COLOMBIÈRES

Canton de Trévières

Les habitants de Colombières sont appelés les


Septembre 1872   -  Incendie.  -  Un-incendie a éclaté, mardi, à Colombières, et a consumé une maison d'habitation, cellier, étables et remise, appartenant à Mme Welleinson et occupée par le sieur Adolphe Manoury, fermier. La perte, couverte par des assurances, est évaluée, pour le propriétaire à 14.000 fr., et à 7.000 fr. pour le fermier. Les causes sont accidentelles, la malveillance y est étrangère.  

Février 1880  -  Télégraphe.  -  La création de bureaux télégraphiques municipaux a été autorisée, dans la commune de Colombières.  

Juin 1881  -  Instruction et service militaire.  -  La Chambre des députés vient de repousser le projet de loi qui avait pour but de réduire à 3 ans la durée du service militaire. La loi établissant l'enseignement primaire gratuit dans toutes les écoles publiques vient d'être promulguée et sera mise en vigueur à la rentrée prochaine. 

Juin 1881  -  Mort accidentelle.  -  Mercredi, à Colombières, le nommé Aristide Gouye, âgé de 26 ans, propriétaire à Mestry, est tombé avec sa voiture chargée de sable de mer et attelée de deux chevaux qu'il conduisait, l'une des roues lui a passé sur le cou. La mort a été instantanée.

Juin 1881  -  La comète.  -  Une comète est en ce moment visible. Les superstitieux voient à tort dans l'apparition de cet astre un présage de calamité publique. Les comètes sont un monde en feu, comme l'a été autrefois la terre. La queue de la comète actuelle est de plusieurs millions de lieus. Elle est très éloignée de la terre, et sa marche est vertigineuse.  

Mars 1890  -  Trouble-fête.  -  Ces jours-ci se célébrait, à l'église de Balleroy, le mariage du sieur Léon Genest, jardinier à Colombières, et de la demoiselle L'hôtellier. Après la cérémonie religieuse, comme le cortège nuptial descendait la rue des Forges, la femme Enouf ,sœur de la mariée, s'élança au-devant de celle-ci, l'insultant de la plus grossière façon et essayant de lui arracher sa couronne. Puis tout à coup, fendant la foule, survint un sieur Léopold L'hôtellier, journalier à Balleroy, qui, sans provocation aucune, assaillit le marié, lui administra une dégelée de coups de poing et lui mit le visage en sang. 

Août 1891  -  Un joli monde.  -  C es jours-ci, le nommé Isidore Larue, 46 ans, journalier à Colombières, eut une querelle avec sa concubine, la fille Pauline Marie, 37 ans. Il voulait la mettre à la porte, et, comme elle s'y refusait, Larue arracha une poignée de paille de sa paillasse, l'alluma à la chandelle et s'avança sur la fille Pauline pour la brûler. Cette malheureuse, effrayée, s'échappa chez les époux Richer. Larue l'y poursuivit et lui dit que si elle ne rentrait pas chez lui il allait brûler tout. La dame Richer, effrayée, envoya chercher le garde champêtre qui parvint à mettre Larue en état d'arrestation, aidé d'un habitant du pays.  

 

Octobre 1893  -  Dénonciation.  -  Plusieurs procès-verbaux ont été dressés contre les femmes Lamy, ménagère à Colombières ; Haucher, ménagère à Vierville, et Lefamet, ménagère à Ecrammeville, pour avoir accouché de nombreuses femmes du pays.

Dénoncées par une sage-femme nouvellement établie à Trévières, l'une d'elles, la femme Lamy, assure avoir, depuis quarante ans, accouché plus de 300 femmes et cela avec l'assentiment des médecins de la contrée. Cela est bien, mais l'inflexible loi est là, et on est obligé de l’appliquer. (Source B.N.)  

 

Novembre 1893  -  Conscrit retenu malgré eux en leurs foyers.  -  Dimanche, Auguste Eude, 21 ans, au Gast, conscrit de 1892, devait rejoindre, le 14, un régiment de cuirassiers en garnison à Paris. Il voulut tuer une volaille. A cet effet, il s'empara d'un vieux fusil double à piston, mit le volatile en joue et lâcha la détente de l'arme, mais le canon, qui était vieux et usé, éclata entre ses mains et lui causa des blessures assez graves à la main gauche. Il eut notamment l’auriculaire coupé jusqu'à la première phalange, et le bout de l’annulaire fut enlevé jusqu'au-dessous de l'ongle.

— Le sieur Octave Gibon, 21 ans, demeurant à Colombières, est un autre conscrit qui devait partir le même jour. Il était monté dans un arbre, il est tombé de la hauteur de 10 mètres, par suite de la rupture d'une branche, et s'est cassé les bras.

Juin 1900  -  Un enlèvement. -  Dimanche, trois jeunes gens, dont une jeune fille, domiciliée à Colombières, partaient en voiture de chez Mme, de Saint-Jean-le-Savigny, dont l'un des enfants faisait sa première communion. Vers 10 heures du soir, ils rencontrèrent sur la route de Cerisy-la-Forêt, au bas de la côte Jourdan, à Sainte-Marguerite-d'Elle, un individu qui leur demanda à monter avec eux. Ils y consentirent et les deux jeunes gens, profitant de l'arrêt du cheval, descendirent pour satisfaire un besoin. 

Pendant ce temps, l'inconnu monta dans la voiture, ou était restée la jeune fille, cingla le cheval d'un coup de fouet et partit à fond de train. Les jeunes gens coururent après, mais en  vain. La jeune fille épouvantée, sauta à terre, abandonnant l'étranger, qui continua sa course. Dans la nuit, le propriétaire fut surpris de voir rentrer sont cheval et sa voiture sans conducteur. L'auteur de cet acte inqualifiable a été arrêté ; C'est un nommé Pierre Dassoulles, 28 ans, journalier à la Folie. Il prétend qu'il était ivre et qu'il a agi inconsciemment.

 

Janvier 1915  -  Plaquez-vous :  -  Les cyclistes savent-ils bien que tout vélocipède ne peut être sorti, même devant la porte du domicile de son propriétaire pour être nettoyé, ni même conduit à la main chez le mécanicien pour être réparé, sans être muni de la plaque de contrôle de 1915 ?

 

Janvier 1915  -  Les désespérés.  -  En l'absence de sa femme, partie à Mestry voir son fils malade, le sieur Paul Bazire, 61 ans, charpentier à Colombières, près Trèvières, s'est pendu dans son cellier. On attribue ce suicide à la crainte que Bazire avait de manquer de bois pour travailler. 

— Un soldat du 22e  d'artillerie, Victor Monique, en permission, était venu voir son ancien patron, M. Duvet, cultivateur à Vaudry, près Vire. Après avoir fait la collation ensemble, les deux hommes se séparèrent. Mais, au lieu d'aller prendre le train, comme le lui avait conseillé M. Duvet, Monique pénétra, sans être vu, dans la grange de la ferme et se pendit à une échelle. On ne découvrit son cadavre que le lendemain matin. On ignore les motifs de ce suicide  

 

Août 1915  -  Les braves.  -  Ont été cités à l'ordre du jour : MM. Louis Leblond, de Colomblères ; le capitaine Grandsart, frère de M. Grandsart, avocat à la Cour d'appel de Caen.

 

Mars 1917  -  Après une scène.  -  L'autre soir, le sieur Ferdinand Banse, 51 ans, cantonnier à Colombières, fit, en rentrant, une telle scène à sa femme, que la malheureuse dut fuir avec ses deux enfants et se réfugia chez une voisine. Dans la nuit, Mme Banse rentra chez elle, mais elle n'y retrouva pas son mari, et elle ignore ce qu'il est devenu depuis.

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COLOMBIÈRES  -  L'Église 

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COLOMBIÈRES (Calvados)   -  l'Église

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