CREULLY

Canton de Creully

Les habitants de la commune sont des Creullois, Creulloises


Mars 1867   -   Le printemps en avance.   -   La végétation est tellement avancé dans notre contrée que les abricotiers sont en fleurs. D'ici huit jours au plus, les poiriers et les guiguiers vont épanouir leurs boutons nombreux cette année. Si la fin de l'hiver et le commencement du printemps sont favorables, il y aura une récolte abondante.

L'herbe pousse...... Les gros bœufs reparaissent...... Les dindes s'en vont avec les gras jours.

 

Mars 1867   -   Les timbres.    -   Conformément à la loi du 13 juin 1866, qui autorise la direction des télégraphes à faire fabriquer et à vendre au public des timbres spéciaux pour l'affranchissement des dépêches, les timbres télégrammes ne tarderont pas à être mis en circulation.

Un décret d'administration publique, destiné à en régler l'usage, est actuellement soumis à l'examen du Conseil d'État.

Ces timbres, de quatre catégories et couleurs différentes, se vendront 2 fr., 1 fr., 0,50 c. et 0,25.

 

Mars 1867   -   Découvert d'un cadavre.    -   Mercredi dernier, on a trouvé sur le bord de la rivière la Seulles, à Creully, le cadavre d'un enfant nouveau-né du sexe masculin. Le cadavre portait au front une conclusion qui porte à croire à un infanticide. Des recherches sont faites pour trouver l'auteur du crime.  

Octobre 1868   -   Les chasseurs.    -   D'après une statistique récente, il y aurait en France un million de chasseurs, parmi lesquels près de six cents mille sans ports d'armes. Le nombre des procès de chasse, dans le dernier exercice, s'est élevé à 30 000. Il faudra bientôt des tribunaux spéciaux.

Octobre 1868   -   Les archives.    -    D'après une circulaire de M. le ministre de l'intérieur, la garde et la conservation des archives doivent être confiées désormais, dans les communes rurales dépourvues de mairie, à l'instituteur secrétaire de mairie. On déposerait à la maison d'école les archives communales, qui n'en resteraient pas moins sous l'autorité et la surveillance directe du maire.

Octobre 1868   -   La garde nationale.    -   Les maires de toutes les communes de France viennent de recevoir du ministre de la guerre la liste des hommes inscrits pour faire partie de la garde nationale mobile.  

 

Août 1869   -   Fait divers.   -  Jeudi dernier, dans la cour de la ferme exploitée par M. Devaux, à Creully, un domestique, le sieur Lenoir, âgé de 16 ans, s'est laissé prendre entre un arbre et une charrette qu'il manœuvrait. 

Il a reçu de telles blessures aux reins et au ventre que le malheureux est mort dans la soirée, après une cruelle agonie.

 

Mai 1870   -   Nécrologie.   -   M. l'abbé Louis-René-Narasse Follope curé-doyen de Creully depuis 40 ans est décédé le 1er  mai, dans sa 77e année. Se vénérable prêtre, dont la santé déclinait depuis plusieurs années, a voulu mourir à son poste. Il laisse une mémoire vénérée et d'unanimes regrets. Ses obsèques ont eu lieu jeudi.  

 

Juillet 1870   -  Fait divers.   -   Une jeune femme de 17 ans, nommée Marie-Sydonie Ledard, femme Aubraye, et Jules-Romain Beuron, dit Bottey, âgé de 23 ans, demeurant l'un et l'autre à Creully, ont été, pour adultère et outrage public à la pudeur, condamnés : la première à 6 mois de prison, le second 3 mois de la même peine et 100 fr. d'amende.  

 

Août 1870   -  Mobilisation.   -    La garde mobile du Calvados, formant un effectif de plus de 6,000 hommes, est définitivement constituée, elle comprend quatre bataillons, divisés en huit compagnies chacun.

Le premier bataillon, composé des cantons de Balleroy, Bayeux, Isigny, Ryes, Trévières, Creully, Douvres et Tilly-sur-Seulles, et le quatrième bataillon, composé des cantons de; Caumont, Villers-Bocage, Aunay, Beny-bocage, Condé-sur-Noireau, St-Sever, Vassy et Vire tiennent provisoirement garnison à Caen.

Le deuxième bataillon, composé des cantons de Bourguébus, Caen (Est et Ouest), Évrecy, Troarn, Bretteville-sur-Laize, Falaise, Coulibœuf et Thury-Harcourt, tient garnison Lisieux.

Le troisième bataillon composé des cantons de Lisieux, Livarot, Orbec, Mézidon, St-Pierre-sur-Dives, Blangy, Cambremer, Dozulév  Honfleur et Pont-l'Evêque, tient garnison à Bayeux.  

 

Août 1870   -  Pour les blessés.   -   Ont mis à la disposition de l'Administration pour les blessés de l'armée :

M. Charlier, ingénieur, 1 lit ;

M. de Druval, dans son château de Creully, 2 lits ; M. Ch. Paisant-Duclos, id., 4 lits ; 

M. Lemarchand,  vétérinaire à Mathieu, 1 lit ; MM. Bunel, Rubin et Lecointe, 2 lits ; Mme Buhour mère, à Mathieu, 8 lits ;

Mme la comtesse de Lamprelie, à Meslay, 6 lits ; Mme la comtesse de Germiny, à Bavent, 12 lits ; MM. Collard, de la Rivière-Saint-Sauveur, 8 lits ; M. Repos, directeur du grand hôtel d'Asnelles, 50 lit,

M. le docteur de la Motte, de Pont-1'Evêque, et M. Besson, docteur à Caumont, offrent gratuitement leurs soins aux blessés envoyés dans leur rayon. M. Mulot, pharmacien à Caen, s'est offert à fournir gratuitement les médicaments pour les blessés qui seront reçus dans les maisons particulières de la paroisse St-Jean.

 

Septembre 1871   -  Fait divers.  -  Le 1er  septembre, à Creully, vers 11 heures du soir, à l'hôtel du Commerce, le nommé Exupère, age de 50 ans, marchand de volailles à Andrieu, est tombé de la fenêtre de la chambre qu'il occupait, dans la  cour. Relevé aussitôt, les soins les plus empressés ont été donnés en vain à cet individu qui est mort une heure après.

 

Mai 1872   -  Le temps qu’il fait.  -  Depuis quinze jours, il pleut, il vente, il grêle, il neige, il gèle.

Dans le Calvados, gelée et inondation. Dans l'Orne, neige et gelée. Aux environs de Paris, les légumes et les fruits sont en partie détruits. Dans les pays vignobles, tout semble anéanti.

Le blé augmente sur tous les marchés, cependant, il ne faut pas trop s'effrayer de cette hausse, car les récoltes ne sont pas en détresse, et ceux-là qui prétendent que le blé va pourrir en terre sont des imbéciles ou des spéculateurs.

 

Mai 1872   -  Pluie.  -  Les pluies abondantes qui sont tombées pendant ce mois, ont produit une crétine très préjudiciable dans la vallée de la Dives. En effet, l'eau couvre tout à fait un grand nombre d'herbages dans plusieurs communes, surtout dans les partis les plus basses, où elle atteint 50 à 60 centimètres.

 

Mai 1872   -  Incendie.   -  Un incendie accidentel, occasionné par la foudre, a éclaté le 22 de ce mois vers 4 heures du soir, dans la commune de Creully, et a consumé deux corps de bâtiment à usage de grange, remise et pressoir. Malgré les prompts secours organisés par les habitants en la localité et environs, et les pompes de Creully, Villier-le-Sec, Amblie et Reviers, qui n'ont, cessé de fonctionner pendant 4 heures. Les pertes sont considérables.

 

Mai 1872   -  Le temps qu’il fait.  -  La température insolite qui règne depuis quelques semaines, est cause d'une aggravation de la mortalité dans certaines contrées.

A Paris le chiffre des décès a été de plus 1000 dans la dernière semaine, total considérable en raison du nombre actuel des habitants.

 

Septembre 1872   -  L’état civil.  -  Le ministre de l'intérieur vient d'adresser aux préfets une circulaire pour appeler leur attention sur le mauvais état, dans lequel se trouvent les actes de l'état civil dans la plupart des communes, et les inviter à veiller à ce que les municipalités prennent des mesures pour la conservation de ces importants documents, qui intéressent à un si grand degré la population tout entière.

 

Septembre 1872   -  Fête.  -   Les concours agricoles de la Société d'agriculture et de commerce de Caen, pour l'année 1872, auront lieu à Creully, le dimanche 15 septembre 1872. La commune de Creully a organisé, en outre, avec l'assistance de la Société d'agriculture, un concours d'animaux reproducteurs d'espèce bovine normande. Jeux, divertissements et feu d'artifice.

 

Novembre 1875   -  Accident mortel.  -  Mercredi, à Creully, la veuve Tostain, 77 ans, dentellière, est tombée, par suite d'une trombe terrible, la tête la première contre une borne. La mort a été presque instantanée.  

 

Mars 1879   -  Secours.  -  L'État vient d'accorder des secours aux communes ci-après : Huppain, restauration de l'église, 2 000 fr. ; Rubercy, réparation de l'église et du presbytère, 600 fr. ; Creully, travaux à l'église 3 735 fr. ; le Fresne-Camilly, travaux à l'église, 2 248 fr. ; Secqueville-en-Bessin, travaux à l'église, 10 231 fr. ; Évrecy, restauration du clocher, 1 800 fr. ; St-Martin-de-Sallen, réparation au presbytère, 300 fr. ; Morteaux-Couliboeuf, construction d'une école de garçons, 1 000 fr. ; Rumesnil, reconstruction de l'église, 6 000 fr. 

 

Mars 1879   -  Tir.  -  Dimanche prochain, 6 avril, au stand de Creully, tout soldat de l'armée territoriale, porteur de son livret, sera admis gratuitement à tirer ses balles d'épreuve. Armes et munitions seront fournies gratuitement.  

 

Avril 1879  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général, considérant que les demandes de subvention sur les fonds de l'État, pour travaux aux églises et aux presbytères, a été établi conformément à l'article 2 de la loi du 10 août 1871, en tenant compte de l'urgence de ces travaux, ainsi que des charges et des ressources des communes. Prie M. le Ministre de vouloir bien accorder aux communes les subventions demandées pour travaux aux églises et aux presbytères, à Creully, travaux à l'église (monument historique). Montant de la dépense 20 006,  83 fr. déficit : 4 471,83 fr.  

 

Avril 1879  -  Répartition de secours pour les bâtiments communaux.  -  Le Conseil répartit entre les communes inscrites ci-après une somme de 13 130 fr. à prélever sur le crédit de- 15 000 fr. porté au budget de 1879 sous le titre : Subvention pour acquisitions, travaux et réparations d'églises, mairies et autres édifices communaux. Creully, travaux au cimetière, 50 fr.

 

Juillet 1879   -  Secours aux communes.  -  Escoville, travaux d'appropriation de l'école, 500 fr.   -   Bernières-sur-Mer, restauration de l'église, 11 000 fr.   -  Pennedepie, réparations à l'église, 350 fr.   -   Creully, restauration de l'église, 2 000 francs.

 

Juillet 1879   -  Les pluies d’aujourd’hui et les pluies d’autrefois.  -  Dimanche dernier, on a lu dans toutes les églises une circulaire de Mgr  l'évêque de Bayeux ordonnant des prières publiques pour la cessation de la pluie. Il faut remonter à plus d'un siècle et demi, à 1725, pour trouver une année aussi pluvieuse que 1879.

En 1725, la pluie ne cessa de tomber trois mois durant, on fit également des prières publiques et on promena dans Paris la châsse de sainte Geneviève. La pluie cessa deux jours après. Nous, sommes moins heureux en 1879, car depuis que les prières publiques sont commencées, la pluie tombe de plus belle, sans aucun égard pour les circulaires et les prières épiscopales.  

 

Septembre 1880  -  Des jurés fort exposés.  -  Dimanche, à Creully, au moment où venait de s'ouvrir le concours d'animaux organisé par la Société d'agriculture de Caen, un accident, qui aurait pu avoir des suites fort graves, s'est produit. Les membres du jury étaient arrivés près d'un taureau, M. Hornez lui examinait la mâchoire pour s'assurer de son âge, lorsque cet animal, insuffisamment retenu par le bouvier, se retourna et se mit à ruer avec une telle violence, que M. Hornez, s'il ne se fût esquivé, aurait été atteint en pleine poitrine, M. le comte d'Osseville a été jeté à terre, M. Jardin légèrement contusionné au bras droit, mais M. Duquesnel, frappé au pied gauche par la ruade de la bête, a été blessé assez gravement. On voit que tout n'est pas rose dans les fonctions de juré des concours agricoles.

 

Novembre 1880  -  Assassinat.  -  Une femme d'une trentaine d'années, la nommée  Victorine Bourguais, vient d'être assassinée dans la plaine de Creully, sans que ses compagnons de travail aient rien fait pour la défendre. L'assassin est un nommé Victor Bâton, âgé de 29 ans, couvreur en ardoises, à Creully. 

C'est dans un accès de jalousie et sous l'influence de la boisson qu'il a tué cette femme avec laquelle il vivait maritalement depuis six ans.

Lundi, ayant entendu, dans un café de Creully, une personne mal intentionnée tenir des propos contre la fidélité de sa maîtresse, Bâton se rendit, vers quatre heures du soir, à Cully, où elle travaillait à piquer du colza. Il se livra sur elle, pendant plus d'une heure, à des violences terribles, en la frappant avec un piquet à colza. Puis, au comble de la fureur, il tira son couteau et lui en porta plusieurs  coups dont un a pénétré sous l'épaule gauche et à déterminé la mort, qui est survenue une heure après, pendant qu'on transportait la fille Bourguais à son domicile.

Cet assassinat a été commis en présence de plusieurs témoins qui n'ont pas osé intervenir par crainte de Bâton et aussi par peur de son chien, qui est très méchant et qu'il avait amené dans le but de lui faciliter son crime. L'un de nos confrères dit même que la pauvre victime se serait jetée au cou de l'un des hommes présents pour lui demander protection, mais que celui-ci l'aurait lâchement repoussée, et que c'est alors que Bâton, fatigué de frapper sa victime, aurait tiré son couteau pour l'achever. 

C'est le brigadier Martin, de Creully, qui a arrêté Bâton, dont l'incarcération a eu lieu mercredi midi à la prison de Caen.  

 

Septembre 1882  -  A propos de cloches.  -  Il n'est pas toujours bon de se presser. C'est ce que vient de constater le curé d'une commune du canton de Creully. On lui bâtissait une nouvelle église. Voulant avoir une sonnerie superbe, il  se hâta de commander les cloches, malgré ceux qui lui disaient d'attendre au moins que la tour soit faite. C'était cependant un avis prudent, car aujourd'hui il vient de s'apercevoir que les cloches ne peuvent entrer dans la tour.  

Octobre 1882  -  Apprentis et petits domestiques.  -  Dans notre dernier numéro, nous avons annoncé qu'un certain nombre d'enfants assistés, filles et garçons, ayant, atteint l'âge de treize ans, et sachant lire et écrire, sont à la disposition des personnes qui voudraient les prendre, comme petits domestiques ou apprentis. Il faut s'adresser à la préfecture, service des enfants assistés. Ajoutons que durant l'année dernière, aucune poursuite judiciaire n'a été dirigée contre les 443 enfants assistés, âgés de 14 à 20 ans, placés dans le Calvados. Au  18juillet, 333 de ces enfants avaient déposé 20 040 fr. à la caisse d'épargne.

 

Octobre 1882  -  Orage et foudre.  -  La semaine dernière, un violent orage a éclaté sur le Calvados.

La foudre est tombée sur l'église de Norrey. Les dégâts occasionnés par le tonnerre sont insignifiants, ils peuvent être estimés à une centaine de francs. Voilà la troisième fois que pareil accident se renouvelle sur le même édifice.

Un nommé Lemarchand, garde-barrière à la gare de Bretteville-Norrey, déjà privé d'un bras, a été renversé par la foudre, au moment où il donnait le signal d'arrivée, lorsqu'il s'est relevé, il n'y voyait plus. Aujourd'hui, il est certain que cet infortuné ne restera pas aveugle, il est père de cinq enfants.

Le même jour, MM. Jules Lecocq, d'Amblie, et Charles Lecocq, de Creully, revenaient en voiture sur la route de Saint-Léger à Creully. Le cheval, effrayé par les éclairs, s'est emporté et a brisé la voilure contre une borne kilométrique. Les deux voyageurs ont été projetés sur la route avec la capote du cabriolet, ils n'ont heureusement eu que quelques contusions sans gravité. La voiture a été complètement brisée.

A la même heure, un poulain appartenant à M. Jules Lecocq, de Creully, a été tué par la foudre, dans un herbage situé près des Carrières d'Orival .

La foudre est aussi tombée à l'entrée de la ville de Bayeux, dans un herbage situé entre les routes de Nihault et Vaucelles. Une jument poulinière, de toute beauté, primée dans plusieurs concours, a été tuée sur le coup, le jeune poulain n'a rien eu. Elle appartient à M. Desmazures, propriétaire, rue Saint-Patrice, à Bayeux.

Le même jour à la Villette, la foudre est tombée au hameau des Binettes, sur une ferme occupée par les époux Victoire et appartenant au docteur Ferdinand Vaulegeard de Condé. Le sieur François Mullois, domestique, venait de se coucher dans l'écurie depuis quelques minutes, quand il entendit un formidable coup de tonnerre. II se mit aussitôt sur son séant : une forte odeur de soufre le prit à la gorge et il vit une grande lueur : la couverture de la ferme était déjà embrasée. Malgré de prompts secours qui furent apportés, le feu se développa avec une rapidité extrême, et l'on dut se borner à protéger les bâtiments voisins. Les chevaux purent être sauvés, mais avec beaucoup de difficultés Pertes environ 19 000 fr.  

 

Septembre 1886  -  Les machines à battre.  -  Ces jours derniers, M. Hornez, directeur de l’école de dressage de Caen, se trouvait sur la route de Creully, quand le fonctionnement d'une machine à battre fit emporter son cheval. M. Hornez fut précipité de sa voiture, traîné, et sa voiture brisée. L'état du blessé n'est pas sans donner des inquiétudes. Ne devrait on pas s'efforcer d'éloigner des routes ces appareils, qui par le bruit de la vapeur et le tic-tac de la machine à battre effraient les chevaux et causent souvent de graves accidents.

 

Mai 1887  -  Laïcisation d'école.  -  On nous apprend que les Frères qui dirigeaient l'école communale de Creully vont être remerciés cette semaine de leurs services, mis à la porte avec les formalités aimables dont la République use envers les Congréganistes et remplacés par des laïques. 

Nous doutons fort que ces exploits soient du goût des habitants de Creully, qui aimaient et respectaient les excellents Frères, aux prochaines élections, ils sauront bien montrer le même chemin de la porte a ceux de leurs conseillers municipaux auxquels la population de Creully est redevable de cette inique mesure. 

Et ces derniers ne l'auront certes pas volé !  

 

Avril 1888  -  Accidents.  -  Vendredi à Creully, le sieur Pécal émondait des arbres. Le sieur Émile Catherine se trouvait au pied de l'un d'eux. Pécal lui cria par trois fois : « Prenez garde à vous ! la tète que je coupe va tomber. – Bah ! n'aie pas peur.., répondit Catherine.» La tête de l'arbre tomba, en effet, le sieur Catherine fut atteint. Aujourd'hui il est gravement malade.

 

Août 1888  -  Grave accident.  -  Le sieur Théodore Boutrais, 63 ans, domestique chez le sieur Bouquerelle, propriétaire à Creully, qui charriait du foin pour le sieur Lerenard, bourrelier à Saint-Gabriel, est tombé accidentellement sous la roue de sa voiture et s'est cassé les deux jambes.

 

Août 1888  -  Paroles et actes.  -  Le maire de Creully assistait le 14 juillet, à Paris, au banquet des maires : au banquet du concours agricole, il a porté un toast au président de la République et à l'administration républicaine. Le Journal de Caen se demande si tout cela est sincère. Notre confrère aurait pu demander aussi si le susdit maire ne s'est pas occupé activement de la fondation de l'école libre dont, l'ouverture doit avoir lieu prochainement.

 

 Juillet 1890  -  Mort à la peine.  -  Dernièrement, on a inhumé, à Creully, le docteur Bertin, regretté de tous, surtout des malheureux. Le docteur Bertin avait procédé à l'accouchement d'une femme dont l'enfant était mort depuis plusieurs jours, il s'était piqué. Il en est résulté une inflammation qui a déterminé la mort, après quatre jours de souffrances. L'accouchée est morte aussi.  

 

Septembre 1890  -  Manœuvre dans le Calvados.  -  Les manœuvres de la 10e brigade d'infanterie ont lieu en ce moment dans la partie de la plaine de Caen, située au nord de la voie ferrée « Paris-Cherbourg » et limitée à l'est par !a ligne « Troarn-Varaville » et à l'Ouest par la ligne « Arromanches-Ryes ». 

Vendredi 12, repos. - Samedi 13, concentration du 36e, quatre pièces, du 129e, deux pièce, rencontre entre Colomby, Courseulles et Bény. - Dimanche 14, opérations entre Ouistreham et  Arromanches. - Lundi 15, opérations sur les rives de l'Orne : Colleville, Pérriers, Beuville, Saint-Aubin, etc…... - Le mardi 16, repos. - Le 17, les opérations se poursuivent pour se terminer à Cuverville-la-Grosse-Tour, où le général Jamais passe la revue des troupes. 

 

Septembre 1890  -  Grandes manœuvres.  -  Les mouvements des troupes, pour les grandes manœuvres, commencent le 6 septembre. Le 129e  venant du Havre, débarquera à Trouville et se rendra à Varaville, d'où il s'avancera par journées, en manœuvrant vers Douvres. Le 36e se rendra d'abord à Creully et manœuvrera dans les environs pendant deux ou trois jours.

Les deux régiments opéreront l'un contre l'autre pendant 2 jours. Enfin, la brigade, réunie sous les ordres du général Jamais, avec une batterie d'artillerie et un petit détachement de cavalerie, opérera contre un ennemi masqué. Le 14, autour de Colomby,  le 15, entre Périers et Ouistreham, le 17, autour de Cuverville-la-Grosse-Tour, village près duquel aura lieu la revue finale. Aussitôt après, les troupes sa disperseront.

Toutes les communes à partir de Honfleur jusqu'à Arromanches pourront être soumises au droit de réquisition. Nous crayons être utiles aux habitants des localités que les troupes traverseront et dans lesquelles elles feront halte, en leur conseillant de faire d'avance pour cette occasion des approvisionnements de pain, viande, charcuterie, boisson et autres.

 

Septembre 1890  -  Parents dénaturés.  -  Jean Ozouf, 38 ans, étameur, et Joséphine Maleric, 37 ans, ménagère, sa concubine, ayant demeuré à Creully, ont comparu à l'audience de la police correctionnelle de Caen, vendredi dernier, sous l'inculpation de mauvais traitements à l'égard de leurs enfants. 

Des témoins ont vu la mère battre un petit garçon de 18 mois avec des sarments de bois, une fillette de 12 ans recevait fréquemment des coups du père, notamment un coup de talon de botte à la naissance du nez, dont elle gardera la trace toute sa vie. Ces enfants n'avaient journellement qu'une nourriture insuffisante, à laquelle la charité des voisins était obligée de suppléer, en leur faisant parvenir, à l'aide d'une corde, par la croisés, quelques aliments que la fillette, attachée au bois du lit, ne pouvait attraper qu'avec beaucoup de difficultés. Le  tribunal avait condamné ces parents dénaturés à six mois de prison chacun, sur opposition, il a réduit la peine à quatre mois.  

 

Novembre 1890  -  Vilain monde.  -  La femme Clairfond, 41 ans, journalière à Creully, et Jules Costil, 39 ans, journalier à Esquay-sur-Seulles, vivaient ensemble. Sur la plainte du mari, ils ont été pris en flagrant délit. L'enquête a de plus appris que la femme Clairfond employait ses enfants à la mendicité habituelle et que Costil battait les pauvres petits lorsqu'ils ne rapportaient pas assez. Tous les deux ont été condamnés à un mois de prison.  

Janvier 1891  -  A fleur de peau.  -  « Mais qui qu'tu sens, Lafleur.... Dis mé c'que tu sens, man paure homme ? »

— « Mais je ne sens rin, Zoé.

— « J'te dis qu'si... j'ai z'un nez ! »

— « Eh ben ! chest qu'chest ma piau de bête, v'là tout ».

Voilà le dialogue échangé l'autre soir, aux environs de Creully, entre dame Lafleur et son époux. Mais lafleur, en disant que c'était sa peau de bête qui empoisonnait, mentait, il le savait bien.

Parti le matin à Caen, pour affaires, Lafleur, afin de se réchauffer, n'avait pas mal bu de café, bière, cidre, etc…. Ce mélange fit tout tourner dans l'estomac de Lafleur, et, au moment de monter en carriole, il fut obligé d'aller, dans un café de la place Saint-Pierre, demander à y laisser une colique qui lui faisait les mille pétards dans le ventre. Malheureusement, Lafleur ne put arriver à destination et déposa sa colique en partie sur le carreau et le reste dans ses culottes. Il ne dit mot à personne et se sauva en mettant sa peau de bête par dessus sa culotte encrottée, pensant que, comme les péchés, les mauvaises odeurs cachées sont à demi étouffées. Lafleur se trompait, il l'a bien senti, sa femme aussi.   (Source B-N)

 

Octobre 1891  -  23e Régiment territorial.  -  Le tir cantonal de Douvres et Creully aura lieu au stand de Douvres, les 11, 18 et 25 octobre. Les armes et les munitions seront fournies gratuitement aux hommes de l'armée territoriale munis  leurs livrets. (Source B-N)  

 

Mai 1893  -  La sécheresse.  -  Dimanche, dans toutes les églises du diocèse, on a donné lecture d’une lettre de l’évêque de Bayeux, prescrivant des prière pour obtenir la Cessation de la sécheresse. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  Mandats-Poste.  -  Sous peu, le paiement des mandats-poste pourra être fait à domicile par les facteurs. (Source B.N.)

 

Mai 1893  -  Victimes du travail.  -  Le sieur Arthur Vautier, 18 ans, ouvrier maréchal chez le sieur Dontresoul, à Creully, était occupé, en compagnie d'un autre ouvrier, à trouer un bandage de roue à une machine à percer, lorsque tout à coup , voulant passer la burette à graisse à son camarade, il glissa et, en essayant de se retenir, il posa la main droite sur la machine et eut l'annulaire pris dans l'engrenage. On a dû couper le doigt broyé. 

— Octave Soyer, soldat du 36e, qui se trouvait chez ses parents, à Croissanville, s'est coupé deux doigts du pied gauche, l'orteil et le second doigt, en fendant du bois. (Source B.N.)  

 

Juin 1893  -  Récoltes dans le Calvados.  -  Blé d'hiver, bon ; seigle, bon ; avoine de printemps, assez bonne ; orge de printemps, passable ; foin, peu abondant par suite de la sécheresse, pommes, récolte moyenne sur certains points, presque nulle sur d'autre.  (Source B.N.)

 

Juin 1893  -  Dévouement d’un enfant.  -  Il y a quelques jours, à l'issue de la classe du soir à Creully, quelques enfants étaient allés jouer sur les bords de la Seulles. L'un d'eux, le jeune Clerfond, 8 ans, tomba dans l'eau. Entraîné par le courant, il allait disparaître sous le pont et se noyer infailliblement quand le jeune Charles Villey, 11 ans, se jeta à l'eau tout habillé, le ramena sur le bord et le reconduisit chez lui. A la suite de ce bain involontaire, le jeune Villey est atteint d'une fluxion de poitrine assez grave. (Source B.N.)

 

Janvier 1905  -  Prix de vertu.  -  Dans sa récente séance publique, l'Académie française a décerné le prix Agemoglu de 1000 francs à Mlle Léontine Lerenard, de Creully. Depuis 20 ans, elle s'est dévouée à une sœur plus jeune qu'elle, mère de seize enfants, dont 10 sont  vivants ; les enfants ont été élevés par la sœur aînée, qui les gardait la nuit, les soignait, s'occupait  de leur entretien. La mère devenue veuve, a été obligée, à cause d'une situation qui lui est offerte, de laisser à sa sœur les jeunes enfants, que Léontine peut appeler ses enfants.  

Mars 1907  -  En correctionnelle, une étrange affaire à Creully : deux frères, Alfred et Albert, cultivateurs et célibataires, avaient engagé une jolie servante blonde de 17 ans, qui devint très vite leur maîtresse. L'idylle à trois dura trois ans, jusqu'au jour où la jeune femme fut accusée d'avoir volé des bijoux en or et 400 francs. La dénonciation s'avère fausse : une vengeance  d'Albert, car la jolie blonde avait décidé d'épouser Alfred.   

 

Juillet 1907  -  Le résultat une loi.  -  La loi sur l'alcool produit parfois des résultats contraires au but dans lequel elle a été faite. A preuve le fait suivant, qui date d'hier :

Des faneurs, à  Creully, fatigués de turbiner, éprouvèrent le besoin tout naturel de se réconforter avec un peu d'alcool. Comme on leur avait refusé un petit verre, ils se cotisèrent pour en acheter deux litres, et ils trouvèrent le moyen de les vider. Raides comme la justice, ils avaient au moins eu le mérite de ne pas frauder la loi.

Ceux qui l'on faite devaient avoir absorbé chacun plus d'un litre d'esprit.... de vin.  

Février 1913  -  La secousse sismique  -  La secousse de tremblement de terre ressentie dans la nuit de samedi 22 au dimanche 23, à 11 heures et demi, à Caen, Bayeux et ses environs, a été ressentie également dans le pays de Creully ou plusieurs personnes ont parfaitement entendu des grondements ressemblant aux roulements du tonnerre.  

Septembre 1913  -  L'orage.  -  Lors du dernier orage, la foudre à tombé sur la cheminée d'une maison de la rue de Caen, habitée par M. Blondel, agent-voyer, et la faite voler en éclats.  Des débris ont abîmé le toit de la maison voisine de M. Charles Renée. 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados. -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Colombiers-sur-Seulles : Clocher de l'église, Menhir ; Condé-sur-Ifs : Église, Menhir dit " Pierre Cornue " ; Courseulles-sur-mer : Château, parties classées, le corps de logis principal, y  compris la cheminée située au premier étage du pavillon de droite ; Creully : Église ; Cricqueville-en-Bessin : Église ; Dives : Église ; Douvres : Clocher de l'église ; Ducy-Sainte-Marguerite : Clocher de l'église ; Ellon : Clocher de l'église ; Ernes : Clocher de l'église ; Etreham : Église ; Falaise : Église Saint-Gervais, Église de la Trinité, Château ; Fontaine-Etoupefour : restes du Château ; Fontaine-Henri : Église (sauf la nef) ; Fontenay-le-Marmion : Clocher et Chœur de l'église ; Formigny : Église ; Fresnes-Camilly (le) : Église,  etc...

 

Juillet 1918  -  Et ne courrez donc pas comme ça.  -  Les gendarmes de Creully rencontraient l'autre nuit, à proximité du bourg un jeune homme qui leur parut suspect. Interrogé, l'intéressé déclara d'abord qu'il était réformé et travaillait chez M. Adeline, cultivateur à Brécy puis, trahi par son accent étranger. il dut reconnaître qu'il était prisonnier de guerre et s'était évadé de chez M. Morel, cultivateur à Saint-Gabriel, il était en équipe agricole. Il a été arrêté et reconduit à son camp.

 

Mars 1919  -  Un revenant. -  Depuis le 4 juin 1915, Arthur Digard, 39 ans, né à Creully, était disparu du 129e d'infanterie. Il avait profité de la suppression de sa compagnie, intervenue au cours d'une de ses permissions, pour faire le mort II se cacha soigneusement à son domicile et ne fut arrêté que le 5 janvier dernier. Deux ans de travaux publics.

 

Août 1928   -   Un vol important à la fromagerie.   -    M. Joseph Fructus, directeur de la fromagerie Paillaud, à Creully, rentrait chez lui vers 22 heures, emportant dans un paquet ficelé la paie des fournisseurs. Cette paie était contenue dans une enveloppe portant le nom des fournisseurs auxquels elle était destinée, et qu'accompagnait le carnet de livraison. Le paquet renfermait 75 enveloppes contenant des sommes importantes et 73 carnets.
Chemin faisant, après avoir traversé la cour de l'usine et en arrivant à la porte du jardin de M. Fructus, le paquet se défit et plusieurs enveloppes tombèrent à terre.
Aidé de Mme Fructus, le directeur de la fromagerie ramassa les enveloppes.
le lendemain matin, un des ouvriers de la fromagerie, M. Leloutre, vint avertir M. Fructus qu'il avait trouvé à proximité de l'usine des morceaux de billets de 100 francs.
Inquiet, celui-ci vérifia le nombre de ses enveloppes et constata qu'il lui en manquait une destinée à M. Lefévre, et contenant, une somme de 2.825 francs. Il a porté plainte à la gendarmerie, qui a immédiatement ouvert une enquête. Les recherches sont restées jusqu'ici vaines.  

Septembre 1928  -  Empoisonnement de la rivière.   -   Les gendarmes de Creully, en tournée sur les bords de la Seulles ont constaté que cette rivière avait été empoisonnée à l'aide de chaux vive. Ils ont entendu les personnes soupçonnées de cet exploit, les nommés Albert Girard, 27 ans, charretier, et Eugène Lecourt, 36 ans, tous les deux employés à la maison Paillaud, à Creully.

 

Juillet 1931   -   Écrasé par son attelage.   -   A Creully, on a découvert sur la route d'Arromanches, au hameau de la Creulet, le cadavre d'un employé de laiterie, M. Eugène Lacourt, 39 ans, de Colombiers-sur-Seulles. Le malheureux qui avait plusieurs côtes fracturées et de graves blessures à la poitrine, est mort peu après.
Des traces de roues étaient marquées sur ses vêtements. Près de lui se trouvaient trois bidons de lait, dont le contenu était répandu sur le sol. Peu auparavant, l'attelage qui avait été confié à M. Lacourt pour effectuer une tournée de ramassage pendant les fêtes du 14 juillet avait été aperçu sans conducteur.
On suppose que l'employé, par suite d'un cahot fut projeté hors de son véhicule qui l'écrasa.

 

Février 1940  -  Blessé dans une collision.  -  Alors que venant face à face, la camionnette de M. Laniepce, à Arromanches et un camion appartenant à M. Jamin, garagiste à Creully, allaient se croiser dans le bas d'une côte, quand un dérapage se produisit suivi d'un accrochage.
Sous la violence du choc, M. Laniepce fils, qui était assis aux côtés du conducteur de la camionnette, fut projeté dans le pare-brise qui vola en éclats et eut la figure atteinte par quelques morceaux de la glace.
Peu grièvement coupé, fort heureusement, M. Laniepce reçut des soins chez M. Lefrancois, pharmacien à Creully, avant de regagner son domicile à Arromanches. La camionnette a subi des gâts importants.

 

Juin 1940   -   Un bavard.  -   Le général de Gaulle, qui a pris la parole à la radio de Londres, et qui ne fait plus actuellement partie du gouvernement, n'avait aucune mission pour faire des  communications en public. Il a été rappelé de Londres et a reçu l'ordre de rentrer en France et de se tenir aux ordres de ses chefs. Ses déclarations doivent être regardées comme nulles et non avenues.

Ce trop grave général et « jusqu'au-boutiste » et il engageait les spécialistes et les soldats qui le pouvaient à gagner l'Angleterre pour continuer la lutte. On assure même que malgré l'ordre de rentrer au quartier que lui avait donné le maréchal Pétain, le général de Gaulle est resté en Angleterre. Tout cela est vraiment bien regrettable.

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Juillet 1940   -   Le feu.  -    Dans la nuit du 27 au 28 juillet, un camion de la laiterie Paillaud, à Creully, prit feu dans la cour de l'usine. L'alarme fut donnée par des sentinelles allemandes et grâce à la prompte intervention des militaires l'incendie qui eut pu prendre de l'extension et se communiquer aux bâtiments voisins, plus être circonscrit en un quart d' heure.

L'enquête a établi que le sinistre est dû à un court circuit. Les dégâts s'élèvent à environ 10 000 francs.  

 

Décembre 1940   -   Noces d'or.   -   En l'antique église paroissiale de Creully vient d'être célébré le 50e anniversaire du mariage de M. et Mme Émile Hue. Avant la messe en musique, le R. P. Lepetit, dans une touchante allocution, félicita les jubilaires des vertus françaises et  chrétiennes qu'ils ont fait rayonner autour d'eux depuis un demi-siècle.

 

Mai 1944  -  Une fromagerie était mise au pillage.  -  Cela durait depuis déjà quelque temps. La police de l'agglomération caennaise n’était pas peu étonnée de constater, par des recoupements, que du sucre était vendu à Caen, semblant provenir de vols, et la police judiciaire de Rouen fut alertée pour enquêter sur cette affaire.

C'est ainsi qu'il y a quelques jours arrivait dans notre ville l'inspecteur Déterville, officier de police Judiciaire, et son adjoint, l'inspecteur Pierdet.

C'étaient les employés  -  Tout d'abord, les policiers acquirent la preuve que, de novembre 1942 à juin 1943, environ 3.500 kilos de sucre avaient disparu du magasin entrepôt de le laiterie de M. Paillaud. Enquêtant sur place, ils suivirent une piste qui les amena rapidement à interroger plusieurs individus susceptibles d'avoir participé à ces vols. Leur intuition était bonne , car ils devaient mettre aussitôt la main au collet de cinq voleurs, les nommés Roger Fafin, 19 ans ; Clément Gildemyn, 23 ans et son frère, Roger, 20 ans ; Louis Lefresne, 24 ans, demeurant tous les quatre à Creully ; enfin Marcel Miloux, 34 ans, domicilié à Tourville sur Odon. Toute la bande était employée à la maison Paillaud.

Habilement questionnés, ils reconnurent qu'ils avaient agi avec la complicité des nommés Gilbert Lefèvre, 18 ans, et Gilbert James, 23 ans, demeurant, eux aussi, à Creully. Pénétrant
de nuit chez M. Paillaud, ils chargeaient sur leur dos des sacs de 100 kg de sucre, et, après avoir parcouru plusieurs centaines de mètres, ils allaient entreposer leur précieux butin, soit dans un garage leur appartenant et situé route de Lantheuil, à Creully, soit chez M. et Mme Lefèvre, parents du jeune Gilbert, commerçants à Creully, dont la bonne foi semble établie .

Des clients sérieux  -  C'est l'un ou l'autre de ces deux endroits que Robert Lefèvre, 30 ans, demeurant 100, boulevard des Alliés, à Caen, venait chercher le sucre en camionnette. D'après les voleurs, il le vendait 10 francs le kilo, mais il semble bien établi que Robert Lefèvre l'achetait une soixantaine de francs à son frère Gilbert. Toute la bande se réunissait chez la femme  Alphonsine Lebrun, 59 ans, débitante à Creully, qui leur servait des consommations à crédit et les poussait ainsi à répéter leurs vols. La complicité de cette commerçante est d'autant plus flagrante qu'elle a également été obligée de reconnaître avoir reçu du sucre dérobé. De même, la femme Charlotte Raoul, 47 ans, restauratrice à Bayeux, sera poursuivie , pour en avoir acheté.

Outre du sucre du lait condensé disparaît  -  Au cours de leurs investigations, MM. Déterville et Pierdet, inculpèrent encore Jean Collet, 22 ans et Gabriel James, demeurant également à Creully, qui reconnurent avoir de leur côté, eux aussi volé du sucre. Enfin, Marcel Leconte, 28 ans ; Albert Collet, 48 ans et René Letellier, 31 ans ont reconnu avoir robé des boîtes de lait. Quatre caisses de cette denrée si rare ont été volées par Gildemyn et Miloux, et c'est un nommé Roger Guillemette, 22 ans, demeurant à Langrune-sur-Mer. qui les a achetées.

Evidemment, tous ces individus ont été entendus par M. Brossault, juge d'instruction, chargé de l'affaire, et trois d'entre eux les frères Robert et Gilbert Lefèvre, principaux instigateurs de ces cambriolages, ainsi que Miloux, ont été écroués à la maison d'arrêt.

 

Mai 1944  -  Camion mitraillé.  -  Hier matin, vers 10 h. 30, à 1 km. 500 de Creully, un camion de la maison Lecordier, de Bayeux, a été mitraillé par un avion anglo-américain. Le chauffeur est sorti indemne, mais le livreur, M. Ménard. a été grièvement atteint à l'épaule droite et transporté à Bayeux.  

 

Janvier 1945  -  Un nouveau Comité cantonal de Libération.  -  Après un exposé approfondi de M. Mériel, délégué du Comité départemental de Libération  a été fondé à Creully un Comité de Libération intercommunal.

Nous accueillons avec sympathie ce nouveau Comité qui, dés sa constitution, s’est mis courageusement au travail.

 

Janvier 1945  -  Automobiliste et motocyclistes, attention !  -  Sur proposition de la commission spéciale, le préfet du Calvados a prononcé la réquisition de 2 motocyclettes et de 5 voitures dont les conducteurs ont fait l’objet de procès-verbaux pour infractions à la circulation.

 

Août 1946  -  Un lègue.  -  le château qui a été légué à la commune va devenir la mairie qui s'installe dans son haut  

CREULLY -  L'Église

Le Château de CREULLY

CREULLY -  Le Lavoir

CREULLY (Calvados)  -  Route de Bayeux

1    CREULLY - Place du Marché

CREULLY -  La Place

209  -  CREULLY (Calvados)  -  La Rue de Caen

226  CREULLY - Le Kiosque et l'Église

CREULLY -  L'Église

Château de CREULLY. -  Vestibule de la Salle des Gardes

186  -  CREULLY -  Salle des Gardes.

5.  Château de CREULLY -  Les Remparts

187     CREULLY. -  Écuries

CREULLY -  La Place

CREULLY -  La Place

CREULLY -  Vue Aérienne

Ln site de Jean-Pierre Barette sur Creully a consulter surhttp://creully.blogspot.com

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