CORMELLES - le - ROYAL

Canton de Caen

Les habitants de la commune sont des Cormellois, Cormelloises


Septembre 1869   -   Fait divers.   -   Sur la demande de M, le maire de Cormelles-le-Royal, l'Impératrice a accordé un secours de 60 fr. à la veuve Dubos, qui vient d'entrer: dans sa 104e  année  

 

Juillet 1870   -  Fait divers.   -   Après plusieurs années d'un sommeil regrettable, Cormelles-le-Royal s'est réveillé dimanche dernier pour fêter la Saint-Martin. Plusieurs milliers de personnes étaient venues de Caen et des campagnes environnantes pour assister à cette résurrection. Le succès a été complet, grâce au zèle, persévérant des jeunes gens organisateurs, secondés par les habitants et par M. Leroy, maire de la commune.  

 

Août 1870   -  Mobilisation.   -    Le sieur Charles Galibourg, de la commune de Cormelles, âgé de 69 ans, ayant servi autrefois dans le 12e léger, vient de passer un engagement avec le 93e  da ligne, dont le dépôt est à Caen. Il est maintenant, incorporé et doit partir au premier jour pour la frontière. Ce brave militaire, déjà décoré d'une médaille de sauvetage, est encore très ingambe, très alerte, et il espère, comme il  le dit « faire sa part ».  

 

Juillet 1880  -  Les suites des orages.  -  On ne connaît pas encore le chiffre exact des dégâts causés dans le département par les derniers orages. Il dépasse: certainement plusieurs millions. Dans une seule commune, Avenay, les pertes s'élèvent à 400 000 fr., cinquante hectares de blé, orge et colza, sont complètement détruits. Un seul propriétaire perd 40 000 fr.

Sur la ferme, d'Athis, près Caen, les pertes dépassent 10 000 fr. Les communes de Ste-Honorine-du-Fay, Maltot, Vieux, Amayé, Feuguerolles et Bully ont été également fort maltraitées. De petits cultivateurs ont tout perdu. A Ifs, Cormelles, Allemagne, les pertes dépassent 25 000 fr., pour eux, c'est la ruine complète, car la plupart avaient négligé de se faire assurer. Il y a eu également beaucoup de mal dans l'arrondissement de Bayeux.

Le ministre de l'intérieur en présence de ces sinistres, a comme nous l'avons dit, envoyé un premier secours de 10 000 fr., destiné à être réparti entre nos malheureux compatriotes éprouvés par l'orage.

Mercredi soir, à Caen, la foudre a tué une vache appartenant au sieur Bertin, près le cimetière Saint-Pierre. Le fluide électrique est tombé également dans le parc de l'Hôtel-Dieu, mais n'y a occasionné aucun accident. Cet orage a causé aussi de grands ravages dans presque toute la France, ainsi que le constatent les renseignements.

 

Septembre 1880  -  Les orages.  -  Lundi un orage, accompagné d'éclairs et de coups de tonnerre, a éclaté sur la ville et les environs, vers neuf heures du soir. Les éclairs étaient surtout d'une clarté effrayante, et sillonnaient l'espace à courts intervalles. La foudre est tombée sur une meule de blé voisine du camp de Cormelles, et l'a consumée.

Les orages se succèdent dans les environs de Bayeux. Jeudi dernier, pendant la nuit, la foudre est tombée sur le presbytère de Bucéels, elle a causé des dégâts assez considérables à la cheminée de la cuisine, aux rampes du gable et au gable lui-même.

Un orage épouvantable a encore éclaté lundi soir sur notre littoral et s'est particulièrement fait sentir entre Courseulles et Ouistreham. L'un des gardes-barrière de la ligne de la mer, émotionné par les coups de tonnerre et sans doute par autre chose aussi, frappait vers minuit à toutes les portes de Saint-Aubin pour demander un asile. Une âme charitable lui a accordé l'hospitalité, et notre homme, au petit jour, a regagné son logis sans demander excuse aux nombreuses personnes qu'il avait réveillées.

Lundi, à Honfleur, l'orage a été très violent. La foudre est tombée dans divers endroits, on cite entre autres une ferme située à Gonneville, appartenant à M. Lance-Briant et occupée par M. Thomas Moulin, le fluide électrique y a causé d'assez grands dégâts, une cheminée a été lézardée et une partie du toit a été détruite. Ces pertes sont couvertes par les assurances.  

 

Mai 1891  -  Accident.  -  Au cours des manœuvres au camp de Cormelles, le lieutenant Defer, du 5e , galopait à fond de train, quand un de ses étriers vint à se rompre. Le malheureux officier tomba et resta étendu sans connaissance. On craint des lésions internes.

 

Avril 1917  -  Voul’ous vend vos caudières ?  -  L'État cherche à acheter du cuivre et, de préférence, en France. Aussi a-t-il fait savoir qu'on pourrait lui proposer les alambics devenus sans usage, depuis la loi sur l'alcool. Mais peut être nos bouilleurs auxquels, avec cruauté, on a leur crû ôté, aimeront-ils mieux les conserver quand même. On ne sait jamais ce qui peut arriver !

 

Avril 1917  -  Pâques mouillées  -  Le temps continue d'être très mauvais. II pleut, il neige, il grésille, il giboule sans interruption et même, hier, il a tonné. C'est étonnant ! Le pis, c'est que rien ne pousse et qu'il n'y a pas d'herbe pour les bestiaux. Le foin a atteint des prix fantastiques, les semences ont souffert et beaucoup seraient à refaire, malheureusement il est trop tard. Pourtant ne désespérons pas, une simple saute de vent peut ramener le beau temps et la chaleur. N'empêche que cet hiver 1916-17 aura été un des plus rigoureux et des plus longs que nous avions jamais éprouvés en Normandie.

 

Avril 1917  -  Le passé qui remonte.  -  En terrassant, dans la plaine de Mondeville et de Cormelles, pour l'établissement d'une usine, on met a jour un curieux vestiges de constructions gaulois et de fours. On y retrouve aussi de curieux débris de poteries et d'objets de métal, et il y a quelque temps, de patients chercheurs y ont même découvert de précieuses monnaies gallo-romaines.  

 

Septembre 1917  -  L’allongement des tramways .  -  Cormelles nage dans la joie. Elle (dame ! c'est une commune!) va avoir son tramway ! A la vérité, c'est surtout pour l'usine pyrotechnique que cette ligne nouvelle sera établie, mais toute la banlieue caennaise en profitera. C'est environ trois kilomètres de voie à construire. Les travaux vont commencer incessamment. Pour le coup, la Cie va être bien forcée de trouver du matériel et du personnel également neufs. Si elle pouvait, par la même occasion, renouveler aussi l'un et l'autre, en ville, quelle aubaine pour les Caennais !

 

Mai 1924  -  Mordu par un chien.  -  Le 4 mai, Mme veuve Augustine Duillot attendait le tramway de Caen à Falaise, en gare de Cormelles, accompagnée de son fils Désiré, âge de 13 ans, lorsque quelques minutes avant le départ du train le chien de la receveuse se jeta sur l'enfant et le mordit cruellement au mollet. Le docteur Boivin lui a prodigué ses soins et le chien va être examiné.

 

Août 1926  -  Une explosion au dépotoir de Cormelles.  -  Un chiffonnier est grièvement blessé.
Hier après-midi le nommé Pierre Legouil, journalier, 84, rue Caponière, s'était rendu au dépotoir public des Carrières de Cormelles pour y ramasser des chiffons qu'il vend à des brocanteurs. A un moment donné, il alluma une cigarette et jeta son allumette sur les détritus qu'il venait de trier. Par suite de la présence de matières explosives, une détonation se produisit accompagnée d'une gerbe de flammes. Le malheureux qui avait des brûlures très graves à la figure et aux mains dut être transporté à l'hôpital. On craint qu'il ne reste atteint de cécité. Il a été impossible de déterminer les causes exactes de cet accident
.

 

Décembre 1926  -  Le fermier est volé. — M. Émile Harel, cultivateur à Cormelles, s'était aperçu que depuis quelque temps il était victime de vols nombreux. Ses soupçons se portèrent sur un journalier à son service, Menet Jean, 24 ans. Interrogé par la gendarmerie de Caen, il a reconnu avoir soustrait une certaine quantité d'orge et d'avoine, mais que la plupart des vols avaient été commis avec son camarade Ancelin, 26 ans, ouvrier des lignes téléphoniques. Il l'accusa notamment d'avoir dérobé 15 poules à M. Harel. Menet Jean a été déféré au Parquet et écroué après ses aveux. On recherche activement son complice.

 

Mai 1927  -  Les ailes brisées.  -  Dimanche dernier, arrivaient au camp de Cormelles, près de Caen, trois avions militaires pour effectuer, avec le 43e d'artillerie, des exercices d'observation et de T.S.F. Or, lundi soir, l'un d'eux, en atterrissant, a été pris part une rafale de vent et jeté sur le côté.

Les dégâts matériels sont assez importants. Néanmoins, les manœuvres ont pu avoir lieu normalement.

 

Mars 1943   -   Distribution de pâtes.  -   La mise en distribution des 750 grammes de pâtes alimentaires prévus au titre des suppléments nationaux pour le mois d e février, aura lieu à partir du lundi 15 mars.

Elle sera effectuée contre remise du ticket DW de février de la carte de denrées diverses (impression rouge) et aux seuls consommateurs de Caen, Mondeville, Colombelles, Giberville, Cormelles, Venoix et Saint-Germain-la-Blanche-Herbe.

 

Janvier 1944    -   Ravitaillement.  -  Beurre. 1er quinzaine de janvier : 60 gr. pour Caen, Colombelles, Mondeville, Giberville, Venoix, Cormelles, St-Germain-la-Blanche-Herbe, Lisieux, St-Jacques, St-Désir, Petit-Bon-Dieu ; 40 gr pour les autres centres. Collectivités : bons honorés à 50 % , Malades, régimes, grossesse : rations honorées â 100 %. Un nouveau communiqué fixera le taux pour la 2eme quinzaine. Les rations des travailleurs de force ne pourront être honorées qu'avec de la margarine et au fur et à mesure des arrivages.

Fromage  -  1er quinzaine de janvier : 60 gr pour Caen et les mêmes localités que ci-dessus ; 40 gr. pour les autres centres.   

 

Mars 1944    -   Fait divers.   -   Le maire de Cormelles-le-Royal, M. Oblin, a trouvé dans un champ, à 400 m. de la ligne Paris-Cherbourg, un sac postal qui ne contenait plus que des emballages vides. M. Oblin a remis le tout à la Police de Caen pour enquête.  

 

Juillet 1944 -  Front de Normandie. -  Le territoire libéré a été élargi, hier, grâce à une série d'attaques menées par les anglais et les canadiens.

Après s'être emparés dans les journées de mercredi et de jeudi, des localités de Touffreville, Démouville, Giberville, Colombelles, Sannerville, Cagny, Grentheville, Louvigny, Fleury, Cormelles et Ifs les alliés ont formé un arc de cercle de Troarn à Bourguébus. On annonce la libération de Bourguébus et Frénouville. La menace pesant sur Troarn s'est accentuée, des combats de rue ont même commencé dans cette localité, 12 ponts ont été détruits sur l'Orne.

CORMELLES-LE-ROYAL.   -   Notre-Dame de la Charité

Commentaires et informations :  Facebook  -  E-mail