CRESSEVEUILLES

Canton de Dozulé

Les habitants de la commune de Cresseveuille sont des Cresseveuillais, Cresseveuillaises.

Août 1868   -   Les récoltes.   -   A cause de la chaleur exceptionnelle et persistante de cette année, les moissons sont avancées de quinze jours au moins, les vendanges le seront, dit-on, de trois semaines, la maturité des fruits de toutes espèces est extraordinairement précoce.

Il n'est pas jusqu'aux huîtres qui se ressentent de cette prodigalité de chaleur, ces mollusques qui, d'ordinaire, ne sont mangeables que dans la seconde quinzaine d'août et dont les gourmets s'abstiennent généralement avant cette époque à cause du frai, qui rend les sucs de l'huître visqueux et troubles, sont dès à présent limpides, frais et savoureux comme en automne.  

 

Janvier 1878   -  Est-ce la fin du monde ?  -  Il vente, il tonne, il grêle, la prairie est submergée, la vallée d'Auge est inondée, certains quartiers de Pont–l’Evêque sont de nouveau transformés en une nouvelle Venise ... moins les monuments, la foudre est tombée aux environs de Vire. Mardi, vers midi, un tremblement de terre a été ressenti à Caen et sur plusieurs points du département, il n'a duré que quelques secondes, pendant lesquelles les vitres, fenêtres, murs et maisons semblaient trembler. Cette secousse s'est également fait sentir au Havre et à Rouen.

 

Février 1878   -  Deux enfants brûlés.  -  Lundi, un horrible accident est arrivé dans la commune de Cresseveuilles deux pauvres enfants, âgés, l'un de trois ans, l'autre de dix-huit mois, ont été brûlés dans leur lit. 

Pendant que les époux Cailleaux étaient absents de leur domicile, une femme qui cueillait de herbe dans les environs fut attirée par une forte odeur de brûlé, et par des cris plaintifs qui sortaient d'une habitation voisine, elle courut vers cette maison et là un spectacle horrible s'offrit à ses yeux : deux pauvres enfants étaient couchés dans un lit tout en flammes. Ne pouvant ouvrir la porte, cette femme enfonça la croisée, mais ne put parvenir à pénétrer dans l'appartement, elle courut alors chercher du secours et trouva à environ 200 mètres un brave ouvrier, le nommé Heurtevent, qui, bravant les flammes et la fumée, parvint à enlever les deux enfants et à éteindre l'incendie. 

Le docteur Richer, de Dozulé, appelé en toute hâte, prodigua ses soins aux malheureuses victimes, mais les brûlures sont tellement étendues et profondes, qu'il reste peu d'espoir de les sauver. On suppose qu'en jouant avec des allumettes l'un des enfants aura mis le feu qui a détruit 50 fr. d’objets de literie.  

 

Juin 1882  -  Bon exemple.  -  Beaucoup de communes du Calvados ont créé des caisses des écoles pour subvenir à l'entretien des élèves indigents, en leur fournissant des soupes l'hiver, ainsi que des fournitures de classes et au besoin des habits. Dans certaines, des souscriptions ont été faites spontanément par les conseillers municipaux, afin de ne pas trop grever le budget communal. 

Il serait d'un bon exemple pour les autres communes qui ne l'ont pas fait, que le Préfet communiquât aux journaux celles où ces souscriptions ont eu lieu.

 

Juillet 1882  -  Mort accidentelle.  -  Mardi, à Cresseveuille, près Dozulé, une femme a été tuée par un taureau qui l'a renversée et piétinée avec fureur.

 

Octobre 1890  -  Pris au piège.  -  Le tribunal de Pont-l’Evêque à 50 fr. d'amende le curé de Cresseveuille pour avoir tendu des collets. Déjà, en 1875, le parquet, avait eu à intervenir au sujet d'un piège dans lequel se prit le chien de chasse d'un ennemi du presbytère.  

 

Février 1891  -  Suicide.  -  Le sieur Blandin, de Cresseveuille, profitant de l'absence de sa, sœur, avec laquelle il demeurait et qui était allée à Dozulé, s'est pendu dans sa cave. Blandin était depuis longtemps sous l'obsession d'idées noires.

 

Mai 1919  -  Citation.  -  M. Émile Girard, caporal d'infanterie, petits-fils de M. Eugène Perrée, de Cresseveuilles, est cité à l'ordre du régiment : « Agent de liaison courageux et consciencieux. Pendant les combats du 26 septembre au 16 octobre 1918, a accompli parfaitement toutes les missions qui lui ont été confiées. 

S'est déjà distingué dans le même service au cours des opérations du 10 au 22 août 1918. »  

 

Janvier 1925  -  Le cantonnier batailleur.  -  Il ne suffit pas au cantonnier Jules Vauquelin, 61 ans, de Cresseveuille, de casser des tas de cailloux, il a encore la prétention quelque peu abusive de ̃casser la figure de son prochain. C'est ainsi qu'un couteau à la main, il a menacé la dame Langronne, ménagère, et, pour s'entraîner, lui a brisé des carreaux. 25 francs d'amende.

CRESSEVEUILLE;  -  Vieille Ferme Normande des Tilleuls

Commentaires et informations

Facebook @