COURSON

Canton de Saint-Sever-Calvados

Les habitants de la commune de Courson sont des Coursonnais, Coursonnaises.


Août 1869   -   Fait divers.   -  Le 7, vers 4 heures du soir, un incendie s'est déclaré dans la commune de Courson, canton de Saint-Sever, et a consumé un corps de bâtiments à usage d'habitation et d'exploitation, et quantité d'objets mobiliers appartenant aux époux Deslandes et aux frères Ozenne, propriétaires. Rien n'était assuré.  

 

Août 1871   -  Condamnation.   -   Désiré Colleville, 18 ans, journalier à Courson, 10 jours de prison pour vol d'une montre.

 

Novembre 1872   -  Incendie par malveillance.  -  Le 23 de ce mois, vers 5 heures du soir, un incendie, dû à la malveillance, a éclaté à Courson, canton de Saint-Sever, et a consumé une maison d’habitation, une étable et une certaine quantité de foin, appartenant au sieur Anatole Guézot, cultivateur. La perte s'élève 2.600 francs, rien n'était assuré. L'auteur volontaire dd ce sinistre est le nommé Chapdelaine, âgé de 11 ans, domestique du sieur Guézot, de complicité avec sa mère, la nommée Maria Paysan, qui a poussé son fils à commettre ce crime, à la suite de querelles qui eurent lieu entre elle et la femme Guézot dans la matinée du même du jour de l'incendie. La justice s'étant rendue sur les lieux a obtenu les aveux précis du jeune Chapdelaine, et a ordonné son arrestation et celle de sa mère.

 

Janvier 1879  -  Construction d’écoles en 1878.  -   Pour le Calvados, 25 constructions nouvelles dans 22 communes, dans l’arrondissement de Vire : Courson, école de filles ; Presles, école de garçons ; Mesnil-Auzouf, 2 écoles.

 

Mai 1879   -  Chasse au sanglier.  -  Une chasse au sanglier a eu lieu mercredi denier dans les bois de Moutiers-Hubert et de Courson, aux environs desquels des dégâts assez nombreux étaient signalés depuis quelque temps. La battue, à laquelle une vingtaine de chasseurs ont pris part, était dirigée par M. Louis Levillain, lieutenant de louveterie de l'arrondissement de Lisieux. Deux sangliers ont été levés vers midi dans le bois dit des Magnents. Vivement attaqués par la meute, les deux ragots, de deux ans environ, ont été tués par M. Louis Levillain. Pendant cette chasse, un renard en maraude, effrayé sans doute par les coups de fusil, a cherché à regagner son terrier. Mal lui en a pris, car un coup de fusil la arrêté et fait passer de vie à trépas.  

 

Novembre 1879  -  Dons et subventions.  -  Les secours suivants ont été accordés aux communes ci-après : Ryes, mobilier d'église, 300 fr.  -  Saint-Aubin-d'Arquenay, école mixte, 1 380 fr.  -  Courseulles, restauration de l'église, 1 000 fr.  -  Saint-Aubin-sur-Mer, école de garçons, 3 900 fr.  -  Fontaine-Etoupefour, école des filles, 1 000 fr.  -  Bernières-le-Patry , école de garçons, 8 300 fr.  -  Courson, logement pour l'institutrice, 1 100 fr.  -  Saint-Martin-de-Tallevende, école mixte, 630 fr.  -  Neuville, école de garçons, 3 000 fr.  -   Mesnil-Caussois, mobilier d'église, 300 fr.  -  Rully, école de garçons, 600 fr.  -  Viessoix, école de garçons, 10 000 fr.  

Mars 1880  -  Les voleurs d’église.  -  Dans la nuit de mercredi de la semaine dernière, des voleurs se sont introduits dans l’église de Saint-Paul-de-Courtonne, par la fenêtre dela sacristie, et ont dérobé environ 35 f.

— Vendredi, pendant la nuit, des voleurs ont pénétré dans l'église de Saint-Mars-de-Fresne et ont volé une somme d'environ : 60 fr. Ils sont entrés dans l’église en escaladant la fenêtre du chœur.

— Des vols ont eu lieu également dans les églises de Bellou et de Courson. A Bellou, les voleurs se s'ont introduits dans l'église en arrachant les barreaux en fer d'une fenêtre et s'en sont servis pour fracturer les troncs et les coffres.  

 

Janvier 1888  -  Écrasé sous une voiture.  -  Le sieur Alcide Martin, 27 ans, domestique du sieur Bouchard, propriétaire à Courson, revenant de Saint-Sever, s'arrêta un instant avec des camarades à l'auberge du sieur Gillot et en repartit vers huit heures, avec son cheval et sa voiture. Pour arriver chez lui, il faut quitter la grande route et suivre un chemin creux et très difficile. Au plus mauvais passage, a-t-il voulu descendre ou est-il tombé de sa voiture ? C'est ce qu'on ignore. Toujours est-il que, le lendemain matin, des enfants, se rendant à l'école, ont trouvé le malheureux adossé au talus du chemin, la voiture renversée sur lui. Il ne donnait plus signe de vie.

 

Janvier 1888  -  Le froid.  -  La température glaciale que nous avons eue la semaine dernière n'est rien en comparaison du froid qui fait en Autriche. Durant huit jours, le thermomètre n'a pas dépassé 30 degrés au-dessous de zéro. Soixante personnes sont mortes de froid aux environs d'Agram. 

— En Amérique, il y a eu des tempêtes de neige. Le chiffre des morts atteint 200. Un grand nombre de personnes ont eu des membres gelés. Beaucoup de malheureux, aveuglés par la neige, se sont laissé mourir à deux pas d'abris où ils auraient été sauvés. Des bandes entières d'enfants ont péri en revenant de l'école. Les pertes en bétail sont considérables.  

 

Août 1888  -  Un misérable.  -  La semaine dernière, à Courson, un attentat à la pudeur et une tentative d'odieuse immoralité ont été commis sur un enfant de 10 ans, par un journalier le sieur François Brillet. Il a été arrêté jeudi.  

 

Mars 1890  -  Mort de froid.  -  La cadavre du sieur Eugène Bisson, 61 ans, mendiant, né à Vire, a été trouvé dans un herbage de Courson longé par le chemin vicinal de Saint-Sever à Beslou , appartenant à la dame Letondeur. Ce cadavre ne séjournait en cet endroit que depuis quelques heures et ne portait aucune trace de violence. Il résulte de l'examen médical que la mort est due au froid.   (Source B.N.)  

 

Avril 1890  -  Vol d’une jument.  -  Une superbe jument, près à mettre bas, a été volée la nuit au sieur Victor Lefras, cultivateur à Courson. Ce vol a été commis dans l'écurie et, fait singulier, le chien du sieur Lefras qui était pourtant à la chaîne n'a poussé aucun aboiement, et cependant il a la réputation de ne pas être commode.   (Source B.N.)  

 

Août 1892  -  Suicide par amour.  -  Plusieurs fois déjà, le sieur Méry-Aimable Nové, 63 ans, cultivateur à Courson, arrondissement de Vire, avait manifesté l'intention de se suicider. Il s'est pendu dans sa grange. Ayant eu la pensée de se marier avec une veuve habitant la commune, Nové s'était adressé à elle, mais sa demande avait été repoussée et la veuve s'était remariée la semaine précédente avec un autre homme. C'est pour ce motif qu'il a voulu en finir avec la vie. (Source B.N.)  

 

Juin 1893  -  A propos de sécheresse.  -  La plus grande que nous avions eue en Normandie est celle de 1559. De Pâques à la Toussaint la chaleur fut fort grande, dit M. de Bras. Le temps était toujours à l'orage et, pendant plus de six mois, il ne tomba pas, ou très peu d'eau. L'hiver qui suivit fut très doux et les violettes de mars parurent en janvier. Les arbres, trop avancés, donnèrent peu de fruits. (Source B.N.)

Juin 1893  -  Incendie.  -   Incendie chez le sieur Achille Renard, cultivateur à Courson. Pertes, 6.000 fr. (Source B.N.)

 

Octobre 1893  -  Vol audacieux.  -  Un matin, vers 4 heures, la demoiselle Madeleine Deschamps, 59 ans, épicière au bourg de Courson, arrondissement de Vire, entendit frapper à sa porte et la voix d'un homme lui dit d'ouvrir, alléguant qu'il avait immédiatement besoin d'huile pour un cheval qui était malade. En toute hâte, la demoiselle Deschamps sauta de son lit, alluma une chandelle et tira le verrou pour permettre an client matinal d'entrer. Au même moment, celui-ci s'empara de la lumière et, d'un violent coup de poing dans l'estomac, la renversa sur le sol, puis entra dans la chambre à coucher et se mit à fermer les porte, sauf une donnant accès dans la cour, afin de donner passage à un autre individu qui l'accompagnait. 

Plus morte que vive, la demoiselle Deschamps se releva, s'assit sur une chaise et n'osa appeler au secours, tellement elle était suffoquée. Voyant que les voleurs fouillaient dans un buffet où était son argent, elle se mit à les supplier de ne pas emporter ses papiers, mais elle n'obtint d'eux aucune réponse. Après avoir bouleversé tout le logement pendant une demi-heure, les malfaiteurs s'en allèrent sans adresser la moindre parole à l'épicière. 

Ces individus ont emporté 1 800 fr. en billets de banque et espèces, mais ils ont laissé quatre obligations au porteur de 500 francs. La demoiselle Deschamps a été tellement émotionnée qu'elle n'a pu remarquer l'individu qui l'a renversée à terre en entrant chez elle et n'a pu fournir le moindre renseignement. 

Déjà, le lundi précédent, vers 9 heures et demie du soir, alors qu'elle était couchée, un individu, qu'elle ne reconnut pas, avait voulu la faire relever pour lui servir de la chandelle, mais elle s'y était refusée. Tout porte à croire que c'est le même homme qui s'est présenté de nouveau chez elle. (Source B.N.)

 

Avril 1899  -  Assassinat.  -  Dans la nuit du 10 au 11 avril courant, un assassinat a été commis sur la nommée Augustine Cruet, veuve Jamet, âgée de 75 ans, ménagère a Courson, canton de Saint-Sever.

La découverte du crime a eu lieu le 11, à 7 heures et demie du matin. Le cadavre gisait sur le sol de la maison, la gorge ouverte et baignant dans son sang. Le vol paraît avoir été le mobile du crime, l'armoire avait été ouverte sans effraction et fouillé. La victime vivait seule et habitait une petite maison sur le bord de la route de Montbray à 150 mètres de cette dernière localité et à 60 mètres de la plus proche habitation, elle était réputée pauvre et on ne lui connaissait aucun ennemi.

Le parquet a été prévenu.  Le commandant de gendarmerie de l'arrondissement s'est immédiatement rendu sur les lieux. Malgré les recherches et investigations faites sur place, aucun indice sérieux n'a pu jusqu'à présent être découvert et mettre sur la trace du criminel. Toutes les brigades voisines ont été avisées.

 

Mars 1917  -  Le coup de pouce.  -  Nous sommes dans le printemps depuis hier, aussi nous fait-on prendre l'heure d'été ! Les pouvoirs publics sont pleins d'à propos ! C'est dans la nuit de samedi à dimanche qu'il faudra avancer sa montre d'une heure. Beaucoup ne s'y résignent qu'en maugréant. Si, du moins, nous pouvions espérer qu'après la guerre, on nous laissera, comme nos pères, libres de compter les heures d'après la marche des astres ! Mais comme il parait que l'avance de l'heure est mesure provisoire et c'est ce qui nous fait craindre qu'elle ne dure longtemps.

 

Mars 1917  -  Les congés de Pâques.  -  Afin de faciliter la participation des élèves des lycées, collèges, écoles normales et écoles primaires supérieures aux travaux agricoles en temps opportun, le ministre de l'Instruction publique a décidé que les congés de Pâques commenceront le dimanche 23 mars et se termineront le Jeudi soir 12 avril. Les classes reprendront le lendemain matin.

 

Mars 1917  -  Les braves.  -  La médaille militaire a été conférée à MM. Emile Leroy, de Villerville, Pierre Maussion, de Lisieux, soldat au 203e ; Lucien Lair, de Courson ; Alexandre Frissonnet, de Lisieux, soldat au 1er tirailleurs algériens.

 

Septembre 1924  -  Cruauté.  -  A la fête de Courson un forain avait installé un tir à la carabine où les tireurs exerçaient leur adresse sur un lapin. Fort heureusement des gendarmes vinrent  à passer et dressèrent procès-verbal contre ce cruel forain pour avoir contrevenu à la loi Grammont.  

 

Janvier 1931  -  les aides aux jeunes filles.  -  Dots attribuées en 1930 aux jeunes filles de familles nombreuses. La Commission départementale, chargée de l’attribution des dots y a donc eu à se prononcer pour cinquante attributions sur soixante et onze dossiers constitués.

Courson. — Mlle Gasteblet Albertine, âgée de 20 ans, d'une famille de 6 enfants vivants. Le père est mort au Champ d'Honneur. La postulante a d'abord aidé sa mère à élever ses frères et sœurs et elle a été ensuite placée comme domestique de ferme chez divers patrons qui ont tous été satisfaits de ses services. Mlle Gasteblet a épousé, le 18 novembre dernier, M. Lenoble, qui exploite en location une petite ferme.

 

Mars 1941    -   Noyée dans son puits.   -   En tirant de l'eau au puits, Mme Veuve Marie Blin, 70 ans, demeurant à Courson, village de la Tourtellière, a basculé et est tombée dedans. On a pu repêcher qu'un cadavre.

266   -   COURSON (Calvados)  -  la Route de Montbray

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