet effet d'habillement.

Après avoir cherché vainement à se débarrasser de ses vêtements déjà tout enflammés,  l'épicier s'était sauvé en appelant au secours. Heureusement pour Chrétienne, le sieur Caris, tailleur de pierre, arrivera et put, avec beaucoup de peine, ôter la blouse de l'épicier. Au même moment, une forte explosion se produisit dans ledit bâtiment et en un instant il se trouva envahi par les flammes. Deux bidons, l'un contenant environ 40 litres d'essence, l'autre 20 litres de pétrole ; 20 bidons d'oriflamme, 60 litres d'huile d'olive renfermés dans un fut ; neuf stères de bois de chauffage et deux cent bottes de paille de sarrasin entassée dans le grenier au dessus du dit bâtiment, ont été la proie des flammes. Cet incendie est du à  l'imprudence du sieur Chrétienne qui en a été quitte pour quelques brûlures sans gravité.  

 

Septembre 1907 - Découverte d'un cadavre. - Le garde champêtre de la commune de Clinchamps a trouvé, au lieu-dit Champ de Roule, et le corps d'une  femme la face tournée contre la terre.

Ce cadavre a été reconnu pour être celui de la femme Cécile Lefrançois, âgée de 35 ans, originaire de Landelles.

On suppose que cette femme qui avait l'habitude de boire, a été frappée d'une congestion et qu'elle est morte là où elle a été trouvée. C'est du reste l'avis du docteur Le Roux, de Landelles.

 

Mai 1913  -  Vandalisme au cimetière  -  Une certaine émotion règne à Clinchamps par suite de la découverte d'une statue de la sainte Vierge brisée au cimetière sur la tombe de la famille Speir. On a vu pénétrer dans le cimetière une femme de haute taille, vêtue de noir, et qu'on suppose être l'auteur de cet acte odieux. Une enquête est ouverte.

 

Décembre 1915  -  Au champ d’honneur.  -  M. Léon Lebrun, 34 ans, soldat au …e d’infanterie est tombé au champ d’honneur le 30 novembre dernier.

 

Avril 1917  -  Jour de deuil.  -  Gros émoi, ces jours-ci, parmi nos riches possesseurs d'autos. Malgré que plusieurs aient soigneusement caché leurs voitures, on les a dénichées et réquisitionnées. L'un d'eux a vu prendre la sienne qui lui avait coûté, assurait-il, 22 000 frs. Un autre, gros bonnet municipal, avait muchi son auto chez un ami et se servait d'un mauvais « taco ». On l'en a dépouillé aussi, pas du « taco », mais de la bonne voiture. Sa mauvaise humeur n'a pas émotionné le moins du monde l'officier acheteur. Pauvres gens ! faudra nous coucher pour les plaindre !

 

Avril 1917  -  Les normands au feu.  -  Le 13 avril dernier, sur la place d'un petit village, en arrière des lignes, le colonel d'un régiment de zouaves a décoré de la Légion d'honneur, un de nos compatriote, un simple sergent. Ce brave se nomme Émile Lucas sa mère est en service à Mutrécy-Clinchamps. Lucas avait été blessé dans un combat et il arrivait au poste de secours. La, il apprit qu'on cherchait un guide pour transporter du matériel en première ligne, il se proposa et repartît aussitôt, remettant les soins a plus tard. C'était sa quatrième blessure.

 

Avril 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Nous avons eu quelques journées de soleil, mais il gèle encore la nuit, une bise âpre et froide dessèche les terres et arrête la végétation. Il est impossible d'imaginer une plus mauvaise saison. Nous voici fin avril et la campagne est absolument nue. Même dans la cour de notre confrère, M. Le Boyteux, le fameux marronnier qui dégottait celui des Tuileries et fleurissait le 20 mars est en retard juste d'un mois. S'il n'y a pas la de quoi marronner !

 

Août 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Après quelques journées d'une chaleur excessive, des orages ont éclaté un peu partout, dans notre région, retardant la récolte du foin qui, jusqu'ici, s'opérait sans encombre. Pour quelques jours le temps est redevenu maussade, pluvieux et froid. Espérons que ça n'est qu'une mauvaise passe.

 

Août 1917  -  Les méfaits de la foudre. -  Ces jours derniers, un  violent orage a éclaté dans la région de Vire y a causé plusieurs accidents. A Vire, un commencement d'incendie, provoqué par un court-circuit, dû à la chute de la foudre, s’est déclaré chez M. Gouye, receveur de l’enregistrement. Grâce à la promptitude des secours, les dégâts furent presque nuls.

A Clinchamps, six bestiaux, au fermier de Mme Brillet, de Vire, furent foudroyés. A Neuville, la foudre a tué cheval à M. Laumonnier. Des bestiaux auraient été tués près de Clécy.

 

Septembre 1924  -  Un Boy-scout se noie au pont du Coudray.  -  Depuis quelques jours un groupe de boy-scout parisiens étaient campés à Clinchamps-sur-Orne, sous le commandement de M Raymond Hocard, âge de 28 ans, chimiste à Paris. Hier après-midi, la petite colonie gagnait comme d'ordinaire les bords de l'Orne, près du pont du Coudray pour y prendre un bain. Les ébats des jeunes gens duraient depuis quelques instants lorsque des appels au secours furent entendus de la rive opposée. M. Hocard accourut et constata que l'un des nageurs, le jeune Loncle, âgé de 15 ans, avait disparu, emporté par le courant. Des boys-scouts plongèrent pour sauver leur camarade, mais ne purent le retrouver. M. Hocard monté à bord d'une barque, continua les recherches. Quelques minutes après on repêcha le corps du malheureux. M. le docteur Hauttement, d'Evrecy, appelé aussitôt, prodigua ses soins à la victime, mais la mort avait fait son œuvre.  

 

Mai 1925  -  Il chassait les pies.  -  Le 16 avril, Palard Ulysse, âgé de 43 ans, cultivateur à Clinchamp, fut trouvé par les gendarmes, alors qu'il était muni d'un fusil et cherchait le gibier. Bien qu'il prétendit chasser les pies qui dévoraient ses poulets, Patard s'entend condamner à 100 francs d'amende avec sursis, un paiement d'un permis de chasse néral et à la confiscation de son arme sous contrainte de 200 francs.

 

Octobre 1926  -  Vols de pomme de terre.  -  Depuis quelque temps, M. Louis Lerouget, cultivateur, s'apercevait qu'on lui dérobait des pommes de terre dans un champ situé au lieu dit la Voie-de-la-Laize. L'autre matin, il fut averti qu'on avait vu une camionnette portant le numéro 255-Y-29, s'arrêter le long de son champ et deux hommes en descendre avec chacun un sac. Un champ appartenant à M. Auguste Féray avait été également visité. Les deux cultivateurs portèrent plainte et les gendarmes retrouvèrent vite les coupables, Henri Havas ,30 ans, chauffeur, et Francis David, 32 ans, ramasseur de lait, tous les deux employés à la fromagerie du Fief-Nourel, à Fresney-le-Puceux.

Les deux hommes reconnurent qu'ils avaient enlevé en effet un petit sac de pommes de terre, mais pas autant qu'on l'avait dit.

 

Mars 1927  -  Le chat incendiaire.  -  L'autre jour, M. Couvrechef, 78 ans, fermier à Clinchamps-sur-Orne, faisait cuire ses aliments dans la cheminée de sa cuisine lorsque des étincelles ont mis le feu à la fourrure du chat de la maison. Affolé, l'animal s'est échappé dans le grenier à fourrages. Peu après, le bâtiment flambait et une partie de la ferme a ainsi été détruite.

 

Juin 1943   -   Les feux de genêts,   -   Ces temps derniers, il a été constaté par les Autorités Allemandes que la population civile omet, lorsqu'elle brûle des genêts épineux, d'éteindre le feu quand survient la nuit. Il en résulte un grave danger pour la sécurité de la population. Il est rappelé que les feux de genêts et de landes ne peuvent être allumés qu'au cours de la  matinée et que, conformément au paragraphe 44 de l'ordonnance du Militaerbefehlschaber in Frankreich pour la protection des forces d'occupation du 18 décembre 1942, l'allumage de feu en plein air durant l'obscurité est passible de sanctions. 

 

Août 1943   -   Fait divers.   -   Quoique ne sachant pas nager, Alphonse Marie, 23 ans, ouvrier agricole à Clinchamps, était allé se baigner avec des camarades dans la Laize. Soudain, il fut pris d'un malaise et coula à pic. Retiré peu après, l'infortuné jeune homme ne put être ranimé malgré tous les soins. 

 

Décembre 1944   -   Un enfant saute sur une mine.  -   Daniel Leconte, 13 ans, fils d'un bûcheron du Val, demeurant à Clinchamps-sur-Orne, traversait un herbage en compagnie de son père. Apercevant un tas de pommes, l'enfant se dirigea en courant vers celui -ci, mais à peine avait-il parcouru une dizaine de mètres une explosion se produisit.

Projeté en l'air, le garçonnet retomba sur le sol, le crâne et le dos ouverts, tué sur le coup.  

 

Mars 1945  -  On retire de l’Orne le cadavre d’un noyé.  -  On a retiré à May-sur-Orne, le cadavre de M. Paul Rambout, comptable, demeurant à Mondeville. M. Rambout avait été noyé en novembre dernier lors de la chute dans l’Orne, à Clinchamps, d’une automobile de l’entreprise de travaux publics Chrétien, de Caen, dans laquelle il se trouvait en compagnie de deux autres personnes qui, elles avaient échappé à la mort.

Clinchamps  -  Café DARLOT

CLINCHAMPS (Calvados)   -  Entrée du Bourg  -  Vieux Cimetière
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