Édition de Dives-sur-Mer                                                                                                                                                                                                                          Édition du 10 février 2019

DIVES  s/ MER

Canton de Dozulé

Les habitants de la commune sont des Divais, Divaises


Juin 1903  -  Grave incendie.  -  Un incendie considérable et qui eut pu avoir des conséquences plus graves encore, s'est déclaré mardi, à Dives-sur-mer, à l'usine d'électro-métallurgie.

Les ouvriers travaillent à l'intérieur d'un bâtiment près de l'électrolyse. Ils brûlaient du coaltar. La flamme s'élevant atteignit la boiserie des combles. Les ouvriers effrayés, quittèrent  immédiatement le local. Il était 11 heures et demie quand l'alarme fut donnée. En peu de temps, les flammes s'élevèrent à une hauteur prodigieuse. Elles tourbillonnaient au dessus des  toitures. On les apercevait de Deauville, et de Trouville.

Les pompiers de  Dives-sur-mer, de Cabourg et de Beuzeval furent sur les lieux du sinistre en fort peu de temps.

De même à l'usine, tout le monde fut mobilisé ; les deux pompes furent mises en batterie. La population entière accourut. Grâce à l'activité et à l'intelligence des manœuvres exécutés, le  feu à été aussi rapidement conjuré que possible. La menuiserie, la galerie des expéditions et une travée du bâtiment de l'électrolyse sont brûlés. Une chaudière a éclaté en faisant un  bruit semblable à une détonation de canon.

Les causes de ce sinistre sont dues à l'imprudence de deux ouvriers qui, malgré la défense  qui leur en était faite,  avaient installé dans l'usine, entre deux réservoirs construits en bois,  imprégné de goudron, un réchaud pour faire chauffer du coaltar. Une minute après leur départ pour le déjeuner, le feu s'est communiqué à cette matière déjà inflammable par elle-même  et dans laquelle l'un des ouvriers venait de verser de l'essence minérale ; l'incendie s'est immédiatement étendu à tout le bâtiment.

L'usine, qui occupe près de 1800 ouvriers, n'aura pas de chômage, le directeur ayant promis d'occuper tous les ouvriers qui, par suite de ce sinistre, auraient pu se trouver momentanément sans emploi.

 

Janvier 1904  -  Récompense honorifique.  -  La jeune écolier, Charles Harres, fils d'un ouvrier d'usine, a été l'objet d'une récompense et de félicitations de la part de son instituteur M.  Colleville, pour avoir sauvé, au péril de sa vie, un de ses jeunes camarades, Aveline, en danger de se noyer dans le canal de Dives.

 

Avril 1904  -  Un drame à l'usine.  -  Mardi matin un drame s'est déroulé à l'usine métallurgique, une ouvrière a frappé d'un coup de tiers-point au cou le jeune Prempain, âgé de 16 ans.  La blessure quoique d'une certaine gravité, n'aura pas on l'espère, de suite fâcheuse. Aprés avoir reçu les soins du docteur Magron, le blessé a été transporté à Cabourg au domicile de ses parents.

 

Septembre 1905  La municipalité de Dives avait adressé une demande de dispense à l'autorité militaire, qui l'a rejetée : convoqué pour 13 jours d'instruction à Lisieux, un réserviste de la territoriale, veuf, se présente à la caserne avec ses quatre fillettes de 2, 3, 5 et 7 ans. Elles sont placées à l'hospice.

 

Avril 1906  -  Grève générale à l'usine de cuivre : un millier d'ouvrier défile dans le calme.

 

Mai 1906  -  Le 3, reprise du travail, mais les ateliers de laminage sont fermés : 200 ouvriers perdent leur emploi.

 

Février 1907  -  Un naufrage.  -  Au cours de la tempête qui a sévi sur toute la côte dans la nuit de lundi à mardi, la barque de pêche " Jeune-Charles " appartenant à M. Charles Lemoigne  et commandée par le patron Jullien, s'est échouée sur la plage de Dives.

L'équipage à pu être sauvé, mais le bateau a été complètement démoli.

 

Août 1907  -  Le 22, parricide à Dives-sur-mer, dans le quartier de la Sablière. Un maçon y vivait avec son épouse,  tenancière d'un bistrot dont elle était l'une des meilleures clientes. Ses deux plus jeune fils, 14 et 11  ans, aidaient leur mère au café, et dans ses sévices continuels contre leur père. Lors d'une scène de ménage, les deux fils, excités par leur mère ivre, l'ont assommé à coups de gourdin est précipité du haut de l'escalier du premier étage.

 

Août 1907  -  Accident.  -  Mercredi 21 août, vers 1 heure et demie du soir, une automobile venant de Houlgate a coupé en deux un fiacre contenant deux personnes, au croisement de la rue de Lisieux et de la route de Caen à Honfleur en face de l'hôtel Guillaume-le-Conquérant.

Les deux personnes  qui montaient le fiacre sont sorties indemnes, mais le cocher fut relevé avec deux côtes fracturées.

 

Novembre 1907  -  Le six, aux assises, jugement des parricide de dives. Le plus jeune, 11 ans, est acquitté ; son frère, 14 ans, est envoyé en maison de correction jusqu'à ses 21 ans : ils  ont " agit sans discernement". Leur mère écope d'un an de prison. Le public s'indigne, mais les jurés font une collecte pour la prise en charge du cadet par la société caennaise de protection de l'enfance. 

 

Janvier 1908  -  Travail ingrat. -  Ou plutôt pour des ingrats : lisez plutôt ceux qui ont le bonheur d'habiter sur le littoral compris entre Sallenelles et Dives-sur-mer ont la chance de pouvoir envoyer leur courrier sans être obligés de le porter à la poste. Une boîte est fixé à l'intérieur du fourgon dans le dernier train de la journée.

Chacun peut en user. C'est une gracieuseté de la Compagnie des Chemins de fer du Calvados a faite aux riverains du bord de la mer et en même temps aux voyageurs. Comme toute peine  mérite salaire, une rémunération devait être faite à l'employé chargé de lever la boîte et de la déposer dans celle de la gare à Dives-sur-mer (correspondance de Dozulé). Elle avait été  fixée à 50 francs. C'est peu, car ce n'est pas une sinécure,  en été principalement, où les lettres se chiffre par centaines.

L'employé s'acquitte de sa tâche à la satisfaction générale et reçoit les compliments, mais il attend toujours le prix de la rémunération qui devait lui être faite par les communes.  Espérons  qu'il n'attendra pas sous l'Orne, puisque les trains passent dessus. Jusqu'à ce jour, il attend simplement sous l'orme.

 

Novembre 1909  -  Sauvetage mouvementé.  -  La barque de pêche « Patriote », du port de Dives, a été jetée à la côte par un coup de vent, tout près de Honfleur. Les deux pêcheurs qui la montaient, grimpés dans la mâture, purent être sauvés par le canot de sauvetage. Mais une lame lança ce canot si violemment contre la barque, que deux les sauveteurs, Germain et  Louvet, tombèrent à la mer. On ne parvint à les sauver qu'au prix de longs efforts. (Source B.N.)

 

Mars 1912  -  Un assassinat a été commis dimanche soir, à Dives, dans des circonstances particulièrement tragiques. M. et Mme Pimont tiennent un cabaret à Dives, près de la gare de la petite vitesse, non loin de l'usine métallurgique. Dans le café se tenaient un certain nombre de  consommateurs.  Plusieurs étaient ivres et la cabaretière voulu les faire sortir. Ne pouvant  y parvenir, elle envoya chercher son mari. Celui -ci arriva et mit à la porte les individus. Mais, l'un d'eux, nommé le Mazurier, furieux de ne plus pouvoir boire, courut chez lui, s'empara  d'un fusil et revint chez les époux Pimont.

Il vit dans le café un groupe de personnes et le tira sur elles. Mme Pimont reçu toute la charge et tomba ensanglantée. On transporta la malheureuse, danse un état lamentable, sur son  lit, pendant qu'on allait chercher la gendarmerie. Le Mazurier a été arrêté  hier matin et le Parquet s'est rendu hier après-midi à Dives. L'état de Mme Pimont est désespéré.

Mme Pimont, la victime de le Mazurier, est décédée au cours de la nuit des suites des blessures qu'elle avait reçues. Le parquet de Pont l'Évêque s'est rendu dans la matinée à  Dives  pour faire les constatations  légales et faire procéder à l'autopsie. Le Mazurier qui avait été arrêté le jour même  du crime, a été transféré dans l'après-midi à la prison de Pont l'Évêque.  Le Mazurier est âgé de 36 ans : il était ouvrier à l'usine de Dives. La victime est âgée d'une quarantaine d'années et mère de deux enfants.

 

Mars 1913  -  Dans la nuit du mardi 23, un incendie causé par un court-circuit dans l'atelier d'électrolyse détruit 5 des 9 travées de l'usine métallurgique de Dives. Envoyés en renfort par train spécial, les pompiers de Caen arrivent trop tard.  

 

Mars 1913  -  Le sinistre de Dives.  -  En visitant la côte de Dives - Cabourg, tout le monde a aperçu de l'immense cité ouvrière de l'usine électro-métallurgique qui occupait plus de 1.200  ouvriers. Ces bâtiments importants, s'étendant sur 100 000 mètres carrés, sont en partie en ruines. Déjà, plusieurs fois, le feu y avait éclaté, ont était arrivé à le vaincre. Mais, mardi la  nuit, un incendie terrible s'est déclaré dans les ateliers de l'électrolyse. Des huiles et des matières grasses  l'ont rapidement alimenté et un vent violent l'a propagé. L'alarme a été vite  donnée, les pompiers de Dives et de Cabourg ont combattu courageusement le fléau. Leurs efforts ont servi à préserver une partie des bâtiments. On a téléphoné à Caen, un train spécial  est parti vers quatre heures emmenant une vingtaine d'hommes et du matériel.

Le préfet et plusieurs ingénieurs des chemins de fer y avaient pris place. M. et  Mme Hendlé avaient reçu la veille et congédié leurs nombreux invités assez tard, notre préfet n'a donc pas  dû dormir beaucoup, cette nuit-là.

Quand les secours sont arrivés, tout était fini. Il n'y avait plus qu'à noyer les décombres.  Le chômage résultant de cette catastrophe pourrait surtout atteindre, paraît-il, des femmes et des enfants. Mais on va les répartir dans d'autres ateliers et tout  fait espérer que le travail va pouvoir se continuer.  Les causes de cet incendie ne sont pas connues. Les dégâts  atteindraient, paraît-il, huit à dix millions. Il n'y a pas eu de sérieux accidents  de personnes, deux pompiers seulement ont été légèrement blessés. C'est un miracle, car l'équipe de nuit n'a même pas eu le temps de se vêtir  avant de se sauver.

 

Octobre 1913  -   Après 7 mois d'expertises, les assurances devront payer 3 millions de francs (soit 7, 8 millions d'euros) pour l'incendie, en mars, de l'usine de Dives.

 

Juillet 1913  -  Nécrologie  -  On annonce la mort, à l'âge de 74 ans, de M. Albert Apvrille, ancien maire, président du souvenir français.

 

Octobre 1913  -  Empoisonné par l'acide picrique  -  Un grave accident s'est produit à l'usine électrique métallurgique de Dives-sur-mer, il y a quelques jours. Un morceau de métal  tomba dans une cuve contenant de l'acide picrique pure. Aussitôt des vapeurs dangereuses se répandirent dans l'atelier de laminage. En rentrant chez lui, M. Louis Baron fut pris de  violents vomissements. Son état empira. Il fut pris d'une sorte de congestion pulmonaire et malgré l'opération de la trachéotomie, il mourut. Il était âgé de 29 ans, il était marié depuis le mois de juin.  

 

Janvier 1914  -  La restauration de l'église. -  La voûte de la toiture de la vieille église de Dives-sur-Mer est en ce moment en restauration par les soins de l'administration des beaux-arts. Elle a été, en effet, classée comme monument historique. Les deux côtés seront surélevés d'un mètre et l'entourage sera dallé en ciment armé.  

 

Février 1914 L'électricité à l'Hôtel de Ville.   -  M. Pierson, électricien, à Cabourg, vient d'installer cette semaine, l'électricité à la Mairie de Dives. La salle des fêtes, notamment, a été complètement transformée, grâce aux lustres et aux appliques ou y déverseront désormais des flots de lumière. L'éclairage de la scène a été particulièrement soigné. Enfin, la salle des  délibérations, les couloirs et les escaliers ont été également munis de nombreuses lampes.  

 

Mars 1914  -  Rentrez vos chiens. -  En vertu du nouvel arrêté pris par M. Le préfet du Calvados à cause de la rage, des contraventions ont été dressés par les gendarmes de Dives.

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31  décembre 1913, pour le département du Calvados : 

Dives : Église ; Douvres : Clocher de l'église ; Ducy-Sainte-Marguerite : Clocher de l'église ; Ellon : Clocher de l'église ; Ernes : Clocher de l'église ; Etreham : Église ; Falaise : Église Saint-Gervais, Église de la Trinité, Château, etc...

 

Juin 1914  -  Les vandales. -  Des malfaiteurs inconnus ont arraché sur une longueur de huit mètres, la palissade du jardin de M. Leroy, ancien charcutier, rue des Salines.

- Un cadavre trouvé en mer. - Jeudi matin, vers 11 heures, M. Eude, patron du bateau La Violette, du port de Dives, péchait au large de Lion-sur-Mer, lorsqu'il aperçut un cadavre sur l'eau. Il le ramena à Dives et son identité fut bientôt établie. Il s'agissait du jeune matelot Louis Bohic, 19 ans, du port de Trouville. La famille a été prévenue aussitôt et le corps a été transporté à Trouville.

- Un enfant grièvement brûlé. - Guy Maltroy, 2 ans, jouait avec son frère aîné Gérard dans la cour de la maison de ses parents, rue Saint-Marguerite, à Dives, lorsque celui-ci lui donna  une poussée qui le fit culbuter dans un baquet rempli de lessive bouillante.  Les voisins accoururent à ses cris et le transportèrent à la pharmacie Deleau où on lui fit un premier pansement. Le docteur Chambon constata de fortes brûlures aux bras et à la figure ainsi qu'au côté. Ses jours ne paraissent pas en danger.  

 

Juillet 1914  -  La circulation des autos. -  M. Pierre Marcel, sous-préfet de Pont-l’Evêque, vient de prendre différentes mesures pour réglementer la circulation des automobiles. Sont  interdites dans les communes de Pont-l'Evêque, Honfleur, Trouville, Villerville, Deauville, Tourgéville, Bénerville, Villers-sur-Mer, Houlgate et Dives. Tout excès de vitesse au-delà de l'allure de 18-22 kilomètres à l'heure ; 2° tout jet de fumée et l’emploi des sirènes, sifflets mécaniques et de l'échappement libre ; 3° la divagation de chiens non surveillés.

 

Février 1915  -  Funèbre pêche.  -  A Dives, des enfants ont découvert dans le canal de la Dives le cadavre d'un soldat du 20e territorial, détaché à la garde de l'usine, Victor Louvet, 45 ans. Ce malheureux était souffrant depuis quelque temps et n'avait pas la tête bien solide. On ignore s'il est tombé dans le canal par suite de l'obscurité ou sous le coup d'une crise. On transporta le cadavre à Houlgate, puis on le ramena à Dives, on le reporta à l'ambulance militaire d'Houlgate d'où, finalement, partit le convoi qui l'accompagna jusqu'à Dives, où eut lieu l'inhumation. N'eût-on pas pu, par décence, simplifier ces formalités ?  

 

Mai 1915  -  Les Saints de Glace.  -  Connaissez vous Mamert, Pancrace et Servais ? Ce sont trois particuliers morts en odeur de sainteté et dont on commémore la fête les 12, 13 et 14 mai. On ne sait trop pourquoi ces vénérables personnages ont accoutumé de jeter un froid dans le calendrier et d'y signaler leur passage annuel par une recrudescence de gelées dangereuse pour les arbres à fruit. Servais, Pancrace et Mamert n'ont pas failli à leur mission, cette année non plus, et si nous en parlons après coup, c’est qu'ils ont trouvé des imitateurs dans leurs camarades des jours suivants. Il a blanc gelé un peu partout, mais il ne semble pas jusqu'ici que les arbres aient beaucoup souffert et la floraison se poursuit dans  d'excellentes conditions.

 

Mai 1915  -  Morts glorieuses.  -  Sont morts pour la patrie : M. Joseph Bissonnet, du 20e territorial, Romain Logeais, tous deux de Dives-sur-Mer.

Août 1915  -  Morts glorieuses.  -  Sont morts pour la patrie : MM. Eugène Mauclerc, Alphonse Néel, Adrien Quesnel. Alfred Rostaing et le sergent Robert Bisson, tous cinq de Dives.

 

Novembre 1915  -  Méfait stupide.  -  Pendant la nuit, on a lacéré la grand'voile du bateau de M. Édouard Pontin, 40 ans, pêcheur à Dives. La voile ne portait pas moins de vingt-sept entailles. On recherche l'auteur de cet acte imbécile, qui cause à M. Pontin un préjudice de 60 francs. 

 

Août 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Inutile de parler de la chaleur, tout le monde la sent. Nous sommes dans la canicule, cela ne veut pas dire qu'il doit faire un temps de chien, mais tout bonnement que le soleil traverse en ce moment la constellation du Grand Chien dont Sirius (Invisible en ce moment, bien entendu) est l'étoile la plus brillante du ciel. Si la récolte des foins se fait admirablement, les herbages et prairies commencent à souffrir de la sécheresse, car il n'a pas plu depuis près d'un mois. 

 

Août 1916  -  La croix pour tous.  -  Jusqu'ici les officiers seuls pouvaient obtenir la Légion d'honneur. Le général Joffre vient de décider qu'elle pourrait aussi être décernée aux sous-officiers et même aux simples soldats de préférence « non grièvement blessés et susceptibles de porter leurs décorations dans le rang ». Attendons-nous donc à une promotion  prochaine de soldats et de sous-officiers et espérons qu'on pensera, en donnant à cette mesure un effet rétroactif, à récompenser le courage de ceux qui se conduisirent héroïquement dès les premiers jours de la guerre.

 

Septembre 1916  -  Les drame de la jalousie.  -  Jules Voginger, 31 ans, soldat au 411e , né à Argences, marié et père de deux enfants, au front depuis le début, avait appris sa que  femme, 26 ans, demeurant à Dives, quartier de la Sablière, menait une vie de bâton de chaise. Blessé une troisième fois, Voginger tendit un piège à sa femme, il lui fit écrire par un camarade qu'il était disparu. Ayant obtenu une permission, Voginger arriva à Dives l'autre matin, et fit sa police lui-même. Dans l'après-midi, il aperçut sa femme assise sur la digue de  Cabourg, en compagnie d'un zouave. Il alla, le soir, au théâtre, à Cabourg, et rentra, vers minuit, chez lui. Mais, au lieu de frapper à la porte, il arracha le carreau en carton d'une fenêtre et pénétra ainsi dans la maison. Dans le lit, sa femme et un individu dormaient profondément. Il les réveilla, frappa d'un coup de son couteau de nettoyeur de tranchées l'individu qu'il  reconnut pour le zouave qu'il avait vu avec sa femme. C'était le caporal Adam, du 2e  zouaves, en traitement au dépôt de convalescents de Cabourg. Inutile d'ajouter que Voginger flanqua  une maîtresse raclée à son infidèle. Avant de quitter sa maison, Voginger eut cependant la générosité de faire un pansement sommaire à sa victime. Adam, dont l'état est très grave, a été transporté à l'hôpital d'Houlgate. Voginger, lui, alla se mettre à la disposition des gendarmes, qui, après avoir reçu sa déclaration, l'arrêtèrent.  

 

Avril 1917  -  Jour de deuil.  -  Gros émoi, ces jours-ci, parmi nos riches possesseurs d'autos. Malgré que plusieurs aient soigneusement caché leurs voitures, on les a dénichées et réquisitionnées. L'un d'eux a vu prendre la sienne qui lui avait coûté, assurait-il, 22 000 frs. Un autre, gros bonnet municipal, avait muchi son auto chez un ami et se servait d'un mauvais « taco ». On l'en a dépouillé aussi, pas du « taco », mais de la bonne voiture. Sa mauvaise humeur n'a pas émotionné le moins du monde l'officier acheteur. Pauvres gens ! faudra nous coucher pour les plaindre !

 

Avril 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Nous avons eu quelques journées de soleil, mais il gèle encore la nuit, une bise âpre et froide dessèche les terres et arrête la végétation. Il est impossible d'imaginer une plus mauvaise saison. Nous voici fin avril et la campagne est absolument nue. Même dans la cour de notre confrère, M. Le Boyteux, le fameux marronnier qui  dégottait celui des Tuileries et fleurissait le 20 mars est en retard juste d'un mois. S'il n'y a pas la de quoi marronner !

 

Mai 1917  -  Un désespéré.  -  A Dives, le soldat Letellier, de l'escorte de l'état-major du 33e corps, s'est pendu, avec sa cravate, à l'espagnolette de la fenêtre de sa chambre.

 

Mai 1917  -  Les jardins potagers militaires.  -  En présence des difficultés toujours grandissantes rencontrées par le service du ravitaillement, l'autorité militaire a tenu, cette année, à produire elle-même les légumes frais dont elle a besoin pour l'alimentation des troupes. Les plus louables efforts ont été faits et, il y a quelques mois, des propagandistes militaires ont été désignés pour s'occuper spécialement de la question dans toutes les régions de France. A leur appel, tous ont répondu et ont rivalisé de zèle, rien que dans le Calvados, plus de  quarante hectares de terrains abandonnés ont été transformés en jardins et plantés en légumes divers. La récolte, qui promet d'être abondante. En présence des difficultés toujours grandissantes rencontrées par le service du ravitaillement, l'autorité militaire a tenu, cette année, à produire elle-même les légumes frais dont elle a besoin pour l'alimentation des troupes. Les plus louables efforts ont été faits et, il y a quelques mois, des propagandistes militaires ont été désignés pour s'occuper spécialement de la question dans toutes les régions de France. A leur appel, tous ont répondu et ont rivalisé de zèle, rien que dans le Calvados, plus de quarante hectares de terrains abandonnés ont été transformés en jardins et plantés en légumes divers. La récolte, qui promet d'être abondante,

 

Mai 1917  -  Décapité par une machine.  -  Un jeune ouvrier de l'usine de Dives, Paul Duclouet, 17 ans, nettoyait la presse servant à l’étirage des douilles de 155. Très myope le jeune homme se pencha pour se rendre compte de l’état de son travail, quand, soudain, le poinçon lui tomba sur la tête et le décapita littéralement. Cet accident est dû à la fatalité, car, chaque jour, on procède de cette façon et, jamais, aucun accident ne s'est produit.  

 

Octobre 1917  -  Fatale imprudence.  -  A Dives, une femme Martin, 57 ans, ayant voulu, malgré les avertissements du mécanicien, traverser le passage à niveau de l'usine au moment où la locomotive allait le franchir, fut accrochée par un des wagon et renversée. On la releva une jambe coupée et on la transporta à l'hôpital de Caen, où elle succomba la nuit suivante.  

 

Décembre 1917  -  Démarches utiles.  -  On sait que les halles de Dives-sur-Mer sont un monument du XllIe ou XIVe siècle, un des rares spécimens des édifices de bois construits par les savants et hardis charpentiers de ces époques lointaines. Il est question, parait-il, d'en obtenir le classement comme monument historique, et des démarches sont faites en ce sens par la municipalité. Nous souhaitons vivement qu'elles réussissent. 

A propos de classement, on nous demande de différents côtés ce que devient celui de la prairie de Caen. Le fait est qu'on n'en entend plus parler, mais puisque la municipalité et le conseil général ont juré de l'obtenir, il n'y a qu'à attendre. Il est vrai que M. Chéron, qui a promis de s'en occuper particulièrement, a, pour l’instant bien d'autres soucis. Il vient de faire un rapport très étudié sur « la  loi de procédure de la Haute-Cour de Justice » à propos des affaires parlementaires en cours, et ce travail a été des mieux accueillis par ses collègues, à ce  qu'assure la Journal 0fficiel. En outre, il vient d'être élu rapporteur du budget de la guerre et ce n’est pas une sinécure. Bravo ! La Prairie du reste, a la temps d'attendre elle tient solidement à son fonds, pas de danger qu'on la cambriole comme une simple pendule.

Mars 1918  -  Une arrestation mouvementée.  -  Prévenus que deux déserteurs s'étaient fugiés chez la mère de l'un d'eux à Dives, le maréchal-des-logis Tanton, et le gendarme Brisset se rendirent dimanche dernier chez celle-ci. A leur arrivée, ils trouvèrent dans la maison le fils auquel ils demandèrent ses papiers. Celui-ci déclara que sa situation était régulière et il monta à sa chambre pour y prendre dit-t-il sa permission. Les deux gendarmes le suivirent. A peine arrivé, le jeune homme referma la porte sur lui, et au nez des gendarmes qui protestèrent. La porte se rouvrit aussitôt découvrant le jeune homme et son camarade, Robillard, qui brandissait un revolver.

Les gendarmes descendirent, et l'un des deux déserteurs en fit autant, puis, au premier étage, passa par une fenêtre, sauta dans la cour et prit la fuite par la route de Caen.

Le second, Robillard, déclara se rendre. Mais ne voulant pas être emmené par les gendarmes, il réclama l'intervention du poste. Le gendarme appela les soldats du poste qui arrivèrent et Robillard prit place au milieu d'eux. Le groupe s'éloignait quand, en face de la mairie, Robillard fit un tournant brusque et prit la fuite par une petite ruelle.

  Les gendarmes se lancèrent derrière lui. Près d'être rejoint, Robillard tira sur eux, atteignant M. Brisset à la jambe gauche. Le maréchal-des-logis Tanton tira alors à son tour, et toucha le fugitif à la cuisse. Robillard put encore escalader une barrière, mais le maréchal-des-logis le rejoignit et lui passa les menottes.

Les deux déserteurs passeront en Conseil de guerre.

 

Mai 1918  -  Une mauvaise journée.  -  Louis-Octave Pigorot, 32 ans, ouvrier d'usine à Dives, rue Saint-Pierre, ne fait pas souvent parler de lui, mais quand il s'y met, ce n'est pas à regret. Le même jour, à deux heures d'intervalle, il a volé le pendule de Mme Pelgrain, débitante, rue des Salines, et administré une magistrale raclée à un jeune ouvrier, Raymond Heurtel, 14 ans, demeurant à Cabourg, avenue de Bavent, villa Les Trois-Frères. Après avoir reçu les soins d'un médecin, ce dernier, qui avait la figure en piteux état, est allé se plaindre à la gendarmerie. Procès-verbal a été dressé pour les deux délits. d'usine à Dives, rue Saint-Pierre, ne fait pas souvent parler de lui, mais quand il s'y met, ce n'est pas à regret. Le même jour, à deux heures d'intervalle, il a volé le pendule de Mme Pelgrain, débitante, rue des Salines, et administré une magistrale raclée à un jeune ouvrier, Raymond Heurtel, 14 ans, demeurant à Cabourg, avenue de Bavent, villa Les Trois-Frères. Après avoir reçu les soins d'un médecin, ce dernier, qui avait la figure en piteux état, est allé se plaindre à la gendarmerie. Procès-verbal a été dressé pour les deux délits.

 

Septembre 1918  -  Coups et blessures.  -  Camille Lebourgeois, 37 ans, ouvrier d'usine à Dives, rue des Salines, chargeait des boites de cuivre sur un wagonnet, près de l'atelier des rognures de la Société d'Electro-Métallurgie, lorsque le marocain Larbi ben Mohamed ben Embarck lui chercha querelle, lui jeta une boite à la figure, le frappa avec violence et le renversa.
Le contre-maître Crespin et l'ouvrier Péronne accoururent aux cris de la victime et purent faire lâcher prise à son agresseur. Lebourgeois a reçu les soins de M. le major Guérin et a garder le lit à la suite de cette agression.

 

Mai 1919  -  Citation. -  M. Georges Godefroy, de Dives, soldat au 103e d'infanterie, est cité en ces termes à l'ordre du régiment : « Patrouilleur d'élite, a pris part à une patrouille audacieuse et  dangereuse, qui a recueilli sur l'ennemi des renseignements précieux. »

 

Juin 1919  -  Citation.  -  Le soldat Henri Manchon, du 28e d'infanterie, est cité à l'ordre du régiment en ces termes : « Soldat brave et courageux, ayant toujours accompli vaillamment son devoir ; blessé deux fois, à Saint-Quentin, le 29 novembre 1917, et à Sissonnes, le 15 octobre 1913 ».

 

Novembre 1922  -  Sabotage.  -  Un acte de sabotage occasionnant des conséquences assez graves a été commis à une usine métallurgique de Dives-sur-Mer.
La nuit dernière,, les ouvriers Mahieu, Marie Charles, Brumet et Jariel demandèrent au gardien des ateliers de l'usine de les laisser pénétrer, dans l'établissement pour leur permettre d'avancer leur travail. Le gardien refusa. Les ouvriers qui s'étaient concertés pour mettre hors d'usage certaines machines, réussirent à s'introduire dans les bâtiments, en escaladant une palissade. S'étant rendus dans la fonderie de laiton, ils mirent en marche les moulins à éther. De graves tériorations en résultèrent. Après avoir commis leur tentative, les coupables prirent la fuite.
L'enquête de la gendarmerie a établi leur culpabilité. Les quatre ouvriers ont passé des aveux et ont reconnu être les coupables.

 

Août 1923  -  Ce vieux Magloire !  -  Habitué à taper sur l'enclume, Magloire Gohier, 46 ans, maréchal-ferrant à Dives, manque de douceur avec les dames. Il a traîné par les cheveux et frappé sa voisine, la dame Goguet, 25 francs d'amende (sursis).

 

Février 1924  -  Vol de douilles.  -  On a découvert dans des touffes d'herbe le long de la berge, a 100 mètres du pont de la Dives, neuf douilles de 75 provenant du vol commis à l'usine d'électro-métallurgie. On recherche les auteurs de ce vol.

 

Mars 1924  -  Un qui n’encaisse pas sans protester  -  Au cours d'une discussion à l'usine, Joseph Gauthé aurait reçu du chef d'équipe Louis Poulain, un coup de poing dans l'estomac qui lui aurait occasionné une incapacité de travail de huit jours. Comme il n'a pas obtenue les dédommagements auxquels il croyait avoir droit, il a porté plainte.  

 

Juin 1924  - Une fête à l’usine.  -  C'est dimanche prochain 29 juin, qu'aura lieu la remise de la médaille d'honneur du travail par la Société d'Electro-Métallurgie, au personnel ayant 30 ans de service dans l'usine de Dives. A cette occasion un banquet amical se tiendra dans la salle des fêtes de la coopérative du Pays-d'Auge, à 12 heures.

 

Août 1924  -  Pour le monument aux morts.  -  La ville de Dives-sur-Mer ne pouvait différer davantage de rendre hommage à ses cent-vingt enfants tombés au Champ d'Honneur au cours de la guerre 1914-1918 et d'élever un monument digne de leur sacrifice. Sur l'initiative de son Maire, elle a constitué un Comité chargé d'en poursuivre l'érection et de recueillir les offrandes par une souscription publique. Elle s'est adressée au sculpteur Caennais bien connu, M. Chauvière, qui lui a soumis un projet accepté à l'unanimité par le Conseil Municipal et le Comité.
Ce projet comportant une pyramide de 7 mètres 40 de hauteur, sera exécuté en granit bleu de Vire, avec un sujet en bronze intitulé « Pour la Patrie vers l'Immortalité », de 2 m. 80 de hauteur. Les Membres du Comité désignés pour recueillir les dons que les habitants voudront bien leur remettre, visiteront la ville à partir du lundi 25 août, et nous espérons que le meilleur accueil leur sera réservé, et que la population répondra avec enthousiasme à l'appel si patriotique lancé par le Maire. La maquette du monument, tel qu'il sera élevé sur la place
se trouvant à l'intersection de la route de Caen à Trouville et de la rue du Marché, est visible au Secrétariat de la Mairie, tous les jours non fériés, de 8 heures du matin 12 heures et de 14 heures à 16 heures. D'autre part, le Maire a adressé à la population l'appel suivant :

Mes chers concitoyens,

Il y a dix ans, l'Allemagne déclarait la guerre à notre belle Patrie; vous vous souvenez encore du geste magnifique accompli par les enfants de France et de l'union qui s'est scellée sur les champs de bataille; ils sont partis avec un élan qui n'avait d'égal que l'assurance de la victoire finale. Quatre aunées durant, ils ont combattu avec ardeur et vaillance, faisant l'admiration du monde entier, pour assurer à tous la paix dans l'ordre et la liberté, empêcher le retour d'un pareil fléau et nous donner une victoire éclatante, mais hélas chèrement acquise. S'ils sont partis très nombreux, 1.500.000 n'en sont pas revenus et la ville de Dives-sur-Mer a payé son large tribut à cette catombe, cent-vingt de ses enfants sont tombés au cours de cette grande épopée. II était de notre devoir de perpétuer le sacrifice qu'ils ont accompli et de le rappeler aux générations futures, par un monument digne de ces héros. Nous avons, a cet effet, constitué un Comité sous la présidence de M. Le Rémois, afin de recueillir les offrandes et les dons, qui, je n'en doute pas, seront très larges et généreux. Ayant la ferme confiance que vous ne refuserez pas votre obole à ceux qui se présenteront chez vous, au nom de ces vaillants qui, eux, n'ont pas marchandé ni leur sang, ni leur vie, je vous adresse un pressant appel et vous dis haut les cœurs et pour nos morts, donnez avec générosité.
Le Maire de Dives-sur-Mer  -  J. Manson.

 

Septembre 1924  -  Disparition mystérieuse .  -  La ville de Dives-sur-Mer est en émoi par suite de la disparition d'une jeune fille, disparition survenue dans des circonstances assez singulières.

Mlle X. âgée de 22 ans, habitait chez ses parents à Dives. Elle travaillait à Cabourg chez une modiste qui n'a eu qu'à se louer d'elle sous tous les rapports, travail et conduite.

Dimanche dernier, Mlle X. quitta, comme d'habitude ses parents, pour se rendre au magasin, sans prendre sa bicyclette comme elle en avait l'habitude, pour effectuer le trajet. Elle demeura à son travail le temps nécessaire, négligea de se faire payer, partit et depuis on ne l'a plus revue.

Sa famille s'est livrée à des recherches actives. Elles sont restées sans résultat.

 

Novembre 1924  -  Il mettait de l’eau dans son vin.  -  Yves-Marie Diverrès, 31 ans, gérant de la Société Normande d'Alimentation, à Dives-sur-Mer, additionnait d'eau, dans la proportion de 12 %, le vin qu'il vendait dans son établissement, afin d'éviter qu'il monte à la tête de ses clients. Bien que son intention soit louable, et en vertu de cet adage que les méchants sont buveurs d'eau, ce gérant trop zélé récolte une amende de 100 francs, une amende fiscale de 16 francs, cinq décimes de cette amende. le quintuple droit de consommation sur 36 centimes d'alcool pur et la confiscation de quatre litres de vin sur les douze litres qu’avaient été saisis.

DIVES.  -   Le Monument

3   DIVES.  -   L'Hostellerie Guillaume le Conquérant et la Rue Hastings  -  LL.

11   DIVES.  -  La Rue de la Gare et l'Hôtel de Ville.  -  LL.
45     DIVES-sur-MER  -  L'Abbaye
DIVES-sur-MER  -  L'Église

31    DIVES-SUR-MER  -  Ferme de Sarlabot.  -  LL.

78    DIVES-SUR-MER  -  Ferme de Sarlabot.  -  LL.

18  -  DIVES-SUR-MER (Calvados)

L'Hostellerie Guillaume le Conquérant

41     DIVES-SUR-MER  -  Halles, ensemble
DIVES  -  La Port
Dives  -  Le Marché
    41    DIVES-sur-MER (Calvados)  -  La Halle (XIIe siècle)
   DIVES-SUR-MER  -  L'Église, côté Ouest (XIe et XIVe siècles)

3032   DIVES-SUR-MER  -  Entrée de l'Hôtellerie

 de Guillaume-le-Conquérant.

   28    DIVES-SUR-MER  -  Le Château de Sarlabot.  -  LL.
    18   DIVES  -  L'Entrée de l'Usine
   DIVES-sur-MER  -  L'Église

DIVES-SUR-MER  La Gare

12.   DIVES-sur-MER  La Poste, Hôtel des Voyageurs

67   DIVES  L'Hôtel de Ville

19  DIVES  -  Vue Générale

1   DIVES-CABOURG  -  Panorama pris de la Propriété Foucher de Careil.  -  LL.

101  -   DIVES  L'Hôtel de Ville

75   DIVES.  -  L'Usine Métallurgique

9   DIVES             Entrée de l'Usine métallurgique

DIVES s/Mer             Le Port à Mer basse

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