Édition de Courseulles-sur-Mer                                                                                                                                                                                                          Édition du 16 au 29 avril 2017

COURSEULLES  s/ MER

Canton de Creully

Les habitants de la commune sont des Courseullais, Courseullaises


Avril 1876   -  Chemin de fer de la mer.  -  Les travaux du chemin de fer de Caen à la mer vient être poussés avec une très grande activité. La section entre Luc et Courseulles sera certainement livrée au public pour la fin juin au plus tard.

La ligne de raccordement entre l’Ouest et la gare Saint-Martin ne pourra pas être terminée pour la saison des bains, en raison des nombreux travaux d'art qu'il y a à exécuter, dans le  parcours de trois kilomètres, on compte cinq ponts et voûtes. En attendant, la compagnie vient de réduire le prix des places dans les omnibus qui font le service entre Luc, Langrune, Saint-Aubin, Bernières et Courseulles. 

 

Mai 1876   -  Armée.  -  Le fusil Gras ou chassepot modifié vient d'être distribué à toutes les troupes du 3e corps. Contrairement à l'ancien fusil, celui-ci a le canon et les capucines bleu foncé. La batterie est en métal poli. Quant au fonctionnement, il est, à peu de chose près, le même que pour le chassepot, mais le fusil Gras est bien moins sujet à s'encrasser, et on sait que c'était là le défaut principal de l'arme dont se servaient depuis quelques années les troupes français.

 

Mai 1876   -  Nos récoltes.  -  La longue période de sécheresse que nous avons subie pendant près d'un mois avec grands vents d'amont continuels et très-froids, inspirait des craintes sérieuses à l'agriculture : plantes légumineuses et fourragères, prairies naturelles et artificielles, tout semblait dépérir sur pied faute d'humidité. Le temps vient heureusement de changer, il est à l'eau. Dans le Midi, il pleut beaucoup, les orages sont à redouter.

 

Mai 1876   -  De Caen à la Mer.  -  Se rendant au désir si souvent exprimé, la compagnie du chemin de fer de Caen à la mer va recevoir des voitures de deuxième classe pourvues d'impériales, auxquelles auront droit les voyageurs de 1e et 2e classe, dans chaque train, il y aura deux de ces voitures.

— La compagnie vient également de traiter avec M. Amédée Louard, pour faire le service entre la gare de Luc et Lion-sur-Mer, M. Amédée Louard a cessé, depuis lundi son service journalier de Caen à Lion-sur-Mer et de La Délivrande à Lion. Prix du trajet (aller et retour) : 2 fr. 25 cent.

— La section de Luc à St- Aubin sera terminée vers le 1er juillet. Les travaux de Saint-Aubin à Courseulles marchent lentement, cependant on espère pouvoir livrer cette dernière section au public pour le mois d'août. Vendredi, la commission s'est réunie à la préfecture pour délibérer au sujet de certaines concessions de terrain dépendant de la commune de Courseulles.  

Août 1876   -  Chemin de fer de la mer.  -  La section de Courseulles ne sera pas livrée au public avant la fin du mois, M. le préfet du Calvados et l'ingénieur en chef doivent visiter la voie vers la fin de la semaine prochaine,  les recettes journalières ont sensiblement augmenté depuis l'ouverture de la section de Saint Aubin, le dimanche, les recettes atteignent 4  000 fr., et il n'y a pas de jour au-dessous de 600 francs.  

 

Septembre 1876   -  Chemin de fer de Courseulles.  -  L'inauguration réelle du chemin de fer de Caen à Courseulles a eu lieu dimanche. Toute la journée un grand nombre de personnes se sont rendues en pèlerinage aux huîtrières de Courseulles, l'après-midi, au train de 5 heures et demie, on se fut cru à la gare de l'Ouest, un dimanche de foire de Caen, tant était grande l'affluence. 

En présence de cette masse de visiteurs, que les restaurateurs ne se laissent pas aller sur la pente de l'exagération, et ne vendent pas 1 franc ce qui vaut 40 cent. C'est un conseil d'ami que nous leur donnons. On dit que le succès de cette ligne engagerait les propriétaires à établir deux lignes nouvelles, une sur Lion, l'autre sur Arromanches.  

 

Septembre 1876   -  Incendie.  -  La semaine dernière, le feu s'est déclaré dans le chantier de M. Désaunais, constructeur, à Courseulles. Trois bateaux non achevés ont été détruits, ainsi que les gréements, bois de construction et outils. On évalue la perte totale à plus de 10.  000 fr., couverts par une assurance de 9 400 fr. seulement. On ignore comment le feu a pris, mais il paraît certain que la malveillance est complètement étrangère à ce sinistre.  

 

Septembre 1876   -  Quel temps !  -  Depuis une douzaine de jours, on se croirait réellement au fond de l'hiver : toujours ou presque toujours un ciel sombre et froid, des pluies abondantes et des tempêtes. Aussi les bains sont un peu finis. En revanche, les étrangers encore sur nos rivages ont le plaisir, bien grand pour eux, de contempler la mer en fureur. 

—Les hôteliers sont dans la consternation, le chemin de fer de Caen à Courseulles éprouvera un préjudice de 25 à 30 000 fr. par suite de ce contre-temps. 

— Lundi dernier, l'ouragan a brisé à Vire un marronnier, et dans les environs a découvert un bâtiment mesurant 17 mètres. Pas un chevron n'est resté sur ce bâtiment.  

 

Octobre 1876   -  Accident en mer.  -  Un matelot, nommé Maupas, faisant partie de l’équipage de la bisquine  « Aimable-Marie », de Courseulles, arrivée jeudi matin de Luc, a été porté, vers onze heures et demie, chez M. Marical, pharmacien, rue de Paris, au Havre. En cherchant à monter à son bord, cet homme était tombé du haut de l'échelle sur le sable. Espérant que sa chute n'aurait pas de suites, il a fait le voyage de Luc au Havre, mais il a perdu connaissance pendant la traversée. Après avoir reçu les soins de M. Marical, Maupas a repris ses sens. On s'est empressé de le faire transporter, sur un brancard à l'hôpital, où il a été admis d'urgence. Son état inspire quelques inquiétudes.  

 

Novembre 1876   -  Les Pommes.  -  On calcule qu'il se fabrique annuellement 12 millions d'hectolitres de cidre en Normandie, représentant une valeur de plus de 100 millions de francs. Il n'en sera pas brassé autant cette année, car presque partout la récolte est mauvaise.

Dans les parties du Pays d'Auge et de la Manche, où la pomme a un peu donné, le prix varie entre 4fr. 50 et 5 fr. l'hectolitre. 

 

Novembre 1876   -  Nos ports.  -  Le compte rendu sommaire des travaux de la Chambre de commerce, de Caen, en 1875, nous fournit des renseignements pleins d'intérêt sur la situation maritime de notre département, et nous permet de constater que le mouvement commercial des ports du Calvados a subi un mouvement progressif.

Le même recueil nous apprend que du 1er  septembre 1875 au 15 juin 1876, le port de Courseulles a reçu plus de dix millions d'huîtres, et que plus de neuf millions en sont sorties, pour une somme de 1 135 602 francs.

 

Novembre 1876   -  A propos de pêche.  -  Le patron Guérin, de la bisquine « Eugénie », de Courseulles, se livrait à la pêche du hareng, à deux lieues au large de Dieppe. En relevant ses filets, il reconnut que sa tessure avait été coupée par un bateau resté inconnu. La perte pour « Eugénie » est de 34 sennes, 4 hâlins et 12 quarts. 

Pour empêcher que cet acte de piraterie ne se renouvelle, il importe que les bateaux de l'État, dits garde-pèche, étendent leur surveillance sur les harengueux.  

 

Juillet 1877   -  Vacances.  -  Les vacances des lycées sont fixées au 6 août ; celles des écoles primaires commenceront le mardi 31 juillet et se termineront le dimanche 2 septembre.

 

Juillet 1877   -  Les loups.  -  Nous rappelons que l'État accorde des primes à ceux qui détruisent les animaux nuisibles. Il est donné : 80 fr. pour un loup ou une louve ; 40 fr. pour un louveteau ; 100 fr. pour une louve pleine, et 200 f. pour un loup ou une louve ayant attaqué l'homme.

 

Août 1877   -  Bains de mer.  -  Notre littoral se peuple encore quelques jours et les baigneurs seront presque aussi nombreux que l'année dernière. De nombreuses illustrations littéraires, artistiques et politiques sont arrivées, vous dire leurs noms est chose impossible, les maires n'étant que rarement informés par les logeurs des personnes qu'ils reçoivent. Cependant, nous savons que Jules Verne est entré avec son yacht de plaisance dans le port de Courseulles. Il était accompagné de son fils. M. Jules Verne est l'auteur du Tour du  Monde et de tant d-autres livres si intéressants et si instructifs à la fois pour la jeunesse.

 

Août 1877   -  Distinction.  -  M. Aubraye, instituteur à Courseulles, et M. Lepelletier, maire de Condé, ont reçu des mains du maréchal les palmes d'officier d'Académie. 

 

Novembre 1877   -  Accident de pêche.  -  Dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs barques de Cayeux et de Courseulles avaient tendu leurs filets sur la côte de la Seine-lnférieure, lorsqu’une saute de vent venant à se produire, les filets se trouvèrent emmêlés de telle sorte que l'on dut les abandonner.

Or, les engins des cinq barques armées pour la pêche du hareng représentent une valeur approximative de 25,000 fr. Heureusement, une accalmie, rare à cette époque, s'étant produite plusieurs barques du Tréport ont pu opérer le sauvetage des filets, qui avaient dérivé sous les falaises du bois de Cise,

 

Novembre 1877   -  Les suites de la tempête.  -  Le brick « Edmond » de Courseulles, allant de Sunderland à Caen, s'est échoué à Cock-Point, près Folkestone, et a été mis en pièces. Deux hommes de l'équipage ont pu se sauver, mais le capitaine et deux matelots se sont noyés. Le malheureux capitaine, nommé Dupray, avait son domicile à Courseulles.

La navire français « d'Artagnan » attaché au port d'Honfleur, allant d'Angleterre à Brest, avec un chargement de houille pour le compte de l'État, a fait naufrage en vue de Deal (Angleterre). Deux des hommes de l’équipage ont disparu. Il est possible qu’ils aient pu être recueilli par un navire.

Le « d’Artagnan » appartient à M. Hallais de Honfleur.

 

Novembre 1877   -  Tempêtes et sinistres.  -  Les tempêtes se succèdent : celle annoncée s'est fait sentir sur nos côtes samedi la nuit. Les communications avec l'Angleterre ont été interrompues, ainsi que les services des bateaux entre Caen, Trouville, Honfleur et le Havre. Les pluies torrentielles de ces jours ont fait sortie la Touques de son lit et inondé les prairies riveraines.

Le courant de l'Orne est très fort, la prairie de Caen est inondée partiellement.

On connaît maintenant toute l'étendue des désastres causés dans la Manche par la tempête du 12 novembre. Vingt-trois navires ont sombré, quarante huit ont été jetés à la côte,  trente-quatre se sont abordés et sont rentrés au port sérieusement avariés, cinquante-cinq ont relâché sur divers points de la côte avec perte d'ancres, de mats et de chaînes. Environ deux cents hommes ont été noyés. Quant à la valeur des cargaisons des bâtiments naufragés, elle est évaluée à 6 millions de francs.

Dernièrement, la bisquine « Jeune-Emma », de Courseulles, patron Antoine Tostain, faisant la pêche du hareng, se trouvait a six milles de terre, dans le nord de l'Ailly. Après avoir relevé sa tessure, le vent ayant changé, le patron Tostain fit louvoyer pour mettre de nouveau ses filets à la mer. Pendant que cette manœuvre s'accomplissait, il aperçut un bateau qui faisait des signaux de détresse par feux de torches et cris de l'équipage. Il fit immédiatement route vers ce bateau, qui était le « Jeune-Auguste », de Barfleur, patron Leroy. Par suite d'une voie d'eau, le « Jeune-Auguste » était réduit à cette triste alternative, sombrer ou se jeter à la côte, déjà même l'équipage avait coupé ses filets pour alléger l'embarcation et pouvoir faire côte. De concert avec son équipage, le patron Tostain fit le sacrifice de toute une nuit de travail, il jeta une amarre sur le navire en détresse et le remorqua jusque dans le port.  

 

Août 1878   -  Les bains de mer.  -  C'était fête à Courseulles dimanche. Jamais il n'y avait eu foule pareille. Dans le train de 9 heures 20, qui n'est parti qu'à 10 heures, plus de 1 000 promeneurs ont pris place. Dans la gare et aux abords, c'était un tohu-bohu indescriptible, il y a même eu des vitres de brisées. Pendant que les uns maugréaient et se lamentaient, les autres chantaient et criaient, au grand mécontentement des gendarmes, qui nous ont paru, dans la circonstance, un peu trop irascibles et enclins à verbaliser.

— On se plaint toujours et partout de la malpropreté des dunes. A Luc, la descente à la mer n'est plus seulement un cloaque, c'est aussi un casse-cou.

  A Villerville, c'est au nez et à la barbe du garde champêtre qu'on dépose, en face de l'hôtel, les détritus des cuisines.

  A Lion, c'est avec les saletés de la commune qu'on élargit les dunes.

— A Langrune, on a dernièrement planté un calvaire. Par suite d'autorisations un peuu trop légèrement données, le lieu où s'est tenue la cérémonie religieuse extérieure était entouré de femmes colosses et de veaux à deux tètes. Au banquet, des invités se sont plaint de n'avoir qu'un verre et une tasse à café pour deux. Passe, pour le verre, mais pour le café, impossible d'accorder celui qui ne met dedans qu'un larmo d'eau-de-vie et celui qui s'en fourre douze demoiselles comme, un chantre que nous connaissons.

— Que les temps sont changés !.. Aujourd'hui, à Saint-Aubin, on se plaint de trop entendre retentir la cloche de la vente au poisson. Jadis, c'était différent. Au premier coup, tout le pays  était sous cloche. C'est là qu'on apprenait les nouvelles du jour et de la nuit, c'est là qu'un petit groupe, aujourd'hui en partie disparu, passait en revue le bataillon féminin, c'est là qu'on recherchait, pourquoi Mme X……. avait les yeux gros de larmes et sa voisine les traits un peu fatigué, et toujours on en trouvait la cause dans le départ subit d'un ami intime, ou l'arrivée d'un mari anxieusement attendu. C'est là aussi que Jamet annonçait qu'à la grand'messe maître Rossignol chanterait en musique, et qu'à vêpres son curé prêcherait, en faux-bourdon.  

 

Décembre 1878   -  Neige et gelée.  -  La neige et la gelée qui ont fait leur apparition dans notre département retardent encore les nombreuses semailles en blé déjà retardées par les pluies. Sur certains points du département, il y a de vingt à trente centimètres de neige.

 

Janvier 1879   -  Neige et tempête.  -  La neige et l'ouragan que nous subissons depuis mardi nous étaient annoncés par le bureau météorologique du New-York-Hérald. Sur certains points de notre département il y a tant de neige que la circulation en a été interrompue, sur la ligne de Courseulles, les trains ont été arrêtes par les neiges, ceux de la ligne de l'Ouest ont éprouvé de long retards. Avec la fonte des neiges, les inondations sont à redouter.  

 

Février 1879   -  Deux noyés.  -   Nous avons annoncé qu'un coup de vent avait fait chavirer, devant Courseulles, une embarcation montée par trois hommes. Cette barque de pêche appartenait à M. Lamy. Sur les trois hommes, deux ont été noyés. Ce sont le patron, Jules Paillard, et le matelot Napoléon Lasne. Paillard laisse une veuve d’:une faible santé et qui est sur le  point d'accoucher. Lasne était également marié : il laisse une femme avec un enfant de 4 ans et de vieux parents infirmes. Ces deux familles sont dans la plus profonds misère, le maire et le curé ont ouvert une souscription pour les soulager.  

 

Mars 1879   -  Échouage.  -  Un vapeur anglais, chargé de charbon, s'est échoué jeudi, à 3 heures du matin, en face le port de Courseulles, et n'a pu se relever que vendredi matin, en jetant une assez grande quantité de charbon à la mer pour s'alléger. Les pilotes de Courseulles sont allés, avec trois autres marins, pour porter secours à ce navire en détresse. 

La mer était très grosse et le vent très fort, en rentrant dans le port, un coup de mer a rempli d'eau le canot, les cinq courageux marins eussent été noyés, si le maître de jetée ne leur eût jeté une ligne de sauvetage.  

 

Mars 1879   -  Un homme à la mer.  -  Un bien triste accident est arrivé vendredi dernier, à bord de la goélette « l’Amicle », de Courseulles, mouillée au Grouin, se rendant à Carentan. Un des hommes de l'équipage était monté dans les vergues, pour remettre en ordre la voilure, le vent qui soufflait avec une grande impétuosité, lui a fait perdre l'équilibre et l'a jeté à la mer. Tous les efforts de ses camarades ont été impuissants pour le sauver. Son corps a été retrouvé samedi sous un banc de sable, non loin de l'endroit où il était tombé. Il a été inhumé dimanche l'après-midi, une foule nombreuse et recueillie suivait son convoi. Ce malheureux laisse une veuve et deux enfants.  

 

Août 1879  -  Le matériel ferroviaire.  -  Le matériel du chemin de fer de Caen à la mer n'a subi, depuis l'année précédente, aucune modification dans son effectif.

Il se compose de : 4 Machines-tender de 25 tonnes environ à 6 roues accouplées, fournies par la Compagnie de Fives-Lille.

7 fourgons à bagages, avec vigie et frein à vis. 2 voitures de 1er  classe à 24 places ; 2 voitures mixtes, 1er et classe, à 31 places ; 3 wagons couverts ; 5 wagons hauts bords ; 2 plate-formes.

Les wagons des deux Compagnies sont convenablement aménagés et suffisent aux besoins du service.

La charge parfois considérable des trains sur la ligne de Courseulles a nécessité l'emploi de machines notablement plus puissantes que les précédentes. Grâce au diamètre des roues (1m 40), ces machines peuvent très bien marcher à des vitesses normales de 35 à 40 kilomètres et même à des vitesses plus considérables en cas de retard. L'écartement des essieux extrêmes atteint 3m 50, aussi a-t-on été obligé pour pouvoir passer facilement dans des courbes de 350 mètres, de donner à l'essieu d'avant un jeu latéral au moyen de l'appareil à ressort, dit de Caillet.

 

Septembre 1879   -  Par vaux et par chemins.  -  Chaque année, lorsque arrivent les mois d'août et de septembre, on donne, sans leur demander leur consentement, congé aux cantonniers. Cette Vacance laisse ses routes privées de tout entretien, idée peu heureuse surtout en ce qui concerne les voies conduisant à nos cités balnéaires.

Aussi nous signale-t-on la route de Caen à Lion, dans la partie aboutissant à cette commune, qui est, sur certains points, dans un état déplorable.

Pendant que nous y sommes, disons que l’administration municipale persiste à laisser déposer librement sur les dunes les détritus de toute espèce. M. l'agent voyer en chef qui a dit-on pour certaines voies du littoral de tendres sollicitudes ferait bien de jeter un coup d’œil sur ladite route.

Le port de Courseulles est en train de faire des frais pour devenir une cité balnéaire. Aussi l'administration supérieure a-t-elle tort de lui jeter des cailloux dans les jambes en déposant des tas de pierres sur le seul point où la plage est d'un accès facile. Et cela en si grande quantité qu'on les croirait destinées à conduire une nouvelle tour de Babel, où viendraient se réunir tous les fonctionnaires galonnés et décorés du département pour essayer, de s'entendre sur nos intérêts.

 

Novembre 1879  -  Dons et subventions.  -  Les secours suivants ont été accordés aux communes ci-après : Ryes, mobilier d'église, 300 fr.  -  Saint-Aubin-d'Arquenay, école mixte, 1 380 fr.  -  Courseulles, restauration de l'église, 1 000 fr.  -  Saint-Aubin-sur-Mer, école de garçons, 3 900 fr.  -  Fontaine-Etoupefour, école des filles, 1 000 fr.  -  Bernières-le-Patry , école de garçons, 8 300 fr.  -  Courson, logement pour l'institutrice, 1 100 fr.  -  Saint-Martin-de-Tallevende, école mixte, 630 fr.  -  Neuville, école de garçons, 3 000 fr.  -   Mesnil-Caussois, mobilier d'église, 300 fr.  -  Rully, école de garçons, 600 fr.  -  Viessoix, école de garçons, 10 000 fr.  

 

Décembre 1879  -  Les victimes du froid.  -  Lundi, à 9 heures du matin, Mme veuve Briard, âgée de 65 ans, dentellière, demeurant Porte-au-Berger, n° 5, à Caen, est tombée sur le trottoir de la rue St-Jean, et s'est fracturé la jambe droite.

  -  La femme Lequesne, épicière à Courseulles, est tombée sur la glace, et s'est blessée très grièvement au bras.

  - Lundi dernier, vers 5 heures du soir, Mme Sophie Madeline, veuve Dagobert, épicière à Condé, rue des Challouets, revenait de son jardin, situé rue du Chêne, quand, ayant glissé sur la neige formant verglas, elle tomba si malheureusement qu'elle se fractura la jambe gauche à 5 centimètres de la cheville. La veille, vers 3 heures de l'après-midi, Mme Piel, du Pont-Errembourg, avait été victime d'un semblable accident. Enfin deux jours après, l'un des dégraisseurs du tissage des Vaux-de- Vère, nommé Zéphir, partant de chez lui de grand matin pour son travail habituel, s'est également brisé la jambe et est tombé dans la neige. Il est resté dans cette cruelle position jusqu'à l'arrivée des ouvriers du tissage qui se sont empressés de lui donner les soins que sa position réclamait.

  -  A Radon, une jeune fille, Mlle Fleury, qui était sur le point de se marier, a été engloutie dans un fossé rempli de neige. Elle avait complètement disparu. Sans son parapluie, qui était resté à la surface, on n'aurait retrouvé son cadavre qu'à la fonte des neiges.

 

Août 1880  -  Les bains de mer.  -  Bernières et Courseulles héritent du trop plein de Saint-Aubin. Du côté d'Houlgate et à Lion, il y a aussi affluence. A Luc, les maîtres d'hôtel ne savent où donner de la tête, à la Belle-Plage, on a servi dimanche près de 400 repas. Baron y est attendu. La population, reconnaissante des retraites aux flambeaux que le grand comédien organisait chaque soir l'an dernier, se propose d'aller le chercher tambour en tête. 

 

Août 1880  -  Les bains de mer.  -  Le soir, lorsque la mer est calme, on voit, à peu de distance de la grève, jouer de jeunes marsouins. Lundi, à mer basse un petit phoque a été pris par un baigneur, il est mort dans la nuit.

 

Août 1880  -  Les orages.  -  Mardi et mercredi un violent orage s'est abattu sur une partie du Calvados. La foudre a causé des dégâts au bureau télégraphique de Courseulles, des poteaux ont été renversés entre Courseulles et Bernières, et la directrice a été renversée, sans aucun mal, dans son bureau, par une commotion. Le fluide est tombé à Hermanville. A  Lisieux, il est tombée à trois endroits différents, route neuve de Paris, près de la mairie de St-Jacques, sur les remises de M. Papillon, carrossier, rue Olivier, derrière le chevet de l'église St-Pierre, et enfin dans le jardin du collège, et n'a fort heureusement causé ni accidents, ni dégâts appréciables. 

A Caen, la circulation a été un moment interrompue dans quelques rues, qu'une pluie diluvienne avait transformées en torrents. On dit aussi qu'un homme a été tué à Airan.  

 

Août 1880  -  Dévouement.  -   La semaine dernière, le sieur Briard, facteur à la gare de Courseulles, s'est jeté à la tête d'un cheval qui s'emportait et a été assez heureux de pouvoir le maîtriser. M. Héroult, qui se trouvait présent, a vivement félicité Briard qui a déjà une médaille pour avoir sauvé un homme qui se noyait dans un puits de Luc.  

 

Octobre 1880  -  Travaux.  -  Il est fortement question de terminer le chemin qui passe derrière le Casino de Saint-Aubin et de le continuer jusqu'à Courseulles. Il crèverait l'extrémité de Saint-Aubin et passerait entre Bernières et la mer  

 

Novembre 1880  -  Vols odieux.  -  Un genre de vol des plus odieux se pratique dans le Calvados, notamment à cette époque de l'année, c'est la dévastation des cimetières, où se conservent les souvenirs.

Les vols ont lieu continuellement, il n'y a pas de semaine où une famille n'ait à déplorer l'enlèvement de quelque objet précieux, de quelque souvenir doublement cher confié à la tombe, à la foi publique ! Récemment encore, c'était une balustrade en zinc repoussé qui a été arrachée d'une fosse et emportée.

 

Novembre 1880  -  La tempête.  -  La tempête qui a régné plusieurs jours ici, s'est étendue sur la Manche et sur l'Océan. On craint qu'il n'y ait de nombreux sinistres maritimes. 

 

Novembre 1880  -  Du danger de prendre ce qui ne vous appartient pas.  -  La semaine dernière, la douane de Courseulles a dressé procès-verbal contre un journalier de Graye, qui voulait enlever un madrier rejeté par la mer.

 

Juillet 1881  -  Accidents mortels.  -  Vendredi, la femme Laurent, maraîchère à Courseulles, conduisait un jeune cheval attelé à une voiture portant un tonneau d'eau, lorsque le  cheval, s'emportant, elle fut renversée et écrasée, la mort a été instantanée. Cette jeune femme, âgée de 24 ans, laisse deux enfants. 

— Le brick-goélette « la Pensée », capitaine Hue, venant d'Angleterre, est entré à Isigny, mercredi matin, avec son pavillon en berne. Dans la nuit, le nommé Hameury, matelot, tenait la barre, dans un changement de vent, le cabillaud de tribord vint le frapper avec tant de violence que le crâne en fut perforé. La mort a été instantanée.  

 

Octobre 1881  -  Une consigne inhumaine.  -   II paraîtrait qu'à Port-en-Bessin et à Courseulles,  les douaniers qui font leur service de 6 h. du soir à 6 h. du matin, ont l'ordre de rester tous les deux, toute la nuit sur le bord des quais avec défense de mettre les pieds au corps de garde, et font ainsi une faction de 12 heures qui n'est pas imposée à ceux de Grandcamp et d'Isigny. Si le fait est exact, quels forfaits ont donc commis les douaniers de Port pour qu'on leur impose, un service si rigoureux ?...

 

Mai 1882  -  Les voleur d’huîtres.  -  Depuis un certain temps, on constate la disparition d'une grande quantité d'huîtres, dans les parcs appartenant à M. Biron, de Courseulles. Samedi la nuit, les gendarmes de la brigade de la Délivrande ont fait le guet, mais n'ont pu encore mettre la main sur les voleurs.  

 

Juillet 1882  -  Désastre en mer.  -  Le lougre « Bengali », de Saint-Valery-en-Caux, faisant sur la côte d'Islande la pèche de la morue, s'est perdu corps et biens dans une des dernières tempêtes. Vingt marins des quartiers de Courseulles, de Saint-Valery-en-Caux, de Dieppe, ont péri dans ce naufrage et laissent sans ressources quarante-deux personnes, veuves, orphelins ou ascendants.

 

Mars 1883  -  Mauvais temps, grande marée. –  La grande marée de cette semaine a occasionné des dégâts matériels sur nos côtes : entre Lion et Courseulles, des parties de dunes ont été enlevées et les chemins du littoral rendus impraticables. 

De l'autre côté de Courseulles, les dégâts sont plus considérables encore : à Asnelles, une maison a été détruite par les vagues, une autre a été endommagée.

Pendant la dernière tempête, le navire allemand le « Hambourg », à destination de Zanzibar, s'est perdu corps et biens sur les bancs pendant la nuit, il y avait 30 hommes abord. 

Le navire français « Fernande », allant de Marseille à Cuba, s'est perdu à la hauteur du cap Maysi, huit marins seulement sont sauvés. 

La chaloupe de pêche la « Couronne », de Bordeaux, a sombré sur les brisants. L'équipage a péri.  

 

Janvier 1884  -  Deux noyés.     Lundi soir, deux hommes de Courseulles étaient ensemble dans une maison voisine du bassin, lorsque l'un d'eux sortit pour faire une commission. Trompé par l'obscurité, il tomba dans le bassin. A ses cris, l'autre sort pour voir ce qui se passe et tombe aussi, dans le bassin au même endroit. On se porta immédiatement à leur secours, mais on ne put les retirer vivants. Les victimes de cet accident sont les sieurs Villay et Bellebarbe, âgés l'un et l'autre de 74 ans.  

 

Janvier 1884  -  Négligence coupable.    Encore un accident à Courseulles par suite de l'incurie de l'administration locale. Samedi soir, le sieur Osmont, aîné, revenant de son travail, à la scierie Corbel, est tombé dans le bassin, à l'endroit où se noyait, il y a un mois, le fils Ledard, de Ver. Plus heureux que lui, il a pu se retirer. Quand donc se décidera-on à faire éclairer les abords de ce bassin. Il y a là une question d'humanité.  

 

Août 1884  -  Incurie impardonnable.    Nous avons à plusieurs reprises signalé de graves accidents arrivés dans le bassin et avant-port de Courseulles, par suite le l’absence éclairage. Voici une nouvelle victime de l'incurie de l'administration. Lundi soir, le nommé Marie, marin à Ver, est tombé près des écluses et s'est noyé, on a retrouvé son cadavre  mardi. Décidément, c'est par trop d'incurie.

 

Avril 1887  -  Recensement des chevaux.  -  Il sera procédé, du 15 mai au 13 juin 1887, à l'inspection et au classement : 1° de tous les chevaux et juments âgés de 6 ans et au-dessus, de tous les mulets et mules de 4 ans et au-dessus (l'âge se compte à partir du 1er janvier de l'année de la naissance) ; 2° des voitures attelées susceptibles d'être requises.

 

Avril 1887  -  Cavalcade.  -  Lundi prochain, à Courseulles, cavalcade historique représentant la visite du duc de Longueville au baron de Courseulles en 1617.  

 

Mai 1887  -  Cavalcade historique.  -  La grande fête de bienfaisance, organisée à Courseulles, a eu lieu lundi par une belle journée de printemps où une brise parfois assez vive  tempérait les ardeurs d'un brillant soleil.

La cavalcade annoncée a obtenu un succès qui dépasse toutes les espérances. Un grand nombre de nos concitoyens et d'habitants des communes voisines et même de Bayeux s'étaient empressés d'accourir pour assister au premier défilé.

La cavalcade représentait la visite du duc de Longueville, gouverneur de Caen, au baron de Courseulles , en l’an 1617.

Le célèbre gouverneur de Normandie a parcouru les rues de la bonne ville de Courseulles au milieu d'une foule sympathique qui ne lui a pas ménagé ses acclamations, ainsi qu'à sa brillante suite dont on admirait la richesse des costumes. Le groupe des seigneurs et celui des jeunes pages attiraient tous les regards.

Derrière eux venaient de nombreux cavaliers et piétons, trompettes, hérauts d'armes, hallebardiers, etc., etc. Puis quatre chars, celui des Enfants présentait un coup d'oeil ravissant, avec la bonne normande, entourée de jolis bébés. Le char de l'Agriculture, suivi du meunier et de la meunière, Don Quichotte et sa suite, et le char des Marins étaient très admirés.

La musique, récemment réorganisée, donnait son précieux concours, elle avait pris place également sur un char magnifiquement décoré. C'est elle qui donnait l'entrain à la fête.

Enfin, dans une élégante jardinière, se tenait une gracieuse bouquetière, accompagnée d'un jeune commissaire, qui tous deux ont largement contribué au succès de la recette.

Comme clou, un charlatan dévoué savait retenir près de lui la foule des curieux qui se renouvelait sans cesse.

Des quêteurs infatigables ont vu leurs efforts couronnés d'un magnifique succès, et les pauvres béniront longtemps les organisateurs de cette fête de bienfaisance.

Nos compliments bien sincères à M. Edmond Robert, adjoint au maire de Courseulles, ainsi qu'à MM. Arthur et Emile Corbel, Bauer, Cairon et Suanl. Le dévouement de ces messieurs est connu de tous, car, pour organiser en si peu de temps une cavalcade aussi bien réussie et que beaucoup de villes envieraient, ils ont eu certainement bien des obstacles à surmonter.

Le soir, à huit heures, une brillante retraite aux flambeaux, suivie de l'illumination des établissements publics et de plusieurs habitations particulières, a clôturé cette journée de fête, qui marquera à Courseulles et que nous avons l'espoir de voir se renouveler.  

 

Octobre 1888  -  Grand incendie.  -  Dimanche soir, le feu s'est déclaré à Courseulles dans l'usine à huile appartenant à MM. Bidgrain et Corbel. 

Près de 30 000 kilos d'huile épurée en feu coulaient vers le bassin, où se trouvaient des navires qu'on ne pouvait mettre à flot. Grâce à la population de Courseulles et des communes voisines, on a pu préserver les bateaux et les maisons rapprochées de l'usine. Deux hommes ont été blessés, l'un d'eux a eu deux côtes enfoncées par un meuble qu'on déménageait.  Les pertes sont estimées à environ 650 000 fr., elles sont assurées à quatre grandes compagnies. 

Le feu a pris dans les combles. Tout porte à supposer que c'est un ouvrier qui aura mis le feu en fumant, mais l'enquête n'a pas pu d'une manière certaine préciser la cause de ce sinistre.  

 

Juin 1890  -  Canot trouvé en mer.  -  Le yacht « Caprice » de Courseulles, propriétaire A. Sabine, a trouvé chaviré à trois milles au nord du port un petit canot, appelé « Coquille », qui appartenait à un Américain venu passer la saison des bains de mer dans cette localité. Il était sorti le matin, par mer calme, pour faire une partie de pèche. Le « Caprice » n'a pu retrouver traces de l'homme qui montait l'embarcation. On se perd en conjectures sur la manière dont l'accident est arrivé, il est probable que ce malheureux, quoique très bon nageur, n'a pu regagner la côte. Son corps n'a pas encore été retrouvé.

 

Juin 1890  -  Cadavre retrouvé.  -  Le cadavre de M. Ranlett, 47 ans, de la colonie américaine de Paris, dont on avait rencontré le canot en mer, a été retrouvé devant St-Aubin-sur-Mer. Le corps était en putréfaction, la figure en partie dévorée. M. Ranlett s'est noyé en péchant dans son canot. Le corps a été transporté à Courseulles, qu'il habitait une partie de l'année, et où se trouvent sa femme et ses enfants.  

 

Juillet 1890  -  Bains de mer.  -  Le casino de Luc a ouvert aussi ses portes le 13 juillet M. Cuvellier nous promet des merveilles, c'est homme à tenir parole. 

— Le casino et le théâtre de Cabourg ont inauguré le même jour. Le représentant de la société, M. Masson, n'a rien négligé pour attirer et satisfaire la clientèle de ce rivage privilégié. 

— A St-Aubin, réouverture de Salon dit des Familles. 

— A Courseulles, où habite en ce moment M. Jules Rocques, directeur de l’Égalité et du Courrier français, il y aura dimanche un grand concours de musique.   (Source B.N.)

 

Avril 1891  -  Les plages du Calvados.  -  Lundi, a eu lieu, à Caen, l'adjudication des plages du Calvados. Beuzeval, sur une mise à prix de 500 fr. ; Arromanches, à 150 fr. et Tourgéville, à 100 fr., n'ont pas trouvé preneurs. Partie de Trouville (Roches Noires), 500 fr. ; Deauville, 200 fr. ; Honfleur, 50 fr., ont été adjugés à des particuliers avec des surenchères relativement insignifiantes.

Les plages de Saint-Aubin, 1 000 fr. ; Courseulles, 250 fr., et Langrune, 200 fr., ont été adjugées aux communes.

Mais à Villers-sur-Mer le pompon ! La mise à prix de la plage était fixée à 2 025 fr., la commune s'en est rendue adjudicataire pour 4 050 francs

Or, écoutez ceci : il y a six ans, la commune s'était aussi rendue adjudicataire du même terrain, mais pour 1 000 fr. seulement, et elle a trouvé moyen d'y manger 2 à 3 000 fr.

Comment fera-t-elle pour s'en tirer en payant 4 050, plus les frais d'adjudication et les constructions en planches ? Est-ce que quelque conseiller municipal généreux y mettra du sien ? Nous en doutons. Certains entrepreneurs trouveront plutôt le moyen d'y faire leur beurre.   (Source B.N.)

 

Août 1891  -  Accident de voiture.  -  Dimanche dans la matinée, sur la route, près de Courseulles, une voilure de promenade a été violemment heurtée par une charbonnière chargée, conduite par le domestique d'un marchand de charbon de Courseulles. La petite voiture a été brisée et les voyageurs projetés pêle-mêle sur le sol, assez gravement contusionnés. Le marchand de charbons leur a généreusement offert une bordée d'injures, disant qu'ils étaient heureux de n'être pas tous tués avec « leur sale voiture..»   (Source B.N.)

 

Septembre 1891  - Manœuvres du 5e.  -  Du 3 au 11 septembre, aux environs de Caen, du 12 au 16 septembre, sur le terrain longeant la cote, entre l'embouchure de l'Orne et Bayeux. 

  Direction générale des opérations : Saint-Aubin-d'Arquenay, Douvres, Courseulles et Bayeux. 

  Cantonnements : le 12 septembre, Douvres ; le 13, Courseulles, deux bataillons ; Graye, un bataillon ; le 14 Bayeux, deux bataillons ; Vaux-sur-Aure, un bataillon ; le 15 Bayeux.   (Source B.N.)

 

Mai 1892  -  Une solution. -  Depuis 18 ans, les localités desservies par la voie ferrée de Caen à Courseulles, réclamaient contre l'organisation défectueuse du service des postes. Le directeur général vient d'écrire à M. Charles Benoist, originaire de Courseulles, que satisfaction allait être enfin donnée aux intéressés. M. Charles Benoist est un publiciste de talent. Il a à Paris une grande situation et beaucoup d'influence. Ce qu'il vient d'obtenir le prouve.  (Source B.N.)  

 

Juillet 1892  -  Les vélocipèdes ont du bon.  -  Si cette légère machine cause quelques ennuis aux promeneurs, il faut dire qu'elle rend parfois service. Nous en avons eu la preuve ces jours-ci. Les paquets de journaux de nos dépositaires. ligne de Courseulles, avaient été laissés dans un coin. La poste les a fait transporter en vélocipèdes aux destinataires. Retard : quelques heures seulement. (Source B.N.)   

 

Juillet 1892  -  Récompense.  -  M. Jean-Marie Le Sanne, matelot, a reçu du ministre un témoignage de satisfaction pour sauvetage d’un mousse à Courseulles,le 10 mai. (Source B.N.)

 

Juillet 1892  -  Bains de mer.  -  Les chaleurs font fuir Paris et rechercher les bords de la mer. Aussi les baigneurs commencent-ils à arriver. Le casino de Trouville, toujours dirigé par M. de Maraine, vient de publier son tableau de troupe. Il est très complet. La jetée en fer a été essayée. Tout porte à croire que vers le 10 juillet le public pourra bénéficier des inestimables avantages d'un nouveau service régulier, sans souci des bases-mer. Les régates de Trouville auront lieu les 30 et 31 juillet et le 1er août. 

 - Ouverture du casino de Luc le 10 juillet, Jeux, orchestre choisi, petite troupe d'opéra et de comédie recrutée parmi les meilleurs artistes. 

 - Mme Messeline qui a joué 80 fois miss Helyette, à Bruxelles, est descendue à l'hôtel Belle-Plage. 

 - Caen Bains de Mer a fait sa réapparition. Toujours frais, toujours soigné, notre confrère. Il fera bien de surveiller son correspondant d'Arromanches qui lui fait dire que le maire ne fait pas réparer l'effondrement des digues : d'abord, parce que les digues ne sont pas défoncées, ensuite, parce que cela ne regarde pas le maire. 

 - Autre éclosion : « l'Echo des Plages », bi-hebdomadaire, journal des stations de Beuzeval-Houlgate, Dives. Cabourg, le Home, Ouistreham, Lion, Luc, Langrune, St-Aubin, Bernières et Courseulles. — Bureaux et rédaction, 102, rue Saint-Pierre, Caen.  (Source B.N.)  

 

Août 1892  -   Les grosses chaleurs.  -  Partout la chaleur a été excessive et la sécheresse compromet beaucoup les récoltes. 

Par suite de ces chaleurs, quelques cas de diarrhée cholériforme se sont déclarés à Rouen, à la caserne des chasseurs à cheval. 120 fièvres typhoïdes sont en traitement dans les hôpitaux.  (Source B.N.)

 

Septembre 1892  -  Les dangers du bain.  -  Dimanche matin, M. Prévost, 31 ans, instituteur à Paris, en villégiature à Courseulles, où il était arrivé samedi soir, s'est noyé en se baignant sur la rive gauche de l'embouchure de la Seulles à un endroit reconnu fort dangereux. Trois personnes de ses amis, qui se baignaient en même temps que lui, ont essayé de lui porter secours, mais n'ont pu y parvenir Le flot a rejeté son cadavre sur le rivage une demi-heure environ après l'accident. C'est sous les yeux de sa femme que le malheureux s'est noyé. (Source B.N.)

 

Octobre 1892  -  Enfin !  -  Depuis de longues années, MM. Lefortier et Cie réclamaient un service de poste de Caen à Courseulles, par Thaon, et de Courseulles à Douvres. Un coup d'épaule de M. Charles Benoist, publiciste, originaire de Courseulles, a fait aboutir l'affaire. Ce sont les habitants du littoral qui sont contents.   (Source B.N.)

 

Juin 1899  -  Inauguration des tramways.  -  Lundi 26, réception des lignes de Bayeux à Port-en-Bessin, Courseulles et Arromanches. La commission se réunira à la gare de Bayeux à 8 heures. Les lignes doivent être ouvertes à la circulation le 1er juillet ;  mais on  retardera jusqu'à la fin du mois la fête solennelle d'inauguration. Pour concerter les mesures relatives à cette fête, les maires des communes traversées se sont réunis à Bayeux le samedi 24 juin.

 

Octobre 1900  -  Incident maritime. -  Mardi 23 octobre, le vapeur français " Corbeil ", du Havre, a fait côte devant Courseulles, au Nord-Est de l'estacade. Ce vapeur a été dégagé par le remorqueur " Ouistreham ", de la chambre de commerce de Caen, qui l'a entré dans le port de Courseulles. Le " Corbeil " a des avaries dans sa machine.

 

Décembre 1900  -  Disparition. -  Vendredi, le sieur Auguste Lequesne, 64 ans, journalier, qui ramassait du bois mort sur le bord de la Seulles, est tombé dans la rivière. On croit que le courant, qui était fort, a emporté le corps à la mer.

COURSEULLES-SUR-MER  (Calvados)  -  La Plage

44    COURSEULLES   -  Le vieux Moulin.  -  LL.

Courseulles -sur-Mer  -   Le Château

1    COURSEULLES   -   Place de la Mairie

20    COURSEULLES   -   Le Bassin à Flot.  -  LL.

COURSEULLES-sur-MER  (Calvados).   -   Le Parc aux Huîtres

8    COURSEULLES  -  Le Port

COURSEULLES-sur-MER  (Calvados).   -   La Rue de l'Église

217   COURSEULLES-SUR-MER (Calvados)   -  L'Hôtel des Étrangers

7       COURSEULLES  -  les Cabines  -  LL.

2     COURSEULLES-SUR-MER    -   La Rue de l'Église

51    COURSEULLES   -   Le Pont de la Seulles.  -  LL.

6.   COURSEULLES   -   Rue de l'Église

COURSEULLES-SUR-MER (Calvados) 

29      COURSEULLES-SUR-MER   -   Rue de la Mer.  -  LL.

24      COURSEULLES (Calvados)   -   Place de Caen

COURSEULLES-SUR-MER   -   Les jetées à Marée basse.

42      COURSEULLES-SUR-MER   -   Nettoyage des Huîtres.  -  LL.

COURSEULLES-SUR-MER  (Calvados)

1      COURSEULLES   -   La Plage

COURSEULLES-SUR-MER  (Calvados)  -  La fête de la mer

COURSEULLES-SUR-MER  (Calvados)  -  La Plage

COURSEULLES-SUR-MER  (Calvados)  -  Juin 1944

207    COURSEULLES-SUR-MER  (Calvados)  -  L'Usine à Huile et le Quai Est.

Courseulles (Calvados)  -  Vue Générale du Port

18.   COURSEULLES-sur-MER  (Calvados)  -  La Rue de la Mer

LL      85   COURSEULLES  -  Le Château, coté nord-ouest

2748      COURSEULLES-sur-MER  (Calvados)  -  Le Port

COURSEULLES-SUR-MER  (Calvados)  -  La Plage

COURSEULLES-SUR-MER  (Calvados)  -  Le 6 juin, Les Premiers Prisonniers Allemands

COURSEULLES-sur-MER  (Calvados).   -   Le Port

COURSEULLES-sur-MER  (Calvados).   -   L'Entrée du Port (1944)

COURSEULLES-sur-MER  (Calvados).   -   L'Entrée du Port

COURSEULLES-sur-MER  (Calvados).   -   Le Syndicat d'initiative

COURSEULLES-sur-MER  (Calvados)

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