L'HÔTELLERIE 

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune sont des Hôtelliers, Hôtellières


1825  -  Saint-Pierre-de-Canteloup, absorbée en 1825 par Saint-Hippolyte-de-Canteloup.

1841 - 1850 -  L'ancienne commune de Saint-Hippolyte-de-Canteloup a été rattachée partiellement à Fumichon et à Marolles en 1841. Le restant a été supprimé en 1850 au profit de L'Hôtellerie.

 

Mars 1872   -  Le gel.   -  Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.

 

Mars 1872   -  Tentative de meurtre.   -  Mardi dernier, M. Adelinet, propriétaire à l'Hôtellerie, près Lisieux, voyant des moutons entrer dans un champ de colza lui appartenant, s'adressa au berger pour l'engager à empêcher ses moutons de lui occasionner des dégâts. Le berger, qui était ivre, parlait dans le moment à un individu dans le même état d'ébriété, il prit en mauvaise part les justes réclamations de M. Adelinet, et, tout en l'accablant d'injures, ces deux hommes se jetèrent sur lui : l'un lui asséna un coup de bâton sur la tête, et l'autre le frappa à la tète également avec une bouteille vide qu'il tenait à la main, et dont le contenu les avait, sans doute, mis dans l'état où ils se trouvaient. Les blessures de M. Adelinet mettent ses jours en danger.

 

Juillet 1875   -   Les orages.  -  Un violent orage, moins terrible cependant que celui du 7, est encore venu s'abattre vendredi sur Lisieux. En quelques minutes, plusieurs rues ont été remplies d'eau et transformées en autant de torrents. Bon nombre d'habitants, redoutant une nouvelle inondation, ont passé debout une partie de la nuit, suivant attentivement le cours de nos rivières et la progression de l'eau, Dieu merci, leur vigilance a été superflue, les rivières se sont bien sensiblement gonflées, mais n'ont pas débordé, du moins dans l'intérieur de la ville. Si ce nouvel orage n'a causé aucun désastre dans Lisieux, il n'en a pas été de même dans les plaines à l'est de la ville, à L'Hôtellerie, Firfol, etc…., etc. Là, les récoltes ont été fort endommagées, les blés ont été renversés, roulés, et l'on cite entre autres une pièce de blé de 14 hectares complètement perdue. L'ouragan du 7 avait respecté les récoltes des plaines, l'orage du 16, les a compromises.

 

Juillet 1875   -   Les inondations.  -  L'état des pertes éprouvées dans le Calvados par suite de l'inondation n'ont pas encore était dressé.

Voici, relativement aux inondations du Midi, des chiffres officiels : 600 personnes environ ont péri ; 6 900 maisons ont été détruites ; les pertes s'élèvent à presque 100 millions de francs.

— Elles sont ainsi réparties : Haute-Garonne, 29 000 000 de francs  ; Lot-et-Garonne, 24 300 000 fr. ; Tarn-et-Garonne, 13 690 000 fr. ; Ariége, 7 739 408 francs ; Aude, 9 319 900 fr, ; Gironde, 3 000 000 fr. ; Landes, 2 900 000 fr. ; Gers, 2 100 000 fr. ; Hautes-Pyrénées, 1 000 000 f.

La France n'est pas seule éprouvée. On écrit de plusieurs points de l'Angleterre que les pluies sont les plus fortes qu'on ait subies depuis dix ans. Les récoltes sont menacées.

— Une correspondance annonce que la ville de Calcutta (Amérique du Sud), a entièrement disparu par un tremblement de terre, ainsi que les riches village qui l'entouraient. Le nombre des morts s'élève de 10 à 15.000.

Mai 1878   -  Le cheval de St-Arnaud.  -  La commission de recensement des chevaux a pu s'assurer samedi, à l'Hôtellerie près Lisieux, de l'existence et du parfait état de santé du vieux et fidèle compagnon de St-Arnaud à la bataille de l'Alma. Ce cheval a 35 ans.  

 

Juillet 1878   -  Écoles Primaires.  -  Les vacances ouvriront le jeudi 1er août, les classes rentreront le lundi 2 septembre.

 

Juillet 1878   -  Les suites d’une partie de dominos.  -  Dernièrement, à l'Hôtellerie, dans l'auberge du sieur Baillon, une partie de dominos entre maquignons amenait une querelle et finalement des coups. Un sieur Adam, qui faisait quelques façons pour s'exécuter, fut vivement interpellé par la femme de son confrère Olivier, marchand de chevaux à Neuville-sur-Authon, à laquelle il dit, en la traitant de « grande sardine ! » que cela ne la regardait pas. A peine la malencontreuse épithète, assez juste et assez bien trouvée, il faut le reconnaître, était-elle lancée par Adam, que deux maîtres soufflets lui étaient appliqués par la sardine en question, l'époux Olivier se mit de la partie et l'insulteur fut sévèrement, trop sévèrement châtié de son manque de respect envers une faible... femme. Ce bel exploit des époux Olivier a valu à chacun une amende de 20 fr.   

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Lisieux : Hermival, école de garçons ; L'Hôtellerie, école mixte ; Marolles, école de garçons ; Lisieux, école de garçons ; Saint-Désir, école de garçons ; Saint-Germain-de-Livet, école mixte ; Saint-Jacques, école de garçons ; Mesnil-Eudes, école mixte ; Saint-Pierre-des-Ifs, école mixte ; Le Pré-d'Auge, école de filles ; Prêtreville, les deux écoles. etc.....

 

Septembre 1885  -  L’orage.  -  L'orage de la nuit de mercredi à jeudi a causé plusieurs accidents dans notre région. A Bayeux, route de Port, la foudre est tombée d'abord sur le milieu de la voie, entre deux voitures venant en sens inverse, les deux chevaux se sont arrêtés subitement. La foudre est également tombée à St-Vigor-le-Grand sur un orme, situé près l'église. A Sully,  un cheval et une génisse ont été tués dans un herbage. A St-Sulpice, trois arbres ont été brisés. 

A l'Hôtellerie, près Lisieux, un bâtiment a été détruit par la foudre avec tout le matériel qu'il contenait, appartenaient aux sieurs Alphonse Lefèvre, de la Chapelle-Gautier, et Hippolyte Petit, boucher à l'Hôtellerie.   

 

Octobre 1888  -  Enfant brûlé.  -  La veuve Bellenger, journalière à l'Hôtellerie, canton de Lisieux, étant à travaillerait, confié la garde de son enfant, âgé de trois ans et demi, au sieur Pierre Duval, vieillard de 83 ans. 

Ayant eu besoin de s'absenter pendant quelques minutes, le vieillard vit tout à coup le petit garçon, les vêtements tout enflammés, traverser la route et accourir de son côté. Le malheureux était tombé dans le feu.

Le vieillard, qui est infirme, ne put parvenir à éteindre le feu qui dévorait le malheureux enfant. Deux passants lui portèrent secours, le déshabillèrent et le couchèrent, mais il était trop tard, le corps n'était plus qu'une plaie et le pauvre enfant ne vécut que peu de temps.   

Juin 1890  -  Les voleurs de bestiaux.  -  Le jour de la foire St-Ursin, à Lisieux, deux individus qui conduisaient deux génisses rejoignirent, sur la route de Paris, avant l'Hôtellerie, un cultivateur qui amenait une vache à la foire de Lisieux. Ils lui demandèrent de conduire en même temps leurs animaux et de les vendre. Le cultivateur leur proposa de venir jusqu'à l'Hôtellerie pour, qu'il puisse examiner ces génisses qu'il achèterait peut-être si elles lui plaisaient. Les deux hommes parurent y consentir, mais, bientôt, profitant du passage d'une voiture, ils prirent la fuite, abandonnant sur la route les deux génisses. Elles appartiennent à M. Gouin, propriétaire à Saint-Aubin-de-Scellon.  

 

Juillet 1890  -  Le tonnerre sur une église.  -  Samedi, au plus fort de l'orage, le tonnerre est tombé sur l'église de l'Hôtellerie. A ce moment, le curé était en train de faire son catéchisme.  C'est vraiment un miracle que les enfants et le prêtre, qui se trouvaient réunis fort heureusement dans un des coins de l'édifice, n'aient pas té atteints. Le clocher s'est effondré, les toitures ont été à peu près enlevées, les murs ont reçu une secousse si violente que des crevasses où on peut passer le bras s'y sont produites, le seuil en granit a été fendu. Un drap mortuaire, qui se trouvait dans l'église, a été tellement brûlé, qu'en le touchant il se réduisait en poussière. Le curé et les enfants étaient réfugiés dans la sacristie. Aucun d'eux n'a été atteint.  

 

Juillet 1890  -  Suicide.  -  La dame Ferrand, 64 ans, propriétaire et cafetière à l'Hôtellerie, a été trouvée, par son mari, noyée dans une mare, située dans la cour de son habitation. C'est dans un accès de fièvre, la nuit, que cette malheureuse s'est donné la mort.

 

Janvier 1891  -  Mort accidentelle.  -  La semaine dernière, le sieur Jean Bordeaux, 37 ans, cultivateur à l'Hôtellerie, venait avec son domestique conduire deux voitures de foin à une ferme aux environs le Lisieux. Il était assis sur le brancard de sa charrette, et son domestique monté sur le haut de son chargement. Après avoir parcouru quelques kilomètres. le jeune homme appela son maître, ne recevant pas de réponse, il arrêta son cheval et descendit.  

Bordeaux n'était plus sur sa voiture. Le domestique retourna sur ses pas, Il trouva le corps de Bordeaux étendu sur la route. La roue lui avait passé sur la tête et avait fracturé le crâne, la mort avait été instantanée.  

 

Août 1891  - Les Bohémiens.  -  Lundi l'après-midi, la gendarmerie de Lisieux a interdit l'entrée du département du Calvados à une bande de 19 bohémiens, d'origine suisse et allemande.

 

Octobre 1892  -  Danger des armes à feu.  -  La semaine dernière, le sieur Hippolyte Biguet, propriétaire et conseiller municipal à Lécaude, était monté avec son fusil dans un pommier, lorsqu'en voulant descendre une branche fit partir les détentes de son arme. Les deux coups le frappèrent au cœur. La mort fut instantanée.

— Le nommé Nicolas Prudent dit Granval, 25 ans, journalier à l'Hôtellerie, s'est enlevé deux doigts d'une main d'un coup de fusil. 

— Jeudi, le sieur Victor Levallois, 39 ans, cultivateur à Berigny, montait en voiture tenant de la main droite son fusil, qu'il prit par le canon pour le jeter dans le fond. Le fusil tomba sur le chien et le coup partit. Levallois a reçu la charge dans la main droite. On a dû lui amputer le poignet à l'hôpital de Bayeux où on l'avait transporté. 

— Dernièrement, les deux fils Aumont, de Neuville, près Vire, s'amusaient avec un vieux pistolet à tirer sur des petits oiseaux. A un moment donné, l'aîné, âgé de 18 ans, tenait l'arme, le chien tomba et le jeune frère, âgé de 15 ans, qui se trouvait à deux mètres, reçut toute la charge dans la main gauche. La main fut labourée par les plombs et le pouce complètement arraché.  (Source B.N.)    

Novembre 1893  -  Étonnants gendarmes.  -   Dernièrement, les gendarmes de l'Hôtellerie, arrondissement de Lisieux, rencontraient une voiture dont la plaque portait « Modeste Gosset, grains, Lisieux (Calvados) ».

Les bons gendarmes dressèrent procès-verbal parce qu'on n'indiquait pas sur la plaque dans quel canton et dans quel arrondissement se trouvait Lisieux. Inutile dédire que le sieur Gosset, cité en simple police, a été acquitté. Est-ce que messieurs les gendarmes de l'Hôtellerie ignorent que leur brigade fait partie de l'arrondissement et même du canton de Lisieux, 1er section. (Source B.N.)    

 

Février 1894  -  Un facteur infidèle.  -  Le nommé Boutillaud, facteur des postes à Thibouville, avait gardé l’argent que le sieur Bouteiller, épicier à l’Hôtellerie, lui avait donné pour l’envoyer des mandats. Sur la plainte de ce dernier, le facteur infidèle a été révoqué, il va être poursuivi. (Source B.N.)

 

Mai 1894  -  Jambe coupée.  -  Gaston Cordier, 20 ans, faisait chaque jour le transport du lait pour ton maître, M. Chalopin, propriétaire à Glos. Jeudi, il était du côté de l'Hôtellerie, lorsque ses guides vinrent à se rompre, n'étant plus maître du cheval, qui est passablement vicieux, le jeune homme essaya de descendre doucement de la voiture, mais à peine avait-il mis le pied sur le marche-pied, que le cheval lança une ruade, qui précipita à terre le jeune Cordier si rudement que la jambe droite fut brisée. Il a fallu la lui couper. (Source B.N.)  

 

Janvier 1896  -  Un cas de rage.  -  La gendarmerie de l'Hôtellerie, arrondissement de Lisieux, a eu a enregistrer un cas de rage contre le chien du sieur Lefèvre boucher à Thibérville. Ce chien a été aussitôt abattu. (source B. N.)  

 

Novembre 1896  -  Pas veinard.  -  M. Pierre François dit Filastre, propriétaire, est un sexagénaire dont les hivers ne semblent pas avoir refroidi le cœur. Depuis un mois, il avait à son  service une bobonne  chargée seulement de 35 printemps, la nommée Pouchin. Dernièrement l'accorte bobonne lui demanda la permission de prendre son cheval et sa voiture pour aller voir un sien cousin demeurant à Pont-l'Évêque. Cette faveur lui fut accordée et la voilà filant dare dare les riants pâturages qu'arrose la Touques. Pendant 8 jours bobonne, voiture et cheval n'ont pas reparu, au grand désespoir de M. Filastre.

Si le père François a eu enfin l'heureuse satisfaction d'assister à la rentrée triomphale de sa servante lui ramenant son bien, il n'en reste pas moins perplexe sur le sort d'une pièce de 20 francs qui, elle aussi, avait disparue mais n'est pas rentrée. Il craint bien, le pauvre homme, que la pièce en question ne revienne pas.

 

Décembre 1896  -  Retour au bercail. -  Le père Filastre, de l'Hôtellerie, qui avait perdu à la fois, comme nous l'avons dit, sa bonne, son cheval et sa voiture, les a retrouvés. Une pièce de 20 francs, qui, elle aussi, avait disparu, est restée en route. La gendarmerie, la recherche. (source B. N.)

 

Décembre 1896  -  Vélocipédistes, attention ! -  Au commencement de l'hiver, il est utile de rappeler aux vélocipédistes l'arrêté préfectoral. Pour répondre au vœu du conseil général du Calvados, les ordres ont été donnés pour que prescriptions de cet arrêté soient observées, surtout en ce qui concerne l'éclairage et l'addition d'un grelot ou sonnette pour avertir les piétons et éviter les accidents. (source B. N.)  

 

Février 1897  -  Triste  -   Un jeune chenapan de 10 ans, René François dit Filâtre, logé chez son grand-père, à l'Hôtellerie, canton de Lisieux, va être poursuivi pour coups à un jeune homme de Bailleul-la-Vallée. Il y a quelques jours, René Filâtre prenait son fusil, descendait dans la cour en disant qu'il allait se suicider. Un coup de feu retentit, la servante accourut et trouva Filâtre étendu, qui lui dit : « Je me suis manqué ». 

Croyant son jeune maître blessé, la servante courut chercher les gendarmes, qui trouvèrent René, non pas couché dans une mare de sang, mais dans les bras d'une fillette de 17 ans qu'il avait fait monter à sa chambre. Le plus triste, c'est que, pendant cette comédie, le pauvre grand-père agonisait dans une chambre voisine. (source B. N.)  

 

Mars 1897  -  Les suites d’une discussion.  -  Les nommés Albert Remy, 28 ans, et sa concubine Rachel Bouillard, journaliers à l'Hôtellerie, ont administré, le soir, une volée de coups de bâtons et de pieds au sieur Alphonse Odienne, 56 ans, journalier, également à l'Hôtellerie, avec lequel ils avaient eu une discussion. Odienne a de graves contusions. (source B. N.)

 

Juin 1897  -  Parrain et père.  -  Le père Françoise était depuis longtemps trompé par sa femme. Il le savait et faisait le mort. Mais madame son épouse l'ayant quitté pour aller vivre à l'Hôtellerie, avec un nommé Cingal, il a porté plainte pour adultère et les a fait pincer. Comme excuse, Cingal a prétendu que, s'il avait recueilli la dame Françoise, c'est qu'il était le parrain de ses enfants. Il a même raconté cela d'un air qui semblait vouloir dire qu'il en était aussi le père. Le tribunal de Lisieux a condamné la femme Victorine Françoise, 35 ans, à deux mois de prison et son complice, Constant Cingal, 41 ans, à un mois. (source B. N.)

 

Décembre 1917  -  Assassiné dans sa voiture.  -  Dimanche matin, on a découvert, entre le village de May et L'Hôtellerie, canton de Lisieux, arrêté sur le bord de la route, l'attelage de M. Delaunay, débitant et cultivateur à Firfol. Le cadavre du débitant, portant les traces de plusieurs coups de couteau, gisait dans le fond de la voiture. M. Delaunay revenait du  marché de Bernay d'où il était parti, le soir, porteur d'une assez forte somme d'argent. Le vol serait donc le mobile du crime. Le parquet de Lisieux s'est transporté sur place et a commencé une enquête.

 

Janvier 1918  -  Mort du maire.  -  M. Adolphe Dumoulin, maire de cette commune, est décédé à l’age de 72 ans. Il laisse d'unanimes regrets.   

 

Novembre 1925  -  Terrible accident.  -  M. Jules Veron, 21 ans, ouvrier agricole, travaillant chez M. Berrurier, cultivateur à l'Hôtellerie, était allé porter du foin aux bestiaux dans les herbages avec un tombereau et un cheval et devait ramener un chargement de paille.

Il y avait environ deux heures que son employé était parti lorsque M. Berrurier entendit des cris. Il se porta vivement vers l'endroit d'où venaient les appels, et trouva avec stupeur le jeune domestique ne donnant plus signe de vie.

Un témoin a rapporté que M. Veron était assis sur le brancard gauche de sa voiture, les jambes pendantes, et n'avait pas de guides. On suppose qu'il a perdre l'équilibre et sera tombé sous la roue gauche du véhicule qui lui a passé sur le corps.

M. le docteur Carpentier, de Thiberville, appelé, a constaté le décès du a une hémorragie intra-thoracique.

 

Février 1926  -  Vol à l’église.  -  Une statuette représentant un évangéliste, placée auprès du tabernacle de l'église de l'Hôtellerie, a été dérobée.

Le prêtre desservant la paroisse s'empressa, dès qu'il s'aperçut de la disparition, d'aller demander chez M. Verger, commerçant près l'église, s'il avait remarqué des gens suspects aux abords de l'édifice religieux. Celui-ci déclara avoir vu la veille un prêtre et un jeune homme, dans une auto marron.

On suppose qu'il s'agit des mes personnages ayant opéré il y a quelques jours dans l'église de Saint-Martin-de-la-Lieue.

 

Avril 1936  -  Interdiction de l’emploi du filet dit « Épervier ». - Un arrêté préfectoral en date du 27 mars 1936 a complété l'article 6 de l'arrêté réglementaire permanent du 25 mars 1932 sur la police de la pèche, concernant les engins, procédés ou modes de pêche prohibés. Aux termes de cet article, l'emploi du filet dit « épervier » est interdit dans les cours d'eau du Calvados. (source M. C.)

 

Avril 1936  -  Une pénible affaire.  -   Ces jouis derniers, l'institutrice de l'Hôtellerie, Mlle Lafosse, surprenait, dérobant un morceau de pain dans le panier de l'une de ses petites camarades, une fillette de 7 ans, Yvette Vallée, dont les parents exploitent une ferme de la localité. 

Interrogée, la gamine ne répondit pas, mais plusieurs enfants affirmèrent à la maîtresse d'école que celle-ci ne déjeunait jamais. Mlle Lafosse se souvint alors avec quelle avidité, la jeune Yvette se jetait sur le pâté qu'elle lui offrait parfois. 

Les jours suivants, la fillette se montra aussi affamée. Un matin, elle arriva en classe, le visage tuméfié et une dent brisée. Questionnée, elle déclara qu'elle avait été brutalisée par son père. Ce jour-là, elle n'avait pas mangé et la veille pas davantage. Ayant à nouveau remarqué que l'enfant portait à l'oreille gauche une plaie paraissant provenir d'un coup, l'institutrice prévint la gendarmerie. 

Entendus, les époux Vallée ont prétendu que la jeune Yvette mentait effrontément en se disant privée de nourriture. Quant aux contusions remarquées par Mlle Lafosse, elles résultaient d'une chute de la gamine sur le bord de son lit. 

La fillette ne porte sur le corps aucune trace de violences. Elle est convenablement vêtue. D'aspect chétif, elle paraît plus jeune que son âge. (source M. C.)  

 

Novembre 1937  -   La mort soudaine d’une enfant de 2 mois provoque une enquête.  -  Les gendarmerie de L'Hôtellerie enquêtent relativement au brusque décès de l'un des quatre enfants des époux Gavaud, journaliers au bourg, une fillette de deux mois. 

Le 7 novembre, l'enfant avait été baptisée et une femme Perrard, chargée de porter la fillette à l’église, avait constaté sa maigreur squelettique. Une discussion avait même opposé cette personne, à ce sujet, avec la femme Gavaud qui l’avait invitée à se mêler de ses affaires. Les époux Gavaud déclarent qu'ils ont été surpris par la mort soudaine de l'enfant qu'ils ne croyaient pas en danger et qui a succombé prés d’eux presque sans qu'ils s'en aperçoivent. (source M. du C.)

 

Février 1940  -  Bataille de gamins.  -  Un écolier de 12 ans, fils d'un commerçant, ce rendant en classe, eut une altercation avec un autre enfant, neveu de M. Paul Aubrun, Agé de 64 ans, ouvrier agricole. A la suite de cette scène de coups, Aubrun a frappé assez brutalement le jeune écolier et le père de celui-ci a porté plainte. Bien entendu, M. Aubrun à son tour, s'est rendu la gendarmerie et a déposé une plainte. Une enquête est ouverte.

 

Août 1940 - Contrôle de la circulation. - Pour défaut de cas de circulation et de permis M. A. B., des contraventions ont été dressées par la gendarmerie de Lisieux à René Six, demeurant à Blancourt, à sa femme, née Irma, et à Cyrille Six, résidant à l'Hôtellerie.

 

Mai 1942 - Fait divers. - Sous les yeux de  sa fillette, Mme Georgette Mancel, 35 ans, de l'Hôtellerie, est tombé dans un bassin proche de sa maison. Aux cris de l'enfant, des voisins sont accourus mais la mort avait déjà fait son oeuvre.

Atteinte de fréquentes crises nerveuses, Mme Mancel était tombée récemment dans son foyer et n'avait dû son salut qu'à l'arrivée d'un voisin.

 

Février 1944  -  Elle guidait les voleurs dans leurs opérations.  -  Victime, à maintes reprises, de vols de bois, M. Paul Hamon, cultivateur à l'Hôtellerie, surprenait jeudi sa voisine, la femme Desfour, née Alexandrine Leroy, 35 ans, ouvrière agricole chez M. Maertens, en train de prendre des bûches sur un tas, et à en emporter à son domicile. Déjà, il l'avait semoncée, elle et ses enfants, et menacée de poursuites. Cette fois, à bout de patience, il révéla à la gendarmerie la succession de vols dont il avait pâti de la part de la femme Desfour, et qui se chiffraient par cinq stères de bois et 300 fagots.

Au cours de son interrogatoire, la voisine avoua et reconnut en outre avoir soustrait une poule à M. Lemétayer, cultivateur. Pas heureuse cette fois encore, elle avait été aperçue et avait promis de restituer la volaille. Pour s'en acquitter, elle avait trouvé l'expédient d'en dérober une autre à son propre patron. M Maertens.

Les enquêteurs se souvinrent alors que ce cultivateur leur avait signalé plusieurs vols à sa ferme, et ils soupçonnèrent la domestique d'y être pour quelque chose. En effet, la femme Desfour avoua alors avoir volé trois poules, trois brosses à laver, une paire de ciseaux. Bien mieux : à des étrangers avec qui elle était en relations, elle avait indiqué et de quelle façon ils pourraient se procurer, chez M. Maertens, des œufs, du beurre et de la viande. Ainsi, le cultivateur avait enregistré depuis trois semaines la disparition d'un mouton et, en outre, dans sa buanderie, un vol de plus de cent œufs et de beurre.  

 

Octobre 1946  -  Une auto heurte un poteau.  -  A l’entrée du bourg de l’Hôtellerie, par suite de l’éclatement d’un pneu, l’auto d’un parisien, M. Roussel, s’est jetée contre un poteau téléphonique qu’elle a renversé. Dégâts importants. (source B.-L.)  

 

Mars 1947  -  En attendant le Tour.     D’après les premiers renseignements, voici l’itinéraire qui serait suivi par le Tour de France dans la traversée du département : Vire, Vassy, Condé-sur-Noireau, Thury-Harcourt, Caen (étape).

Le lendemain, les coureurs gagneront Paris par Blainville, Bénouville, Amfréville, Sallenelles et les plages de la Côte jusqu’à Deauville, Touques, Pont-l’Evêque, Lisieux et L’Hôtellerie. (Source B.-L.)  

 

Décembre 1947  -  Un accident du travail.  -  Quatre bûcherons procédaient, à l’Hôtellerie à l’abattage d’un arbre. Soudain, la corde qu’ils tiraient ensemble se cassa et les ouvriers furent précipités brutalement sur le sol. L’un d’eux tomba de tout son poids sur M. Timothée Sellier, 48 ans, qui eut la jambe brisée. Le blessé a été hospitalisé. (source B. L.)

L'HÔTELLERIE (Calvados).  -  Le Centre  -  La Gendarmerie
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L'HÔTELLERIE (Calvados).  -  Route de Lisieux

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