COUDRAY - RABUT

Canton de Blangy-le-Château

Les habitants de la commune de Coudray-Rabut sont des


Janvier 1828  -  Absorption.  -  En 1828, Coudray (115 habitants en 1821) absorbe Rabut (107 habitants) au nord-est de son territoire.

Juin 1866   -   Encore les loups.   -   Après avoir manifesté sa présence à Saint-Hymer et les communes environnantes, un loup est revenu, mardi soir, dans les communes de Coudray-Rabut, ou un pauvre mouton, qui faisait l'école buissonnière, a été croqué par lui après une course de 4 à 500 mètres à travers les pièces de labour. On ne sait à qui appartient le mouton, dont quelques lambeaux ont été retrouvés dans un épais fourré.

Dans la même nuit, le loup est allé dans une cour de la commune de Tourville. Là, il n'a causé aucun dommage, il n'a fait de poursuivre et harceler les bestiaux pendant quelque temps.

Les cultivateurs de l'arrondissement de Pont l'Evêque se préoccupent toujours beaucoup des loups et cherchent autant que possible à se garantir de leurs dégradations. Les plus soigneux achètent des clochettes et les pendent au cou de leurs bestiaux, c'est dans les campagnes une cacophonie qui produit son effet.

Jusqu'ici les loups non point osé pénétrer dans les enclos où se trouvent des carillonneurs de nouvelle espèce, on n'a point entendu dire que les animaux placés sous la protection d'un ou de plusieurs grelots aient eu maille à partir avec les carnivores.  

 

Décembre 1866   -   le feu.  -   Dans la nuit de jeudi à vendredi de la semaine dernière, à Coudray-Rabut, sur la ferme de Mme Veuve Poulain, exploitée par M. Lepec père, le feu a détruit un bâtiment à usage de bouillerie et de remise, ainsi qu'une certaine quantité d'objets mobiliers, notamment trois voitures, 200 bourrées et plusieurs barils qui se trouvaient dans l'appartement.

On pense que le feu ses communiqué aux bourrées au moyen d'une fissure qui existait dans la cheminée de la bouillerie, où l'on avait fait de l'eau-de-vie dans le jour. On ne s'est aperçu de l'incendie que lorsqu'il a été impossible d'en arrêter les progrés et de sauver la construction, qui était couverte en paille. Les voitures n'avaient été placées sous la remise et les barils mis dans la bouillerie que le soir de l'accident.

Le bâtiment était assuré, on l'estime à 1500 francs. Les objets mobiliers appartenant à M. Lepec sont évalués à 1000 francs.

Août 1869   -   Fait divers.   -  Dans la nuit du 1er au 2 de ce mois, le nommé Pierre-Eugène Touzé, âgé de 43 ans, gardien d'herbages à Coudray-Rabut, s'est levé dans un accès de fièvre cérébrale, et est allé se jeter dans une mare située auprès de sa maison, où on l'a trouvé mort le lendemain matin, vers sept heures.  

 

Décembre 1869   -   Les nominations.   -  Par arrêté, M. le Préfet a nommé : M. Pierre Guillot, maire de Coudray-Rabut, en remplacement de M. Gamare, démissionnaire.  M. Ferdinand Maudeloud, adjoint de Coudray-Rabut.  

 

Avril 1894  -  Accident.  -  Le nommé Jean Mulot, 58 ans, employé chez M. Cumont, entrepreneur de maçonnerie à Pont-l'Evêque, revenait de Trouville, conduisant un banneau de sable attelé de deux chevaux. 

A un certain endroit de la commune de Coudray-Rabut, le cheval de devant eut peur et prit l'épouvante. Le sieur Mulot se jeta sur les guides pour le retenir, mais il reçut un coup de limon qui  le renversa si malheureusement qu'une roue lui passa sur le bras droit et le broya à hauteur de l'épaule. Malgré cette horrible blessure, le sieur Mulot eut encore le courage de monter sur son banneau, mais il perdait beaucoup de sang et s'évanouit. Son état n'est pas désespéré. (Source B.N.)

 

Mai 1914  -  L'église a été cambriolée.  -  Dans la nuit de samedi à dimanche, la petite église de Coudray-Rabut a reçu la visite des cambrioleurs, ils ont pénétré par l'une des fenêtres, après avoir brisé les vitres. On suppose même qu'ils se sont coupés, car on a retrouvé, tout près de là, des traces de sang. Fort heureusement les vases sacrés et les objets précieux étaient en lieu sûr et les malfaiteurs ont du se contenter d'emporter un chandelier. On a relevé des traces de pesées sur tous les brancards. D'autre part, M. Albert Gamare, propriétaire, qui habite à quelques mètres, réveillé par les aboiements de ses chiens, a tiré en l'air un coup de fusil, qui a dû les mettre en fuite. On suppose qu'il s'agit d'un nouvel exploit de nomades, qui paraissent avoir, depuis quelque temps une préférence très marquée pour les communes situées sur la route de Trouville.

 

Juin 1916  -  Mort sur la route.  -  M. Rigot, garde-barrière à Coudray-Rabut, près Pont-l'Evèque, revenait, monté sur un chargement de bourrées qu'il était allé chercher à la campagne pour obliger une voisine. Il fut pris soudain de congestion et tomba sur la route. Il succomba presque aussitôt.

 

Juin 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Il a plu le jour de Saint-Médard, grand pleurard, mais, Il n'est rien tombé le jour de Saint-Barnabé, pour la bonne raison que ce saint a été, cette année, rayé de la plupart des calendriers, on ne sait trop pourquoi. Les savants expliquent que les périodes de mauvais temps actuelles sont dues aux immenses champs et montagnes de glaces détachés, brusquement du pôle par les chaleurs anormales d'il y a quelques semaines. Le Gulf-Stream a entraîné ces glaces jusque dans les mers tempérées. L'activité calorique du soleil, particulièrement intense cette année, a causé ces ruptures, et les glaces, au lieu de fondre la-haut, ont fondu sur nous. Cela revient à dire que, s'il fait si froid, c'est parce que le soleil chauffe trop. Qu'il se calme donc un peu pour qu'où sue !

 

Juin 1923  -  Démission du Maire.  -  En raison de son grand âge, M. Holdey, maire de Coudray-Rabut a donné sa démission, qui a été acceptée par M. le préfet du Calvados.

 

Mars 1924  -  Élections.  -  Préalablement à l'élection d'un maire, en remplacement de M. Jules Holdey démissionnaire. Les électeurs de Coudray-Rabut. sont convoqués pour le dimanche 6 avril, à l'effet d'élire cinq conseillers municipaux en remplacement de M. Alexandre Hobbey, décédé, et de MM. Jules Holdey, P. Legrix, A. Masson, démissionnaire.

 

Août 1926  -  Une auto heurte un poteau télégraphique et capote dans le fossé.  -  Dimanche, vers 16 h., en voulant doubler une autre voiture, à la hauteur de l'église de Coudray-Rabut, la voiture de M. Lefèvre, marchand de cidre à Broglie (Eure) a versé dans le fossé après avoir heur un poteau télégraphique.

Une femme a ̃été relevée avec une côte enfoncée, les autres occupants de la voiture, deux hommes et deux femmes ont eu plusieurs contusions. Les blessés ont été conduits à l'hôpital de Pont-l’évêque.

 

Mars 1940  -  Accident de la circulation.  -  Dans la nuit du 10 au 11 mars, vers 23 h. 30, une petite auto montée par deux personnes qui circulait sur la route de Trouville, à Pont-l'Evêque, a par suite de la rupture de la direction, traversé la chaussée et sectionné deux poteaux téléphoniques jumelés.
La voiture appartenait au garage Macquet, de Deauvllle.
Dans le choc, la voiture a subi quelques dégâts, fort heureusement les blessures sont légères.

 

Janvier 1941   -   Un mari assomme sa femme à coup de bouteille.   -   Lasse des mauvais traitements qu'elle subissait, Mme Letellier demanda le divorce et vint habiter chez sa mère, 4, rue Viviers, à Pont-l'Evêque.
Le 4 janvier, le mari, Henri Letellier pénétra dans la chambre de sa femme et comme celle-ci refusait de reprendre la vie commune, il s'acharna sur elle. Saisissant une bouteille de champagne, il en frappa sauvagement sa femme qui se réfugia ensanglantée chez une voisine. Elle dut être transportée à l'hôpital.
Le mari, après avoir simulé une tentative de suicide en se jetant à l'eau, fut arrêté dans une ferme de Coudray-Rabut. 

5 Novembre 1922

La Commune de Coudray-Rabut

A ses enfants tombés au champ d'honneur

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