UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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HÉROUVILLETTE 

Canton de Cabourg

Les habitants de la commune sont des Hérouvillettois, Hérouvillettoises


Novembre 1842    -  Assises du Calvados.   -   C'est lundi 14 qu'ont été ouverts, devant le jury, les débats des diverses affaires, sur lesquelles il est appelé à prononcer.

— Dans le courant d'août dernier, Désiré Hélain, né à Caen, s'introduisit pendant l'absence d'un sieur Vorniaire dans son domicile, et y vola, avec escalade et effraction, une somme d'argent et une montre, on se mit à la poursuite du voleur, qui fut trouvé prés Herouvillette encore nanti de son vol. Il avoua sa culpabilité.  Dix ans de travaux forcés lui ont été infligés pour ce fait.  (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Novembre 1866   -   Une bonne tisane.   -   La semaine dernière, une femme d'Hérouvillette, plus forte sur le métier à dentelle que sur la botanique, voyant son mari a atteint de violentes coliques, résolut de lui faire de la tisane pour calmer ses douleurs.

Elle en parla à son voisin, qui lui conseilla d'employer de la menthe pour composer la tisane, lui assurant que cette plante est très efficace en cette circonstance, et il lui dit d'aller en chercher dans la haie de son jardin, où elle en trouverait. Mais notre ignorante dentellière, au lieu de prendre de la menthe, cueillit une poignée de feuilles de troëne, avec lesquelles elle fit deux litres de tisane.

Elle en fit prendre à son mari près d'un litre dans un très court intervalle de temps, mais, chaque fois que le pauvre patient prenait une tasse de tisane, ses douleurs, loin de se calmer, ne faisaient qu'augmenter d'intensité, ce qui lui fit prendre la résolution d'envoyer la tisane à tous les diables. Bien lui en prit, car ses coliques finirent par se calmer, et, enfin, par disparaître, après qu'il eut cessé de prendre de la tisane.

Heureusement pour lui que cette affreuse drogue n'a pas produit dans son organisme de suite fâcheuses.  

 

Août 1867   -   Une condamnation.   -   Désiré Benjamin Bréville, né le 13 août 1848, à Hérouvillette, et y demeurant, pris en flagrant délit de chasse en temps prohibé, le 18 août dernier, sur le territoire de la commune d'Escoville, a été condamné à 100 francs d'amende.  

 

Septembre 1867   -   Un incendie.   -   Dans la nuit de mercredi à jeudi, un incendie s'est déclaré dans la commune d'Hérouvillette, et a détruit de maisons, ainsi que la plus grande partie de leur mobilier.

Malheureusement, il n'existe pas de pompes à incendie à Hérouvillette, et lorsque les pompiers de Ranville sont arrivés, le feu avait fait de tels progrès, qu'on a du se borner à en circonscrire le foyer, afin de préserver les habitations voisines.

Les deux maisons incendiées étaient assurées. L'une appartient à Mme Leblanc, jadis corroyeur à Caen, et l'autre appartient au sieur Boissel, qui l'habite.

La cause du sinistre est restée inconnue. Vers onze heures, le sieur Boissel était sorti quelques instants, à peine recouché, il entendit un grand bruit, mais une lueur sinistre vint éclairer sa  chambre. Il  n'eut que le temps de faire sortir sa famille, et appela du secours. Le feu a dû se déclarer dans les combles.

On a remarqué, sur le lieu du sinistre, M. l'abbé Lecoq, vicaire de Condé, M. Le Verrier, maire de Ranville, l'instituteur de la même commune, M. Paul, percepteur, etc... Mais, ce que nous  devons signaler, ce sont les demoiselles Denize d'Hérouvillette, qui, dans cette circonstance, ont déployé une activité et un dévouement digne d'éloges. Une enquête a été faite le lendemain.

 

Octobre 1867   -   Une aide.   -   M. le Préfet du Calvados a fait remettre à M. le maire d'Hérouvillette une somme de 200 francs destinée à venir en aide aux victimes de l'incendie qui a éclaté le 12 septembre dans cette commune.

150 francs ont été remis au sieur Marie, non assuré, et 50 francs au sieur Boissel, assuré.  

 

Janvier 1869   -   Une escroquerie.   -   M. Alcindor Langlois, cultivateur à Bréville, avait à son service, en qualité de domestique, un nommé Dominique Boscher, de Tallenvende-le-Grand. Cette individu quitta le service de son maître le 20 janvier dernier.

Le lendemain, ce serviteur indélicat se présenta chez le sieur Marie, mercier à Hérouvillette, et se fit livrer à crédit un pantalon au nom de son maître. Ensuite, il se rendit à Caen, chez M. Joseph Beaudet, ami du sieur Langlois, et lui emprunta au nom de celui -ci, une somme de 6 fr. 50 c. pour payer, disait-il, son dîner et celui de ses chevaux, étant parti, ajoutait-il, avec son attelage sans avoir demandé d'argent à son maître.

Ces faits étant parvenus à la connaissance des gendarmes à la résidence de Troarn, ces militaires ont pris des renseignements auprès du sieur Langlois, qui en a confirmé la véracité. Tout fait présumer que Boscher ne tardera pas à rendre compte à la justice de sa coupable conduite.  

 

Mars 1870   -   Nécrologie.   -   On annonce la mort de plusieurs prêtres du diocèse de Bayeux : M. le curé Le Doyer, curé de Cagny depuis 1832, âgé de 71 ans ; M. l'abbé Deschamps, vicaire de Champ-du-Boult, à peine âgé de 31 ans, décédés l'un et l'autre le 20 de ce mois, et M. l'abbé Durand, curé d'Hérouvillette depuis 1829, décédé presque subitement lundi dernier, à l'âge de 74 ans, après 41 ans d'exercice dans celte paroisse. Ce vénérable prêtre était le premier curé qui ait rouvert l'église d'Hérouvillette après la Révolution.  

 

Août 1873   -   Condamnation.   -  Marie-Françoise Portier, 52 ans, dentellière, mère de cinq enfants, 6 jours d'emprisonnement et 15 fr. d'amende pour coups de poings et de râteau à la  femme Guillemette, d'Hérouvillette.  

 

Août 1873   -   Incendie.   -  Un incendie, dont la cause est restée inconnue, a éclaté, le 27 août, à 9 heures du soir, à Hérouvillette, et a consumé un bâtiment à usage d'habitation et des effets mobiliers au préjudice du sieur Aristide Faucon, épicier audit lieu. La perte est évaluée à 1.100 fr. 

 

Août 1873   -   Les présages.   -   Un immense vol de corbeaux a passé sur Paris, se dirigeant vers le sud-ouest. On eût dit un nuage noir en forme de triangle, fendant l'étendue avec une vitesse de locomotive.  C'est signe de grand froid pour l'hiver, quand les vols de corbeaux passent aussi tôt. Pour les personnes superstitieuses, c'est signe de malheur.  

 

Janvier 1875   -   Une drôle d’affaire.  -  Deux jeunes domestiques, Joseph G…... et Marie X….., se trouvaient réunis en condition chez le sieur Y…...., propriétaire à Hérouvillette, canton de Troarn. Les relations entre les deux serviteurs paraissaient assez étroites, trop même, paraît-il, au gré du maître, car celui-ci congédiait à Noël dernier mademoiselle Marie.  Avant de partir pour Mondeville, près Caen, son pays natal, Marie crut pouvoir ouvrir la malle de son amant et y prendre une somme de 700 fr. en billets de banque, pour se dédommager des attentions qu'elle avait eues pour son ami Joseph, et aussi pour l'aider à élever l'enfant dont elle espérait sous peu de mois l'avènement. 

Joseph ne s'était pas aperçu de cette disparition, aussi ne fut-il pas peu étonné de voir arriver l'autre semaine la mère de la fille Marie qui lui annonça le fait en lui disant, « Si tu veux épouser ma fille, j'te rends tes 700 fr., si tu n'veux pas, j'les garde ».

Tout s'arrangea : Joseph refusa la main de Marie, mais il lui donna 500 fr., et, de plus, s'engagea à verser annuellement 50 fr. pour aider à payer les mois de nourrice du futur marmot. La justice ayant entendu parler de cette affaire, une enquête a été ordonnée, nous ignorons quelle suite y sera donnée. 

 

Janvier 1875   -   Ouragan.  -  Le temps, depuis quelques jours, est enfin devenu plus calme, il n'était pas trop tôt. La dernière semaine a vu s'abattre sur nos contrées, d'une façon presque

continue, de terribles ouragans. De toutes parts on ne nous signale qu'arbres déracinés, cheminées renversées, toitures enlevées et débris de toutes sortes jonchant le sol.

On parle, entre autres dégâts sérieux, d'une maison qui se serait écroulée à Démouville et une autre à Hérouvillette. Une troisième maison, celle de la dame veuve Gamare, située sur le coteau de St-Hymer, aurait été renversée par une trombe de vent, engloutissant sous les décombres sa malheureuse propriétaire. Sa mort aurait été instantanée par suite de l'écrasement  du crâne.

A Escoville, il existe devant le château une magnifique avenue d'ormes séculaires, d'une énorme grosseur et fortement attachés dans le sol, la violence de la tempête  en a cassé et déraciné plus de trente. Dans la vallée de la Dives, où les plantations de peupliers abondent, ces arbres sont abattus en grande partie, il est des propriétés où l'on en compte jusqu'à quarante qui gisent sur le sol.

 

Mars 1878   -  Les suites de l’ivresse.  -  Le 31 mars, vers cinq heures du soir, le sieur Alexandre Marie, âgé de 53 ans, journalier à Hérouvillette, s'étant enivré à Bavent, fut rencontré, portant sur ses épaules sa petite fille, âgée de quelques années. Son allure titubante lui faisait faire des écarts tellement désordonnés, qu'il tomba dans un fossé plein d'eau et de vase bordant la route. Des témoins de sa chute s'empressèrent de lui porter secours, ils retirèrent l'enfant qui était tombée sous lui et était en danger de périr. On conduisit le père et l'enfant dans une maison voisine, ou ils reçurent des soins. Pendant la nuit, Marie fut pris subitement de mal et il expira quelques instants après, sans pouvoir prononcer une parole. Quant à la petite fille, elle n'a pas été incommodée.  

 

Août 1879  -  Carrières et tourbières.  -  Les carrières souterraines, telles que celles d'Allemagne, de la Maladrerie, de Fontaine-Henry et de Saint-Pierre-Canivet sont l'objet d'une surveillance toute spéciale. Les carrières à ciel ouvert, beaucoup plus nombreuses et bien moins régulièrement exploitées, ne peuvent être surveillées d'aussi près. Un grand nombre d'exploitants négligent de produire la déclaration prescrite par le décret du 26 décembre 1855, et par suite l'existence même de leurs travaux reste souvent ignorée du service des mines, il en est de même des accidents qui peuvent s'y produire. Heureusement, les carrières à ciel ouvert ne demandent pas, en général, des précautions bien grandes. 

A la suite de deux accidents survenus, les 19 octobre et 27 novembre 1878, dans les carrières abandonnées de Ranville et dans les carrières d'Hérouvillette, les propriétaires ont été mis en demeure de mettre des clôtures aux abords des points dangereux. L'exécution de ces clôtures se poursuit, sous la surveillance du service des mines, et sera prochainement achevé.

L'extraction de la tourbe, dans les marais de Vimont et de Chicheboville, tend à se réduire depuis qu'on a cessé d'employer ce combustible dans la tuilerie du Fresne-d'Argences. Les produits  obtenus en 1878 représentent, sur les lieux, une valeur de 5 à 6,000 francs.

 

Juillet 1880  -  Les orages.  -  Samedi soir, un orage  épouvantable à éclaté sur Caen et une partie du Calvados. A Caen, les rues de la ville ont été transformées en torrents et l'eau a envahi beaucoup de maisons. Des arbres ont été renversés par l'ouragan, notamment près de l'école de natation, ainsi qu'à Louvigny 

Dans les communes d'Hérouvillette et Ranville, les colzas, blés, sarrasins, ont été broyés par la grêle.

Le canton d'Évrecy a beaucoup souffert. Les blés, les orges sont roulés et hachés, les seigles, plus avancés, ont  la paille moins altérée, mais les sarrasins sont endettés et absolument perdus. Les avoines n'ont plus d'épis, les colzas sur pied sont émondés, ceux qui étaient coupés sont aux trois quarts battus. L'écorce des jeunes pommiers est même détachée du tronc dans les endroits où les grêlons ont frappé. C'est un désastre complet. Les communes les plus frappées sont : Sainte-Honorine-du-Fay , Maizet, Avenay, Esquay, Vieux, Maltot  et Feuguerolles. A Hamars, les récoltes des quatre principales fermes sont complètement détruites et non couvertes par assurances. 

Dans le canton de Ryes, on évalue à plus de trente mille francs les dégâts causés par la grêle. 

A Fontaine-Etoupefour, les dégâts s'élèvent à 30 000 fr. A Argences, la foudre a tué une jument appartenant au sieur Deschamps, maître d'hôtel.  A Billy. elle est tombée sur la maison du sieur Bisson, a dérangé un lit dans lequel étaient couchées deux personnes, mais n'a fait que de légers dégâts. A Livarot, elle a brûlé une meule de foin. A Trouville, il y a eu un véritable déluge. 

A Goustranville, la foudre a tué une jument appartenant à M. Gosselin. A Dozulé, les marronniers placés de chaque côté de l'église ont été rompus. 

Cet orage a aussi occasionné de grands dégâts dans le canton de Balleroy : la foudre est tombée plusieurs fois, et a renversé, à Balleroy, deux personnes qui se trouvaient dans un champ, sans leur faire néanmoins de graves blessures. A Castillon, par suite de la foudre, le feu a pris à une boulangerie dépendant de la ferme de M. Pelcerf. Perte 600 fr. Assurée. 

A Honfleur et les environs, notamment du côté de Gonneville, l'orage a fait des dégâts considérables. Rue Boudin, à Honfleur, une petite fille a été renversée par la masse d'eau qui, de la côte, se précipitait par cette rue en pente. Sans le prompt secours d'un habitant du quartier qui fut assez heureux pour ressaisir l'enfant qui disparaissait entraînée par le courant, il est certain qu'elle n'eût pu d'elle même échapper au danger qui la menaçait. 

Le préfet rappelle aux maires dont les communes ont subi des pertes, qu'ils doivent adresser à la préfecture une demande de secours, indiquant nominativement les cultivateurs sinistrés et la  perte de Chacun. Dans la même pétition, ils feront connaître les noms de deux cultivateurs d'une commune voisine les plus aptes à assister les contrôleurs dans l’estimation des pertes.  

Octobre 1880  -  Inondation.  -  Qu'a donc fait notre pauvre France ? Toutes les calamités semblent accumulées sur elle. Presque toute;notre région est sous l'eau, plus loin, nos lecteurs  trouveront les désastreux détails de cette crue que nous n'avions pas vue aussi forte depuis vingt ans. L'été a été déplorable. Il n'y a pas de pommes, les récoltes ont été faites dans les conditions déplorables, et si le temps continue, on se demande comment on arrivera à faire, le blé. Les pluies qui ont tombé pendant toute la semaine dernière ont considérablement grossi les cours d'eau de  notre département.

Les prairies, d’Hérouvillette ont été inondées. Il avait vingt ans que pareil fait ne s'était produit.  

 

Août 1881  -  Atroce brutalité.  -  L'un de ces jours derniers, le nommé Lecoin, grand-valet chez M. Lesieur, cultivateur à Hérouvillette, hameau de Sainte-Honorine, s'est livré à de coupables violences envers le sieur Tardif, de Clinchamps-sur-Orne, petit-valet chez le même cultivateur. Il lui a donné deux violents soufflets qui l’ont jeté sur le sol, et lui a porté au derrière un violent coup de pied, dont il est résulté une hernie qui le rendra estropié pour la vie. Procès-verbal a été rédigé par la gendarmerie.  

 

Février 1883  -  8 coups de couteau. –  Mardi soir, vers 7 heures, la dame Biot, âgée d'une soixantaine d'années, qui tient une auberge, route d'Hérouvillette, canton de Troarn, était restée seule à la maison. Son mari et son fils étaient allés  coucher dans une ferme qu'ils possèdent aux environs. Tout à coup, elle entend frapper à la porte. Elle ouvre sans défiance, et se trouve en présence d'un inconnu, qui lui demanda un demi-litre d'eau-de-vie. Au moment de livrer, l'inconnu dit qu'il n'avait pas d'argent. « Pas d'argent, pas de boisson, » répond la femme Biot. A ces mots, l'inconnu se jeta sur elle armé d'un long couteau breton et lui en porta huit coups, puis il prit la fuite. 

Malgré ses blessures, la dame Biot eut le courage d'arracher le couteau resté dans une des plaies et d'aller sur la route appeler au secours. Les voisins se mirent à courir dans toutes les directions, et à un kilomètre d'Hérouvillette, ils arrêtèrent deux individus de 30 à 40 ans, terrassiers au chemin de. fer, dont l'un a été parfaitement reconnu par la dame Biot. 

Mercredi matin, la justice s'est transportée sur les lieux avec M. Denis-Dumont, qui a constaté que la dame Biot avait reçu huit coups de couteau dont quatre pouvaient occasionner la mort, deux au cou, deux au-dessus du sein, un sur la tête qui a pénétré dans le crâne, les trois autres sur le côté gauche du corps. L'assassin a frappé avec tant de force que la lame s'est brisée et  est restée dans l'une des plaies. La malheureuse femme vit encore, mais on désespère de la sauver.

L'assassin est un nommé Thoraval, âgé de 40 ans, né à Gurunhel (Côtes-du-Nord). Ce matin, la justice s'est de nouveau transportée sur les lieux.  

 

Février 1883  -  Assassinat d’Hérouvillette. –  La femme Biot, qui avait, lors de la première confrontation, paru reconnaître son assassin, ne l'a plus reconnu depuis. Les deux terrassiers  bretons ont donc été rendus à la liberté.

Tout porte à croire que l'assassin n'est pas étranger au pays, puisqu'il a demandé un litre d'eau-de-vie comme domestique d'un fermier connu de l'endroit, dont il a dit le nom. On a trouvé, à une certaine distance de l'auberge Biot, un cabas taché de sang contenant une corde, un pot ayant contenu du Cirage et un chiffon noir, qui aurait pu servir de masque. 

Le couteau a dû être acheté, il y a quelques années, chez M. Mauger, coutelier, place Saint-Pierre, à Caen. Le  manche primitif n'existait plus et avait été remplacé par un manche en bois à peine dégrossi, ce couteau venait d'être aiguisé avec une pierre à faux. L'état de la femme Biot est toujours très grave.  

 

Mars 1886  -  Danger des armes à feu.  -  La semaine dernière, un cultivateur de la commune d'Hérouvillette, en examinant un vieux fusil de chasse, fit jouer si malheureusement le piston, que l'arme qu'on ne croyait pas chargée partit tout à coup en brisant le fusil. Gravement blessé à la main droite, il a été urgent de faire l'amputation de deux doigts à ce malheureux. C'est le docteur Vigot, de Caen, qui a procédé à l'amputation.

 

Juillet 1888  -  Encore un crime.  -  Samedi matin, le docteur Renouf était appelé pour constater le suicide du sieur Ducellier, 73 ans, tailleur de pierres à Hérouvillette. Sa femme, qui se dit sage-femme, prétendait l'avoir trouvé, en  rentrant, pendu à la penture d'un buffet placé dans la chambre à coucher. Le docteur Renouf en levant la casquette de Ducellier remarqua des marques de violences à la tête. Il en avait aussi dans le dos, on aurait dit des coups de hachette. Le parquet fut prévenu et, à la suite de l'enquête, la femme Ducellier a été arrêtée. Les époux Ducellier se querellaient sans cesse, la femme avait même à plusieurs reprises proféré des menaces contre son mari, trop infirme pour travailler et qui était pour elle une charge. On la soupçonne de l'avoir tué à coups de hachette, puis d'avoir essayé de faire croire qu'il s'était pendu. La femme Ducellier, née Marie-Catherine Lefèvre, âgée de 69 ans, malgré ses dénégations,  a été écrouée à la prison de Caen.  

 

Mai 1890  -  Suites fatales d’un accident.  -  Il y a quelque temps déjà, le sieur Désiré Rivière, demeurant â Bavent, était en visite chez son frère, cultivateur à Hèrouvillette, lorsqu'il eut les deux jambes broyées sous un mur qui s'était écroulé. Le sieur Rivière est mort de ses blessures. La fatalité poursuit cette famille. Sa femme est presque dans l'enfance, et ses quatre enfants sont tous morts accidentellement.

 

Juillet 1891  -  Suicide.  -  Dimanche 28 juin, un ouvrier, âgé de 50 ans environ, qu'une infirmité, une jambe brisée, retenait chez lui et qui plusieurs fois, à la suite de discussions avec sa fille, avait menacé de se suicider, a été trouvé pendu dans son domicile.

-  Un orage.   -  Au cours de l'orage, lundi, un jardinier de Calix, M. Deblais, et son domestique travaillant dans un jardin situé près le calvaire Saint-Gilles, ont été transportés à près de 20  mètres de l'endroit où ils se trouvaient. M. Deblais n'a presque rien ressenti, mais son domestique complètement évanoui, n'a repris connaissance qu'au bout d'un certain temps.  

 

Juillet 1891  -  Orages.  -  Pendant qu'une pluie diluvienne tombait sur notre région, la grêle faisait d'irréparables dégâts du côté de Rouen et dans le Midi.

 

Août 1891  -  L’immoralité.  -  Un rôdeur, de 18 ans environ, a été surpris, sur la route de Cabourg à Hérouvillette, tentant d'abuser d’une petite fille de 7 ans. Des personnes, accourues aux cris de l'enfant, ont arrêté l'auteur de cette tentative de viol, mais, en l'absence du maire, ils l'ont relâché. Espérons qu'on le repincera. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1891  -  Accident d’arme à feu.  -   Jeudi,, à Hérourvillette, le jeune Gervais, 15 ans, fils du sieur Gervais, capitaine de cavalerie en retraite, s'est blessé grièvement en voulant tirer un oiseau.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1892  -  Tribunal de Caen.  -  Paul Lebreton, 59 ans, cordonnier, et femme Leboucher, 33 ans, journalière, tous les deux à Verson, pêche fluviale, 30 fr. chacun.

— Femme Mulot, 35 ans, journalière, rue d'Auge, à Caen, coups et blessures à la femme Dauphin, 10 jours.

— Femme Hybert, 34 ans, couturière, en instance de divorce parce que son mari la battait, et Paul Lavieille, 30 ans, plâtrier, tous les deux habitants à Caen, adultère et complicité, 15 jours chacun.

— Félix Potier, 37 ans, maçon à Hérouvillette, coups et blessures, 15 jours.

— Jean-Baptiste Hébert, 16 ans, jardinier à Luc, violences légères envers la fille Testard, 2 mois. (Loi B.)

— Jules Raymond, 19 ans, journalier à Thaon, vol de bois, 2 mois.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1893  -  L’art d’escamoter la majorité.  -  La majorité du conseil municipal d'Hérouvillette avait décidé que le maire « devait remettre en son état primitif un champ qu'il avait dévasté sous prétexte d'élargir un chemin, frais et dégâts à la charge du maire. » 

La minorité, quatre voix contre cinq, au contraire, donnait gain de cause au maire et mettait les frais sur le dos des contribuables de la commune. 

Un autre maire que celui d'Hérouvillette eût été embarrassé, lui, pas du tout : il n'a pas porté la délibération de la majorité sur le livre des délibérations, et y a inscrit, en belle, moulée,  celle de la minorité. 

Plainte a été portée au préfet qui a dû se dire : Il y a de bien drôles de maires dans le Calvados, mais à celui d'Hérouvillette le pompon. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1893  -  Mandats-Poste.  -  Sous peu, le paiement des mandats-poste pourra être fait à domicile par les facteurs. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Récoltes dans le Calvados.  -  Blé d'hiver, bon ; seigle, bon ; avoine de printemps, assez bonne ; orge de printemps, passable ; foin, peu abondant par suite de la sécheresse, pommes, récolte moyenne sur certains points, presque nulle sur d'autre.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Une victime de la mer.  -  Dimanche, M. d'Argenton, lieutenant au 13e hussards, s'était rendu à Plouer, près Saint-Malo, avec un autre officier de son régiment, M. Pavillon. Tous deux avaient décidé de faire une excursion en mer, sur l'embarcation de plaisance de M d'Argenton. 

Vers onze heures, la mer étant devenue houleuse, le lieutenant voulut prendre un ris. Il fit une fausse manœuvre et l'embarcation coula. M. Pavillon est parvenu à se sauver sur un rocher après avoir nagé pendant près d'un kilomètre. M. d'Argenton n'a pas eu assez de forces pour se sauver. Il a disparu dans un endroit où la mer a douze pieds de profondeur. M. d'Argenton était originaire d'Hérouviilette, canton de Troarn. Il était âgé de 30 ans. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Coups de fourche.  -  Henri Dumont, domestique chez M. d'Argenton, propriétaire à Hérouvillette, a attaqué sans aucune provocation, paraît-il, le sieur Eugène Bénard, domestique dans une ferme voisine. 

Celui-ci riposta. Dumont s'arma d'une fourche américaine et essaya d'en porter un coup violent dans le ventre de son adversaire. Ce dernier put éviter le coup en partie seulement, un des doigts de la fourche lui perça le bras droit. Il réussit à se saisir de la fourche et, avec le manche, il frappa Dumont à la tête. Une enquête se poursuit. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Août 1893  -  Cour d'assises du Calvados.   -  Vol qualifié.  -   François Fouques, 35 ans, cultivateur à Ranville ; François Fremin, 31 ans, charron, Numa Breville, 49 ans, carrier ; Auguste Beaumont, 48 ans, domestique ; femme Breville, 56 ans, couturière, demeurant tous à Hérouvillette, et François Nemèse, dit Kroumir, journalier à Lingèvres, ont littéralement dévalisé les environs de Bavent. Ils ont été condamnés ; Fouques, à 5 ans de travaux forcés ; Fremin, Breville et Beaumont, à 4 ans de prison ; Nemèse à 3 ans. La femme Breville a été acquittée. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1893  -  Morte de colère.  -   Les époux Leherrier, cafetiers à Hérouvillette, avaient eu une violente discussion avec leur fils, charcutier au même lieu. A la suite de cette dispute, la dame Leherrier, âgée de 55 ans, fut prise subitement d'étouffements et tomba sur le sol. Son mari la releva aussitôt et la mit sur une chaise, peu de temps après, elle succombait. (Source  : Le Bonhomme Normand))

 

Novembre 1893  -  Chronique judiciaire.  -   Auguste Leriche, 29 ans, journalier à Avenay, bris de clôture aux époux Sauvage, coups et blessures à sa femme, vol de chemises, et de toile au sieur Ledot, à Avenay, et ivresse, 3 mois et 1 jour et 5 fr. d'amende. 

— Félix Potier, 38 ans, journalier à Hérouvillette, coups et blessures, à la fille Giffard et au sieur Lefoulon, 1 mois. 

—Louis Banville, 25 ans, journalier à Bully, vol d'un tricot, une veste, une blouse, etc….. au sieur Ledo, 2 mois. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1894  -  A propos de fraude.   -  La dame Ambert, débitante à Hérouvillette, revenait en voiture avec une dame jeanne remplie d'eau-de-vie qu'elle venait d'acheter à un cultivateur des environs. Malheureusement, elle fut rencontrée par deux agents des contributions indirectes de Caen. Curieux, ils regardèrent dans la voilure. Les voyant faire, la dame Ambert jeta par-dessus les hettiers la dame-jeanne qui se brisa. La débitante crut, comme beaucoup le supposent, que le corps du délit répandu il n'y avait pas de poursuites possibles. C'est une  erreur, et la preuve c'est que la dame Ambert a été condamnée à 225 francs d'amende par le tribunal correctionnel de Caen. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Novembre 1894  -  Un maire qui change les saisons.   -   A Hérouvillette, la session de mai du conseil municipal a eu lien le 9 août, la session d'août aura peut-être lieu en novembre... Quand aura lieu sa session de novembre ? A Pâques où à la Trinité. Les saisons sont donc changées ou bien les sessions ne se font pas légalement. Pour le savoir, la majorité du conseil municipal l'a demandé à la préfecture. Elle attend la réponse.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1894  Un écrasé.   -   M. Pierre, marchand de chevaux à Caen, revenait de Gonneville-sur-Merville, lorsque, en arrivant à Hérouvillette, il aperçut ses chevaux attachés à une haie. S'étant avancé, il apprit bientôt que son domestique, Pierre Dupont, 37 ans, marié, père d'un enfant, avait été trouvé, ne donnant plus signe de vie, sur le territoire de Mondeville. Cet homme conduisait un tombereau chargé de fumier, attelé de quatre chevaux. Il avait la mauvaise habitude de s'asseoir sur le brancard de sa voiture. Par suite d'un choc, il était tombé sous la roue de la voiture qui lui avait écrasé la poitrine et la base du crane. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1895  -  Un maire n’est pas un maître.  -  C'est le conseil municipal qui est maître, propriétaire, si vous le voulez, le maire n'est qu'un régisseur qui fait exécuter ce que la conseil a décidé. C'est pour l'avoir oublié que le maire d'Hérouvillette s'est vu refuser l'approbation de ses dépenses à la session de mai. Le budget de 1896 n'ayant pas été voté, la dissolution du conseil s'impose. Si le futur maire a les idées économiques du conseil municipal actuel, les contribuables ne s'en trouveront pas plus mal. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1896  -  Commune en ébullition.  -  L'autre lundi, il y a eu bagarre à Hérouvillette, canton de Troarn. Il y a même eu plusieurs éclopés, et cela à cause de M. Marie, ancien maire, auquel en veut un sieur Félix Potier, maçon de son état. Pendant que M. Marie était maire, Potier s'est contenté de l'injurier, pour ces faits, il fut condamné à deux fois vingt jours de prison. Quand M. Marie n'a plus été maire, Potier a tapé dessus, et, pour ce dernier délit, il a été condamné à dix jours de prison. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1898  -  Vol avec violences sur un chemin public.  -  Le 14 novembre, à la nuit, le sieur Bouffay, charron à Hérouvillette, revenait d'une vente de bois. Il s'arrêta au café Chapron, à Emiéville, en compagnie d'un sieur Levivier, qui n'allait pas plus loin. Au moment de se mettre en route, Bouffay demanda son chemin. Le nommé Ernest Françoise, 21 ans, journalier à Cagny, lui proposa de l'accompagner, mais il lui fit prendre une autre route. Après trois quarts d'heure de marche, ils étaient sur la route qui va d'Emiéville à Argences, lorsque Françoise demanda à Bouffay qu'il le rémunérât de sa peine. Celui-ci répondit à Françoise qu'il le ferait lorsqu'ils seraient arrivés à Escoville. Mais Françoise ne à entendit pas ainsi, il lança un coup de poing dans la figure du sieur Bouffay, en même temps que, d'un croc-en-jambe, il le fit tomber à terre. Aussitôt il le fouilla et lui enleva son porte-monnaie qui contenait 24 fr., sa montre et sa chaîne en nickel. Françoise menaça même le sieur Bouffay avec le couteau de celui-ci qu'il avait pris dans l'une de ses poches, en lui disant qu'il allait « le saigner, s'il criait ». Le sieur Bouffay put a un moment saisir son agresseur à la gorge, mais Françoise, par un brusque mouvement, se dégagea et prit la fuite, laissant sur le terrain une canne à épée dont il était porteur.

Me Engerand a été assez habile pour obtenir des circonstances atténuantes et faire écarter deux des circonstances aggravantes relevées par le ministère public. La Cour n'en a pas moins condamné Françoise à huit ans de travaux forcés. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1898  -  Protestation contre Zola.  -  Le conseil municipal d'Hérouvillette a voté un ordre du jour réprouvant énergiquement la conduite antipatriotique de Zola et de ses associés qui veulent jeter la déconsidération sur l'armée et sur le peuple. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1899  -  Nomination.  -  Un établissement de facteur-receveur est créé dans la commune de Hérouvillette, près de Caen.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1899  -  La neige.  -  Lundi la neige a tombé partout dans le département et le froid a été très vif. Les arbres à fruits ont souffert. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1899  -  Postes et Télégraphes.  -  L'établissement de facteur-receveur créé à Hérouvillette sera ouvert à partir du 1er avril prochain. La circonscription de ce nouveau bureau postal se composera des communes d'Hérouvillette et d'Éscoville. Afin d'éviter tout retard dans l'acheminement des correspondances, il y aura lieu de ne plus adresser par Ranville celles qui seront à destination de ces deux localités  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mai 1899   -  Chevaux tués par les abeilles.   -    Deux chevaux appartenant au sieur Marie, marchand de nouveautés, ancien maire d'Hérouvillette, étaient au piquet à peu de distance de la route de Caen à Cabourg, au bas de la côte de Bavent, quand ils furent assaillis par un essaim d'abeilles. L'un des deux chevaux est mort sur le coup. L'autre est tombé aveugle et se trouve dans un tel état qu'on craint de ne pouvoir le sauver. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1900   -   Coup de pied de cheval mortel.  -  Le nommé Yves, 24 ans, domestique chez M. Raoul Ballière, à Hérouvillette, a reçu deux coups de pied d’un cheval qu'il soignait et est mort peu de temps après. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1900   -   Orages.  -  Samedi, un violent orage s'est abattu sur notre région. A Caen, la foudre est tombée près de la gare Saint-Martin, à l'aiguillage du chemin de fer de l'Ouest. Les employés qui, heureusement, avaient eu la précaution d'interrompre le courant grâce à leur isolateur, en ont été quittes pour la peur.

A Hérouvillette, la foudre est tombée dans un champ et a culbuté tout un troupeau de moutons qui n'ont pas eu d'autre mal.

Elle est tombée également sur un arbre à Saint-André-de-Fontenay. Plusieurs bestiaux ont été foudroyés dans la campagne à Creully, Crépon et Saint-Côme-de-Fresné.

Un cheval, appartenant au sieur Henri Viel, a été tué dans un herbage à Saint-Gabriel. Des orages ont eu lieu ainsi dans le Midi. A Toulon, une pluie de grenouilles est tombée. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1900   -   Garde qui garde mal.  -  Le sieur Pierre Rivière, propriétaire à Hérouvillette, avait donné sa chasse au sieur de Vanssay, à la condition qu'il la ferait garder. Le jour de l’ouverture, le sieur Rivière alla chasser avec le sieur Ellen sur son terrain. Il ne vit même pas l'aile d'une perdrix.

Surpris, il fit des reproches au garde. Celui-ci, prétendant, qu'il avait été insulté dans l'exercice de ses fonctions, porta plainte.

Une enquête, eut lieu, mais n'eut pas de suite immédiate. L'affaire paraissait enterrée lorsqu'elle revînt sur l’eau, mais sans résultat, car le tribunal correctionnel de Caen a acquitté le sieur Pierre Rivière.  II était défendu par Me   Delahaye. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

Février 1901   -   Morts subites.  -   M. Trébutien, 73 ans, ancien receveur des postes et télégraphes à Caen où il a laissé les meilleurs souvenirs, et qui s'était retiré à Bayeux, y est mort en son domicile, place aux Bois.

— M. le baron d'Argenton, demeurant au château de Sainte-Honorine, à Hèrouvillette, arrivait le soir, dans une propriété qu'il possède à Montbray (Manche). Le lendemain matin, on l'a trouvé mort dans son lit.

— Le sieur Aimé Leblanc, 66 ans, maçon à Ifs, près Caen, s'est trouvé subitement malade en venant à Caen. Quelques instants après, il rendait le dernier soupir. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1901   -   Différence inexplicable.  -   Le sieur Gobillet, cultivateur à Hérouvillette, canton de Troarn, prétend avoir livré douze sacs de blé au minotier du sieur Chardine, boulanger. Celui-ci soutient qu'il n'a été livré que quatre sacs. Grosse différence, somme on le voit.

Le tribunal civil a tranché le différend en donnant tort au sieur Gobillet qui n'a pas pu prouver qu'il avait remis douze sacs et l'a condamné à remettre au sieur Chardine le prix des huit sacs contestés, plus les frais du procès.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1901   -   Découverte de cadavre.  -  On a trouvé sur la route, à Hérouvillette, hameau de Sainte-Honorine, un cadavre que l'on croit être celui du nommé Achille Chartenay, 45 ans, ouvrier plâtrier, né à Caen, sorti depuis peu de l'hospice de Falaise. La mort du malheureux est attribuée à une congestion déterminée par le froid. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1901   -   Un conseiller municipal peu ordinaire.  -  Samedi, à Héronvillette, il prit fantaisie au conseiller municipal Louis Gobillet de dévaster avec sa machine une coupe de foin appartenant à M. Eugène Martin.

Le propriétaire étant survenu, le sieur Gobillet fut le trouver au milieu de cette pièce et, sans aucune explication, il l'injuria, le terrassa, le roua de coups et lui fit des blessures. Grâce à son sang-froid, M. Martin fit le mort pour ne pas être tué et se releva avec des blessures relativement peu graves.

Une enquête est ouverte. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Janvier 1903    -   Père indigne.  -   Le nommé François Fremin, 40 ans, charron à Hérouvillette, canton de Troarn, a été arrêté sous l'inculpation d'avoir bâillonné et violé sa fille âgée de 12 ans. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1903  -   Imprudence d’enfant.   -  Les gamins ont la mauvaise habitude de danser devant les voitures, au risque de se faire écraser ou de faire peur aux chevaux.

L'un de ces gamins, le jeune Marette, demeurant à Hérouvillette, près Caen, gambadait devant l'automobile de M. de Vanssay. Le mécanicien, qui conduisait cependant à une allure modérée, ne put arrêter sa machine et l'enfant fut atteint et projeté à terre. Ses blessures ne sont pas graves.   (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1907  -  La Fièvre Aphteuse dans le Calvados.  -  M. Bertin, chef du service sanitaire du département, a relevé les cas suivants de fièvre aphteuse pendant la dernière semaine du mois d'avril écoulé.

Arrondissement de Caen. — A Colombelles, dans la canton de Troarn, on a constaté deux exploitations contaminées et soixante-deux animaux atteints ; à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, près de Caen, quarante neuf animaux ont été atteints dans une seule exploitation ; à Hérouvillette, l'entrée d'un boucher dans une ferme a communiqué la maladie à dix animaux ; à Noyers-Bocage, on a relevé six cas dans une exploitation, à la suite de la visite d’un domestique venu pour apporter du fourrage ; à Audrieu, la contagion de voisinage a déterminé sept cas  dans une même ferme, enfin, à Monts-en-Bessin, six animaux ont été atteints dans la mène exploitation.

Arrondissement de Bayeux. — Une seule commune a eu à souffrir de la maladie : la commune de Sermentot, près de Caumont-l'Eventé, on y a constaté onze animaux atteints dans deux exploitations, mais la fièvre affecte un caractère bénin.

Arrondissement de Lisieux. — Des bœufs provenant de Laval ont apporté la maladie dans une ferme ; à Saint-Pair-du-Mont, près de Mézidon, huit animaux ont été atteints.

Arrondissement de Pont l'Évêque. — A Hottot-en-Auge, on a constaté dix cas dans une exploitation et l'on attribue la cause de la maladie à la contagion par le gardien d'un herbage infecté ; à Notre-Dame-d'Estrées, quinze animaux ont été atteints dans la même ferme, enfin ; à Victot Pontfol, deux exploitations ont été contaminées et trente animaux atteints. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1918  -  Triste histoire d’un veau.  -  Plusieurs veaux appartenant à M. Thomas, cultivateur à Hérouvillette, étaient au piquet dans un champ sur le bord de la route. Un matin, le propriétaire s'aperçut qu'un animal lui manquait. On fit des recherches et l'on découvrit qu'un individu avait offert à plusieurs personnes de la viande de veau qu’il qualifiait de «chevreuil». Cet individu, Pierre Fouquère, 33 ans, terrassier, sans domicile fixe a été arrêté.

Il a avoué être l'auteur du vol. Après avoir tué et dépecé le veau, il avait, en effet, cherché à vendre la viande, mais lassé de ne pas y réussir, il l’avait jeté dans l’Orne. Il accuse Edmond Memer, 43 ans, ébarbeur à Colombelles comme complice de ce vol. La perte pour le propriétaire est de 250 francs.

 

Janvier  1919    -   Tribunal Correctionnel de Caen.  -   Julienne Vincent, femme Tribouillard, 42 ans, journalière à Hérouvillette ; Aimée Cabouret, femme Duhomme, 55 ans, journalière à Hérouvillette ; Eugénie Chevallier, femme Cousin, 32 ans, journalière à Escoville ; Octavie Lepecq, femme Jeanne, 47 ans, journalière à Bavent, sont poursuivies pour le fait suivant :

le charretier de la maison Lemanissier, minotier, a embourbé sa voiture contenant 35 sacs de farine au bas de la cote de Bavent. Il a pu en livrer au boulanger 13 sacs et le reste a passé la nuit.

Les prévenues ont défoncé 2 sacs et ont pris le contenu. Chacune 16 francs. Me  Adam, défenseur de Cabouret. ( Source : Le Moniteur du Calvados )

 

Janvier 1926  -  Mort de froid.  -   Lundi dernier, un individu sans domicile, se présentait dans la soirée chez M. Henri Bellière, maire de la commune d'Hérouvillette et lui demandait un  abri pour la nuit, ajoutant qu'il aurait voulu prendre l'autobus le lendemain pour se rendre à Caen. M. Bellière lui remit 4 francs (prix du trajet) et le fit conduire dans un hangar voisin de l'habitation.

Comme l'étranger n'avait pas reparu dans la matinée, le maire d'Hérouvillette dit à sa servante d'aller voir s'il était toujours la et de lui porter de la soupe. La jeune fille aperçut l'homme étendu sans vie à l'entrée de la grange.

Pendant la nuit le malheureux avait succombé  à une congestion par le froid, ainsi qu'il est relevé des constatations faite par M. le docteur Lefillatre. On trouva dans ses vêtements des papiers au nom de Félix Dubost, demeurant précédemment à Cabourg.

 

Février 1927  -  Grave incendie.  - Dimanche dernier, vers 11 heures du matin, un court circuit se produisait à Hérouvillette, dans une vaste étable dépendant du domaine du maire, M.  Henri Ballière, l'éleveur bien connu. Le feu se communiquait rapidement à la paille et au foin et, bientôt tout le bâtiment était en flammes. Alerté téléphoniquement, les pompiers de Colombelles  arrivaient aussitôt suivis de près par la moto-pompe de Caen, sous les ordres du commandant Binet. En présence des progrès du sinistre, les pompiers ne purent que protéger  les bâtiments voisins et 29 veaux, attachés dans l'étable, furent brûlés vifs.

Par ailleurs, la chute d'une flammèche provoquait un commencement d'incendie dans une bergerie toute proche. Les moutons qui s'y trouvaient furent chassés et ce deuxième foyer rapidement éteint.

Vers 16 heures, les pompiers de Caen étaient de retour, tandis que ceux de Colombelles finissaient de noyer les décombres. Les dégâts assurés sont importants.  

 

Février 1932   -   Victime du froid.  -  Près de Troarn, des passants ont trouvé, sur la route Caen-Cabourg, le cadavre d'un homme couché sur la berne. Il s'agissait du nomme Jean Vincent,  70 ans, ouvrier agricole à Hérouvillette, sans domicile fixe, mort, des suites d'une congestion. Quelques jours auparavant, un billet pour l'hôpital de Caen avait été délivré par un médecin au vieillard, mais celui-ci avait refusé de s'y rendre.  

 

 Mars 1937  -  Un cycliste est mortellement.  -  Un accident mortel s'est produit sur la route de Caen à Cabourg, sur le territoire d'Hérouvillette, au lieu dit la « Chardonnerette ". 

Un cycliste, M. Jean Longuet. 44 ans, demeurant à Hérouvillette, secrétaire de mairie de la commune, circulait à bicyclette en tenant sa droite, lorsqu'à hauteur du café Mondeville il fut heurté et renversé par un camion automobile appartenant à M. Pérurena, entrepreneur de scierie à Saint-Gatien-des-Bois, et conduit par le chauffeur Eugène Daligault. 37 ans, demeurant  au même lieu. 

Dans l'accident, M. Longuet eut l’os frontal fracturé. Une forte hémorragie se déclara et la mort fut presque instantanée.

Le malheureux laisse une veuve et un garçonnet.

L'enquête sur place fut menée par le lieutenant. Gaubert, commandant les brigades de gendarmerie de l'arrondissement de Caen, aidé du chef de brigade de Troarn. M. Ballière, maire d'Hérouvillette, était également sur les lieux, où le Parquet est descendu dans la soirée. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1937  -  Un ouvrier agricole meurt subitement en chargeant une voiture de paille.  -  Vers la fin de la matinée, les gendarmes de Troarn étaient avisés qu'une mort subite  venait de se produire à Hérouvillette. 

M. Armand Desmonts, 66 ans, demeurant à Cuverville, au service de M. Marie, entrepreneur de battage à Hérouvillette, était occupé avec plusieurs de ses camarades à battre, pour le compte de M. Ballière, propriétaire et maire de la commune. Il se trouvait monté sur une voiture chargée de bottes de paille battue, lorsque soudain il s'affaissa, roula sur le chargement et tomba à terre, d'une hauteur de plusieurs mètres. 

Relevé immédiatement, il avait cessé de vivre. Le corps, qui ne portait aucune trace de blessure, fut déposé dans une dépendance de la ferme. 

Au cours de leur enquête, les gendarmes de Troarn apprirent qu'à plusieurs reprises, dans la matinée, il s'était plaint de douleurs au cœur. On pouvait donc supposer une mort naturelle, lorsque des bruits parvinrent aux enquêteurs. Ceux-ci durent alerter le parquet de Caen. Les magistrats ordonnèrent alors une autopsie, qui fut confiée au docteur Mabille, de Caen. Le  praticien a diagnostiqué une mort consécutive à une congestion pulmonaire du côté gauche. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1938  -  Six blessés dans une collision.  -  Au cours de la nuit dernière, vers 0 h. 30, deux automobiles pilotées, l'une par M. Amiot, préparateur en pharmacie, à Dives-sur-Mer,  l'autre par M. Le Meille, pharmacien à Deauville, se suivant à 25 mètres, circulaient sur la route nationale 813, en direction de Cabourg, quand, au hameau de « Sainte-Honorine », à hauteur de la Maison Jezequel, la voiture de M. Amiot accrocha une autre auto, se dirigeant vers Caen, et que conduisait M. Aucelin, conducteur de travaux, à Verson.

Cependant que l'automobile de M. Amiot était projetée dans un fossé. la voiture de M. Ancelin entrait en collision avec celle de M. Le Meille, qui n'avait pas eu le temps de stopper.

Dans l'accident, six personnes ont été blessées. Cinq de ces dernières se trouvaient dans l'auto de M. Amiot. La plus gravement atteinte est M. Roger Cordey, instituteur à Dives, qui,  portant des plaies à la face et aux genoux, a dû être admis à l'Hôpital de Caen. D'autre part, Mme Ancelin qui, en compagnie de sa fillette, avait pris place aux côtes de son mari, a été fortement contusionnée au bras droit. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1938   -   Une agression sur la route.  -   Vers 20 h. 45, alors qu'il revenait de rendre visite à sa fiancée, Mlle Radufe, demeurant à Hérouvillette, et qu'il regagnait à bicyclette son domicile à Ouistreham, M. Eugène Sainte-Croix, 24 ans, employé d'usine, a été assailli et assommé, sur la route, par trois individus. L'arrivée du père et de la sœur de M. Sainte-Croix, qui suivaient ce dernier à quelque distance, mit en fuite les agresseurs que la gendarmerie recherche. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1940  -  Mort subite.  -  M. Jean-Louis Vincent, âgé de 70 ans, ouvrier agricole à Hérouvillette étant malade depuis plusieurs jours, s'est vu délivrer par le docteur Boz, de Troarn, un certificat médical et un billet d'admission à l'hôpital de Caen, mais le septuagénaire ne voulut jamais suivre le conseil qui lui était donné, ni entrer dans cet établissement, et hier matin on par le docteur Boz, de Troarn, un certificat médical et un billet d'admission à l'hôpital de Caen, mais le septuagénaire ne voulut jamais suivre le conseil qui lui était donné, ni entrer dans cet établissement, et hier matin on par le docteur Boz, de Troarn, un certificat médical et un billet d'admission à l'hôpital de Caen, mais le septuagénaire ne voulut jamais suivre le conseil qui lui était donné, ni entrer dans cet établissement, et hier matin on par le docteur Boz, de Troarn, un certificat médical et un billet d'admission à l'hôpital de Caen, mais le septuagénaire ne voulut jamais suivre le conseil qui lui était donné, ni entrer dans cet établissement, et hier matin on par le docteur Boz, de Troarn, un certificat médical et un billet d'admission à l'hôpital de Caen, mais le septuagénaire ne voulut jamais suivre le conseil qui lui était donné, ni entrer dans cet établissement, et hier matin on par le docteur Boz, de Troarn, un certificat médical et un billet d'admission à l'hôpital de Caen, mais le septuagénaire ne voulut jamais suivre le conseil qui lui était donné, ni entrer dans cet établissement, et hier matin on par le docteur Boz, de Troarn, un certificat médical et un billet d'admission à l'hôpital de Caen, mais le septuagénaire ne voulut jamais suivre le conseil qui lui était donné, ni entrer dans cet établissement, et hier matin on l'a trouvé mort prés de son logis.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Novembre 1938   -  Un charretier est écrasé par un camion.  -  Un charretier, M. Léon Bouillon, 29 ans, employé chez M. Lefèvre, camionneur, 68, rue des Carmes, à Caen, où il demeure également, conduisait un chargement de farine à Hérouvillette. Il n'avait plus que 5 ou 600 mètres à parcourir pour arriver au terme de son voyage. Il était en haut de la côte, face à la cabane de cantonnier, lorsque les chevaux allant un peu trop à droite sur la berne, faisaient dangereusement incliner le camion.

M. Bouillon dut sans doute se mettre à la tête de son attelage pour le remettre dans le droit chemin. Voulut-il, ceci fait, aller serrer le frein ? On ne sait.

Toujours est-il qu'il tomba sous la roue gauche de son véhicule. Il n'eut pas le temps de se relever, et eut l'épaule gauche et la partie gauche de la tête, broyées. Entraînés par la déclivité, les chevaux poursuivirent leur route. Un chiffonnier nomade, M. Colin, les arrêta. Il aperçut le corps du charretier à 130 mètres de là.

M. Colin appela au secours mais on constata vite l'inutilité de donner des soins au malheureux, car le crâne avait éclaté.

Originaire de Saint-Manvieu, M. Bouillon était célibataire. Il travaillait chez M. Lefèvre depuis l'âge de 14 ans. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Février 1939   -   Légion d’Honneur.   -   M. Léon Ballières, agriculteur éleveur à Hérouvillette, est nommé chevalier de la Légion d'honneur, au titre du ministère de l'Agriculture. Nos sincères félicitations. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Juin 1939   -   Un mari dangereux est écroué .   -   Depuis deux mois environ, un russe nommé Wladimir Bachkopoff, 41 ans, manœuvre, était venu, habiter, au hameau de Sainte-Honorine avec sa femme et deux enfants. La paix était loin de régner dans ménage, car le mari s'adonne à la boisson ce qui avait déjà motivé son internement au Bon-Sauveur. Il injuriait et frappait sa femme presque journellement, allait même jusqu'à la traîner par les cheveux.

Au cours d'une scène plus violente que les précédentes et au cours de laquelle son mari l'avait menacée d'un rasoir, la femme Bachkopoff s'est décidée à faire appel aux gendarmes de Troarn. A l'arrivée de ceux-ci, Bachkopoff cuvait son vin, mais réveillé peu après, il déclara que sa femme exagérait et mentait.

Après une sévère admonestation, les gendarmes se retirèrent mais devaient revenir quelques minutes après, car l'ivrogne, qui était entré dans une violente colère à la suite de l'intervention des gendarmes, frappait sa femme de nouveau, menaçant de la tuer.

En raison des menaces de mort proférées en leur présence, Bachkopoff, sur lequel les plus mauvais renseignement ont été fournis, a été mis en état d'arrestation et écroué à la maison d'arrêt de Caen. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1939   -   Un incendie endommage un manoir.  -  Un grave incendie s'est déclaré mardi après-midi, au petit manoir de « Oisellerie, " situé à Sainte-Honorine-la-Chardonnerette, commune d’HérouvilIette et habité par M. Armand Chevillard et sa famille.

M. Chevillard, qui s'était rendu acquéreur de cette propriété fin mai dernier, et l'avait aménagée depuis trois semaines, devait procéder à la réfection de la toiture. Pour chasser, les abeilles qui avaient élu domicile dans le grenier, les ouvriers allumèrent du soufre, et c'est probablement la flamme qui communiqua le feu à un tas de papier, se trouvant à proximité.

Trouvant un aliment propice dans la charpente, le feu se propagea rapidement. L'alarme fut donnée à Caen, cependant qu'aidés des voisins les plus proches, les gendarmes de Colombelles et de Troarn prêtaient assistance aux propriétaires du château et s'employaient à sauver les meubles du rez-de-chaussée.

A leur arrivée, sous les ordres du capitaine Bonza et du sous-lieutenant Fouché, les pompiers de Caen branchèrent leur motopompe dans une mare voisine et mirent en batterie quatre lances de forte dimension. Attaqué de plusieurs côtés à la fois, l'incendie diminua bientôt d'intensité.

A 19 h. 30, les sauveteurs, auxquels étaient venus se joindre les pompiers de Colombelles, étaient maîtres du feu.

La toiture du manoir a été entièrement détruite et les plafond du premier étage sont gravement endommagés par l'eau. Les dégâts sont importants. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1939   -   Après l’incendie.  -  M. Chevillard, propriétaire du manoir de « l’Oisellerie », à Sainte-Honorine-la-Chardonnette par Hérouvillette, nous prie de remercier en son nom tous les braves gens du hameau et des alentours qui sont venus spontanément se mettre à sa disposition au début du sinistre de mardi soir pour l'aider à sauver son mobilier des flammes. Il remercie également les excellents pompiers de Caen et de Colombelles qui ont par leur courage et leur expérience réussi rapidement à conjurer le fléau. Ses remerciement vont enfin aux personnalités officielles et autres qui sont arrivées pour le lieu du sinistre pour lui prodiguer des paroles d'encouragement.   (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1940  -  Désespéré.  -  Le jeune Henri Musset, 20 ans, ouvrier forgeron, à Franceville-Plage et travaillant chez son père, maréchal ferrant à Hérouvillette, s'est suicidé lundi soir en se tirant un coup de fusil de chasse dans la bouche.
Rien dans l'attitude du jeune homme ne faisait prévoir une aussi funèbre détermination et son geste a provoqué une grande émotion parmi la population, ou ses prents sont très bien considéré. Le docteur Boz et les gendarmes de Troarn ont procédé aux constatations d'usage.

 

Janvier 1945  -  Automobiliste et motocyclistes, attention !  -  Sur proposition de la commission spéciale, le préfet du Calvados a prononcé la réquisition de 2 motocyclettes et de 5 voitures dont les conducteurs ont fait l’objet de procès-verbaux pour infractions à la circulation.  (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Février 1945  -  Le renouvellement des cartes d’alimentation.  -  Les consommateurs qui n’auraient pas fait renouveler leur carte aux dates fixées pour leur secteur sont invités à le faire jusqu’au 19 février.  (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Février 1945  -  La campagne qui souffre.  -  Le comité Départemental de Libération a appuyé une pétition des habitants du hameau de Ste-Honorine-la-Chardonnerette, dépendant de la commune d’Hérouvillette, demande tendant à l’inscription de celui-ci sur la liste des localités bénéficiaires des suppléments nationaux.  (Source  : Le Bonhomme Libre)

Un char Sherman à Hérouvillette

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