CRICQUEVILLE - en - BESSIN

Canton de Isigny-sur-Mer 

Les habitants de la commune sont des Criquevillois, Criquevilloises

Novembre 1868   -   Découverte d'un cadavre.   -   Mardi dernier, la brigade de douane de Grandcamp a recueilli en pleine mer, sous les falaises de Cricqueville, un tronçon de  cadavre n'ayant plus ni tête, ni jambes, ni avant-bras.

D'après le rapport d'un médecin ce reste humain a dû appartenir à un individu du sexe masculin âgé de 30 à 40 ans. Après les constatations d'usage, l'inhumation a été faite sur la paroisse de Cricqueville.  

 

Janvier 1885  -  Deux voitures à l’eau.  -  Mercredi, à Cricqueville, la voiture du sieur Lebreton, meunier, est tombée dans l'eau, le cheval ayant pris peur, on a pu le retirer ainsi que le grain. 

— Jeudi, le sieur Carabeuf, cultivateur à Maisy, passait en voiture près de la fontaine de Cricqueville. La route est étroite en cet endroit, une des roues passa sur un mètre de pierres, la voiture fut renversée et le sieur Carabeuf jeté sur la route sans blessures. Le cheval en se débattant se releva, prit le galop et alla se jeter dans la rivière avec la voiture, qui fut brisée. Le cheval n'a eu que des écorchures,

 

Septembre 1888  -  Incendie et incendiaire.  -  Pendant l'absence du sieur Brard, journalier à Cricqueville, le feu a pris à son lit, et de prompts secours apportés par les habitants de la commune ont arrêté ce commencement d'incendie. On suppose que l'auteur de ce crime est un malfaiteur qui, sachant le locataire sorti, est entré et a mis le feu sous le lit. 

 

Décembre 1893  -  Noyé.  -  François Le Breton, 70 ans, journalier à St-Pierre-du-Pont, a été trouvé noyé dans un abreuvoir à Cricqueville-en-Bessin. (Source B.N.)  

 

Décembre 1893  -  Mauvaise mère.  -  A Cricqueville, canton d'Isigny, une fille-mère, vivant en concubinage avec un individu, a séquestré son pauvre petit, âgé de trois ans. Depuis plusieurs mois, ce malheureux enfant était sans soins, et dans la malpropreté la plus repoussante ses jambes sont restées recroquevillées, on craint pour sa santé. Procès-verbal a été dressé. (Source B.N.)  

 

Décembre 1893  -  Séquestration d’un enfant.  -  La fille Ravenel, inculpée de séquestration de son enfant, âgé de 3 ans, a été arrêtée à Cricqueville par la gendarmerie d'Isigny, et a été écrouée à Bayeux. Cette mère infâme vivait en concubinage avec un nommé Gorbey, elle avait mis son pauvre petit dans un réduit obscur, sur une vieille paillasse complètement pourrie. Il avait été placé en cet endroit vers la fin de septembre et, depuis ce temps-là, aucuns soins ne lui avaient été prodigués, sa chemise était adhérente à la peau, la vermine a complètement dégarni le cuir chevelu de la tête, les genoux du pauvre petit être sont ankylosés et il ne peut se tenir debout. 

Avant cette époque, l'enfant marchait très bien. La fille Ravenel ayant eu un enfant pour ce Gorbey, on croit que c'est pour cela qu'ils avaient séquestre le premier enfant de la fille Ravenel. (Source B.N.)

 

Janvier 1894  -  Mauvaise mère.  -  Désirée Ravenel, 25 ans, journalière à Cricqueville, est mère de trois jeunes enfants. Elle est poursuivie pour avoir séquestré le jeune Louis, et l'avoir réduit à un état maladif très inquiétant. Quand on se rendit au domicile de cette fille, on trouva le malheureux enfant, dans un état de saleté épouvantable, dans un appartement sans fenêtre ni cheminée, servant de cellier, très humide et complètement obscur, la chemise pourrie était adhérente à la peau qui s'arrachait avec elle par lambeaux, les jambes étaient complètement ankylosées et le cuir chevelu formait comme une calotte pleine de vermine, qui tomba quand on voulut nettoyer la pauvre victime. 

Il était enfermé depuis le 25 juillet et ne sortait que le dimanche, un moment, pour prendre l'air. L'enfant, confié à une voisine charitable, est en: voie de guérison. Comme excuse, la fille Ravenel a déclaré qu'elle n'aimait pas du tout cet enfant à qui elle préférait son dernier né, qu'elle soignait très bien parce qu'il était issu de ses relations avec son dernier amant Cette marâtre a été condamnée à huit mois d'emprisonnement. (Source B.N.)

Mai 1908  -  Tirs en mer.  -  Le 27 mai courant et jours suivants, auront lieu, au polygone du Hoc, des expériences de tir. 

Les tirs en mer ne commenceront que 3 heures après la pleine mer et cesseront 2 heures après la basse mer. Ces tirs seront suspendus en cas de brume.

Pour avertir les habitants et les navigateurs, on tirera trois coups d'alarme espacés de 5 minutes en 5 minutes. Le dernier précédent d'un quart d'heure chaque séance de tir. Les embarcations devront se tenir au large et en dehors de la ligne de tir, à un kilomètre au moins à droite et à gauche. Le président porte ces renseignements à la connaissance des  capitaines de navires et autres intéressés.  

 

Octobre 1909  -  Tempête.  -  Le jeudi 28,  la mer envahit les marais de Cricqueville sur 2 km de profondeur.

 

Janvier 1913  -  Monument historique.  -  Sur la proposition de M. Ruprich-Robert, l'église de Cricqueville-en-Bessin, dont le chœur XIIIe siècle est un chef-d'œuvre, vient d'être classé monument historique.

 

Juin 1914  -   Incendie.  -  Le sieur Aimé Lepley, 62 ans, charpentier, et sa femme née Aline Rainfroy, 50 ans, ménagère, qui se trouvaient momentanément sans asile, avaient depuis un mois déposé leur mobilier sur l'accotement de la route, au lieu dit le « Pont du Moulin ». La femme Rainfroy ayant allumé du feu a peu de distance de son mobilier, il est probable que des étincelles l'ont atteint, car une commode, trois caisses, une horloge, deux lits, un buffet, des vêtements et du linge ont été entièrement détruits. 

 

Août 1915  -  Équipes agricoles.  - Le Préfet du Calvados croit utile de rappeler aux maires qui ont dans leur commune des équipes de travailleurs militaires qu'ils n'ont nullement le droit d'accorder à ces soldats des permissions pour se rendre soit chez eux, soit ailleurs. En le faisant ils engageraient gravement leur responsabilité. Les militaires, de leur coté, s'exposent à de très sévères punitions s'ils s'absentent de la commune, où ils ont été envoyés, sans une permission régulièrement délivrée par leurs chefs de corps. 

Il importe que de part et d'autre, la période de séjour des équipes soit considérée comme une période de travail intensif et non comme une période de repos à la campagne. Les soldats qui travaillent en ce moment à la récolte des moissons remplissent, comme ceux qui se battent sur le front, un devoir national.

 

Août 1915  -  La rage.  -  A CricquevilIe-en-Bessin canton d'Isigny, Mme Moitié, femme de l'instituteur, et une jeune pensionnaire ont été mordues par le chien de la maison. L'animal étant mort dans la nuit, on fit venir lé Vétérinaire, qui constata qu'il était enragé. Mme Moitié et sa pensionnaire sont parties à l'institut Pasteur. Un journalier de la commune, un sieur. Leridée, qui avait été mordu aussi, a refusé d'y aller. Espérons qu'on va l'y contraindre.  

Janvier 1917  -   La fraude du lait.   -  Les marchands de lait du canton d’lsigny sont en train de se distinguer. Trois d'entre eux, Armand Viquesnel, 59 ans, de Maisy ; la femme Lamontagne, 37 ans, et la veuve Sévestre, 28 ans, toutes deux de Neuilly. viennent d'être condamnés, par le tribunal de Bayeux, chacun à six jours de prison, avec sursis, à l'affichage et à l'insertion dans un journal, pour vente de lait falsifié. Huit autres cultivateurs et cultivatrices, toujours du canton d'Isigny, auront à répondre prochainement du mémo délit. Ce sont : les époux Beucher, de Maisy ; les femmes Louis Marie et Arthur Marie, de Grandcamp ; la veuve Lemasle et la femme Pascal Grandln, d'Isigny ; la veuve Desperques, des Oubeaux, et la veuve Levavasseur, de Cricqueville. Le sacrement de baptême est trop souvent

 

Avril 1917  –  N’accueillez pas les déserteurs.   -   Une journalière de Cricqueville-en-Bessin, canton d'isigny, la femme Houlvet, a été arrêtée sous l'inculpation de recel de déserteur et conduite à Rouen, où elle comparaîtra devant le Conseil de guerre.

 

Avril 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Il n'est pas beau - Avril abuse vraiment ! Il est vrai qu'un proverbe dit ; « II n'est si gentil mois d'avril qui n'ait son chapeau de grésil » mais c'est égal, nous avons eu assez de frimas comme cela. Les pluies et les neiges ont fait grossir et déborder les rivières et on n'aperçoit encore que de faibles signes de végétation. Enfin tant que le seuil de Pâques n'est pas franchi, il ne faut pas désespérer ! Puis, nous ne sommes pas à la pire plaça. Nos pauvres poilus, là-bas, enlisés dans la boue, réclament le soleil avec plus d'instances que nous.

 

Avril 1917  -  Recel de déserteur. -  Une femme Levavasseur, journalière, a Cricqueville-en-Bessin, a été arrêtée sous l'inculpation de recel de déserteur et conduite à Rouen. Elle sera sans doute déférée aux tribunaux correctionnels civils.

 

Juin 1917  -  Recel d'un déserteur.  -  La veuve Levavasseur, journalière, qui avait recelé le déserteur Paris, a été condamnée par le conseil de guerre de Rouen, à un an de prison et 300 francs d'amende. Paris a été condamné à 4 ans de travaux publics.

 

Septembre 1922  - Inauguration du monument. -  Dimanche 24 septembre, inauguration du monument élevé à la mémoire des enfants de la commune morts pour la France, sous la présidence de M. le baron Gérard, député de M. le docteur Boutrois, conseiller général.

 

Janvier 1929  -  Sabotage de lignes électriques.  -  A la suite d'une plainte de M. Georges Duchemin, chef de service au secteur électrique du Bessin, à Isigny, une enquête de gendarmerie a eu lieu à cause d'actes de sabotage des lignes. Le 26 décembre, un fil de fer lancé sur les câbles à Cricqueville, fit une panne qui dura environ huit heures. Les nommés Castel et Sauvetage, domestiques à Cricqueville, impliqués dans cette affaire, s'en sont défendus mais ils ont reconnu avoir participé précédemment au jet d'une corneille sur les câbles et de pierres sur les isolateurs, à 500 mètres de la gare de Cricqueville.

CRICQUEVILLE-en-BESSIN  -  Château de Menneville  -  M. Chazeray, Propriétaire

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