CORMOLAIN

Canton de Caumont-l'Éventé

Les habitants de Cormolain sont nommés les Cormolinais et les Cormolinaises.


Janvier 1867   -   Le froid.   -   la soirée et une partie de la nuit de samedi à dimanche dernier ont été marquées par une température exceptionnelle.

Il est tombé, pendant plusieurs heures consécutives une sorte de pluie fine et glacée qui a converti nos rues et nos places publiques en une véritable mer de glace, sur laquelle les mieux aguerris ne parvenaient que fort difficilement à conserver l'équilibre. Aussi les chutes ont-elles été nombreuses.

Plusieurs d'entre elles ont donné lieu à des accidents plus ou moins graves.

 

Janvier 1867   -   La neige.   -   Pendant deux jours, mais principalement dans la nuit de mardi à mercredi dernier, la neige est tombée en grande abondance, tant à Caen qu'aux environs.

Les lettres que nous recevons de nos correspondants, nous informent que le même fait s'est produit sur tous les points du département.

 

Avril 1870   -   Fait divers.   -   Le 26 de ce mois, le nommé  Charles Le Bœuf, âgé de 53 ans, propriétaire à Cormolain, a été trouvé pendu dans sa cave, à l'aide d'une corde. Ce suicide est attribué à un dérangement mental.  

 

Avril 1870   -   Fait divers.   -   Les mans ont déjà commencé leurs ravages printaniers, les hannetons vont bientôt sortir de terre. Nous recommandons tout spécialement la destruction de ces coléoptères qui, l'année dernière, ont causé aux agriculteurs des pertes qui se chiffrent par des millions de francs.

 

Mai 1874   -   L’orage.  -  On annonce que la foudre serait tombée, dimanche dernier sur le clocher de l’église de Cormolain, près Balleroy.  

 

Juin 1878   -  Les suites de l’orage.  -  De nouveaux renseignements nous parviennent sur l'orage qui a éclaté la semaine dernière sur le Calvados. A Planquery. canton de Balleroy, les débats s'élèveraient à 28 000 francs.

Cet orage a causé aux sieurs Lampérière, Lejemble et Tiphaigne, cultivateurs à Cormolain, canton de Caumont, une perte de 5 800 fr., que ne couvre aucune assurance. La foudre est tombée à Montfiquet, canton de Balleroy, chez M. Désiré Bazire, marchand de bois et charbons, et a mis le feu à un tas de sciures de bois.

Plusieurs communes de l'arrondissement de Falaise, ravagées par la grêle, ont demandé la remise totale de leurs impôts.  

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Cormolain, travaux au mur du cimetière, 50 fr.

 

Mai 1888  -  Neuf suicide.  -  Jules-Albert Guénet, 28 ans, occupé chez ses parents, cultivateurs à Blonville, a été trouvé noyé dans une mare. L'enquête a fait connaître que la mort remontait à quelques minutes seulement et qu'elle était le résultât d'un suicide que l'on ne sait à quoi attribuer.

-   Émile Baudel, 19 ans, domestique à Glanville, a été trouvé pendu dans une haie sur le chemin d'Annebault à Bourgeauville. On ne sait pas pourquoi il s'est donné la mort.

-   Le sieur Jean-Louis Perette, 55 ans, demeurant à Cormolain, s'est pendu à l'aide d'une corde, à une poutre, dans la boulangerie de son père, propriétaire. On ignore la cause du suicide.

-   Le sieur Julien-Esprit Marais, 50 ans, charpentier de navire à Trouville, a été trouvé sans vie, pendu dans son bùcher. C'est encore un suicide que l'on ne sait à quoi attribuer.

-   Le sieur Louis Laville, 19 ans, domestique à Gavrus, a été trouvé pendu dans un bois de M. de Lavau, sis à Missy. Il s'était servi de son mouchoir de poche qu'il avait fixé à une branche de sapin, à 4 mètres de hauteur. C'était un bon sujet et l'on ne peut comprendre les motifs qui l'ont poussé à ce suicide.

-   Le sieur Gustave Dethan, 18 ans et demi, journalier chez ses parents, à Colombiers, a été retiré de la rivière la Seulles. Ce jeune homme avait été vu la Veille par des personnes qui n'ont pu le secourir, au moment où il se jetait à l'eau. Dethap était sobre et bon travailleur, rien ne faisait soupçonner qu'il était disposé à se donner la mort.

-   Un ouvrier, descendu depuis deux jours à l'hôtel d'Alençon, à Lisieux, s’est noyé en se jetant dans un fossé peu profond. Cet homme serait un breton qui a travaillé 20 ans chez M. Parent, couvreur à Vimoutiers, où il était connu sous le nom de Grand René.

-   Louis Bacon, 56 ans, arrêté pour vol, à Caen, avait été conduit à la chambre de sûreté, il s'y est pendu au moyen de ses bretelles. Cet individu, qui ne vivait que de vols, avait subi de nombreuses condamnations.

-   La nommée Marie Londais, veuve Foucher, 65 ans, demeurant à Périers-en-Auge, a été trouvée noyée dans une mare. Il résulte de l'enquête que la veuve Foucher, étant en état d'ivresse, a voulu puiser de l'eau dans la mare et s'y est noyée.

 

Mai 1890  -  Mutilation d’animal.  -  Un malfaiteur a fait une coupure sur le trayon d'une, vache appartenant au sieur Le Franc, cultivateur à Cormolain.  

 

Septembre 1892  -  Forçats évadés.  -  Parmi les forçats évadés de la Nouvelle-Calédonie se trouve le nommé Ferdinand Aubert, 38 ans, domestique, né à Cormolain (Calvados), condamné, par la cour d'assises du Calvados, à 15 ans de travaux forcés, pour vols qualifiés. Aubert s'est évadé en janvier.  (Source B.N.)  

 

Février 1893  - Charivari.  -  Un charivari a eu lieu ces jours derniers à Cormolain, sous le prétexte qu'un meunier de cette commune avait des relations avec une veuve. 

Dimanche, la gendarmerie est intervenue. Elle a surpris une cinquantaine d'individus qui faisaient du tapage devant la maison du sieur Ecolasse, meunier, et a dressé procès-verbal à quatre d'entre eux : Désiré Aimé, 39 ans, journalier à Sallen ; Aimé Ygouf, 31 ans, cultivateur à Cormolain ; Edmond Thomas, 19 ans, cultivateur à Cormolain, et Martin Thomas, 34 ans, cultivateur à Cormolain. Ce dernier soufflait dans un tuyau de gouttière d'un mètre de long en guise de trompette. (Source B.N.)  

 

Mars 1893  -  Pourquoi ?  -  Les jeunes gens de Cormolain, trouvant qu'un Jacques du pays était trop tendre pour l'une de ses voisines et pas assez pour sa femme, lui ont fait un charivari. Procès-verbal ayant été dressé, il y a eu des condamnations à l'amende et même à la prison. 

Le plus curieux, c'est que, dans ce canton, où l'on condamne si facilement les chavariseurs, on ne poursuit pas certain gros bonnet qui a été surpris essayant de tirer deux moutures d'un même sac de grain en pleine halle de Caumont. Pourquoi ? (Source B.N.)

 

Février 1899  -  Coups mortels.  -  Samedi dernier, le sieur Romain Jeanvrin, épicier au bourg avait occupé à diverses réparations de toiture, le sieur Marius Thomas : la journée finie, vers 6 heures du soir, mécontent du peu de travail de cet ouvrier il lui adressa des reproches suivis, dit-on, d'une bousculade. La riposte ne se fit pas attendre. Quelques moments après, la veuve Marie, occupée à l'épicerie du sieur Jeanvrin, trouva celui -ci étendu dans la cour avec une plaie à la tête (au côté droit, mais plutôt sur le sommet) et saignant ; aidée d'un voisin elle le relèvera et le porta sur son lit. Quant à Thomas, peu soucieux du résultat de son oeuvre, il avait repris le chemin de son village.

Le malheureux Jeanvrin se sentant blessé à mort demanda le prêtre, puis il perdit connaissance et vers  1 heure et demie du matin rendait le dernier soupir. Le dimanche matin Thomas, ne se doutant pas de la mort de Jeanvrin, priait le Garde-champêtre de l'accompagner chez celui -ci pour y reprendre ses outils. Mais, au lieu de cela, il fut invité à se rendre à la mairie ou bientôt les gendarmes arrivèrent et le mirent en état d'arrestation. Il n'y a eu aucun témoin à la scène de violence survenue entre Jeanvrin et Thomas ; aussi se  demande-t-on si celui -ci ne s'est pas cru en état de légitime défense ou s'il a cédé à un mouvement de colère irréfléchi. Lorsqu'on a relevé le sieur Jeandrin on a trouvé près de lui des débris d'une bouteille de gres ayant contenu de l'esprit de sel et le fer à souder dont la poignée de bois était brisée - On rapporte que Jeandrin au moment où on le releva dit " je vais mourir, il m’a donné un coup de marteau sur la tête ". Quant a Thomas il avouerait seulement avoir riposté à un coup de poing de Jeanvrin en lui lançant à la tête la bouteille qu'il tenait à la main ; il ajoute qu'ils étaient tous les deux échauffés par la boisson.

Thomas qui est âgé de 41 ans et père de cinq enfants était assez estimé dans la contrée. Jeanvrin, âgé de 47 ans était veuf et père de quatre enfants ; il passait pour être d'un caractère violent. Avant de s'établir à Cormolain il avait tenu à Bayeux le bureau de tabac en face la halle.

 

Février 1901 -  Audience du 11 février.  -  Le défenseur de Marius Thomas a très habilement présenté la défense de son client, et après quelques minutes de délibération, le jury a rapporté le verdict négatif. Thomas a été remis immédiatement en liberté.  

Septembre 1912  -  Accident de bicyclette  -  En sorte en à bicyclette de Cormolain, M. Raymond Barbotte, garde particulier à Sallen, rencontra un attelage qui barrait la route et emballé dans la descente, M. Barbotte s'en alla culbuter dans le fossé. Il est assez grièvement blessé au front et aux mains. Sa bicyclette neuve est en morceau.

 

Avril 1914  -  Téléphone.  -  Le préfet du Calvados a l'honneur d'informer le public que la mise en service du téléphone à : la Boissière, Merville, Glos, Boissey, Sainte-Marguerite-de-Viette, Epinay-sur-Odon, Benneville-sur-Ajon, Livry, Cormolain, Mesles, a été fixée au 1er mai 1914.  

 

Décembre 1922  -  Dissolution du Conseil Municipal de Cormolain.  -  Par décrets en date du 26 décembre 1922, le Conseil municipal de Cormolain est dissous. Sont nommés membres de la délégation spéciale pour remplir les fonctions de conseiller, municipal  M. Pleintel, instituteur en retraite,  président ; MM. Marie Xavier, et Delarue Léon, propriétaires, membres.

 

Février 1923  -  Élections municipales. -  M. Maurice Mathan a été élu maire, samedi dernier, par 11 voix sur 12 votants. M. Alfred Hay a été  élu adjoint.

 

Juin 1929  -  Mort suspecte.  -  La dame blanche Aubraye, née le 3 avril 1880 à La Bazoque, demeurant à Cormolain, a été trouvée par Mme Lepley, morte dans son lit. Comme elle tenait encore une fiole dans sa main crispée on crut qu'elle s'était suicidée. Mais le docteur Picot, de Caumont, appelé, conclut à une mort naturelle, la fiole en question ne contenant qu'un sirop pectoral.  

 

Juin 1929  -  L'électricité.  -  Depuis le mois d'avril 1928, Cormolain possède le courant fourni par la Société d'Électricité de Caen. Tout dernièrement le « Réseau Rural » a installé l'éclairage public du bourg. Maintenant six lampes s'allumant automatiquement assurent toute la sécurité désirable pour la circulation nocturne. C'est la un véritable progrés qui sera vivement apprécié de tous.  

 

Janvier 1933 - Les routes peu sûres. - L'autre dimanche, vers 21 h., un cycliste, M. Albert Marie, carriers à Saint-Paul-du-Vernay, rentrant de Balleroy, par la route a buté, prés de Planquery, dans une corde tendue en travers de la route et tenue par deux individus. M. Marie tomba et fut aussitôt terrassé par un troisième larron. Fort heureusement, l'arrivée d'une auto mit les agresseurs en fuite.

Le même soir, à six kilomètres de là, sur la route de Planquery à Cormolain, M. Alfred Aubraye, 22 ans, domestique chez M. Saint, a été accosté par deux malfaiteurs, au lieu-dit Pont-Hébert, qui l'ont fouillé et lui ont pris son porte-monnaie contenant 63 francs.

L'enquête n'a pas encore donné de résultats, les plaintes étant parvenues trop tardivement à la gendarmerie.

CORMOLAIN (Calvados)  -  Route de Caen

6.   CORMOLAIN (Calvados)  -  La Grand'Rue

4.   CORMOLAIN (Calvados)  -  L'Église

CORMOLAIN (Calvados)  -  Les Écoles

3.   CORMOLAIN (Calvados)  -  L'Église

      CORMOLAIN (Calvados)  -  Rue de la Poste  

CORMOLAIN  -  L'Entrée du Bourg

CORMOLAIN (Calvados)  -  L'Église

CORMOLAIN  -  Le Pont

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