CROUPTE (la)

Canton de Orbec

Les habitants de la commune de La Croupte sont des Crouptois, Crouptoises.


Juillet 1866   -   Une donation.   -   Par décret impérial du 20 juin 1866, le desservant de la succursale de la Croupte et le trésorier de la fabrique de l'église de cette paroisse, au nom de cet établissement, sont autorisés à accepter la donation faite à ladite succursale par la dame Victoire Désirée Mary, veuve Perrine, et le sieur Perrine, et consistant en une pièce de terre de 40 ares, estimée à 80 francs, à la charge par les desservants de célébrer, chaque année à perpétuité, quatre messes basses.

 

Juillet 1866   -   Une belle décision.   -   M. le ministre de la guerre a décidé que cette année, comme les années précédentes, des militaires pourraient être mis à la disposition des cultivateurs, à défaut d'un nombre suffisant d'ouvriers civils.

 

Septembre 1868   -   Vol de chevaux.   -   Dans la nuit du 3 septembre, il a été volé trois chevaux dans un herbage, au préjudice du sieur Louis Coulibeuf, cultivateur à la Croupte, une jument de 11 à 12 ans, un cheval de 4 ans (hongre) et une pouliche de 2 ans. On a vu, vers 2 heures du matin, à Fervaques, passer le voleur monté sur l'un des chevaux et conduisant les deux autres, il prenait la route d'Orbec. La justice informe.

 

Décembre 1986  -  Classement aux monuments historiques.  -  Église Saint-Martin du XVe siècle qui fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 30 décembre 1986, La façade sud est gravée d'anciens et curieux graffiti.

 

Octobre 1894  -  Appel des conscrits.   -  Le bruit s'accrédite de plus en plus que l'appel de la classe de 1893 aurait lieu, par anticipation du 12 au 15 novembre. (source B. N.)

 

Octobre 1894  -  Une mauvaise nuit.   -  Le sieur Louis Charpentier, 47 ans, terrassier, avait quitté la Croupte pour venir travailler à Moutiers Hubert. En arrivant le soir dans cette commune, Charpentier fit un faux pas et tomba dans une ornière. Dans sa chute, il se fractura la jambe gauche au-dessus de la cheville. Le blessé resta étendu toute la nuit sur la place, sans pouvoir se relever. Le lendemain, il fut secouru par les passants et amené à l'hôpital de Lisieux. (source B. N.)  

 

Janvier 1896  -  Attention.  -  Le ministre vient d'ordonner que les auteurs d'acte de cruauté ou de mauvais traitements excessifs envers les animaux, soient rigoureusement poursuivis, ainsi que les personnes qui se servant de chien pour faire traîner leurs camions. (source B. N.)  

 

Mai 1896  -  Suicides.  -  Le sieur Émile Renoult, cantonnier à la Croupte, a été trouvé pendu dans son grenier. On ignore les causes qui ont poussé cet homme à se donner la mort. Renoult était âgé de 46 ans et devait se marier très prochainement. 

— Victor Marie, 68 ans, ancien forgeron, s'est suicidé à Mézidon. (source B. N.)  

 

Mars 1897  -  Découverte de cadavre.  -  Le cadavre du sieur Colleville, 60 ans, journalier à la Croupte, disparu il y a trois mois, vient d'être retrouvé dans une mare, à Notre-Dame-de-Courson. Il paraît que Colleville avait déclaré en partant qu'il se détruirait, mais pas sur le territoire de sa commune, ne voulant pas être inhumé près de son frère contre lequel il avait une rancune. (source B. N.)  

 

Février 1898  -  Assassin de sa femme.  -  Le sieur Moulin, 28 ans, domestique chez le maire de Heurtevent (Calvados), se rendit dimanche, vers 7 h. 1/2 du soir, chez sa femme, souffrante, à Crouttes, pour lui demander de l'argent. Celle-ci ayant refusé de lui en donner. Moulin sortit, prit son fusil qu'il avait laissé dehors et fit feu sur sa femme qui tomba inanimée. Le meurtrier est arrêté et avoue le crime. (source B. N.)  

 

Mars 1898  -  Assassin de sa femme.  -  Le juge d'instruction d'Argentan a rendu une ordonnance de renvoi devant la chambre des mises en accusation contre le nommé Désiré Moulin, 27 ans, ancien domestique chez le maire d'Heurtevent, détenu, qui, le 30 janvier dernier, a tué sa femme, servante chez les époux Pousset, à Crouttes, d'un coup de feu. Cet individu passera aux assises de l'Orne en avril. (source B. N.)  

 

Octobre 1898  -  Père ignoble.   -  Les gendarmes d'Orbec ont arrêté le nommé Jules Letorey, journalier à la Croupte, sous l'inculpation d'attentat à la pudeur sur sa propre fille, âgée de 12 ans et demi, à laquelle il aurait, dit-on, communiqué une honteuse maladie.  (source le B. N.)

 

Septembre 1936  -   Malade, une femme se suicide.  -  Mme Pierre Louis, née Aubert Maria, âgée de 59 ans. ménagère à La Croupte, s'est empoisonnée avec de la taupicine.

Mme Pierre était souffrante depuis longtemps. Mardi, vers 21 heures, M. Pierre entendit sa femme se lever et fouiller dans le buffet de la cuisine. A ses questions, elle répondit qu'elle cherchait un purgatif qu'elle avait apporté pour son mari, Mme Pierre rentra dans sa chambre sans autres explications. Deux minutes après, elle cria : « Au secours, j'ai avalé de la  taupicine ». M. Pierre se précipita dans la chambre de sa femme et aperçut en effet un liquide bleuâtre dans un verre.

Quelques instants après, Mme Pierre mourait empoisonnée.

Aussitôt prévenue, la gendarmerie d'Orbec commença une enquête qui révéla que Mme Pierre avait acheté, il y a eu jeudi huit jours, une bouteille de taupicine à Fervacques.

Les constatations médicales ont été faites par M. le docteur Hautechaud, de Fervacques. (source M. du C.)  

 

Septembre 1936  -   Un ouvrier est blessé par un coup de feu.  -  Au cours d'une rixe, sur les circonstances de laquelle la gendarmerie enquête, un ouvrier agricole, M. Paul Jacques, 25 ans, au service de M. Aigle, cultivateur à Fervaques, a été blessé d'un coup de feu à la hanche gauche.

M. Paul Jacques déclare qu'il se trouvait occupé à faner dans un herbage au lieu dit « La Décanderie », à Croupte, lorsqu’il fut critiqué sur la façon dont il accomplissait son travail par un chasseur, M, Maurice Guillier, 48 ans, qui passait par la en compagnie d'un autre chasseur, M. Eugène Ruelle.

Une querelle éclata. Prenant son fusil, M. Guillier aurait frappé l'ouvrier agricole au visage avec les canons de son arme. Soudain, une détonation aurait retenti et M. Paul Jacques se serait à ce moment senti blessé.

M. Guillier prétend que l'ouvrier agricole, avec lequel il est depuis longtemps en mauvais termes, aurait voulu l'empêcher de chasser dans le champ où il se trouvait, et se serait jeté sur lui et l'aurait renversé. C'est alors que le coup de feu serait parti, M. Guillier ajoute qu'il ne tenait pas son fusil à la main, mais qu'il le portait en bandoulière.

La blessure de M. Paul Jacques n'est pas grave. (source M. du C.)

784.  Nos Pourvoyeuses, type du Littoral     (Calvados)

En voulau de l'Equille ?.....

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