COULONCES

Canton de Vire

Les habitants de la commune de Coulonces sont des Couloncais, Couloncaises


Août 1867   -   L'Exposition universelle.   -    21 départements ont envoyé leurs instituteurs à Paris, à l'occasion de l'Exposition universelle, ces MM. sont répartis entre les trois lycées Louis-le-Grand, Saint-Louis et Napoléon.

Les instituteurs du Calvados habitent le lycée Louis-le-Grand.

L'Empereur et l'Impératrice ont reçu lundi dernier tous les instituteurs en ce moment à Paris.

En tête du cortège marchaient ceux du Calvados, représentés par MM.Douétil, instituteur à Vire ; Cauvin, chef à Bayeux ; Delarue, à St-Sever ; Barbier, à Castillon-en-Auge ; Biron, à St-Pierre-sur-Dives ; Castel, à Harcourt ; Briens, à Coulonces ; Harang, à Pierres, et quelques autres dont les noms n'échappent.

L'Empereur et l'Impératrice ont reçu ces députation avec des paroles de bienveillance et d'encouragement, qui ont porté à son comble l'enthousiasme des assistants privilégiés.  

 

Avril 1868   -   Un accident.   -   Le 9 de ce mois, vers 11 heures du soir, sur le chemin vicinal de Coulonces à Campagnolles, territoire de la commune de Coulonces, le nommé Jean-François Lebassard, âgé de 70 ans, cultivateur à Coulonces, étant dans un état d'ivresse complet, est tombé de sa voiture la tête la première. La mort a été instantanée.  

 

Octobre 1872   -  Avis aux cultivateurs.  -  Prière présente est faite aux cultivateurs qui auraient à se plaindre des ravages des campagnols, de ne pas employer l'acide arsénieux pour détruire ces rongeurs. Quelques cultivateurs s'étant servis de cette matière vénéneuse pour chauler du grain qu'ils introduisaient ensuite dans des trous à souris, il en est advenu ceci : des perdrix ont becqueté ce grain et sont mortes empoisonnées. En une seule journée, plus de trente perdrix ont ainsi succombé, et l'autopsie n'a laissé aucun doute sur les causes de l'empoisonnement.

 

Décembre 1872   -  Café chantant.  -  Le ministre de l'intérieur vient d'engager les, fonctionnaires et agents auxquels incombent particulièrement la surveillance des cafés concerts, de veiller avec un redoublement de zèle et d'attention, à ce que les chansons obscènes, les saynètes graveleuses et tous les divertissements enfin pouvant porter atteinte à la morale ou à l’ordre public, soient éliminés des programmes.

 

Décembre 1872   -  Pluies et récoltes.  - Les pluies torrentielles tombées presque sans interruption depuis plus d'un mois ont produit dans notre pays de déplorables effets. Beaucoup de cultivateurs n'ont pu encore terminer leurs semailles de blé, ailleurs le blé n'a point levé, et on n'a plus d'espoir que dans les blés d'avril, qui sont loin de présenter les mêmes avantages. Les colzas, en général, ne paraissent pas trop se ressentir de cette submersion temporaire.

La plupart des pommes à cidre sont recueillies. On parle de prix assez élevés, se balançant généralement de 3 fr. 50 à 4 fr. le demi-hectolitre. On nous fait espérer des arrivages prochains des îles anglaises, qui, sans doute, feront tomber les prix ci-dessus mentionné.

Les pommes de terre sont loin de répondre pour la qualité, aux espérances qu'elles avaient fait concevoir, mais on nous assure que plusieurs départements voisins sont sous ce rapport beaucoup plus favorisés que le nôtre. Enfin, espérons n'est-il pas un pronostic campagnard qui dit : hiver pluvieux, été abondant ».

 

Décembre 1872   -  Cartes-poste.  -  Il va être établi des cartes-poste qui seront vendues par l'administration au prix de 10 centimes et qui circulerons en franchise dans tout le territoire français. Sur ces cartes on met l'adresse d'un côté, et quelques lignes de l'autre. Elles existent déjà en Suisse et en Angleterre, où elles rendent les plus grands service. 

 

Décembre 1872   -  Mort accidentelle.  -  Le 13 de ce mois, le nommé Jean Prieur, âgé de 73 ans, journalier à Coulonces, canton de Vire, s'est noyé accidentellement, dans une mare située dans sa cour, en coupant de l'herbe qui recouvrait la surface de l'eau, af:!ùmin d'y laver la lessive.  

 

Juin 1873   Violences.   -   Le 11 courant, un nommé Rondelle, journalier à Coulonces, ayant voulu faire la morale à son beau-frère, le nommé Vielle, demeurant à Saint-Germain-de-Tallevende, au sujet des mauvais traitements que ce dernier exerçait depuis quelque temps sur sa femme. Vielle, ne voulait pas recevoir d'observations, saisit la soupière, qui était pleine de soupe, et la jeta sur la figure de Rondelle, lequel acte de violence lui fit d'assez graves blessures. La justice informe.  

 

Mai 1874   -   Suicide.  -  Par le temps de grandes chaleurs qui a régné ces jours derniers, il y a eu abondance d'accès d'aliénation mentale, et, par suite, recrudescence de suicides. Un malheureux aliéné, le sieur Amand, cultivateur à Coulonces, canton de Vire, s’est jeté dans son puits.

 

Mai 1874   -   Température.  -  Brouillard en mars, gelées en mai. Ce proverbe reçoit depuis quelques jours son application. Après des chaleurs tropicales un vent froid souffle sur nos contrés et les nuits sont glaciales. Déjà certains arbres à fruits ont été endommagés ainsi que les légumes précoces. Les pommiers à cidre sont jusqu'à présent épargnés, mais si la température continue à être aussi rigoureuse, il est à craindre que les dégâts ne s'étendent et ne s'aggravent. La perspective de la récolte des céréales est excellente, malheureusement il n'en est pas de même. dans les pays vignobles, et le froid qui sévit toutes les nuits a déjà fait éprouver de grands dégâts dans le centre et le Midi.  

 

Décembre 1876   -  Mort accidentelle.  -  Samedi, vers 3 heures du soir, le sieur Victor Lesage, âgé de 48 ans, journalier, demeurant a Coulonces, était en train d'abattre un arbre. Un coup de vent, survenu au moment où Lesage était occupé à séparer le tronc de la souche, a fait tomber l'arbre, qui a littéralement broyé la tête de ce malheureux.  

 

Septembre 1878   -  Pris dans un engrenage.  -  Mercredi, vers huit heures du matin, le sieur Victor Pataud, 35 ans, propriétaire à Coulonces, canton de Vire, battait du blé à l'aide d'une machine, lorsque voulant retirer une toile qui se trouvait engagée dans l'engrenage, il eut le bras droit enroulé autour de l'arbre de couche, les deux os de l'avant-bras furent broyés et les chairs déchirées. L'amputation paraît indispensable.  

 

Juin 1887  -  Les fortes chaleurs.  -  Les fortes chaleurs que nous subissons ne sont rien auprès de celles que nos pères eurent à supporter. Ainsi, en 1803, la Normandie vit s'écouler une période de quatre-vingt-quinze jours sans pluie. En 1811, année de la fameuse comète, les rivières tarirent dans plusieurs départements. En 1844, nouvelles chaleurs, le thermomètre resta stationnaire entre 50 et 60 degrés. Dans quelques départements, les bestiaux périrent faute d'eau. En 1859, 1860, 1869 et 1874, le thermomètre monta à 38 degrés. L'année dernière, il y eut 20 degrés au mois d'octobre, température exceptionnelle pour la saison.

 

Juillet 1887  -  La sécheresse.  -  Si le temps devenu si chaud, si serein, n'est pas défavorable aux céréales, la maraicherie se plaint vivement de la sécheresse prolongée, les légumes et les fruits ont soif. D'autre part, les vers rongeurs, qui font, sous terre, la guerre à nos récoltes, se développent à l'aise, la pluie ne venant plus les noyer.

On demande un peu d'eau.

 

Août 1887  -  Amusements cruels.  -   Plusieurs gamins de Coulonces ont voulu faire peur à un tout jeune enfant, en le menaçant d'un couteau et poussant autour de lui des cris de bêtes féroces. Ils n'ont que trop bien réussi. L'enfant est aujourd'hui tombé malade et on craint pour sa raison.  

 

Janvier 1888  -  Terrible accident.  -  Une maison s'est écroulée dernièrement au village de Langlicherie, commune de la Coulonces, ensevelissant sous ses décombres un petit enfant de cinq semaines, qui a été tué sur le coup. Voici dans quelles circonstances ce terrible accident s'est produit : Le pignon d'une maison voisine, entraînant dans sa chute la cheminée de ladite maison, est tombé vers cinq heures du matin sur la demeure des époux Langlois, tisserands. Trois mètres cubes environ s'abattirent sur le toit de la maison Langlois, et enfoncèrent le plancher. Or, au-dessous de ce plancher et au-dessous également de la poutre d'appui, se trouvait le lit des époux Langlois. La poutre a soutenu le poids des décombres et a protégé ainsi les deux époux couchés dans leur lit. Malheureusement, le berceau de leur jeune enfant, situé près le lit, n'était pas dans l'axe de la poutre, et une énorme quantité de décombres tomba dans ce berceau. Le pauvre petit fut littéralement broyé. Quand, avec l'aide de ses voisins qu'ils s’était hâté d'appeler, le sieur Langlois eut déblayé sa maison, il trouva son enfant portant des blessures effrayantes à la tête, au ventre et aux jambes. L'asphyxie était complète, le pauvre petit était bien mort. Le docteur Toutain, appelé en toute hâte, ne put que constater le décès.  

 

Octobre 1888  -  Suicide.  -  La cadavre du sieur Eugène-Louis Lepesteur, 58 ans, propriétaire à Coulonces, a été retiré d'un puits abandonné, situé à environ 500 mètres de son domicile, dans la cour d'une maison non habitée. Cet homme, qui était parti furtivement de chez lui, vers 6 heures du matin, n'était vêtu que d'un pantalon et d'une chemise. C'est dans un accès de fièvre chaude qu'il s'est donné la mort.  

 

Mai 1892  -  Accident de voiture.  -  Vendredi, à Martilly, le sieur Louis Pierre, maire de Coulonces, était arrêté, avec sa fille, devant la boutique du sieur Juhel, bourrelier, pour faire réparer un des harnais de sa carriole, où étaient deux petits porcs qui se mirent à crier. Le cheval, effrayé, s'emballa et alla crocheter violemment la voiture du sieur Manson, de Montbray, Les deux voilures furent renversées. Le sieur Pierre et sa fille ont reçu de violentes contusions. Manson a eu une épaule démise.  (Source B.N.)  

 

Octobre 1892  -  Assassinat et vol.  -  Vendredi, la veuve Lepesteur, 77 ans, ménagère à Coulonces, village de Chonnaux, a été trouvée morte dans son domicile. Le cadavre portait à la tête plusieurs blessures faites avec un louchet qui a été trouvé, maculé de sang, près de la victime. Le vol a été le mobile du crime, car l'armoire et le lit ont été fouillés, mais on pense que cette femme n'avait pas d'argent chez elle. 

Mme Lepesteur vivait seule dans une maison éloignée de cent mètres de la plus proche habitation et à vingt mètres du chemin, de Vire à Clinchamps. 

Les soupçons planent sur un individu disant se nommer Arsène, Marie, demeurant à Condé-sur-Noireau, il a été vu dans le pays, où il se présentait dans les maisons comme marchand de pommes. Cet individu est en fuite et voyage sans doute sous un faux nom.  (Source B.N.)  

 

Février 1893  -  Blessure accidentelle.  -  Ces jours derniers à Coulonces, le sieur Brizon, charpentier, abattait des peupliers, ayant attaché !a corde au sommet de l'un de ces arbres, il se laissa glisser jusqu'à l'extrémité. La corde était un peu courte, il sauta dans un ruisseau du pré et la jambe droite fut complètement brisée. L'extrémité de l'os avait déchiré les chairs et faisait saillie hors de la plaies, la blessure est fort grave. (Source B.N.)  

 

Mai 1893  -  L’assassinat de Coulonces.  -  Constant Thomas, dit Mahias, 38 ans, est un redoutable scélérat. C'est une brute. Au cours de l'instruction, il a voulu se jeter sur le magistrat qui l'interrogeait. Pour en avoir raison, il faillait le garrotter. Trois fois il a été condamné pour vol. En août, il sortait de faire six mois. En septembre, il se remettait à voler et, en octobre, il assassinait une pauvre vieille. En prenant le nom de Arsène Marie, il se présenta dans plusieurs communes de l'arrondissement de Vire sous le prétexte d'acheter des pommes. 

C'est ainsi qu'il pénétra, à Coulonces, chez la veuve Lepesteur, âgée de 77 ans. Il était nuit. La veuve l'invita à manger de la soupe; l'assassin accepta. Mais au lieu de se mettre à table, il sauta sur un louchet et en porta douze coups sur la tète de la malheureuse vieille. N'ayant pas trouvé d'argent, il se rendit chez une autre veuve, la nommée Barbot, 60 ans. Il frappa à la porte en disant : « Si tu ne me donnes pas 50 francs, tu vas y passer. » La veuve se leva, prit 40 fr. qu'elle avait dans son armoire et les passa par un trou de la porte. C'est à Cherbourg, où il avait repris son vrai nom de Constant Thomas, que l'assassin a été arrêté. Il nie tout et a eu, à l'audience, une attitude déplorable. Grâce a l'éloquente et savante plaidoirie de Me Leclerc, ce à misérable a évité la peine de mort et a été condamné aux travaux forcés à perpétuité. (Source B.N.)

 

Septembre 1893  -  Danger de trop s’approcher des chevaux.  -  Le jeune Eichard, 11 ans, demeurant à Coulonces, arrondissement de Vire, s'étant trop approchée d'une jument en gaieté, a reçu un coup de pied en pleine figure. Son état n'est pas grave.  (Source B.N.)

 

Janvier 1915  -  Plaquez-vous :  -  Les cyclistes savent-ils bien que tout vélocipède ne peut être sorti, même devant la porte du domicile de son propriétaire pour être nettoyé, ni même conduit à la main chez le mécanicien pour être réparé, sans être muni de la plaque de contrôle de 1915 ?

 

Janvier 1915  -  Funèbre pêche.  -  A Coulonces. près Vire, on a trouvé dans la Vire le cadavre de M. Édouard Balle, 80 ans, habitant cette commune. On croit à un accident.

 

Avril 1916  -  Tombé au champ d’honneur.  -   M. Paul Besnier, cultivateur à Coulonces, a été tué à l’ennemi, à l’age de 32 ans.

 

Mai 1916  -  Une fillette brûlée vive.  -   Le 29 avril, vers 7 h. 30, Mme Eugène Marie, cultivatrice à Coulonces, village de la Léverie, avait laissé seuls ses trois enfants, âgés respectivement de 4, 9, et 10 ans et demi. Elle trayais ses vaches à environ 500 mètres de son habitation, lorsqu'elle entendit soudain crier ses enfants et ses voisins. En se retournant, elle aperçut que le bâtiment principal de la ferme flambait. Accourue aussitôt à sa maison, elle arriva  à temps pour retirer sa petite fille Yvonne, âgée de 9 ans, qui était déjà  couverte de brûlures. L'enfant fut conduite chez les époux Leconte, où elle reçut les premiers soins. Malgré le secours des voisins et le concours de la pompe de la Graverie, l'incendie qui avait pris une grande extension, ne put être arrêté.

Le bâtiment, couvert en paille et comprenant : maison d'habitation, laiterie, grange, étable,  écurie et charreterie, fut entièrement détruit. Seuls les bestiaux, une voiture, une armoire, un buffet et quelques vêtements de femme ont été sauvés. L'auteur de se sinistre serait la petite Yvonne qui, imprudemment, était montée avec sa sœur dans le grenier à foin avec une lanterne qu'elle appuyait contre sa poitrine et qui communiqua le feu à ses vêtements et de la au foin. Malgré les soins du docteur Wattelet, la petite Yvonne expira le lendemain après-midi.

 

Août 1916  -  Mauvaise rencontre.  -  Mme veuve Lainé, 62 ans, marchande de beurre et oeufs à St-Martln-de-Tallevende, près Vire, revenait, avec sa bonne, du marché de St-Martin-Don. A un tournant, près de Coulonces, en voulant éviter une charrette de foin, conduite par le sieur Leroy, qui venait en sens inverse, la voiture monta sur le talus et se renversa. La bonne s'en tira indemne, mais Mme Lainé se plaint de vives douleurs internes. Son cheval est blessé, sa voiture détériorée et son chargement en partie perdu. Mme Lainé rejette la responsabilité de cet accident sur M. Leroy, qui, lui, ne veut rien savoir.

 

Mai 1925  -  Une affaire de fraude.  -  Au mois de novembre de dernier, sur la demande de M. Lebarbé, cultivateur à Coulonces, le sieur Guilbert, bouilleur, installa chez ce dernier une bouillerie et en confia la surveillance à son commis, le nommé Jeanne.

Le 26 novembre, les agents des contributions indirectes se présentèrent chez M. Lebarbé pour vérifier le carnet de distillation. Or, ce carnet accusait sur la quantité d'alcool distillé un manquement, de 35 litres.

Pour sa défense, le sieur Guilbert s'en rapporte à son employé. Quant à Jeanne il expose sa bonne foi en affirmant qu'il avait omis de marquer sur son carnet le produit d'une « chauffe ».

M. Charles Drouet, en une éloquente plaidoirie, dégage la responsabilité de M. Lebarbé qui avait confié à un professionnel le soin de bouillir son cidre.
Le jugement sera rendu à huitaine.

 

1927   -   Monuments historiques.   -   L'église Saint-Gilles, église paroissiale au cœur du bourg, fut construite au XIVe siècle. Elle a été sinistrée durant la Seconde Guerre mondiale, mais son aspect extérieur a été conservé. Elle est inscrite aux Monuments historiques depuis 1927.

 

Janvier 1940  -  Une jeune voleuse.  -  Mme Laville, commerçante à Saint-Aubin-des-Bois, avait à son service Leroy Raymond et Leroy Madeleine, demeurant chez leurs parents, à Coulonces. C'étaient deux malhonnêtes employés, puisque Leroy Raymond fut, le 8 cembre, condamne à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Vire, pour vol, abus de confiance et diffamation.

Voilà qu'à son tour sa sœur Madeleine vient se présenter devant le tribunal pour y répondre de
vols et d'abus de confiance. Il s'agit en l'espèce de 33 boites de pastilles. En quelques semaines, toutes les pastilles furent sucées.

Au tribunal, l'accusée dit : « Les pastilles sont disparues comme par enchantement ». Effectivement, c’était pour elle, en les suçant, un véritable enchantement.

Elle est, en outre, accusée d'avoir dérobe un carnet de timbres-poste. Découverte, elle remboursa Mme Laville le prix du carnet.

Enfin, elle est poursuivie pour abus de confiance, elle ne remettait pas dans la caisse toutes les sommes qu'elle recevait des clients qui consommaient dans le débit de boissons elle était chargée de servir.  Elle est condamnée à 50 francs  d’amende avec sursis.

 

Octobre 1943    -   Fait divers.   -   Pour la seconde fois en peu de jours, un avion anglais à mitraillé un train près de Vire, en direction de Clinchamps. Un voyageur a été blessé. Des rafales ont également atteint, à 40 m. de la voie, un bâtiment de la ferme des Fleurières, exploité à Coulonces, par M. Suhard. Ce bâtiment, de 21 m. de long, et couvert en chaume, servait de remise et de grenier (foin et bois). Les pompiers de Vire ont noyé les décombres et ont pu préserver la maison d'habitation. Les dégâts dépassent 100.000 fr.

 

Mai 1944  -  Avis.  -  Quatre habitants de Vire ont participé à une organisation de résistance qui avait pour tache le soutien des forces dites « alliées » dans le cas d'une invasion. L'un était le chef du groupe de résistance locale qui a à son actif une grande partie des attentats commis sur des fermes de la région les coupables s'emparaient surtout d'argent et commettaient des violences comme à Coulonces, St-Germain-de-Tallevende et Roullours.

Trois des coupables ont participé activement à deux attentats de ce genre. Les malfaiteurs se présentaient toujours à la faveur de la nuit. Ils étaient masqués et extorquaient leur butin sous la menace des armes. Les quatre coupables ont été condamnés à mort par la Cour martiale allemande, le 10 mal 1944. Le Jugement a été exécuté.

Ce cas donne lieu de rappeler à la population civile les conséquences graves auxquelles elle s'expose si elle entreprend de soutenir l'ennemi dans sa lutte contre l'Allemagne de quelque façon que ce soit.

Canton de Vire.  -  Coulonces  -  Le Château

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