CORDEBUGLE

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune de Cordebugle sont des Cordebuglais, Cordebuglaises.

1825  -  Courtonnel a été  absorbée en 1825 par Cordebugle.

 

Octobre 1868   -   Un incendie.   -   Un incendie a éclaté le 4 de ce mois, vers 10 heures du matin, à Cordebugle, et a consumé un corps de bâtiment à usage de blanchisserie, grange et bûcher, 2 700 gerbes de blé, du fourrage, du bois de chauffage et divers objets, le tout appartenant au sieur Ledain, propriétaire en cette commune.

Le feu a été mis par l'enfant du sieur Ledain, à l'aide d'allumettes chimiques qu'il s'était procurées à l'insu de ses parents.  

 

Décembre 1869   -   Un drame.   -  Les époux Boullais, journaliers, habitaient un coin isolé dans la commune de Cordebugle, ils avaient quatre enfants dont le plus jeune, Marie-Célestine avait à peine quelques mois. Depuis longtemps déjà on avait remarqué que ces pauvres petits étaient à peu près complètement abandonnés par leurs parents. Le père venait quelquefois le soir leur jeter un morceau de pain, la mère menait une mauvaise vie, et quand ils avaient trop faim, ils faisaient griller des racines pour manger.

Dernièrement, la jeune Marie-Célestine Boullais mourut, on soupçonna qu'elle était morte faute de soins, peut-être de faim, l'indignation publique dénonça à la justice les époux Boullais, qui ont été arrêtés.

MM. les magistrats instructeurs sont allés jeudi à Cordebugle, ils ont fait exhumer le cadavre dont l'autopsie a été faite par M. le docteur Nolla. L'information se poursuit.

Ces enfants ont été amenés et déposés à l'hospice de Lisieux, où ils vont recevoir les bons soins qui leur manquaient si complètement au foyer paternel.

 

Décembre 1869   -   Fait divers.   -  La poste, ne pouvant égaler la vitesse de la télégraphié, essaie au moins d'accroître la rapidité des correspondances.

Dans ce but, les facteurs ruraux vont être autorisés à prendre le chemin de fer toutes les fois qu'il conduira aux communes qu'ils ont à desservir, Nous applaudissons franchement à cette mesure, qui apportera une grande célérité dans la correspondance et qui améliorera la situation pénible des facteurs qui desservent la campagne.

 

Janvier 1870   -   Fait divers.   -  Un commencement d'incendie accidentel a éclaté dans la nuit du 29 décembre en la commune de Cordebugle, et a détruit quelques effets d'habillement en mauvais état, appartenant à la nommée Sébire et à son fils.

La perte, quoique insignifiante, laisse dans la plus grande misère ces deux malheureux qui n'ont aucun moyen d'existence et vivent du produit de la charité publique.  

 

Décembre 1871   -  Fait divers.   -  Samedi dernier, vers six heures du matin, une double tentative d'assassinat a été commise dans la commune de Cordebugle, pres Lisieux, sur les sieurs Stanislas Condret et Charles Houlley, cultivateurs audit lieu.

Voici dans quelles circonstances cette tentative criminelle s'est produite : Le nommé Louis Hervieu, âgé de 45 ans, journalier au Cordebugle, avait eu un procès qu'il perdit il y a quelque temps, et dans lequel ont comparu comme témoins MM. Condret et Houlley. Voulant s'en venger, Hervieu se rendit d'abord chez M. Condret, adjoint, qu'il trouva près de sortir de sa maison, lui présentant un papier, sur lequel il avait écrit des menaces, il lui dit : « Je suis chargé de rapporter la réponse à cette lettre. » M. Condret se disposait à lire, lorsqu'une balle siffla à son oreille, et fut s'aplatir derrière lui, sur le mur, le laissant qu'une légère trace de brûlure aux cheveux. Hervieu ne laissa pas à M.Gondret le temps de prendre son fusil, que celui-ci courait chercher, il prit la fuite et disparut, grace à l'obscurité.

Cependant, tout à ses projets de vengeance, il se mit à la recherche de M. Houlley, maire, le rencontra et lui tira à bout portant un coup de pistolet, 1e coup rata heureusement et M. Houley put fuir et échapper à ce furieux.

Restait encore pour Hervieu, une vengeance à tenter : il se rend au presbytère, que fort heureusement le curé venait de quitter pour se rendre à Lisieux prendre le chemin de fer, c?est évidemment a cette circonstance que M. l'abbé Lecapitaine doit sinon sa vie, du moins de n'avoir point été attaqué par ce misérable.

Enfin, Hervieu ayant manqué ceux qu'il poursuivait de sa haine, ne se manqua pas, lui, il choisit pour finir une aussi triste vie le cimetière de la commue et dans la cimetière la fosse da sa femme enterrée, depuis quelques années. S'étendant sur ce lit funèbre, il se tira dans l'a bouche un coup de pistolet qui lui traversa la tête et détermina instantanément la mort.

Ces événements causèrent un grand émoi dans la commune, et quelques habitants qui se trouvaient au marché de Lisieux et ignoraient, la mort de ce forcené, hésitaient, samedi soir, à rentrer dans leurs domiciles. 

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Cordebugle, travaux au presbytère, 50 fr.

 

Mai 1888  -  Incendiaire de 72 ans.  -  Un bâtiment, à usage d'étable, appartenant au sieur Eugène Vallet, journalier à Cordebugle, canton d'Orbec, a été brûlé. L'auteur de cet incendie est âgé de 72 ans, c'est le père de l'incendié. C'est, dit on, la misère qui a poussé ce vieillard infirme, à incendier volontairement un bâtiment appartenant à son fils, qui refuse de le nourrir, sous prétexte qu'il n'est pas son seul enfant. Vallet a mis le feu afin de se faire mettre en prison pour avoir du pain. On l'a arrêté. L'immeuble brûlé est estimé 550 fr.  

 

Septembre 1888  -  L’immoralité à la campagne.  -  A Cordebugle, on a constaté des outrages publics à la pudeur, commis dans des conditions inimaginables de saleté, par une fille Drouet, âgée de 27 ans.  

 

Novembre 1891  -  L’assassinat de Cordebugle.  -  Lundi, à Cordebugle, une dame Eugène Valette, 38 ans, a été trouvée étranglée chez elle, Pendant l’absence de son mari et de son enfant, un individu est entré dans son domicile. Il l'a frappée, puis, voyant qu'elle allait appeler, il l'a bâillonnée, puis étranglée avec une corde. Il a ensuite fouillé les meubles et pris 140 francs. 

Les soupçons se sont portés sur un journalier de Cordebugle, Maximin Baudrouet, 37 ans. Il nie tout, mais l'examen de ses vêtements a révélé de nombreuses traces de sang dont il ne peut indiquer la provenance. Il a été arrêté. L'enquête continue.  (Source B-N)  

 

Novembre 1891  -  L’assassinat de Cordebugle.  -  En relatant l'assassinat de la femme Valette, de Cordeblugle, nous avons annoncé l'arrestation d'un individu de la commune, un nommé Maximin Beaudrouet, âgé de 27 ans, inculpé de ce crime. Il nie énergiquement. Cependant, il ne peut expliquer la provenance d'une chemise tachée de sang qui était en sa possession. D'ailleurs, il a eu soin de ne plus laisser aucun doute sur sa culpabilité, en tentant d'échapper aux gendarmes qui l'avaient enfermé dans la chambre de sûreté de l'Hôtellerie. Sa femme, âgée de 24 ans, a été également arrêtée. 

Le crime a dû être commis dans la matinée. Beaudrouet, qui était en relations avec les époux Valette, a du venir chez eux et, après avoir engagé la conversation avec la femme Valette, il lui aura jeté au cou le lacet qui l’a étranglée. Puis, la mort ne venant peut-être pas assez vite, il lui a piétiné, le visage avec une telle violence que la victime a eu la mâchoire -brisée. Il à dû s'emparer d'une somme de 152 fr. dont 140 appartiennent à la Charité de Cordebugle.   (Source B-N)  

 

Juin 1892  -  Les condamnés à mort.  -  Quelques lignes hâtives publiées par l'un de nos confrères au sujet de Tardieu, condamné à mort pour assassinat d'un gardien de Beaulieu, ont mis sur pied, pendant plusieurs nuits, les amateurs d'exécution. Comme nous l'avons dit dans notre dernier numéro, il est probable que Tardieu, à cause de ses antécédents, ne sera pas gracié, le jour de son exécution est même proche. 

Le pourvoi en cassation de Tardieu a été rejeté le même jour que celui de Beaudrouet, qui a étranglé une femme à Cordebugle, mais ce dernier ne sera pas exécuté. 

Si, comme tout l'indique, Tardieu n'est pas gracié, on se demande s'il sera guillotiné sur les fossés Saint-Julien ou à Beaulieu comme exemple. C'est d'habitude l'administration municipale qui indique le lieu où doit être élevée la guillotine. La mairie n'a pas encore eu à se prononcer. 

L'un de nos confrères, bien placé pour savoir ce qui se passe dans la cellule des condamnés, nous apprend que Tardieu et Beaudrouet sont enfermés dans la même cellule et surveillés, jour et nuit, par deux gardiens et deux détenus. Leur attitude est bien différente. Beaudrouet est triste et n'est rien moins que rassuré. Il s'inquiète beaucoup du sort de son pourvoi en cassation. Il ne sait pas, quant à présent, que ce pourvoi est rejeté. Tardieu, au contraire, est plein de confiance, étant trop jeune, dit-il, pour que le président de la République le laisse exécuter. Il a fort bon appétit, fume beaucoup et joue avec ses gardiens, surtout au « damier ». Il écrit ses mémoires.  (Source B.N.) 

 

Juillet 1900  -  Découvert d'un cadavre. -  On a découvert le cadavre d'un nommé Isidore Boulaye, 67 ans, journalier à Cordebugle, hameau de la Halboudière. M. Le docteur Estable n'ayant pu se prononcer sur les causes de la mort, le parquet de Lisieux, prévenu, s'est transporté mardi sur les lieux, accompagné de M. Le docteur Lesigne a conclu que Boulaye était mort d'une congestion.

 

Juin 1903 -  Lugubre découverte.  -  Est-ce un crime ? Vendredi soir, vers 6 heures, des terrassiers de l'entreprise Caillot, occupés à construire une route sur le territoire de la commune, en creusant une tranchée dans le chemin dit des " sablons ", ont découvert à 50 centimètres de profondeur un squelette assez bien conservé. Aucune trace de cercueil n'a été relevée.

Les auteurs de cette découverte ont cru reconnaître, à la forme du crâne, que le squelette était celui d'une femme. L'émail des dents était absolument intact. On se demande à quelle  époque pourrait remonter la mort et quelle en a été la cause.

 

Mars 1924  -  Chasse aux sangliers.  -  Dans une chasse organisée dans les bois d'Audigné, M. Laine, lieutenant de louveterie accompagné de M. Toullet de Drucourt a tué un solitaire de 90 kilogrammes.  

 

Août 1924  -  Érection d’un calvaire.  -  Une grandete aura lieu à Cordebugle, le dimanche 14 septembre prochain, à l'occasion de la bénédiction d'un calvaire dù à la générosité des habitants. Cette fête aura lieu à 3 heures de l'après-midi, sous la présidence de M. le Curé-Doyen d'Orbec.  

 

Août 1940  -  Destruction d'arbres.  -  Mme Mallet, demeurant à Cordebugle, locataire de M. Risselin, a fait l'objet d'un procès-verbal de la part des gendarmes de la brigade de l'Hôtellerie, pour destruction d'arbres.

Elle a reconnu qu'elle ne pouvait disposer, d'après son bail, que du bois des haies, et n'a pas donné explication valable au sujet de la coupe de 120 mètres de long et d'une largeur de 2 mètres de baliveaux et de bois de chauffage.

 

Décembre 1944   -   Un cultivateur sauve deux enfants.    -   Un incendie qui après avoir pris naissance dans une cuisine, gagna un grenier rempli de foin, a détruit la maison de M. Vabres, cultivateur à Cordebugles. Accourant sur les lieux du sinistre, ce dernier parvint à sauver ses deux enfants âgés de 3 et 2 ans qui se trouvaient seuls dans l'habitation.

CORDEBUGLE  (Calvados)   -   L'Église

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