CONDÉ  s/ IFS

Canton de Bretteville-sur-Laize

Les habitants de la commune sont les Condéens et les Condéennes.


Juin 1869   -   Accident.   -  Le 22 juin, vers midi, le nommé François-Stanislas Lavernaul, âgé de 66 ans, ancien employé du chemin de fer de l'Ouest retraité, demeurant à Condé-sur-Ifs, a été trouvé noyé dans une mare profonde de 10 centimètres.

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  Samedi, le nommé Yves-Bazile, dit Martin, âgé de 60 ans, domestique à Condé-sur-Ifs, traversait la commune de Boissey, monté sur le brancard de sa voilure. Voulant activer la marche de son cheval, il lui donna un coup de talon, mais ce mouvement lui fit perdre l'équilibre, il tomba et la roue lui passa sur le corps. Des personnes qui de loin avaient vu l'accident accoururent à son secours, elles ne relevèrent qu'un cadavre.

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  La poste, ne pouvant égaler la vitesse de la télégraphié, essaie au moins d'accroître la rapidité des correspondances.

Dans ce but, les facteurs ruraux vont être autorisés à prendre le chemin de fer toutes les fois qu'il conduira aux communes qu'ils ont à desservir, Nous applaudissons franchement à cette mesure, qui apportera une grande célérité dans la correspondance et qui améliorera la situation pénible des facteurs qui desservent la campagne

 

Avril 1874   -   Incendie.  -  Un incendie a éclaté, dans un bois de sapins de 30 ares, à Condé-sur-Ifs, appartenant aux sieurs Adrien et Heuzé. Cet incendie est attribué à la malveillance. Les propriétaires n'étaient pas assurés.  

 

Avril 1879  -  Écoles de filles, répartition de secours.  - Le Conseil, conformément au rapport de M. le Préfet, répartit une somme de 2 500 fr. à prendre sur le crédit de 5 000 fr. inscrit au budget de 1879, pour établissement et entretien d'écoles de filles. Condé-sur-Ifs, 431 habitants, Mme Bagot (Adèle), 11 élèves payantes, 4 gratuites ; 600 fr. de traitement en 1878 ; indemnité personnelle accordée à  20 fr. Ressources insuffisantes.

 

Mai 1883  -  Coups suivis de mort. –  Le 28 janvier dernier, dans un cabaret de Condé-sur-Ifs, une querelle s'élevait entre Pierre-Paul-Théodore Rousseau, 35 ans, journalier à Corbon, et Pierre-Eugène Hubert, 54 ans, domestique à Notre-Dame-d'Estrées, une rixe sanglante s'ensuivit. Rousseau provoqué voulut se débarrasser de son adversaire qui tentait de lui  mettre la main dans la bouche, il lui mordit le doigt avec tant de force, que l’amputation fut jugée nécessaire. Mal soigné, Hubert mourut au bout de quelques jours. Sur l'habile plaidoirie de Me  Guernier, Rousseau a été acquitté.  

 

Janvier 1894  -  Tentative d’assassinat.  -  Dimanche soir, une tentative d'assassinat suivie de vol de 3 fr. 50 à été commise sur le  nommé Aristide Delavenay, 58 ans porteur du journal le « Petit Parisien ». Ce crime, à été commis à 2 kilomètres de Condè-sur-ifs, où Delavenay est domicilié. Ce malheureux a été transporté chez lui. Il n'a pu jusqu'à présent prononcer une parole ni désigner les coupables. (Source B.N.)  

 

Janvier 1894  -  Tentative d’assassinat.  -  Nous avons annoncé qu'on avait trouvé sur la route de Maizières, à Condé-sur-Ifs, percé de nombreux coups de couteau, le nommé Aristide Delavinay, 58 ans, porteur de journaux, domicilié à Condé. Delavinay avait fait comme tous les jours sa tournée dans les communes voisines. 

Vers huit heures du soir, il quittait Maizières pour rentrer chez lui. En chemin, il a parlé à des vagabonds qui avaient une roulotte. Un peu plus tard, défait, attaqué et assommé. Sa figure ne forme plus qu'une bouillie, un des yeux est presque sorti de l'orbite, la face et le cou portent de nombreuses coupures qui ont dû être faites avec un couteau, le malheureux paraît aussi avoir été frappé à coups de talons de bottes et à coups de bâton. Le blessé, laissé pour mort, put cependant se traîner encore pendant environ cinq cents mètres, puis il fut recueilli par un cantonnier. 

Les assassins croyaient trouver sur lui une somme importante. Il n'avait que 3 fr. 50 dans un petit sac. On a arrêté les deux couples de vagabonds, voyageant dans des roulottes traînées par des chiens. Ces individus habitent Falaise. Delavinay n'est pas décédé, ainsi que le bruit en avait couru, mais son état est très grave. (Source B.N.)  

 

Mars 1894  -  Quatuor de coquins.  -  Le tribunal correctionnel de Falaise vient de juger les auteurs de l'agression dont a été victime le nommé Delavinay, de Condé-sur-Ifs, porteur de journaux, auquel on a volé 3 fr. 50 après l'avoir assommé. Ce sont les deux frères Binet et deux femmes. 

Les époux Binet, bien dignes l'un de l'autre, ont déjà subi de nombreuses condamnations, notamment une de 5 ans de prison pour le mari, et de 4 ans pour la femme, pour coups et blessures. Ils sont redoutés et sèment la terreur dans les campagnes, où, sous prétexte, les hommes d'exercer le métier de rémouleurs, les femmes de vendre des bibelots, ils mendient avec menaces, volant ce qu'on refuse de leur donner. Les époux Binet sont condamnés : la femme à 4 mois de prison, le mari à 1 mois, la fille Bénard à 2 mois, et son amant, le jeune des Binet, à 6 jours. L'aîné des Binet passera sans doute aux prochaines assises pour la tentative de meurtre commis sur Delavinay. (Source B.N.)

Mai 1906  -  Un meurtre.  -  Lundi matin, un drame terrible s'est produit dans la commune de Condé-sur-Ifs. À l'occasion des élections, plusieurs électeurs s'étaient réunis dans la nuit de dimanche à lundi dans un café situé près de l'église. Ils s'étaient livrés à de copieuses libations. Parmi eux se trouvait l'adjoint de la commune, M. Guillard.

Vers 2 heures du matin, les consommateurs quittèrent le café pour regagner chacun leur domicile. M. Guillard fut accompagné par deux amis, qui arrivant devant sa maison de lui demandèrent de leur offrir encore une tournée. Guillard refusa. On insista. Il entra dans sa cour et renferma la porte. Ses amis essayèrent de la forcer. Guillard alors s'empara de son fusil et tira deux coups dans la direction des assaillants. L'un deux fut atteint au côté et tomba raide mort. L'autre effrayé s'enfuit et alla chercher du secours.

Guillard, qui jouit d'une bonne réputation est marié et père de quatre enfants. Le parquet de  Falaise s'est rendu lundi l'après-midi à Condé-sur-Ifs pour procéder à une enquête. Guillard a été arrêté et conduit à la prison de Falaise où il a été écroué.

 

Novembre 1906  -  Crise municipale.  -  M. Guillard, adjoint au maire de Condé-sur-ifs, qui, on s'en souvient, tua le soir des élections législatives un journalier de sa commune et fut acquitté par la cour d'assises, vient de donner sa démission d'adjoint et de conseiller municipal. Il a été suivi dans sa retraite par MM. Gallot, Ruffin et Toutain. Les électeurs sont convoqués pour le 4 novembre à l'effet de compléter le conseil.  

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados. -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados. 

Bricqueville : Église ; Cagny : Choeur de l'église ; Campigny : Tour de l'église ; Cheux : Église ; Cintheaux : Église ; Colleville-sur-mer : Église ; Colombiers-sur-Seulles : Clocher de l'église, Menhir ; Condé-sur-Ifs : Église, Menhir dit " Pierre Cornue " ; Courseulles-sur-mer : Château, parties classées, le corps de logis principal, y compris la cheminée située au  premier étage du pavillon de droite ; Creully : Église ; Cricqueville-en-Bessin : Église ; Dives : Église ; Douvres : Clocher de l'église ; Ducy-Sainte-Marguerite : Clocher de l'église ; Ellon : Clocher de l'église ; Ernes : Clocher de l'église ; Etreham : Église ; Falaise : Église Saint-Gervais, Église de la Trinité, Château ; Fontaine-Etoupefour : restes du Château, etc ...

 

Juin 1926  -  Accident.   -  M. André Lesaulnier, cultivateur, revenait des champs avec un cheval lorsque celui-ci prit peur et en reculant abîma fortement une bicyclette qui était déposée contre un arbre. Il y a assurance.

 

Juin 1926  -  Syndicat d’électrification.  -   Les dossiers en vue de subvention, concernant les communes de Vieux-Fumé, Condé-sur-Ifs, Magny-la-Campagne, Damblainville et Fresné-la-Mère ont été déposés au ministère de l'Agriculture. Il y a tout lieu de croire que l'allocation d'État sera fixée incessamment.

 

Août 1926  -  Écrasé par un train.  -  M. Marie Louis, employé de chemin de fer, 28 ans, demeurant à Condé-sur-Ifs, a été écrasé par l'express du Mans à Rouen, entre le gares de St-Pierre-sur-Dives et Mézidon.

Il circulait à bicyclette entre les voies quand entendant siffler l'express à courte distance derrière lui, il descendit, perdit tout sang-froid et au lieu de se garer sur la voie libre, vint marcher sur la voie suivie par l'express. Le mécanicien qui l'avait aperçu ne put arrêter son train qu'une centaine de mètres après le lieu de ['accident. Marie était complètement broyé.

Avril 1927  -  Incident de route.  -  En traversant Condé-sur-Ifs, le cheval de Mme Bellais, cultivateur à Magny-la-Campagne, a pris peur, s'est emballé et a renversé M. Lecoulonge, 78 ans. Une roue de la voiture est passée sur la jambe gauche du vieillard qui a été gravement contusionné.  

 

Décembre 1927  -  Parents, veillez !  -  Mardi dernier, les époux Dekaert, journaliers agricoles à Condé-sur-Ifs, vaquaient à leurs occupations tandis que leurs quatre bébés se jouaient dans la maison.

Soudain, l'un d'eux, Michel, 4 ans, saisit une lampe à pétrole et l'alluma. Mais la lampe tomba et le pétrole, répandu sur les vêtements de l'enfant, pris feu. Le pauvre petit fut en un clin d’œil entouré de flammes. Aux cris des enfants, la mère accourut et put éteindre le feu qui dévorait le bébé et commençait à gagner les meubles. L'infortuné gamin fut porté à l'hôpital de Falaise avec de très graves brûlures aux cuisses et sur tout le corps.

 

Mars 1940  -  Une agression.  -  M. Lecerf Henri, 49 ans, ouvrier agricole, employé chez M. Baratte, à Condé-sur-Ifs, ayant passé la journée chez son neveu, M. Eugène Letouzé, demeurant à Magny-la-Campagne, quittait le domicile de ce dernier vers 2 heures du matin pour se rendre chez son patron.
En arrivant prés de l'église de Condé-sur-Ifs, il aperçut un individu qui venait dans le sens opposé, lorsque cet homme fut arrivé à sa hauteur, Il se jeta sur lui, le frappa d'un violent coup de poing à la face et le fit tomber à terre. Non satisfait, cet individu le frappa encore à coups de pied dans l'estomac et dans les côtes. Il lui déchira ses effets et lui enleva ses bottes.
Lorsque cet homme fut parti, M. Lecerf gagna la maison de son patron et dans la matinée étant revenu sur les lieux de l’agression, il retrouva ses bottes et ses affaires mais un couteau qu'il possédait et une somme de 7 francs qui se trouvait dans la poche de son pantalon, avaient disparu.
Il porta plainte à la gendarmerie et celle-ci ouvrit une enquête. C'est ainsi qu'on a pu identifier l'agresseur, M. Yves Vincent, 31 ans, employé chez un cultivateur de la commune de Ernes, qui a nié contre toute évidence.  

 

Janvier 1945  -  Une mystérieuse explosion.  -  Mme Catherine, foraine ambulante, demeurant à Condé-sur-If, était occupée à nettoyer sa cheminée, lorsq’une forte explosion se produisit qui mit le feu à ses vêtements et la brûla au visage et au mains. Une enquête est ouverte.

 

Février 1945  -  Les prêts aux cultivateurs sinistrés.  -  Les cultivateurs sinistrés des communes de Rouvres, Maizières, Condé-sur-Ifs, Vieux-Fumé, Magny-la Campagne, Le Bû-sur-Rouvres, Soignolles, Ouilly-le-Tesson, Ernes, Olendon, Perrières et Sassy qui désirent obtenir un prêt spécial à moyenterme pour 13 ans avec intérêt à 1,50 % en vertu de l’ordonnance du 17 octobre 1944, peuvent s’adresser à M. Robine, maire de Rouvres, président ou à M. Lesénéchal, notaire à Maizières, secrétaire de la caisse locale de Rouvres, qui leur donneront tous renseignement.

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 Pierre Celtique

(Dite la Pierre Cornue)

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