COQUAINVILLIERS

Canton de  Blangy-le-Château

Les habitants de la commune de Coquainvilliers sont des Coquainvillais, Coquainvillaises.


Juin 1867   -   Un accident.   -   Samedi soir, la femme du sieur Jacques Marie Philippe, cultivateur à Coquainvilliers, ennuyée de ne point voir rentrer son mari, qui était venu à notre marché, se décida à sortir pour aller à sa rencontre.

à deux ou trois cents mètres de sa demeure et dans un fossé qui longe la route, elle trouva le cheval et la voiture de son mari renversés, l'animal avait des pieds en l'air. Le sieur Philippe, pris sous le cheval, avait été broyé et ne donnait plus signe de vie.

 

Décembre 1868   -   Un incendie.   -   Dans la nuit de vendredi à samedi, un incendie considérable a dévoré une grange, un pressoir et des caves dépendant de la ferme Ozanne, située à la limite de la commune de de Coquainvilliers, près du château d'Argentelle, appartenant à Mme Veuve Lozier, à Saint-Philibert-des-Champs.

Le feu dont on apercevait les lueurs du sommet des collines qui dominent la ville de Lisieux, a commencé vers 10 heures du soir et ne s'est éteint qu'à 5 heures du matin.  

 

Octobre 1869   -   Fait divers.   -  Lundi, une querelle et une bataille d'ivrognes, survenues à Coquainvilliers, entre deux ouvriers couvreurs, ont déterminé l'entrée de l'un d'eux, un sieur Lechat, dans l'établissement hospitalier de Lisieux.

Lechat a eu une fracture de la rotule droite et une déchirure de l'aile du nez, cette dernière blessure est le résultat d'une morsure que lui a faite son adversaire. On ne saurait trop s'élever contre ces mœurs de sauvages qui portent des camarades d'atelier à sa briser les membres et à se manger le nez.

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  Encore deux incendies qui nous sont transmis par notre correspondant de Coquainvilliers :

Le premier à Coquainvilliers : le 23 novembre, M. Alphonse Guesnet, propriétaire au Breuil, passait par la roule de Coquainvilliers vers les 9 heures, du soir, lorsqu'il vit le four de M. Huet enflammé. M Guesnet éveilla aussitôt le fermier, prit des brocs et éteignit ce commencement d'incendie, la perte, couverte par  l’Assurance Mutuelle, peut être évaluée à 20 francs, mais les dégâts auraient été considérables si on n'y eût apporté de prompts secours, à cause des bâtiments voisins couverts en chaume.

Le 2e sinistre a eu lieu au Breuil, dans la nuit de dimanche à lundi, un bâtiment couvert en chaume et à usage d'étables, a été complètement brûlé. Ce bâtiment appartenait à M. Loriot, cultivateur à Pierrefitte. La perte est évaluée de 4 à 500 fr., non assuré. M. Guesnet est encore un de ceux qui est arrivé des premiers pour porter des secours. Dans ces incendies on  attribue la cause du feu à la malveillance.  

 

Juin 1871   -  Fait divers.   -   Il y a certaine actes de brutalité, de férocité même, qu'on ne peut laisser passer sans, les flétrir. L'un de ces actifs,  commis il y a quelques jours à Coquainvillers, par un maître sur son jeune domestique de 14 ans, vient de causer la mort de celui-ci.

Le maître, en partant au marché voisin, avait recommandé au jeune homme de sarcler tout ou partie d'un carré de jardin, au retour et légèrement échauffé, nous dit-on, par les libations de la journée, il se montra très mécontent du travail de l'enfant, le saisit par les flancs et l'enleva de terre, en lui comprimant violemment les entrailles, et finalement le lança à distance sur le sol.

L'enfant se releva brisé et se plaignant de vives douleurs dans le corps, il put néanmoins rentrer chez son père, le lendemain matin, il voulut se lever pour retourner chez son maître, mais au bout de quelques minutes seulement, il rentrait pour se remettre au lit et n'en ressortait que mort huit jours après. Le maître s'appelle Lamare, l'enfant était le jeune Alphonse Vasse.  

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, lesr jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mars 1873   -   Prenez garde à vous !   -  Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.

 

Mars 1873   -   Un vieillard mort brûlé.   -  Un vieillard de 72 ans nommé Vauquelin, demeurant à Coquainvillers, près Lisieux, ayant voulu, pour préparer son modeste repas, allumer du feu dans un bois où il travaillait, le vent chassa dans les broussailles voisine la braise qu'il avait eu beaucoup de peine à obtenir. Entouré subitement par un tourbillon de fumée, ce malheureux tomba suffoqué au milieu même du foyer qu'il avait allumé. Attirés par la fumé qui s’élevait en tourbillon, les gens du voisinage trouvèrent Vauquelin horriblement brûlé. Transporté à l'hospice de Lisieux dans un état affreux, ce malheureux vieillard est mort quelques heures après.

 

Septembre 1873   -   Vols de chevaux.   -   Dans la nuit du 18 de ce mois, un voleur s'est introduit dans l'écurie du château de Pontif, commune de Coquainvillers, appartenant à M. James, pharmacien à Paris. Mme James, actuellement au château, n'a rien entendu ainsi que ses domestiques. Le voleur est entré dans l'écurie, dont la porte n'était pas fermée à clef, il a détaché la jument et il l'a emmenée. Les traces de pas relevées indiquent que le voleur s'est dirigé vers Pont-l’Evêque.  

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Coquainvilliers, restauration du presbytère, 150 fr.

 

Juin 1880  -  Les orages.  -  Nous traversons en ce moment une déplorable période de mauvais temps. Jeudi et vendredi derniers, des orages d'une extrême violence ont éclaté sur plusieurs points du département et y ont causé des accidents. Vendredi, la foudre est tombée dans la plaine de Moult-Argences sur une maison non habitée, dans laquelle s'étaient réfugiés six ouvriers et un berger. Les nommés Henri-Félix, dit Caudelair, berger à Moult ; Amand Bornier, carrier à Bellengreville, et Hippolyte Houel, carrier à Benouville, ont eu des contusions et des brûlures graves et sont restés longtemps sans connaissance : les autres en ont été quittes pour la peur. La toiture de la maison a été défoncée et les vitres ont été brisées. Il avait été déposé en ce lieu trois kilogrammes de poudre de mine dans un baril. Par un hasard providentiel, la foudre ne les a pas atteints.

A Ranville, la foudre a traversé la toiture d'une maison et, arrivée au rez-de-chaussée, est sortie par la fenêtre en passant devant une jeune fille en train de travailler et qui n'a eu que la peur. Les carreaux ont été tous cassés, à l'exception d'un seul que la foudre a percé d'un trou parfaitement rond. A Caen, le tonnerre s'est abattu sur la barque du batelier qui habite à l'extrémité du cours Cafarelli. L'embarcation a été séparée en deux parties par le choc et a coulé.

A Caumont, l'orage s'est déchaîné avec une violence extrême. Les chemins charriaient des masses d'eau, les ruisseaux ordinaires sont bientôt devenus des torrents. Dans les jardins, les dégâts ont été grands, les herbes sont roulées, sur certains points, les récoltes ont été hachées.

Dans l'arrondissement de Lisieux, sur divers points de la contrée, et notamment sur les communes de Manerbe, de Coquainvilliers et du Torquesne, la grêle est tombée avec une violence inouïe et a haché les blés. Les grêlons avaient l'épaisseur d'une grosse noisette. Les dégâts sont considérables et montent à plus de 60,000 francs.  

 

Octobre 1888  -  Adultère.  -   Auguste Lenoir, 40 ans, charpentier, né à Mesnil-Bacley, a été pris en flagrant délit d'adultère, à Coquainvilliers, avec la dame Joséphine Mariolle, âgée de 29 ans. Ils ont été arrêtés par les gendarmes et conduits à la prison de Lisieux.  (source B-N)

 

Février 1891  -  Enfant abandonné.  -  Dimanche matin, le sieur Auguste Folière, domestique à Dozulé, qui avait laissé sa voiture pendant la nuit sur la route, à Coquainvilliers, a trouvé à l'intérieur une petite fille de quelques heures, enveloppée dans un mouchoir. Il l'a portée à l'hospice de Lisieux.   (source B-N)

 

Octobre 1891  -  Une gaillarde.  -  La dame Le-gros, de Coquainvilliers, rentrant l'autre soir chez elle, aperçut un malfaiteur caché derrière, un meuble. Sans se décontenancé, elle saisit son revolver et somma le voleur de se laisser arrêter. Il ne fit aucune résistance et la gendarmerie prévenue vint le chercher. C'est un nommé Pierre Colombel, 23 ans, né à Coquainvilliers, sans domicile. (source B-N)  

 

Mai 1894  -  Musique.  -  Au concours du Havre, beau temps et foule. Ont obtenu des prix : Les Enfants de la Plage de Trouville, 29 exécutants ; la fanfare de Beuzeval-Houlgate, 31 exécutants, et la fanfare de Manerbe et Coquainvilliers, 20 exécutants. 

—La réunion musicale, en forêt, qui a eu lieu dimanche à Montfiquet, près Balleroy, a très bien réussi.  

 

Juin 1894  -  Enfant écrasé.   -  Mercredi l'après-midi, le petit garçon de M. Robert, journalier à Coquainvilliers, âgé de 5 ans 1/2, sortait de l'école au moment où passait une voiture conduite par M. Buchard fils et dans laquelle ce trouvaient le curé du Breuil et M. Poupry, cultivateur à Fierville-les-Parcs, qui revenaient d'une inhumation à Norolles. Le petit Robert ayant laissé tomber son crayon ou son porte-plume voulut le ramasser sans prendre garde à la voiture qui arrivait sur lui. La roue lui passa sur le corps et il fut écrasé. Les voyageurs ne se sont même pas rendu compte de l'accident, ils continuaient tranquillement leur route et ne se sont arrêtés qu'en entendant les cris de désespoir du malheureux père, témoin de la mort de son enfant. (Source B.N.)

 

1905  -  l'inventeur lexovien Paul Cornu invente et réalise les premiers essais de son hélicoptère. Cela fit un grand bruit dans toute l'Europe.

 

Novembre 1907  -  Le 13,  Paul Cornu fait décoller le premier hélicoptère. l'appareil avec son constructeur et son frère comme passager, s'élèvent de 30 centimètres pendant quelques  instants. Ainsi est né une des plus belles inventions du XXème siècle qui a fait de Coquainvilliers un haut lieu de l'aviation !

 

Juillet 1916  -  Les déserteurs.  -  Nous avons déjà exposé, à plusieurs reprises, les dangers auxquels s'exposent les personnes donnant asile aux déserteurs. C'est d'abord le Conseil de guerre qui les guette, puis les déserteurs étant, à peu d'exceptions prés, des gens sans aveu, des repris de justice toujours à l'affût de mauvais coups, ceux qui les recueillent risquent de devenir tot ou tard leurs victimes. Des journaliers de Coquainvilliers, près Pont-l'Evêque, les époux Guéret, avaient occupé, quelques jours, un nommé Ressencourt, originaire de Manerbe, évadé de la prison de Lisieux, où il était en prévention de Conseil de guerre, ils n'ignoraient pas la situation illégale de Ressencourt, mais ils n'avaient pas cru mal faire, ont-ils déclaré. Poursuivi devant le Conseil de guerre de Rouen, Guéret a été condamné à deux mois de prison.  

 

Août 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Inutile de parler de la chaleur, tout le monde la sent. Nous sommes dans la canicule, cela ne veut pas dire qu'il doit faire un temps de chien, mais tout bonnement que le soleil traverse en ce moment la constellation du Grand Chien dont Sirius (Invisible en ce moment, bien entendu) est l'étoile la plus brillante du ciel. Si la récolte des foins se fait admirablement, les herbages et prairies commencent à souffrir de la sécheresse, car il n'a pas plu depuis près d'un mois. 

 

Août 1916  -  Ne donnez pas asile aux déserteurs.  -  Nous avons dit dans un précédent numéro qu'un sieur Guéret, de Coquainvilliers, avait été condamné à deux mois de prison, par le conseil de guerre de Rouen, pour avoir donné asile au soldat déserteur Ressencourt. Un cultivateur de Formentin, Georges Bossey, qui avait aussi donné aide et asile à Ressencourt, vient d'être condamné, à son tour, à un an de prison. Bossey est père de six enfants. Les gendarmes auraient pu s'emparer déjà de Ressencourt, évadé depuis plusieurs mois de la prison de Lisieux, sans l'aide que donnent, par crainte, à ce mauvais soldat les habitants de la région. Espérons que les sanctions prises par le conseil de guerre de Rouen seront d'un salutaire exemple.

 

Avril 1917  -  Si le blé manquait !  -  Il y a seulement une soixantaine d'années, on ne comptait pas exclusivement sur le blé pour faire le pain. Les céréales de printemps, orge, sarrasin, maïs, faisaient le fonds de la nourriture de nos paysans, suivant les régions. Chez nous, on mangeait du pain d'orge qui était frais et excellent, et on mêlait la farine de seigle à celle du froment. La galette et la bouillie de sarrasin étaient aussi consommées en quantité, aussi bien en Normandie, qu'en Bretagne. Ailleurs on mangeai des « gaudes » de maïs, s’il est trop tard pour refaire les blés manqués, on peut encore, en avril, semer d'autres céréales, et même des pommes de terre tardives. Ce serait trop bête de souffrir de la faim, l'hiver prochain, sur la terre la plus fertile du monde. 

 

Avril 1917  -  La misère !  -  On a trouvé, ces jours derniers, dans un petit bâtiment, dans la cour de M. Dumont, journalier à Coquainvillier à canton de Blangy-le-château, le cadavre d'un sieur Alphonse Crestey, 48 ans. La mort remontait à deux mois environ. On croit que ce malheureux, qui vivait de la charité publique et ne jouissait pas de toutes ses facultés, a succombé à une congestion causée par le froid.

 

Avril 1917  -  Pâques mouillées  -  Le temps continue d'être très mauvais. II pleut, il neige, il grésille, il giboule sans interruption et même, hier, il a tonné. C'est étonnant ! Le pis, c'est que rien ne pousse et qu'il n'y a pas d'herbe pour les bestiaux. Le foin a atteint des prix fantastiques, les semences ont souffert et beaucoup seraient à refaire, malheureusement il est trop tard. Pourtant ne désespérons pas, une simple saute de vent peut ramener le beau temps et la chaleur. N'empêche que cet hiver 1916-17 aura été un des plus rigoureux et des plus longs que nous avions jamais éprouvés en Normandie.

 

Mai 1923  -  Découverte d’un cadavre.  -  On a couvert dans la Touques, à Coquainvilliers, le cadavre d'un homme en état complet de décomposition. C'est celui de Leroy Isidore, 74 ans, à Fervacques.

 

Octobre 1943    -   Fait divers.   -   Six enfants jouant au bord de la Touques, à Coquainvilliers, ayant voulu par jeu traverser la rivière sur un radeau, celui-ci chavira soudain, précipitant tout le monde à l'eau. Heureusement, un courageux témoin, André Olivier, 24 ans, plongea dans la rivière profonde de 3 m. et put sauver les 3 petites Macquaire, Jacqueline, Thérèse et Marthe qui se seraient infailliblement noyées sans cette prompte intervention.

Pendant ce temps, les 3 autres enfants avaient réussi à gagner la rive par leurs propres moyens. M. Olivier a bien droit aux plus vives félicitations pour ce bel acte de courage.

 

Février 1944    -   Fait divers.   -   Armés d'un sabre et de pistolets, trois individus masqués ont pénétré dans la maison de M Marcel, moulin de Coquainvilliers, ils ont visite tous les appartements et, sous la menace du revolver, sont fait remettre 5.000 francs.  

 

Avril 1944    -   Fait divers.  -  A la suite des nombreuses agressions à main armée dans la région de Pont-l'Evêque, la gendarmerie a procédé à des recherches qui viennent d'aboutir à quatre arrestations. L'un des principaux auteurs, Jean Cumont, 19 ans, sans profession, à Saint Hymer, a été le premier appréhendé. Il reconnut s'être présenté dans la soirée du 29 janvier chez un cultivateur de Pierrefitte-en-Auge, M. Prévost et lui avoir soustrait 130.000 fr., 20.000 fr. de bijoux, des pièces d'or et d'argent. Il déclara avoir été accompagné par Fernand Thouret, 18 ans, cultivateur. 

Thouret arrêté, ne put que confirmer les déclarations de Cumont. Les deux jeunes gens avouèrent par la suite avoir commis une agression en compagnie d'un nommé Marcel Tantet, 20 ans, cultivateur, à Saint-Hymer, le 16 février, à 21 h., à la ferme Moulin, à Coquainvilliers, et s’être appropriés 3.000 fr. Cumont et Thouret étaient armés chacun d'un revolver acheté à des réfractaires, Tantet possédait en outre un sabre de cavalerie et un revolver qui lui avait été remis par le nommé Robert Eugène, 53 ans, bûcheron. Interrogé a son tour, ce dernier a été arrêté.

Coqainvilliers  -  Distillerie des Calvados Boulard

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Alain Mest