HERMIVAL - les - VAUX

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune sont des Hermivalais, Hermivalaises


1825  -  Les Vaux, absorbée en 1825 par Hermival. La commune prend alors le nom de Hermival-les-Vaux.

 

Septembre 1873   -   Empoisonnement d’animaux.   -   Depuis quelques jours, sept chiens ont été empoisonnés dans la campagne le Lisieux, aux environs d'Hermival. On ne sait encore s'il faut attribuer ces empoisonnements à la malveillance, ou si l'on doit croire que des boulettes, jetées dans les fourrés pour la destruction des animaux nuisibles, ont été la cause de ces accidents. Une enquête se poursuit pour en découvrir les auteurs.

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Lisieux : Hermival, école de garçons ; L'Hôtellerie, école mixte ; Marolles, école de garçons ; Lisieux, école de garçons ; Saint-Désir, école de garçons ; Saint-Germain-de-Livet, école mixte ; Saint-Jacques, école de garçons ; Mesnil-Eudes, école mixte ; Saint-Pierre-des-Ifs, école mixte, etc....

 

Janvier 1881  -  L’eau, la neige, le froid.  -  Pour la troisième fois depuis cinq mois, la commune de Louvigny a été inondée. Jamais la crue ne s'était élevée si haut.

A Lisieux l'inondation, plus partielle, plus circonscrite que les précédentes, envahissait cependant des vendredi le quartier des Blanches-Portes, la route de Livarot sur une longueur de 100 à 150 mètres, une partie de la prairie Fleuriot, rues Bocage, des Deux-Sœurs, etc…. et 60 à 80 mètres du boulevard des Bains, où les rivières se confondaient. La Pasquine, débordée sur la route de Cormeilles, interrompait à Hermival la circulation.

 

Décembre 1883  -  Un curé mal endurant.    Une enquête a été ouverte pour l'établissement d'un champ de tir destiné à la garnison de Lisieux. Plusieurs des affiches annonçant cette enquête ayant été lacérées, notamment celle apposée à la porte de l'église d'Hermival, l'administration ordonna une nouvelle publication. Dans l'intervalle, une lettre anonyme parvenue au maire le prévenait ainsi : « Nicodème 1er , maire d'Hermival, et son acolyte Lebel, dit Troppmann, sont invités à ne pas placarder les chiffons de la sous-préfecture sur les murs de l'église, ils subiront tous le même sort. » 

Le maire résolut alors de les apposer lui-même. A cet effet, il se rendit un matin à l'église, accompagné du garde champêtre, colla l'affiche et se retira en se dissimulant derrière des arbres voisins. Au bout de quelques instants, il vit arriver le curé qui, réalisant la menace de la lettre anonyme, enleva l'affiché. Le maire, ceint de son écharpe, sortit immédiatement de  sa cachette et déclara procès-verbal au délinquant qui nie énergiquement avoir écrit la lettre anonyme.

 

Août 1885  -  Sanglier et belette.  -  Les sangliers continuent de fréquenter les environs de Lisieux, les dégâts qu'ils commettent sont considérables. Il y a quelque temps, le lieutenant de louveterie, vivement sollicité, consentit à faire une battue de 2 à 5 heures d'après-midi, sur la commune de Roques. La portion du bois appartenant à M. Descours fut respectée, car ce brave propriétaire avait écrit au lieutenant de louveterie qu'aucune trace n'avait été aperçue chez lui, aussi, la battue fut infructueuse et les bêtes dormirent sans, inquiétude dans leur bauge. Dernièrement, nouvelle sortie à Hermival. Après quelques heures d'attente, un coup de fusil retentit. On fait sonner la curée. O déception ! l'animal tué était simplement une petite belette.

Cette institution d'un lieutenant de louveterie, ainsi comprise, n'est-elle pas une amère ironie jetée à la face des propriétaires qui voient les sangliers par bandes de 12 à 15 fouiller leur terrain et dévaster leurs récoltes ? et le préfet ne pourrait-il pas autoriser des battues privées pour mettre fin à une situation aussi  préjudiciable ?

 

Juin 1887  -  Les fortes chaleurs.  -  Les fortes chaleurs que nous subissons ne sont rien auprès de celles que nos pères eurent à supporter. Ainsi, en 1803, la Normandie vit s'écouler une période de quatre-vingt-quinze jours sans pluie. En 1811, année de la fameuse comète, les rivières tarirent dans plusieurs départements. En 1844, nouvelles chaleurs, le thermomètre resta stationnaire entre 50 et 60 degrés. Dans quelques départements, les bestiaux périrent faute d'eau. En 1859, 1860, 1869 et 1874, le thermomètre monta à 38 degrés. L'année dernière, il y eut 20 degrés au mois d'octobre, température exceptionnelle pour la saison.

 

Juillet 1887  -  Phénomène.  -  Un veau phénoménal est né chez le sieur Fontaine, cultivateur à Hermival. Il a la tête, les pattes et la queue d'un dogue et appartient aux deux, sexes. Le vétérinaire, M. Vernet, nous dit qu'il est très vivace et qu'il vivra. La mère de cet intéressant sujet a probablement été effrayée, ou poursuivie, pendant les premiers temps de sa gestation, par quelque chien.

 

Décembre 1887  -  Meurtre.  -  Samedi dernier, à Hermival, commune voisine de Lisieux, il s'est passé un acte de sauvagerie des plus révoltants. Les époux Lelièvre, cultivateurs, avaient à leur service un journalier appelé Olivier, qui battait à la grange, ils avaient aussi embauché pour quelques jours Cochin, jeune soldat du pays, en congé de trois mois. Pendant que les époux Lelièvre étaient au marché de Lisieux, Cochin offrit à Olivier un verre de poiré que celui-ci accepta, puis il lui demanda d'aller chercher de l'eau-de-vie, et, comme, Olivier s'y refusait, il lui asséna sur le côté de la tête un coup de bouteille qui l’étendit par terre, puis, se servant du fléau, il lui brisa toutes les côtes du côté gauche. Le malheureux journalier  a été transporté à son domicile où il n'a pas tardé à rendre le dernier soupir. Le meurtrier a été arrêté.  

 

Février 1891  -  Drame de la folie.  -  Il y a quelques semaines, le sieur Préaux, propriétaire et conseiller municipal à Hermival-les-Vaux, atteint d'aliénation mentale à la suite de chagrins de famille, était interné à l'hospice de Lisieux. Dernièrement, sa mère vint le chercher, malgré l'avis de quelques personnes qui lui faisaient remarquer que la guérison n'était peut-être pas complète, rentrèrent tous les deux à Hermival.

Le lendemain matin, une discussion s'éleva entre eux. Préaux, qui faisait quelque travail à son horloge, saisit un poids d'horloge et le lança à la tète de sa mère, celle-ci, atteinte, tomba, Préaux se rendit alors chez un voisin, le sieur Bordel, et dit simplement : « Je viens de tuer ma mère. » Justement effrayé, le sieur Bordel engagea Préaux à aller avertir le maire et se rendit auprès de la victime, à qui on donna les premiers soins, la malheureuse femme était étendue évanouie, elle avait un caillot de sang à l'oreille et l'écume à la bouche. Elle a reçu lundi les derniers sacrements. Préaux a été reconduit à l'hospice.

 

Avril 1891  -  Voleurs d’église.  -  Des malfaiteurs inconnus ont pénétré la nuit dans l'église d'Hermival, en fracturant une porte latérale. Ils ont brisé le tronc de la Vierge dans lequel ils ont trouvé peu de chose. Un autre tronc a résisté à leurs efforts. Ces voleurs ne sont pas des gens du pays, car ils n'ont pas aperçu le tronc de la charité qui pouvait contenir 80 à 90 fr.

 

Septembre 1891  -  Les voleurs de bestiaux.  -   On a volé dans un herbage, à Hermival-les-Vaux, un bœuf et un génisson de 18 mois, appartenant au sieur Eugène Mainfroy, propriétaire.

  A Blay, on a volé à la dame Lebrethon une génisse de 20 mois, valant 200 fr.

  Une génisse de 350 fr., qui était au piquet dans une pièce de trèfle, a été volée, la nuit, au sieur Rysel, cultivateur à Trungy, arrondissement de Bayeux.

  La nuit suivante, une vache, appartenant au sieur Varin, cultivateur à Ellon, canton de Balleroy, a été volée dans un pré.

  Frédéric Hilaire, journalier à Vire, a été arrêté à Torigni, au moment où il venait de vendre une vache qu'il avait volée. L'acquéreur, M. Lebis, propriétaire à Giéville, n'avait pas encore payé, ayant à faire la monnaie d'un billet de 1 000 fr. C'est grâce à une dépêche arrivée de Vire que le voleur a été arrêté. Il a tout avoué et a été conduit par les gendarmes de Torigni  à la prison de Saint-Lô. La vache volée appartenait à M. Delahaye, propriétaire à Coulonces, à qui elle a été remise.  (Source B-N)

 

Novembre 1891  -  Mort accidentelle.  -  Vendredi, un sergent-major du 119e, M. Joseph, avait quitté un instant la colonne qui se rendait au champ de manœuvres. S'est-il reposé sur l'herbe et s'y est-il endormi jusqu'à la nuit, c'est ce qu'on a tout lieu de supposer, puis, trompé par l'obscurité, en voulant retrouver sa route, il sera tombé dans la mare d'Hermival-les-Vaux, où on l'a découvert. Le sergent-major Joseph était rengagé, c'était un soldat modèle.  (Source B-N) 

 

Décembre 1893  -  Jeune fille noyée.  -  Vendredi, Marie Duchesne, 18 ans, demeurant avec sa mère à Hermival-Ies-Vaux, à été trouvée noyée dans la mare de la propriété qu'elles habitent sur la route de Lisieux à Aiziers. 

La malheureuse avait les bras retroussés jusqu'aux coudes et tenait encore à la main un morceau de linge. On suppose que la jeune fille, qui était à laver, a dû tomber dans la mare en se baissant pour atteindre la surface de l'eau qui était de 35 centimètres au-dessous du niveau du lavoir. (Source B.N.)  

 

Janvier 1894  -  Les morts de froid.  -  La température glaciale que nous avons ressentie dans notre région est commune non seulement à la France, mais à tous les pays étrangers. 

— Jeudi dernier, on a découvert sur la route de Paris, près Caen, le corps glacé d'un vieux mendiant qui, pendant la nuit, est tombé en chemin frappé par le froid. Il avait les mains ensanglantées, plusieurs branches de la haie ayant été cassées, il est présumable que, pendant les convulsions de l'agonie, ce malheureux se sera débattu et aura pris ce qui se trouvait à sa portée. 

— M. Bardel, propriétaire à Hermival, près Lisieux, avait mis sa voiture et son domestique à la disposition des personnes nécessiteuses de la contrée pour transporter des fagots. Albert Renoult, 31 ans, domestique chez M. Bardel, était un des conducteurs. Tout à coup, le malheureux tomba à terre, frappé d'une congestion cérébrale causée par le froid. Bientôt, il rendait le dernier soupir sans avoir repris connaissance. 

— Dans l'Orne, il y a eu plusieurs décès causés par le froid. Anatole Noël, 31 ans, célibataire, journalier au Plantis, étant pris de boisson, le froid l'a saisi, il est mort. 

— Le nommé Lecoq, 64 ans, a été troué mort de froid sur la route de Tinchebray.

— François Levannier, 47 ans, journalier à Céaucé, avait quitté son domicile pour aller souhaiter la bonne année à plusieurs voisins. On l'a trouvé mort de froid dans un champ. 

— Le nommé Dubois, 60 ans, vivant de mendicité, est mort de froid dans l'écurie de la ferme de Basse-Passière, à Préaux, où on lui avait donné l'hospitalité pour passer la nuit. (Source B.N.)  

 

Juin 1894  -  Cyclone.   -  Jeudi, une trombe, qui semble avoir pris naissance dans la vallée d'Hermival, a dévasté les communes d'Hermival et d'Ouilly-du-Houlley. En quelques minutes, plus de 300 pommiers ont été arrachés. Plusieurs bâtiments ont été, détruits en partie. Les pertes sont énormes. (Source B.N.)  

 

Mai 1895  -  Les hannetons.  -  Le conseil général du Calvados a décidé d'accorder des primes de dix centimes par kilogramme de hannetons ramassés dans le département pour être détruits. Ces hannetons devront être apportés à la personne déléguée par le maire, pour être détruits. (source B. N.)

 

Mai 1895  -  Fuyez les arbres pendant l’orage.  -  Nous sommes menacés d'orages. Nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs de ne jamais se mettre à l'abri sous les arbres pendant la tourmente. Quatre malheureux ont été victimes de cette imprudence la semaine dernière. Deux à Chaudoir et deux à Chambles. (source B. N.)

 

Juin 1895  -  Mauvais fils.  -  Alfred Montfrey a 20 ans. Depuis longtemps, il maltraite son père, qui habite Hermival. Il donne pour excuse que son père l'a toujours maltraité et qu'il aurait chassé sa mère pour la remplacer par une femme de journée à tout faire. Le tribunal de Lisieux a trouvé que ce n'était pas une raison suffisante pour rouer de coups de trique l'auteur de ses jours, et il a condamné Alfred. à dix-huit mois de prison. (source B. N.)  

 

Mars 1896  -  Découvertes de cadavres.  -  On a retiré de l'entrée du port de Honfleur le cadavre d'un inconnu qui devait être noyé depuis quatre mois. Aucune trace de violences n'a été relevée sur le cadavre. 

— On a retiré de la rivière, à Hermival, le cadavre de la femme Lavigne, 63 ans, journalière à Lisieux, où elle était connue sous le nom de Chicopette. La mort semble purement accidentelle. 

— Delphine Grieu, femme Harel, 68 ans, nourrice, a été trouvée noyée dans une mare, au Pin, où elle s'était jetée. (source B. N.)  

 

Octobre 1898  -  Grave accident de bicyclette.   -    Le sieur Lebourgeois, marchand de bestiaux à Moyaux, prés Lisieux, rentrait chez lui à bicyclette, lorsque sur la route d'Aiziers, à quelques mètres du calvaire d'Hermival-les-Vaux, il fit une chute terrible par suite de la crevaison du caoutchouc creux de sa machine. Il s'est fait des blessures, fort graves à la tète. (source le B. N.)  

 

Octobre 1898  -  Mort des suites d’un accident de bicyclette.   -   Nous avons mentionné, dans notre dernier numéro, la chute terrible, à quelques mètres du calvaire d'Herminal-les-Vaux, du sieur Lebourgeois, 28 ans, propriétaire et marchand de bestiaux à Moyaux, par suite de la crevaison du caoutchouc creux de sa bicyclette. Le malheureux était mortellement atteint, il a succombé, le lendemain, à l'hospice de Lisieux, où on l'avait transporté. 

Est-il vrai que deux cantonniers des environs, les nommés Payet et Riquier, passant  par là peu de temps après l'accident, après avoir reconnu le blessé, auraient poursuivi leur chemin sans autrement s'occuper de lui et se seraient contentés de prévenir, à Moyaux, quelqu'un de la famille.  (source le B. N.)

 

Avril 1902  -  Nécrologie.  -  Lundi dernier, ont eu lieu, à Hermival-les-Vaux, les obsèques de M. Catherine, Maire de cette commune depuis 24 ans, et Conseiller Municipal depuis 42 ans. Dans l'assistance, on remarquait la présence de nombreuses notabilités. Au cimetière, deux discours ont été prononcés par M. Boivin-Champeaux, conseiller général et M. Bardel, adjoint.

 

Décembre 1906  -  Une fillette carbonisée.  -  Un des enfants des époux Bocage, la petite Marcelle, âgés de quatre ans, a été carbonisée complètement le 26 courant. Voici les faits : le 26, le père de l'enfant, M. Arsène Bocage, 42 ans, journalier, chantre à l'église d'Hermival-les-Vaux, était parti à 6 heures du matin pour sonner l'angélus. La femme était sortie depuis 5  heures pour traire les vaches chez un voisin M. Vasse.

Vers 8 heures et demie, M. Bocage rentra chez lui et entendant les cris de son fils, le petit Robert, âgé de deux ans, il prit l'escalier conduisant dans la chambre du premier étage.

Il avait à peine gravi quelques marches qu'une fumée âcre le prit à la gorge. Pressentant un malheur, il pénétra vivement dans la chambre et trouva en travers de la porte de la pièce la  petite Marcelle, le corps carbonisé. Un médecin appelé aussitôt ne put que constater le décès. L'enfant avait la déplorable habitude d'enflammer des allumettes, et l'on pense avec juste  raison que c'est en s'amusant avec ces matières inflammables qu'elle trouva la mort. Le père avait pris l'habitude de placer sous la tête de son lit une boîte de tisons, l'enfant avait-il remarqué la cachette peut-être ?

Mais les allumettes étaient encore à leur place quand on commença l'enquête.

 

Avril 1907  -  Incendie.  -   Un incendie a consumé sept hectares de petite arbres et de sapins appartenant MM. Rousselet, maire de Firfol, près Lisieux ; de Carvalay et Caron, propriétaires au même endroit. Le feu a été courageusement combattu par les habitants de Firfol et d'Hermival-les-Vaux, qui accoururent dès que l’alerte fut donnée. Les pertes sont assez importantes et non couvertes par les assurances. (source M. du C.)

 

Juin 1919  -  Un homme se suicide dans une brouette.  -   On a découvert le cadavre de M. Hondin. 55 ans, reposant dans une brouette, un fusil entre les jambes. Les canons du fusil étaient à la hauteur de la bouche. Le crâne avait été défoncé. M. Houdin souffrait d'une affection du cœur et était atteint de paralysie du bras droit.  

 

Avril  1923  -  Médaille militaire.  -  Par arrêté ministériel, la médaille militaire a été attribuée à la mémoire du soldat Fernand Leliévre, du 36e régiment d'infanterie, Mort pour la France, avec la citation suivante : « Bon soldat, courageux et dévoué. Blessé très grièvement en faisant son devoir. Mort pour la France des suites de ses blessures le 30 mai 1915 (Croix de guerre avec étoile de bronze ». Ce brave était le fil de M. et Mme Lelièvre, cultivateurs à Hermival.    de bronze ». Ce brave était le fil de M. et Mme Lelièvre, cultivateurs à Hermival.    de bronze ». Ce brave était le fil de M. et Mme Lelièvre, cultivateurs à Hermival.   

 

Avril  1923  -  Élections municipales.  -  Les électeurs d'Hermival-les-Vaux étaient convoqués dimanche à l'effet d'élire cinq conseillers municipaux pour compléter le Conseil.
Voici le résultat du scrutin Inscrits, 132 ; votants. 85.
Ont obtenu MM. Pottier. 59 voix, élu ; Gauquelin, 37 voix ; Vatel, Marie Ernest, 25 ;  Colombe, 16 ; Lesaulnier, 15 ; Mariolle, 15.
Il y a ballottage pour 4 sièges. Cette élection de ballottage aura lieu le dimanche 21 avril.

 

Juillet 1924  -  Coup de couteau.  -  Les époux Bouillet sont en instance de divorce, et depuis le 11 mai dernier, la femme s'est réfugiée chez un voisin, M. Fernand. Joëmelle, couvreur.
Bouillet aperçut sa femme assise, dans un herbage, au côtés de Joëmelle. Il en prit ombrage et s'approcha du couple, puis porta des coups de poing et de pied à Joëmelle. Ce dernier riposta par des coups de râteau.
Furieux, Bouillet sortit un couteau et le lança dans le côté gauche de Joëmelle. Grièvement blessé, celui-ci put néanmoins regagner son domicile. Mais
le docteur ne peut se prononcer sur son état.
Bouillet s'est rendu lui-même à la gendarmerie de Lisieux raconter les faits. Il a été arrêté et mis à la disposition de M. le Procureur de la République.  

 

Juillet 1925  -  Actes inqualifiables.   -  Le régisseur de M. Fleuriot, propriétaire à Lisieux, à sa ferme d’Herminal-les-Vaux, constatait, avec surprise qu'une jument libre dans un herbage portait une profonde blessure au-dessus du jarret gauche, il crut tout d'abord à un accident. Mais le lendemain, une autre jument dans le même herbage avait été blessée grièvement l'aide d'un instrument tranchant et, le surlendemain, c'était une vache qui portait une grave blessure aux mamelles.

M. Fleuriot prévenu a porté plainte à la gendarmerie qui procède à une enquête en vue de découvrir l'auteur de ces actes de sauvagerie.

 

Août 1926  -  Demande d’abatage.  -  Le Conseil général, considérant que le Conseil municipal d'Hermival-les-Vaux a demandé le 2 février 1926, l'abatage des arbres, en bordure du chemin G. V. n° 19, dont, la cime est sèche. Que le chemin dont il s'agit est considéré comme pittoresque par les organisations touristiques, qu'il y a lieu de maintenir la beauté de nos sites normands. Décide de faire enlever les arbres secs, en limitant l'abatage à ceux-ci et de faire procéder à leur remplacement.

 

Décembre 1926  -  Incendie.  -  Un incendie s'est claré mardi chez M. Pottier, cultivateur à Hermival-les-Vaux, dans sa propriété située sur la route allant d'Hermival à Ouilly-du-Houlley, à environ 7 kilomètres de Lisieux.

Le feu a pris naissance dans un timent d'exploitation dont le rez-de-chaussée est occupa par des caves, un pressoir et une bouillerie. Les greniers contenaient une importante provision de foin, de paille et de pommes à cidre.

L'alerte fut donnée à 17 heures. Une première auto-pompe partait aussitôt de Lisieux pour porter les premiers secours et fut bientôt suivie d'une deuxième chargée des sapeurs-pompiers accourus immédiatement. Il fallut 3 heures d'efforts pour se rendre maître du sinistre et le blaiement du foin et de la paille, sous lesquels le feu couvait, dura jusqu'à 1 heure du matin.

Toute la toiture et le plancher sont consumés les caves et le pressoir ont été préservés. Les dégâts matériels sont importants et peuvent être évalués à environ 60.000 francs.  

 

Mai 1942   -   Fait divers.   -   Dans la nuit, un veau a été volé sur un herbage à M. Lucien Potter, cultivateur à Hermival-les-Vaux. La bête a été ensuite tuée et mutilée dans un fossé voisin où la tête et le tronc ont été retrouvés par le propriétaire.  

 

Décembre 1943    -   Fait divers.   -   Étant ivre, le nommé Bouteiller, d'Hermival, échoua dans l'église de Moyaux où il se fit enfermer, le soir venu. Réveillé dans la nuit par le froid, iI tenta, vainement de sortir puis, toujours sons l'empire de l'alcool, il détruisit et endommagea divers objets, mit le feu à la nappe d'autel et brisa deux des plus beaux vitraux. 

Les dégâts sont évalués à plus de 50.000 fr. enfin, il sonna les cloches du chœur à l h. du matin. Ainsi alerté le sacristain accourut et le délivra (pour le remettre aux gendarmes) notre homme complètement hébété.  

 

Juin 1947  -    L’aide aux aviateurs alliés.    M. Gérard Jouanne, beau-fils et fils de M. et Mme Boire, agriculteurs à Castillon-en-Auge, a reçu du général Eisenhower, un témoignage de gratitude pour l’aide qu’il apporta à des aviateurs alliés tombés à Lessard-et-le-Chêne.

La même récompense a été accordée à M. Louis Lebourgeois, cultivateur à Hermival-les-Vaux. (Source B.-L.)   

 

Novembre 1947  -    Une agression à Hermival-les-Vaux.  -  Dans la soirée, Mme Berthe Houssaye, 41 ans, cultivatrice, regagnait son domicile après avoir trait ses vaches dans un herbage situé au hameau de la « Clotière », en bordure de la route nationale, quand elle se trouva en présence d’un individu qui lui asséna un coup de bâton sur la tête. Faisant front à son agresseur, la fermière lui jeta le contenu de son seau au visage et le coiffa de son récipient. 

Le malfaiteur que Mme Houssaye reconnut pour être un nommé Eugène Lejolivet, 30 ans, cantonnier, avec lequel elle vit en mauvais termes, n’en continua pas moins sa bastonnade s’acharnant sur sa victime qui s’affaissa perdant son sang en abondance. Aux cris poussés par sa femme, M. Houssaye survint tandis que le malfaiteur s’enfuyait à la faveur de l’ombre.

La blessée a été hospitalisée à la clinique Sainte-Thérèse. Mme Houssaye révéla que son agresseur portait une casquette plate. Une coiffure semblable a été retrouvée au domicile de Lejolivet, maculée de taches qui pourraient être du lait. Une analyse fixera les enquêteurs sur ce point. Conduit au Parquet de Lisieux, le cantonnier a protesté de son innocence et fourni des alibis qui n’en ont pas moins décidé le magistrat instructeur à maintenir l’accusé en état d’arrestation. (source B. L.)

2.   HERMIVAL-LES-VAUX  (Calvados)   -   Le Château (XVIe siècle)

HERMIVAL-LES-VAUX  (Calvados)   -   L'Église
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